Même si ce sujet peut paraître surprenant, étant donné que la question budget s’est posée quand j’ai préparé mon voyage, je me dis que ces quelques réflexions peuvent servir à d’autres.
L’impression (que l’on a très rapidement une fois que l’on prépare son voyage, à la lecture des tarifs indiqués dans les guides papiers ou sur le site des différents opérateurs) qui est que votre budget va « exploser » doit être nuancée.
S’il est vrai que l’immense majorité des camps dans les parcs nationaux sont saisonniers, sont loin de tout, sont démontés pour la saison des pluies, ne fonctionnent donc qu’une demi-année et doivent vivre avec une activité qui ne dure que quelques mois, cela explique ainsi pourquoi les prestations sont potentiellement onéreuses.
Il y a toutefois moyen de ne pas vous ruiner en respectant deux règles : ne pas y aller en pleine saison (camps de petites tailles avec peu de guests et donc une fois qu’il est complet comment voulez-vous avoir un prix plus doux ?) et choisir des structures meilleures marché (toutes ne visent pas le haut de gamme) avec des hébergements plus basiques (tente plutôt que chalet)
Ce n’est pas miraculeux mais à quoi bon aller dans les structures les plus réputées aux infrastructures « nickel chrome » alors que les animaux sont les mêmes pour tous et que l’on est bien aussi sous la tente et avec une cuisine « plus simple » mais sans être pour la cause simpliste ?
Pour les game drives, c’est le guide qui a de l’importance, pas la Land Cruiser ou la tenue du chauffeur (qui est le guide)...
Lorsque vous êtes seul, arrangez vous pour intégrer un safari avec d’autres personnes. Il ne s’agit pas d’aller avec un troupeau mais juste d’atteindre le nombre minimum pour que le safari ait lieu.
Pour le
South Luangwa, il y a des solutions plus adaptées à l’individuel et/ou aux « petits budgets »
C’est déjà moins le cas pour
Kafue et plus du tout pour le
Lower Zambezi (du fait de sa localisation)
Vous devriez également être flexible sur la durée et souple sur les dates afin d’atteindre le bon nombre (nombre suffisant de participants) et d’attendre jusqu’à la date convenue. Il y a toujours moyen d’arranger les bidons et de trouver des compromis.
Un passage par
Livingstone ou par le
lac Kariba (entre autres) pouvant « meubler » le temps disponible avant le début du safari.
Les quelques hébergements visant les backpackers (Jollyboys,
Lusaka Backpackers) proposent des activités (pas nécessairement bon marchés) mais comme il y a « concentration » de voyageurs, il y a
potentiellement du monde pour partager l’une ou l‘autre activité si vous ne sentez pas le faire par vous-même.
En transit (c.à.d. en chemin sur les routes) et à
Lusaka, vous irez dans des hébergements moins chers. Il y a des références dans le Bradt.
Les transports collectifs ne sont pas si bon marchés que cela (comparativement à d’autres destinations africaines) Pas que vous payez un prix spécial mais simplement parce que les carburants sont là aussi chers !
Le budget nourriture n’explose pas et c’est seulement dans les parcs naturels que le budget devient plus conséquent.
En panachant les activités et en ne visant pas le haut de gamme, le budget (plus important que pour d’autres coins du continent) ne va pas ainsi exploser...
Bon voyage en
Zambie.
Michel