| Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Intrankil · 22 décembre 2015 à 18:12 15 messages · 3 participants · 1 791 affichages | | | | 22 décembre 2015 à 18:12 Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 1 de 15 · 1 758 affichages · Partager Ceux qui à la veille des fêtes se sentent déjà gavés, notamment par le matraquage médiatique du énième épisode de Star Wars en 3D, peuvent s'offrir une belle tranche de dépaysement en allant voir Béliers, le film islandais de Grímur Hákonarson (j'espère avoir mis les accents à la bonne place).
L' Islande, sa nature âpre et sauvage, ses ciels aussi sombres que ses terres, y est somptueusement filmée. Les personnages principaux, deux frangins avec une dégaine de déglingue, accoutrés de ces vieux pulls informes en laine qui étaient à la mode chez nous dans les années 80, j'en avais un bleu, ma frangine avait le même en vert, bref... Deux costauds donc, aussi taiseux que revêches, s'ignorent depuis des années alors qu'ils partagent la même terre et le même métier, éleveurs d'ovins.
Comme si la vie n'était pas assez rude comme ça sur cette terre des extrêmes, entre geysers et enfer volcanique, toutes les crasses sont bonnes pour pourrir un peu plus celle de l'autre. Les chamailleries (et que je t'envoie une rafale de plomb dans la fenêtre de ta chambre, et que je te trimballe par moins dix dans la benne de mon tracteur) vont bon train jusqu'au jour où une épidémie menace de décimer leurs troupeaux. Tout le cheptel doit être abattu. C'est sans compter sur l'opiniâtreté des gaillards qui vont remonter ensemble les manches de leurs chemises (tellement trouées qu'à vrai dire, il ne reste pas grand-chose à remonter) pour tenter de sauver les bêtes. Force est alors de constater que l'absence de bon sens l'emporte souvent, surtout chez les plus coriaces des mal embouchés...
On n'en dira pas plus si ce n'est que la fin du film est assez inattendue... Malgré la gravité du sujet, on se poile pas mal dans l'ensemble. Le côté dramatique est (relativement) désamorcé par l'économie du jeu des acteurs (moutons compris) touchants de naturel. | | | À: Intrankil · 22 décembre 2015 à 22:05 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 2 de 15 · 1 724 affichages · Partager Bonjour
Merci pour l'info Les pays nordiques nous offrent souvent de jolies perles rare Celle-ci est prometteuse | | | À: Obeoandpai · 22 décembre 2015 à 22:51 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 3 de 15 · 1 720 affichages · Partager Bonsoir (chez nous tout au moins) Tokara,
avec plaisir.
Allez voir ce film si vous en avez l'occasion.
Pour ne rien vous cacher, j'avais titré cet assemblage de mots comme suit :
Béliers – Ceci n'est pas un horoscope, mais un avis sur un film
Mais le titre a été modifié, j'ignore pourquoi. | | | À: Intrankil · 14 juillet 2016 à 3:20 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 4 de 15 · 1 199 affichages · Partager Bonjour Et bien voilà, j'ai fini de compter les moutons
Allez voir ce film si vous en avez l'occasion.
Je confirme
Le côté dramatique est (relativement) désamorcé par l'économie du jeu des acteurs (moutons compris) touchants de naturel.
Et le chien facteur alors ? Un role pivot sans lequel l'histoire s'effondre J'ai trouvé la fin, pas si inattendue que ça
et que je te trimballe par moins dix dans la benne de mon tracteur
J'ai adoré ce passage
Petite réflexion sur le choix de l'affiche sur Allociné et d'autres Je trouve quelle ne reflète pas l'intensité du drame, elle fait plutot penser a une comedie souvent le cas de la part des distributeurs, pour certaines perles. Il me vient en exemple Youth (La Giovinezza) de Paolo Sorrentino, que j'ai vu dernierementt, film magnifique sur l'amitié, l'amour et, le temps qui passe où, les toutes dernières images subliment l'ensemble des émotions ressenties tout le long de l'histoire et bien, si l'on s'en tient a l'affiche Allociné, au 1° regard on est en droit de se demander ce que Michael Caine et Harvey Keitel peuvent bien faire dans cette piscine...
