Nous avons rejoint
Ghardaïa en car (environ 600 km sépare les deux villes). Nous avons passé 7 heures sur la route avec un arrêt a la station de El Ménéa pour manger (que nous aurions bien aimé visiter mais hélas nous n’avions pas le temps). Les paysages sur la route étaient magnifiques j’ai même pu apercevoir un élevage de dromadaire en train de se promener au loin.
Ghardaïa la vallée du Mzab porte bien son nom, la ville est vraiment au cœur de la vallée en arrivant on voit la ville depuis les hauteurs et on emprunte une longue descente afin d’atteindre la ville.
Arrivée la nuit à la gare routière de
Ghardaïa, j’ai été assez surpris par l’agitation de la ville. Contrairement à
Timimoun,
Ghardaïa est une grande ville assez développé avec un trafic routier assez dense. Moi qui m’attendais à une toute petite ville toute calme j’ai pris une sacrée claque. On saute dans un taxi et quand nous donnons le nom de notre maison d’hôte au chauffeur il ne connait pas nous lui disons que la maison se situe dans la palmeraie de Beni Isguen. Le chauffeur nous explique que n’étant pas mozabite il ne connait pas bien ces endroits. Arrivé devant l’entrée de Beni Isguen nous avons dû demander à plusieurs personnes de nous indiquer le chemin. On rentre dans la palmeraie et là c’est le calme absolue, très peu de voitures qui circulent. Les habitants sont tous vêtu de leur tenue traditionnelle (gandoura ou serwal avec chechia sur la tête pour les garçons et haiek pour les femmes ne laissant apparaitre qu’un seul œil). On à l’impression de faire un retour dans le passé c’était juste magnifique à voir. Après avoir emprunté des routes sinueuses et très serrées on arrive devant la maison d’hôte Akham. Si la maison d’hôte de
Timimoun nous avait beaucoup plus, celle de
Ghardaïa nous a émerveillé, la maison est beaucoup plus grande avec une belle et grande terrasse. On retrouve l’architecture typique du Mzab. Comme à
Timimoun les chambres sont simples mais très propres. Le personnel est très accueillant et serviable. Il y a plus de touristes qu’a
Timimoun parmis les touristes des algérois, une famille française, une autre espagnol et un anglais.
PS : Les prix sont les mêmes qu’à
Timimoun
Après avoir posé nos valises c’est l’heure du repas, comme à
Timimoun c’est un repas traditionnel très bon accompagné d’un bon thé de la région.
Le lendemain après un bon petit déjeuner on décide de partir visiter
Ghardaia en compagnie de notre guide véhiculé. On arrive sur la fameuse place du marché ou on trouve pas mal de magasin de souvenirs et des boutiques artisanales. On se rend à l’intérieur de la cité, la cité est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Pour information, il est interdit de prendre en photo les femmes.
Le guide nous explique la culture, le fonctionnement et la vie dans la cité. On est impressionné par l’architecture et l’ingéniosité des mozabites. On apprécie beaucoup le silence qui règne dans la cité, on est toujours émerveillé par les belles tenues traditionnelles des habitants. Contrairement à certaines villes du Nord de l’
Algérie, les habitants de cette région sont restés très attachés à la préservation de leurs coutumes, leur traditions, leur tenues. La cité est construite en hauteur on monte sans cesse, les rues nous rappellent un peu la
Casbah d’Alger. On arrive enfin au sommet là où se situe le minaret et la mosquée. Fin de la visite de
Ghardaia on se rend dans les boutiques achetés deux trois souvenirs il est 13h30 et la notre guide nous indique que c’est l’heure de la sieste, les rues deviennent désertes. La sieste est ancré dans le mode de vie des mozabites on retourne donc dans notre maison d’hôte afin de se reposer nous aussi et pour profiter du soleil sur la terrasse.
L’après-midi en route pour visiter el Atteuf la plus ancienne cité du Mzab. Nous avons dû prendre un guide à l’intérieur (300 dinars) et nous avons été rattaché à un groupe de visiteurs venant d’
Oran. Le guide était exceptionnel très marrant, il nous donnait plein d’anecdotes et il était passionné par l’histoire de sa cité on a appris beaucoup de choses grâce à lui. Sans lui nous n’aurions pas pu apprécier autant les lieux. Il maitrise très bien le français, l’arabe et le berbère (langue locale). Ça a été une de mes visites préféré, la cité est très grande et la vue sur la vallée est magnifique.
