Jemaflor · 10 octobre 2026 à 15:25 · 64 photos 11 messages · 3 participants · 178 affichages | | | | 10 octobre 2026 à 15:25 CARAÏBES : L’île de SAINT-MARTIN, autrement Message 1 de 11 · 178 affichages · Partager
Pour évoquer l’île antillaise de Saint-Martin, il est de coutume d’en vanter son littoral et ses plages de rêve, ils le méritent bien. Mais dans ce récit, ce sont d’autres souvenirs, aspects et impressions que je souhaite mettre en avant pour un dépaysement un peu différent. Bonne lecture, un peu de texte et surtout beaucoup de photos. « Byenveni sou zile Sen Maten ! ». (Bienvenue sur l’île de Saint-Martin)
-- -- Pleine et lumineuseHistoire de pas paraître trop classique pour débuter cette présentation d’un Saint-Martin autrement... voici, non pas, un splendide lever de soleil sur l’horizon marin mais plutôt un autre lever sur la mer... un lever de lune, c’est moins « bateau ». Et ce phénomène quand on peut y assister s’avère être un original moment de contemplation. Cependant, trois conditions sont indispensables pour bénéficier de ce spectacle : une phase de pleine lune, un horizon libre de nuages et surtout un lever de lune à l’heure du crépuscule. Et en ce début de soirée, toutes les conditions étaient réunies, la chance ! Juste au-dessus de l’horizon marin avait donc surgit peu à peu une lueur étrange ? Une énorme lune allait resplendir sur un fond de ciel bleu nuit.
De plus, sa luminosité de scintiller à la surface de l’eau, magnifique ! Mais si éphémère. Nous sommes ici sur la côte Est de l’île, au bord de la grande anse de sable clair de la Baie Orientale saint-martinoise. Bon, ce n’est pas parce que j’ai voulu commencer par un peu d’originalité qu’il faut passer sous silence les lumineux levers de soleil que l’on peut observer sur cette baie. C’est bien plus fréquent qu’un beau lever de pleine lune mais là également il faut deux conditions : être lève-tôt et une absence de brume nuageuse sur la ligne d’horizon. Des visions à contempler sans retenue...
D’autres souvenirs de belles lumières et de jolies couleurs observées... un matin où le soleil avait un bref rendez-vous avec la pluie et donc un superbe arc en ciel.
Et si on évoquait à nouveau la lune... par une nuit claire, une « lune de sang » le résultat d’un éclipse lunaire qui avait fait rougir notre familier satellite.
-- --
Un papillon aux ailes d’or !Sous les Tropiques, des nuées de papillons virevoltent un peu partout, de fleurs en fleurs. Ils butinent ainsi avec une certaine délectation le doux nectar parmi les étamines et les corolles fleuries.
Là, un monarque, un papillon parmi les grands migrateurs qui prend le temps de profiter du pollen de cet ixora coccinea ou hortensia du Japon, bref, restons sur l’île de Saint-Martin.
Ici, un agraulis vanillae pour être précis et merci la documentation du web pour l’identification. Ce n’est pas toujours évident de les photographier, les intrépides papillons s’envolent souvent avant une bonne mise au point... mettant en difficulté, l’œil du cadreur et l’autofocus ! Bon, sur l’île, j’ai pu remarquer que certains papillons étaient bien plus faciles à shooter. Ceux qui ornent quelques fresques murales -)
Un des artistes peintre graffeur auteur de plusieurs murales saint-martinoises en a fait sa signature. Le talentueux Jimmy Sheik glisse dans chacune de ses œuvres, même si ce n’est pas le sujet principal, un petit papillon. Cela évoque son île natale, la Guadeloupe dont le territoire avec la Basse et la Grande Terre ressemble à s’y méprendre à un papillon géant. Sur la photo ci-dessus, une belle initiative. Elle transforme ce bungalow de plage abandonné après avoir subi les ravages de l'ouragan Irma (2017) en un support de murale, c'est très réussie. Bravo l'artiste !
à suivre >>>>>> | | | À: Jemaflor · 10 octobre 2026 à 15:45 · Modifié le 10 oct. 2026 à 16:11 Re: CARAÏBES : L’île de SAINT-MARTIN, autrement Message 2 de 11 · 173 affichages · Partager Mais le plus esthétique des papillons vus sur cette île de Saint-Martin était étincelant avec des ailes d’or. Un papillon qui se trémoussait sur des rythmes tropicaux.
Souvenir d’une parade carnavalesque dans les rues du village de Grand Case.
Allez, en voici un dernier joli papillon, toujours en mode carnaval. Bravo pour ce maquillage et merci pour le sourire.
-- --
Johnny Cake, mais de qui s’agit-il ? Ou plutôt de quoi il s’agit...C’est un nom bien connu par les saint-martinois et il ne désigne pas vraiment une personne. Non, c’est en fait le nom d’une préparation culinaire typique de l’île, mais pas un dessert type cake, comme son nom pourrait le laisser supposer. Une dernière précision, histoire de vous mettre sur la voie et l’eau à la bouche... enfin le pain à la bouche ! En réalité, c’est donc un petit pain original à la forme arrondie qui évoque plus un beignet, la préparation est frite et accompagne savoureusement les repas.
