De retour d’une escapade en
Algérie
Nous voilà bien installés pour le décollage, imminent, de notre vol pour
Alger où nous passerons deux jours et demi avant de prendre la route pour la
Kabylie.
Un petit chewing-gum pour le décollage et vlan !premier imprévu que nous devrons gérer sur place ;
une couronne à remplacer.
Le voyage commence bien !!!!
Pas de temps à perdre, nous n’avons que cinq jours.
Nous posons nos valises dans notre chambre d’hôtel (le Mercure près de l’aéroport, aucun intérêt sinon celui de ne pas payer très cher, car nous avons une carte qui nous donne de belles réductions.). De plus dans la boutique de l’hôtel on a acheté une carte routière 800 dinars. L’office du tourisme donne la même gratuitement !
Le cousin d’un ami nous attend et direction
Alger centre.
Les yeux grands ouverts nous avons très largement le temps de regarder le paysage car il y a des milliers de voitures qui créent de gros embouteillages et de nombreux conducteurs qui roulent n’importe comment et sont des dangers publics.
Il y a pourtant des panneaux de signalisations et en
Algérie aussi on passe, à priori, un examen pour obtenir son permis de conduire........
Alger est là.
Nous sommes à
Alger.
Nous passerons cette première journée à marcher, marcher dans cette ville magnifique extraordinairement belle.
Notre première impression c’est la beauté et notre deuxième impression c’est la décrépitude dans laquelle est cette ville.
C’est consternant.
Il y a une telle richesse architecturale une telle différence selon les quartiers et tout est harmonieux. Tout s’accorde avec le ciel et la mer. C’est BEAU !!Mais quel laissé aller !
Nous avons arpenté les rues avec notre appareil photo. Ça n’a pas toujours été très bien vu.
Pas le droit de photographier certains bâtiments.
On s’est fait arrêter deux fois par des policiers pour bien vérifier ce que nous avions photographié.
En passant devant le palais du gouvernement, un policier très sympa nous a indiqué notre chemin. Son collègue lui, a préféré faire du zèle et fouiller notre sac.
C’est le premier jour et on est un peu frustré.
Question sécurité à aucun moment on ne s’est senti mal à l’aise ou en danger. La Police est partout, partout, partout.
Plusieurs fois dans la rue des gens nous ont souhaité « la bienvenue dans notre pays »
Nous avons engagé des conversations avec des algériens heureux et curieux de voir des touristes dans leur pays.
Par contre d’autres paraissaient tellement surpris de rencontrer des gens avec un appareil photos.
Nous avons mangé du super poisson dans un petit restaurant sous les voûtes sur le port.
Nous n’avons pas croisé d’autres touristes, mais
Alger est étendue...
Le deuxième jour visite de « la dame d’Afrique » comme on dit là-bas.
La basilique est somptueuse. En pleine réfection depuis bientôt trois ans. La fin des travaux est prévue pour septembre de cette année.
Une des sœurs blanches nous en a fait l’historique et nous avons passé plus d’une heure avec elle à écouter sa passion pour le monument et le pays. Belle rencontre
Ensuite nous nous sommes mis à la recherche d’un dentiste dans les rues de Bab el oued.
Nous avons été guidé dans nos recherches par des enfants sortant de l’école. Ils étaient heureux de nous aider et ils n’arrêtaient pas de nous demander de les prendre en photos. Et nous avons déclenché de grands éclats de rire à la vue des résultats.
Grand moment !!!Inoubliable.
Après trois essais nous avons fini par trouver un dentiste qui nous convenait ; super et très efficace.
Puis direction vers
Tipasa par la route de la côte.
D’un côté la mer, de l’autre des constructions d’immeubles partout. On sent bien qu’on ne cherche pas du tout à préserver le paysage. Mais il y a un réel souci de logements ici. Dommage !