Voila, il ne me reste plus qu'a attendre l'arrivée de "Saab" Ove
cordialement | | | À: Obeoandpai · 15 juillet 2016 à 22:44 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 5 de 15 · 1 168 affichages · Partager Savoir que le film vous a plu me met en joie, Tokara. Je vais JAMAIS sur Allociné et prête très peu d’attention aux affiches, peux pas trop donner mon avis là-dessus.
Ce qui me botte avant tout dans Béliers comme dans Ove, c’est qu’on dirait que ces cabochards taiseux le sont devenus à force de vivre sous ces latitudes des extrêmes. Que ces types soient en proie à la solitude, la colère, l’angoisse, la frustration, la déprime ou la bibine, ils se blindent solidement en se planquant derrière un humour bien trempé (aux embruns), une gestuelle aussi minimaliste que les paysages qui les entourent, mais il arrive que des pousses de verdure affleurent, sous la forme d’états d’âme, d’émotions, voire de paroles... la barrière entre le rire et les hoquets nerveux est alors aussi mince que le fil barbelé des enclos à moutons...
Si Toni Erdmann est sorti dans mon périmètre, je vais le voir ce weekend. En avez-vous entendu parler ?
PS1. Une citation qui me semble parfaitement correspondre à ces deux films : La vie naît par les mots et la mort habite le silence. C'est pourquoi il nous faut continuer d'écrire, de conter, de marmonner des vers de poésie et des jurons, ainsi nous maintiendrons la faucheuse à distance, quelques instants. (D'ailleurs les poissons n'ont pas de pieds, Jon Kalman Stefansson)
PS2. Bien à vous | | | À: Intrankil · 16 juillet 2016 à 11:54 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 6 de 15 · 1 151 affichages · Partager Bonjour, Allociné, j'y vais exclusivement pour voir "les secrets de tournages" (et de ce fait j'ai le visuel de l'affiche du film) Quand un réalisateur s'inspire de son vécu, on peut mieux apprécier sa démarche
Ou, pour des biopics, de même, apprécier d'avantage le travail et la performance des acteurs, comme pour " Walk the line" sur ce couple mythique: Johnny Cash et June Carter:
Pas de playback pour Joaquin et Reese ! Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon ont interprété eux-mêmes les chansons du film. Le comédien, qui prête ses traits à Johnny Cash, a d'ailleurs appris à jouer de la guitare pour ce rôle. Pour cela, les deux acteurs ont subi un "camp d'entraînement intensif au rock'n roll" qui incluait des leçons de musique, des temps individuels d'exercice et de répétition, des temps de travail en groupe avec orchestre, et des sessions d'enregistrement. Le réalisateur explique:"Les acteurs qui n'étaient pas musiciens le sont devenus, et les musiciens sont devenus des acteurs, chacun ayant l'avantage d'être soutenu et encouragé par les autres".
Et coté nostalgie
Johnny Cash et June Carter avaient respectivement choisi les comédiens Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon pour les incarner à l'écran. Malheureusement, ils ne purent voir le résultat final. Le chanteur-guitariste décéda en effet le 12 septembre 2003 à la suite de complications dues au diabète, tandis que sa compagne trouva la mort le 15 mai de la même année à cause de problèmes cardiaques.
Ma passion pour les affiches de films qui "collent" a l'histoire, vient du temps de ma jeunesse....: Dans mon quartier il y avait un artiste qui peignait les grandes affiches pour les façades des grands cinés du centre ville J'étais fasciné de voir naître sous ses pinceaux, les personnages et les grandes lignes du film
Toni Erdmann, je n'avais point capté, mais c'est noté
Au plaisir pour d'autres échanges loin des blockbusters | | | À: Obeoandpai · 16 juillet 2016 à 14:26 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 7 de 15 · 1 139 affichages · Partager Ma passion pour les affiches de films qui "collent" a l'histoire, vient du temps de ma jeunesse....: Dans mon quartier il y avait un artiste qui peignait les grandes affiches pour les façades des grands cinés du centre ville J'étais fasciné de voir naître sous ses pinceaux, les personnages et les grandes lignes du film
Belle madeleine de Proust. Il y a quelques affiches auxquelles je prête attention, ce sont notamment celles d’Almodovar pour leur esthétisme bluffant. Dans la catégorie affiches de ciné peintes, je me souviens d’Autant en emporte le vent. Mais malheureusement, j’ai autant de mémoire visuelle qu’une taupe.