Le soir on se balade dans la ville, il y a beaucoup de monde on en profite pour manger dehors et faire quelques courses dans une supérette. Pour le retour on décide de prendre un taxi. Quand on lui donne notre destination le chauffeur (pas mozabite encore une fois) refuse de nous y emmener et nous dis qu’il nous déposera seulement à l’entrée de la palmeraie on ne comprend pas pourquoi mais bon tant pis cela nous permettra de faire une petite balade. Le lendemain notre guide nous expliquera que cela est dû aux évènements qui se sont déroulés en 2015-2016 entre les mozabites et les Chambas (habitants arabophones de la région). Bien que le calme soit totalement revenue il reste encore des comportements hostiles entre les deux groupes.
Le soir un groupe de musiciens et chanteurs de la région vient donner une représentation dans notre maison d’hôte, tout le monde est la et il y a une très bonne ambiance.
Le lendemain visite de la palmeraie et la cité de Béni Isguen avec d’autres visiteurs, le guide nous fait la visite en arabe et en anglais pour les visiteurs étrangers. Le point fort de la visite est lorsque le guide nous emmènera dans une tour qui nous permettra d’avoir une vue incroyable sur la ville et la vallée.
En fin de journée notre guide tient absolument à nous faire visiter Tafilalet un nouveau quartier qui est prolongement de Béni Isguen situé sur les hauteurs de la vallée. Ce quartier a été construit pour faire face à la croissance démographique que connait la région et ainsi pouvoir proposer un logement aux habitants. Les nouveaux logements respectent l’architecture locale, les autres villes d’
Algérie devraient prendre exemple. D’en haut ont à une vue magnifique, et un sentiment de sérénité règne dans ce quartier si bien qu’on a envie de rester vivre ici pour toujours. N’ayant plus de batterie sur mon téléphone je n’ai pas pu faire des photos mais voilà des photos trouvés sur internet
Retour à la maison d’hôte pour notre dernière nuit, le lendemain retour à la gare routière en direction d’
Alger.
Bilan de
Ghardaïa : énorme coup de cœur cette région étant tout les deux passionnés d’histoire nous avons préféré légèrement (très légèrement)
Ghardaïa à
Timimoun. Mais les deux sont à voir absolument. Par manque de temps nous n’avons pas pu visiter les deux autres cités de la vallée : Benoura et Mélika.
Points positifs de
Ghardaïa :
- Une histoire, une architecture et culture très riche à découvrir absolument
- Ville qui a su conserver ses traditions et ses coutumes d’antan
- La ville est très propre contrairement aux autres villes à algériennes
- L’hospitalité et la gentillesse des habitants
- Le calme à l’intérieur des cités ou les voitures sont interdites
Points négatifs :
- Manque d’infrastructures : restaurants, hôtels, parc dans la ville un peu comme
Timimoun- Mauvais réseau de transports : les bus sont assez compliqués à prendre si on veut se balader seul sans passer par le taxi
- L’état de la gare routière : nous avons fait plusieurs gares routières en chemin (
Timimoun, Laghouat, Boussaâda..) et la gare routière de
Ghardaïa est pour moins la moins bien entretenue et elle est très ancienne et a besoin d’être rénové.
Pour finir je dirais que ce voyage a été un des plus beaux que j’ai réalisé dans ma vie. J’ai toujours rêvé de visiter le Sahara. C’est dingue de se dire qu’on a de très beaux endroits comme ça pas loin de chez nous et que nous n’en profitons même pas. Je recommande à tout le monde (Algérien ou étrangers) de découvrir ces régions. Ce voyage m’a marqué, en découvrant les paysages, le mode de vie des habitants, la culture vous méditez et prenez conscience de beaucoup choses. C’est un dépaysement total. C’est aussi ça la beauté du Sahara un endroit où l’on se ressource et ou on oublie les futilités de notre quotidien.
Un des points forts de ce voyage est que je ne me suis pas senti comme un touriste, j’ai eu l’impression d’être un invité. J’ai déjà visité le sud de la
Tunisie ou l’activité touristique est très développée mais où on a sans cesse l’impression d’être un portefeuille sur pattes. En
Algérie, pas d’activités attrapent touristes mais une découverte authentique des lieux. Ici vous serez libre de vous balader sans vous faire harceler par des vendeurs ambulants, des chauffeurs de taxi, des serveurs. C’est un point que j’ai énormément apprécié même dans les boutiques souvenirs on ne vous forcera jamais la main, vous pouvez regarder, prendre le temps de vous renseigner tranquillement. Un vrai bonheur. J’espère que les algériens garderont cette mentalité envers les touristes.
Concernant notre budget : ces 7 jours passés dans le Sud Algérien nous auront coûtés autour de 550€ par personne (billes d’avions et cars inclus).
Si vous avez besoins de plus d’informations (contacts, tarifs) n’hésitez pas à me contacter.
Il y a encore énormément d’endroits que j’aimerai découvrir dans le Sud Algérien : Taghit, El Goléa,
Tamanrasset et
Djanet....
La suite aux prochaines aventures.
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