On passe par Aïn benian (ex Guyotville), ensuite petit stop à la Madrague. Il y a un immense parking et on nous dit qu’en fait une partie de la plage a été sacrifiée pour faire ce parking.
La station balnéaire est jolie du côté mer. Nous aurions pu déjeuner ici, car les restaurants sont, il parait, très bons, mais ils ont vue sur le parking.
Du coup on a repris la route et on a très bien déjeuné un peu plus loin, à Staouli dans un petit restaurant pas cher et d’un très bon accueil.
Tipasa. MAGIQUE !!!!
C’est magnifique.
Après avoir déambulé dans les ruines romaines et pris des dizaines de photos, on ne peut faire autrement que de se poser et de regarder la mer.
On est imprégné par le lieu.
Les couleurs sont sublimes.
Durant une heure on ne parle plus, on est seul au monde, et les quelques rares personnes qui sont là, sur le site, sont prises par le même enchantement que nous.
Nous nous dirigeons ensuite vers le Tombeau de la chrétienne, à seulement quelques Kilomètres de là.
Et là aussi la beauté du site est à la hauteur de nos espérances.
Personne.
Il n’y a que nous, le Tombeau et des deux côtés, comme c’est en haut d’une colline, la vue à couper le souffle.
D’un côté la plaine de la Mitidja qui s’étend sur des kilomètres. De l’autre, un dégradé de verts où se mêle le mauve des champs de chardons, et qui se jette dans le bleu de la mer.
C’est sublime !!!
J’espère que la beauté du site ne sera pas gâchée par la route à plusieurs voies qui est en construction juste en dessous.
La journée passe à une allure folle et nous ne voulons à aucun prétexte rater le stop que nous avons prévu à Sidi fredj (sidi feruche) où nous arrivons en fin d’après midi et où nous passons un moment agréable.
La route du retour vers notre hôtel est laborieuse à cette heure car il y a beaucoup d’embouteillages et de nombreux barrages de police, comme sur toutes les routes que nous prendrons au cours de notre périple.
Petit dîner dans une gargote. On s’est régalé de brochettes, de piments et d’olives.
Pour cette troisième journée, nous avons loué (cher) une voiture pour nous rendre en
Kabylie.
Mais vu que nous ne l’aurons qu’aux alentours de midi on se réveille très tôt et après un copieux petit déj nous voilà partis visiter le cimetière St Eugène.
Le conservateur est super sympa et nous raconte un peu l’histoire de ce cimetière avant de nous en faire faire un tour.
Le côté chrétien nous a paru beaucoup mieux entretenu que le côté juif qui est un peu laissé à l’abandon.
C’est une ballade que nous avions très envie de faire. Nous n’avons pas été déçus.
En ce début d’après midi et en possession de notre véhicule de location qui est neuf, route vers la
kabylie.
On a hésité avant de choisir une route pour s’y rendre.
J’avais interrogé pas mal de personnes à ce sujet. Les avis étaient tous différents.
Alors ;
On a pris la route de Tizi Ouzou, on s’y est arrêté un moment, mais on n’y a pas trouvé de grand intérêt.
Peut être parce qu’on ne savait pas bien quoi chercher.
De là, on a pris la route de Makouda et on est passé par le col pour atteindre Tigzir.
On n’y voyait pas à cent mètres, plus on montait plus la visibilité était bouchée.
La route est belle. Elle tourne beaucoup.
A la descente du col ça a été l’émerveillement.
A nos pieds, La Majestueuse
Kabylie était là sous nos yeux baignée de soleil.
Les paysages à couper le souffle s’offraient à nous et, à chaque sortie de virages on était bluffé par les couleurs, les contrastes, la communion du ciel de la mer des terres.
QUELLE BEAUTÉ !!
Quand nous avions pensé à ce voyage, on voulait juste aller faire un tour jusqu’à
Bejaia.
On s’est vite rendu compte que ça allait faire loin pour deux jours et demi. Car, entre la circulation, les dos d’ânes énormes à chaque entrée de ville ou village et les barrages tout trajet prend beaucoup de temps.