Ne l’ayant pas fait hier, je viens d'aller voir l’affiche de Béliers sur Allociné. Effectivement, ça un fait un peu les Bronzés islandais... à la bergerie. Vous avez raison, l’époque est au rire, on veut absolument nous distraire, nous vendre de la comédie prête-à-consommer... Alors qu’en l’occurrence, le sujet est grave et certaines scènes chargées d’émotion. Et pourquoi pas, pendant qu’on y est, mettre une jolie photo du Club Med à l’affiche du Fils de Saul.
Tony Erdmann est un film allemand (de Maren Ade) dont on n’a pas mal entendu parler pendant le festival de Cannes. Il s’est paradoxalement fait remarquer... parce qu’il n’a pas été récompensé ! D’après ce que j’en ai entendu dire, les acteurs sont impayables (l’acteur principal joue le rôle d’un... emmerdeur patenté qui profite de sa retraite pour partir retrouver sa fille, expatriée à l’étranger où elle fait carrière, et foutre le bordel dans sa vie). Le film, a priori hilarant pour le coup, donne dans le burlesque copieusement déjanté. Cette semaine encore, il faisait l’objet d’un long papier dithyrambique dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung. Je me suis ri dessus en regardant la bande annonce. | | | À: Intrankil · 23 juillet 2016 à 23:01 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 8 de 15 · 1 078 affichages · Partager Bonjour,
Venu de Serbie Sujet original sur le thème des destins croisés
Malgré quelques faiblesses, j'ai beaucoup aimé, Il faut que je remonte à "Ce que je sais d'elle... d'un simple regard" de Rodrigo Garcia pour retrouver la même sensibilité dans la réalisation
Zena sa slomljenim nosem (La femme avec un nez cassé) 2010
L'acte désespéré d'une femme au nez cassé, qui saute brusquement d'un taxi et se jette du pont de Branko à Belgrade, relie la vie de trois personnes qui assistent à l'événement: le grincheux chauffeur de taxi Gavrilo qui cherche à éviter toute forme d'engagement affectif, l' enseignante dépressive Anica, qui rejette obstinément les attentions de l'un de ses élèves, et la pharmacienne loufoque Biljana, qui vient de réaliser que l'homme qu'elle est sur le point de marier n'est pas le bon. Chacun d'eux porte une blessure du passé, un traumatisme, qu'ils n'ont pas encore eu le courage d'affronter. Et c'est ici, sur le pont, qui relie la vieille ville avec la Nouvelle Belgrade, que leur voie de la guérison commence.
sur ARTE Archives, jusqu'au 25/07 cinema.arte.tv/fr/programs/archive | | | À: Obeoandpai · 24 juillet 2016 à 21:55 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 9 de 15 · 1 045 affichages · Partager Merci Tokara, C’est le genre de film susceptible de me plaire.
J'ai une question : ces films-là par exemple passent à la cinémathèque chez vous ? Vous les voyez en VO sous-titrés en thaïlandais ?? | | | À: Obeoandpai · 25 juillet 2016 à 12:07 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 10 de 15 · 1 032 affichages · Partager Le chanteur-guitariste décéda en effet le 12 septembre 2003 à la suite de complications dues au diabète, tandis que sa compagne trouva la mort le 15 mai de la même année à cause de problèmes cardiaques.
Bonjour, Pardonnez cette intrusion dans votre discussion forte intéressante et que je suis de loin mais revenir sur "Walk The Line" que je viens de voir. Le film fait une grosse erreur de date à la fin. Les scenaristes disent que June Carter serait en effet morte en Mai 2003 et que Jonnhy Cash lui succèdera 4 mois plus tard. Mais bon, les americains sont connus pour tourner et raconter les histoires à leur sauce.
