Bonjour à tous,
Le 12 décembre dernier vers 15h, je me suis présentée avec deux amis à l'embarquement du vol Air France
Tel Aviv-
Paris n°AF162A (décollage prévu à 18h). Là, nous avons appris que le vol était purement et simplement annulé, la raison invoquée étant d'ordre technique. Nous étions invités à nous inscrire sur les vols du lendemain matin.
Lorsque nous avons demandé ce qui était prévu, en matière d'hébergement, le personnel du comptoir d'embarquement nous a tout simplement ri au nez. En gros: "C'est un cas de force majeure, donc allez vous faire voir." C'était le début du shabbat (qui commence le vendredi à la tombée de la nuit, donc, en cette saison, vers 16h), ce qui signifiait: plus de transports en commun. Par ailleurs, il n'y a pas d'hôtels à côté de l'aéroport.
Nous avons donc pris le parti de camper sur place jusqu'à l'heure de notre avion (qui décollait à 8h). La connection Wifi de l'aéroport étant excellente, nous avons orné nos loisirs forcés en étudiant les réglements aériens sur le site de la Direction Générale de l'Aviation Civile. Puis nous avons élaboré une belle lettre de réclamation à Air France.
J'ai reçu la réponse il y a quelques jours: de molles excuses, et la proposition d'un bon voyage de 160€ pour chacun d'entre nous, "la raison de l'annulation étant exonératoire".
Comme nous n'avons pas l'intention d'emprunter Air France dans les douze prochains mois, j'ai appelé le service clientèle d'Air France pour leur dire que nous souhaitions être indemnisés en liquide. L'entretien, au demeurant courtois, s'est déroulé de la sorte: "Ce bon voyage est un geste commercial, c'est la politique de la compagnie, je ne peux rien faire de plus". J'ai fait observer 1°) que que la clause exonératoire avait bon dos, 2°) que les règlements étudiés sur le site de la DGAC ne précisaient pas les modalités d'indemnisation en cas de défaut d'assistance 3°) qu'en raison de l'attitude du personnel à
Tel Aviv, un geste commercial supplémentaire ne nous paraissait pas déplacé. Mon interlocutrice m'a répondu qu'ils avaient le devoir d'indemniser tous les passagers de la même façon. Ma réponse: "Qu'à cela ne tienne, je vais contacter les autres passagers" (j'ai effectivement pris quelque adresses). Alors la dame a avancé un argument de choc: "De toute façon, l'assistance n'est due que si le passager est enregistré sur le vol". Je lui ai fait remarquer qu'il me paraissait difficile de s'enregistrer sur un vol qui n'existe pas. Pour finir, je dois refaire un courrier pour demander à AF de rouvrir le dossier...
Au cours du vol de retour, nous avons pu avoir quelques détails, par les hôtesses, sur les raisons de l'annulation: un problème technique a été détecté à Roissy vers 12h30, et l'avion n'a pas pu quitter
Paris. La compagnie aurait pu le remplacer par un autre appareil, mais il n'y en avait-il paraît-il pas de la bonne taille (ceci ne m'étonne pas, car j'ai l'impression qu'il n'y avait qu'une petite cinquantaine de passagers sur le vol). Sans être d'un caractère excessivement méfiant, nous avons quelques doutes sur cette clause exonératoire, j'ai donc l'intention de remplir un formulaire de réclamation sur le site de la DGAC.
[edit] J'oubliais le bilan de l'aventure: 15h de retard, et une journée de travail perdue pour deux d'entre nous...
Merci d'avance pour vos conseils ou vos commentaires!