Bonjour,
En trois jours, vous avez le temps de profiter de la ville. Retrouvez ici les conseils de mon ebook :
1er jour : visite du centre-ville (Retiro, Congreso et Microcentro) :
Pour cette première journée de visite, me voilà donc partie pour
Retiro,
Congreso et
Microcentro. Cette promenade, qui vous prendra l’après-midi, passe par six aires distinctes, dont trois grandes artères et deux places principales. Depuis
la plaza San Martin, proche du terminal de bus et de
la gare de Retiro, avec une statue équestre du
général San Martin en son centre, on peut admirer le luxueux
Palacio Paz et l’extérieur du
Palacio San Martin, mais aussi
le Kavanagh, l’un des seuls gratte-ciel impressionnant, longtemps le plus haut d’
Amérique du Sud (120 m), et
la Torre de los ingleses, un don britannique.
Avenida Florida, une grande avenue commerciale et passante, se trouve
Galerias Pacifico, un superbe centre commercial, avec des fresques du nouveau réalisme et un centre culturel qui propose de très bonnes expositions photo. Dans la rue, des spectacles de tango, des musiciens classiques et des vendeurs de peintures invitent le passant à s’arrêter tous les mètres.
Du côté de
l’avenida Cordoba, dans le quartier du
Congreso, on trouve, entre autres, le vieux
teatro Cervantes, le temple israélite, le magnifique
teatro Colon, les trois petites
places Lavalle et leurs mendiants, pour finalement déboucher sur
l’avenida 9 de Julio. Avec ses 16 voies de circulation, c’est la plus large au monde. La proximité des rues parallèles, à gauche et à droite, donne l’impression qu’elle est encore plus importante. Au milieu, un obélisque.
Ensuite, on arrive à
la Plaza de Mayo, dans
le Microcentro. C’est ici que, tous les jeudis, les mères de
la Plaza de Mayo se réunissent depuis 1977 pour réclamer la vérité sur la disparition de leurs enfants dans "la sale guerre". C’est définitivement le cœur de
Buenos Aires, avec
sa pyramide de Mayo, un petit obélisque, l’imposante
Banco de la Nacion,
la Catedral Metropolitana, qui ressemble davantage à un palais de justice qu’à une église, et
la Casa Rosada, le palais présidentiel.
Cette dernière se visite avec des gardes, gratuitement, et l’on peut même profiter de la vue depuis le balcon où
Eva Perón faisait ses apparitions, après avoir fait un tour dans les salons et les bureaux présidentiels. On raconte que la couleur saumon de
la Casa rosada provient, ou du sang de bœuf dont on badigeonnait les murs, ou d’une tentative du président
Sarmiento de pacifier le pays en mélangeant le rouge des fédéralistes au blanc des unitaristes.
De là, on peut rejoindre
la Manzana de las luces, le quartier intellectuel du XIXe siècle, très européanisé, avec de grands immeubles sombres dotés de beaucoup de cachet,
l’église San Ignacio, son vieux marché et
la basilique Santo Domingo, où l’on peut voir encore très distinctement des éclats d’obus britanniques.
Enfin, pour rejoindre
le Palacio del Congreso, on emprunte l’animée
avenida de Mayo avec ses restaurants et ses cafés, dont l’ancien et célèbre
Tortoni, depuis 1858, et
la confiteria del molino, à l’abandon. Il est plus de 22 heures mais je ne crains pas de prendre le métro dans les quartiers où j’ai passé la soirée.
Cette première approche de
Buenos Aires, après les gigantesques villes brésiliennes, me semble positive. Ici, nous sommes face à une organisation "à l’européenne", avec de grandes rues qui mènent à de grandes places, de la verdure, et des espaces très distincts, bien desservis par les transports en commun.
Buenos Aires, une ville facile donc, pour se repérer et visiter seul.
2e jour (ce qui m'avait le plus plu !) : San Telmo et la Boca
Le lendemain, je me rends à
San Telmo, le quartier des antiquaires. Le dimanche, c’est la grande feria, une brocante, sur la ravissante petite
plaza Dorrego.
La Boca est le quartier typique de
Buenos Aires avec des maisons en tôle colorée. En dehors du
Caminito, le chemin "témoin" réservé aux touristes, ceux-ci peuvent longer le
Puerto Madero, consommer dans les cafés alentours et ramener un petit cadeau des (trop) nombreux magasins de souvenirs.
3e jour :
Palermo, Recoleta et ses places
Troisième jour à
Buenos Aires. Je décide de visiter mon propre quartier,
Palermo. A commencer par le
jardin botanico Carlos Thays, réputé pour ses dizaines de chats. En effet, des félins y ont élu domicile mais l’ambiance générale est assez glauque...Le parc zoologique étant fermé, je me tourne vers
le jardin japones (prix d’entrée symbolique). Avec ses lacs, ses grosses pierres et sa cascade, c’est la copie grandeur nature de nos jardins zen de décoration. Dans les bassins, de très gros poissons à la
Big fish, importés bien entendu.
A
Palermo, on distingue trois aires particulières, réputées pour leurs restaurants, leurs bars branchés et leurs boutiques design,
Palermo Hollywood,
Palermo Soho et
Las canitas. Je n’ai pas été particulièrement marquée par cet aspect de
Buenos Aires. J’avais déjà eu cette impression de chic à
São Paulo. En arrivant directement en
Argentine depuis la
Bolivie, le contraste aurait sans doute été plus fort.
Buenos Aires n’est rien de plus pour moi qu’une capitale, fort agréable à vivre, mais copiée sur le modèle européen.
Je prends ensuite le bus depuis
la plaza Italia, où convergent les transports en commun de
Palermo. Direction
le cementerio de la Recoleta. Moins grand que le
Père Lachaise, il est pourtant plus grandiose et plus animé. Presque plus...vivant. Je suis un peu déçue par la tombe noire et minimaliste d’
Eva Perón, mais certaines tombes sont vraiment bien ornementées. Les
porteños (habitants de la ville) en sont d’ailleurs très fiers, et ils adorent faire une petite promenade au milieu de leurs illustres ancêtres. Accolée au cimetière,
l’iglesia Nuesta Señora del Pilar se visite également.
Dans ce quartier moderne, on peut aussi s’attarder du côté du
centro cultural Recoleta et de sa galerie commerçante dédiée exclusivement au design d’intérieur. Ou bien flâner dans la
feria artesanal de
la plaza Intendente Alvear. Mon amie Yamila n’avait pas tari d’éloges de sa voisine,
la plaza Francia. Il est toujours amusant de constater que ce qui est parfaitement banal pour nous est une petite merveille outre-Atlantique.
Il n’empêche, les places vertes de
Recoleta sont agréables pour s’allonger dans l’herbe. De l’autre côté de l’avenue, on trouve encore la faculté de droit et la
Floralis Generica, dans le parc des expositions, une gigantesque sculpture métallique en forme de fleur dont les pétales se referment la nuit.
Les classiques :
- aller voir un spectacle de tango au Vieux café Tortoni
Insolite :
- faire un tour en vélo entre les roseaux du parc en bord de côte de
Puerto Madero
Mon hôtel préféré : Carlos Gardel à San Telmo
Un bar sympa à côté : le
Gibraltar
Bon séjour !
Julie