Je m'empresse de telecharger Zena sa slomljenim nosem, ce film me parle bien aussi. | | | À: Barefoot · 25 juillet 2016 à 15:23 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 11 de 15 · 1 012 affichages · Partager Le film fait une grosse erreur de date à la fin. Les scenaristes disent que June Carter serait en effet morte en Mai 2003 et que Jonnhy Cash lui succèdera 4 mois plus tard.
Errare humanum est. Oubliez cette remarque qui ne veut rien dire ou plutôt qui dit la même chose que le post de Tokara. Ch'uis un peu fatiguée, ces derniers temps. Vivement le prochain voyage ! | | | À: Intrankil · 24 janvier 2017 à 2:03 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 13 de 15 · 782 affichages · Partager Tony Erdmann est un film allemand (de Maren Ade) dont on n’a pas mal entendu parler pendant le festival de Cannes. Il s’est paradoxalement fait remarquer... parce qu’il n’a pas été récompensé ! D’après ce que j’en ai entendu dire, les acteurs sont impayables
Toni Erdmann, je n'avais point capté, mais c'est noté
Bien le bonjour voila, c'est vu On aime ou, l'on déteste la mise en scène épurée et le jeu des acteurs style amateur (qu'une apparence) 2 heures 40' qui ne les paraissent pas Longtemps que je ne m'était pas autant régalé dans la catégorie Ovni
Truculent, décapant, déconcertant, irrévérencieux (*), mais tellement délicieux ! (*) Comme la séquence "dégustation de petits fours"
Au plaisir d'autres pépites | | | À: Obeoandpai · 24 janvier 2017 à 21:57 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 14 de 15 · 750 affichages · Partager Toni Erdmann, je n'avais point capté, mais c'est noté
Bien le bonjour voila, c'est vu On aime ou, l'on déteste la mise en scène épurée et le jeu des acteurs style amateur (qu'une apparence) 2 heures 40' qui ne les paraissent pas Longtemps que je ne m'était pas autant régalé dans la catégorie Ovni
Truculent, décapant, déconcertant, irrévérencieux (*), mais tellement délicieux ! (*) Comme la séquence "dégustation de petits fours"
Au plaisir d'autres pépites
21h40 voyageforum.com „Me Connecter“ Foutue chierie... Un mot de passe vous manque et l’écran se fige.
21h42 „God_miché“ passe pas, Alpha_bête non plus, „le_martyr_dans_loeuvre_de_Nietzsche“ est ok mais sur une autre plateforme...
21h48 ça y est, c’est pourtant pas dur de retenir la somme de son année de naissance et du carré de son code postal...
21h50 pfff...rien à dire dans aucune des rubriques, pas inspirée... foutus moments de vide où le cerveau ne sait plus à quoi il est supposé servir....
21h51 peux quand même pas me déconnecter sans avoir salué et répondu préalablement à obeoandpai
21h52 Toni Erdmann...
21h53 Me souviens effectivement du minimalisme de certaines scènes dont l’enchainement suffisait à provoquer des fous rires irrépressibles
Winfried, le père, est grandiose. L’acteur, Peter Simonischek, est très présent sur les écrans allemands. Il excelle dans bon nombre de rôles mais particulièrement quand il endosse celui d’une enflure. Pas revu en revanche Sandra Hüller depuis...que certains comparaient déjà à la Cate Blanchett allemande A propos de Bucarest, vu le très beau Baccalauréat de Christian Mungiu, ambiance ourlée d’une douleur cafardeuse Et l’envoûtant, sulfureux et hyper esthétique Mademoiselle de Park Chan-wook Sinon, suis plus théâtre que ciné ces temps-ci
21h55 "Me déconnecter de tous les navigateurs" et revenir bientôt titiller la vague | | | À: Obeoandpai · 24 janvier 2017 à 22:00 Re: Béliers, film islandais de Grímur Hákonarson Message 15 de 15 · 747 affichages · Partager Au plaisir d'autres pépites
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