Le cousin de notre relation, qui nous avait servi de guide sur
Alger nous avait proposé d’appeler ses cousines qui habitent en
Kabylie. Et les cousines, 74 et 68 ans, ont été d’accord pour nous recevoir.
Donc nous sommes allés, par cette route magnifique de la corniche, jusqu’à Azeffoun, ancien port Gueydon, rejoindre un petit village perché sur la montagne.
Nous avons passé deux jours et demi magiques en compagnie de ces deux vieilles dames. Elles nous ont reçu comme des membres de leur famille. Et nous avons vécu comme elles durant ces deux jours.
Dans ce village perdu et perché nous nous sommes baladés en compagnie des chèvres et des moutons dans des paysages magnifiques. De partout, là haut, la mer à perte de vue. La terre belle et riche à cette période.
Les femmes et leurs robes Kabyles colorées qui vivent au rythme du bled.
On nous a présenté à toute la famille. Chacun nous a invité et reçu chez lui.
On nous a mijoté des petits plats.
Deux jours de pur bonheur en toute simplicité.
Pour le chemin du retour nous n’avons pas emprunté la même route.
Les gens nous ont dit que ce serait plus rapide et plus sûr de passer par Fréha.
Il ne nous avait pas semblé avoir pris de risque par la route par laquelle nous étions venus. Ils n’ont pas été de cet avis et n’ont pas voulu que nous la reprenions.
Jusqu’à l’aéroport d’
Alger où nous devions rendre notre voiture, nous avons compté 16 barrages et des milliers de voitures et camions.
Comme il nous restait quelques heures avant notre vol, nous avons repris la direction du centre et avons décidé d’aller visiter le Palais du Dey.
Aucun des deux chauffeurs de taxi à qui nous avons demandé ne connaissaient.
En fait je crois qu’il fallait dire la citadelle.
Enfin arrivé devant, il ne nous a pas été possible de visiter car c’était en travaux.
Pas grave on a trouvé un guide et on est redescendu par la casbah.
Et on n’a pas été déçus.
Car si il y a bien une chose à faire à
Alger c’est de visiter la Casbah. On s’y était pas mal baladé déjà, mais là, de la faire de haut en bas et avec un guide....
Dommage on n’a pas eu assez de temps pour y flâner d’avantage car l’heure de notre vol approchait, et nous devions rejoindre l’aéroport.
Voilà !!
Petit voyage de quelques jours seulement dans un si beau pays.
Nous avons beaucoup marché dans la ville (super)
Nous avons visité : Le Palais du Raïs (bien) Notre dame d’Afrique (super), La Casbah (super), Le monument des Martyrs (bof), Le sacré cœur (bof). La grande poste (super) le cimetière St Eugène (super)
Nous avons bien mangé et pour pas cher.
Nous n’avons pas pris les taxis qui nous demandaient 1000,1200 ou 2000 dinars pour faire
Alger aéroport ou l’inverse. On trouve des vrais taxis (pas des clandestins) qui sont honnêtes et qui prennent 600 dinars.
On n’a pas pu prendre toutes les photos que nous aurions aimées, mais pas mal quand même.
On évitera les réductions du Mercure et on prendra un hôtel dans le centre d’
Alger.
En fait nous avons fait beaucoup de choses en peu de temps sur
Alger.
Je pense que sans un chauffeur qui connaissait parfaitement la ville, les routes, les parkings nous aurions perdu un temps considérable et cela n’aurait pas été possible.
Merci Mustapha.
Des moments magiques.
Des rencontres superbes.
Et des images merveilleuses de l’
Algérie.
Les quelques mots qui nous sont revenus le plus souvent à la bouche ;
BEAU, MAGNIFIQUE, SUBLIME car c’est vraiment très très beau
Et
DOMMAGE, car il nous a souvent semblé que tout est à faire ou pas bien fait.
Images attachées: