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Encore un carnet de voyage, je ne m’en lasse pas !
Cette fois-ci, je vous emmène en
Ardèche où nous avons passé une semaine en avril 2002.
Nous ne connaissions pas cette région que nous savions être très fréquentée en été.
En avril, nous avons eu un temps magnifique avec une eau certes un peu fraîche (les enfants se sont tout de même baignés mais... en combin’), et nous avons eu les rivières pour nous tous seuls !!
PREPARATION : Notre expérience en canoë se limitait à quelques descentes sur nos braves rivières lorraines et ça nous a bien suffit pour les descentes que nous avions auparavant soigneusement choisies.
Il n’est en effet pas question de se lancer sur les flots en se disant : « on verra bien ». Certains passages sont dangereux et ces dangers ne sont pas facilement décelables de l' amont.
Nous avons donc utilisé le guide suivant :
« Rivières
d’Ardèche » de Claude PESCHIER et Denis CHEMINADE, trouvé sur le site du Canotier :
www.canotier.com/
Nous avons chargé les 2 canöés sur le toit du camping-car, attaché un vélo à l’arrière, et mis le cap sur l’
Ardèche. (600 km depuis
Nancy)
EQUIPEMENT : Il est agréable d’avoir des chaussures adaptées type chaussons de néoprène avec semelle antidérapante. Nous portons tous des combinaisons néoprènes, parfois des fourrures polaires, cirés et pantalons coupe-vent et des toujours des gilets.
Marion, qui a eu la mauvaise idée de se fracturer le coude quelques jours plus tôt, est la seule à ne pas avoir de pagaie. Par prudence nous lui ferons passer certains rapides à pied afin d’épargner sa résine (en fait nous nous en sommes sortis sans aucun chavirage !)
Nous disposons de quelques bidons étanches (fixés par des sangles) pour le matériel qui doit rester au sec : appareil photo, papiers et... pique-nique !
EN PRATIQUE : Nous partons en effet en général pour la journée car il faut :
Déposer les canöés en amont, avec les enfants et môman.
Conduire le camping car en aval à l’arrivée, puis revenir en vélo au point de départ en amont (c’est Fred qui s’y colle et forcément, ça grimpe !)
Déguster ensuite la descente : reconnaître parfois à pied quand le bruit de la rivière parait un peu trop puissant, se lancer, attendre le deuxième canoë, faire des pauses-pipi, goûter, pique-nique, observer les oiseaux (on a même vu une biche qui s’abreuvait), profiter du paysage, des petites plages de sable fin, faire une petite sieste.
Bref, tout ça prend du temps, mais c’est bien agréable...
Parfois il faut aussi lutter contre le vent de face, c’est nettement moins drôle, surtout quand le courant faiblit dans de longues lignes droites !
Et enfin, ne pas oublier de récupérer le vélo!
PARCOURS :
Le premier jour a été consacré à une belle petite balade dans le
bois de Païolive (j’adore ce nom) qui surplombe les gorges du Chassezac.
Voir ces eaux limpides se faufiler entre ces profondes gorges calcaires nous a immédiatement mis l’eau (!) à la bouche.C’est donc par le Chassezac que nous commençons dès le lendemain, du Pont de Fer D104 au Pont N104 Maison Neuve (
Gorges du Chassezac) : 9, 5 km, classe II à III.Le printemps est très sec et le niveau des rivières est un peu bas pour la saison mais ça passe tout de même quitte à marcher un peu à côté des bateaux.
Enhardis, nous nous lançons le jour suivant dans la descente des fameuses
gorges de l’Ardèche ! De
Vallon Pont d’Arc à Sauze-
Saint Martin en
Ardèche: 27 km, classe II à III. C’est précisément là qu’on a eu le vent dans le nez !
Les jours suivant furent consacrés à deux autres descentes :
La Beaume : de Joyeuse Pont D104 à l’
Ardèche (en aval de Ruoms) (
Gorges de la Beaume) : 12 km, classe II à III.
La rivière a donné son nom (ou c'est l'inverse!) à cet adorable petit village incrusté dans le calcaire avec quelques maisons troglodytes.
La place du village donne sur la plage de sable fin qui borde la rivière!
Il faut bien viser pour se faufiler sous ce pont submersible, vu depuis les hauteurs du village de La Beaume.Echo!.... Echo!... Echo!...
La
Haute Ardèche : de
Balazuc à Ruoms (très belles gorges) : : 11 km, classe II à III.Le village de
Balazuc domine l'
Ardèche. Autrefois abandonné, il a été restauré et abrite de nombreux ateliers d'artistes. On le visite à pied tout au long des calades...
Lui aussi possède sa petite plage de sable fin, dont nous partirons pour descendre vers Ruoms.
Quelques canards opportunistes font la joie des enfants en attendant Fred qui remonte à vélo.
Décor de rêve... personne!
Pour changer un peu nous roulons jusqu'à l'étonnant village cévenol de Thines, perché sur son piton rocheux, tout au bout de la D513 (c'est un cul de sac)J'adore ce toit de lauzes!
EN CONCLUSION : La réputation des
Gorges de l’Ardèche n’est pas usurpée. Nous avons aussi beaucoup aimé la Haute
Ardèche. Les gorges de la Beaume et du Chassezac sont magnifiques, très sauvages mais ça manquait un peu d’eau !
Avec un peu d’organisation, ces rivières sont faciles d’accès et peu techniques en conditions « normales ». C’est ce qui fait le succès de ce coin hyper-fréquenté sans aucun doute en été : les clubs et les loueurs de canöé-kayaks sont légions, mais tous ou presque étaient fermés à cette époque, de même que les campings : il faut donc venir avec son matériel...
Bien sûr, il y aussi de quoi faire à pied! (mais sans doute avec une pointe de frustation tant les rivières sont belles...)