sans tomber ds la paranoia
avais déjà constaté qu'il fallait faire attention ds les campings
pls vols de vélos signalés
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Après le démantèlement du réseau de voleurs de campings à
Châtellerault, les gendarmes doivent maintenant retrouver la centaine de victimes.
De notre rédaction de la
Vienne
C'est quoi la marque de votre portable ? Depuis jeudi, le capitaine Sylvain Soula, commandant de la compagnie de gendarmerie de
Châtellerault, est devenu un spécialiste du high-tech. Ce jour-là, lui et ses hommes ont interpellé un couple au domicile duquel ils sont tombés sur ce qui pourrait s'apparenter à l'arrière-boutique du site Amazon : portables, ordinateurs, tablettes, consoles, appareils photos, écrans plats...
Si les deux suspects devront répondre de leurs faits devant la justice – l'homme a été incarcéré, la femme laissée libre sous contrôle judiciaire –, le travail n'est pas pour autant terminé pour les gendarmes châtelleraudais.
Il leur faut à présent déterminer l'ampleur des larcins : on évoque près de deux cents faits dans toute la région – La Roche-Posay, Avanton et
Chauvigny dans la
Vienne, mais aussi Airvault (
Deux-Sèvres),
Chinon (
Indre-et-Loire) ou
Blois (
Loir-et-Cher) – et certains jusque dans la
Drôme.
Un appel national est lancé
Mais il leur faut surtout retrouver la trace des victimes. Car celles-ci n'étaient apparemment pas prises au hasard. Les voleurs s'introduisaient nuitamment dans les campings et, d'un coup de cutter, éventraient les toiles de tentes pour s'emparer de ce qu'ils y trouvaient. Et de préférence, ils choisissaient les tentes qui jouxtaient les voitures immatriculées en
Allemagne,
Pays-bas ou
Grande-Bretagne.
« Pour certains objets, comme les tablettes numériques, c'est assez facile, commente le capitaine Sylvain Soula. Il y a eu des plaintes et avec le numéro de série et l'adresse mail ça ne devrait pas poser de problème. » Certains ont d'ailleurs déjà été identifiés.
Mais pour d'autres, comme les appareils photos ou des portables, cela s'annonce plus corsé. « Les portables sont déchargés. Il nous faut d'abord arriver à les recharger et nous n'avons pas les chargeurs pour ça. C'est pour ça que je demande toujours aux gens que je croise quel portable ils ont. On sait jamais. »
Se posera aussi la question de l'envoi des objets, surtout quand il s'agit de vélos, par exemple : qui devra régler les frais d'envoi ? Mais avant ces considérations financières, il faut d'abord identifier toutes les victimes. Un appel national est lancé aux brigades départementales de renseignement et d'investigation judiciaire (BRDIJ) de toute la
France en ce sens. Ainsi, le propriétaire du chapeau australien qui fait partie du butin sera-t-il peut-être retrouvé ?