Bien préparé et juste frit, il se présente idéalement avec un cœur moelleux et une surface croustillante. Bon, c’est un peu gras mais ça se laisse manger. Comme toute spécialité bien ancrée dans les traditions, chaque cuisinière à sa recette avec une petite touche d’originalité dont elle garde le secret. Il y a même tous les ans, une sympathique compétition pour désigner le meilleur Johnny Cake de l’île. Mais comme d’habitude pour chaque spécialité traditionnelle et familiale, si vous interrogez les locaux en leur demandant quels sont à leur avis les meilleurs Johnny Cake. Pour sûr, vous obtiendrez pour toute réponse : ceux préparés par leur Maman. Ce « cake » est presque une madeleine de Proust pour les saint-martinois... A l’origine ce pain local faisait partie du panier-repas emporté pour les pauses repas sur les lieux de travail ou en sortie-voyage. D’ailleurs, parfois et pour cette raison le Johnny Cake est nommé aussi « Journey cake ». -- -- Quel drôle d’instrument de musique !Pôooouh ! Pôooouh ! Pô !... etc... Bref, j’avoue que cette transcription musicale est bien loin de la véritable sonorité de l’instrument. Il est pour le moins original et demande pour le joueur, pardon ! le souffleur, une certaine technique pour sortir des notes ce cette conque de lambi. De la puissance dans le souffle et une réelle expérience sont on le comprend indispensables pour jouer du lambi, aussi appelé conque ou même strombe. Correctement maîtrisés, ces sons donnent du rythme et accompagnent les musiques et défilés de carnavals.
Sympa ce clin d’œil et ce pouce levé, super pour le portrait photo de ce musicien. Nous sommes ici dans la Grand Rue du village de Grand Case lors d’un des « Mardis de Grand Case ». Des soirées animées en saison carnavalesque, marché artisanal, cuisine locale de rue et parade avec danseuses et musique tropicale rythmée par les souffleurs de lambis et bien entendu par les batteries de tambours. Et Boooum ! Boooum ! Bouuuum ! là aussi ma transcription n’est vraiment pas au point !
Joli ce lambi décoré et customisé avec ses teintes flashy, une belle façon de moderniser ce coquillage... pardon, cet instrument de musique. Et dans les îles Caraïbes, l’utilisation de ces conques ne date pas d’hier... les Indiens Arawaks et Caraïbes, les premiers habitants de ces terres insulaires s’en servaient pour communiquer et sonner les éventuelles alertes ou dangers. Cette statue du front de mer de Philipsburg (à Sint Maarten, partie hollandaise de l’île) en témoigne.
| | | Une île mais deux paysL’île n’est pourtant pas très grande, seulement 15 km sur au maximum 13 de large, un vrai confetti perdu au cœur des Antilles. Mais la particularité de ce territoire insulaire est d’être partagé en deux nations : au Nord c’est la France avec Saint-Martin et au sud du territoire, on est au Pays-Bas... d’outremer, c’est Sint Maarten.
Il y a bien deux monuments pour officialiser la séparation des deux pays, on les trouve sur les deux axes principaux de l’île. Mais sur les versants des collines, dans la forêt et surtout au milieu des lagons, le tracé est bien moins précis. Par exemple, sur le panorama ci-dessous pris à Oyster Pond sur la côte Est, la frontière cheminerait au milieu de l’eau. A gauche c’est la France et à droite la Hollande.
Pendant longtemps, cette ligne virtuelle n’a posé aucun problème aux autorités respectives, elles se sont toujours bien entendu. Cependant, après le passage de l’ouragan Irma en 2017 et ses terribles destructions, il a fallu restaurer certaines infrastructures à l’image de la marina d’Oyster Pond.
Et la question de se poser pour reconstruire ces pontons : étaient-il en territoire français ou bien néerlandais ? En fait, ils semblaient plutôt « à cheval » sur cette frontière virtuelle. Et l’interrogation associée : devait-on appliquer pour la construction du nouveau port de plaisance, la législation française ou hollandaise ? Après des négociations jusqu’au plus haut niveau des administrations des deux pays, un tracé précis a été adopté. Et dire qu’ici ce partage de territoire s’est fait avec une entente des plus cordiale, sans conflit ! On croit rêver quand on constate ce qui se passe ailleurs ces derniers mois avec des guerres fratricides ! Finalement, voilà un bel exemple d’unité. Cette entente est chaque année célébrée le 11 Novembre, jour de la Saint-Martin, en référence au jour de la découverte de l’île par Christophe Colomb en 1493 (d’où le nom de l’île...). Pour commémorer cette bonne complicité entre les deux populations, un drapeau a même été créé : l’Unity Flag. C’est le drapeau que l’on voit flottant sur la photo entre ceux de Sint Maarten et le français pour Saint-Martin. A noter que la partie française de l'île est en train de se doter d'un drapeau qui lui serait propre, à l'image de Sint Maarten la hollandaise, ce territoire ultramarin a déjà son drapeau qui se différencie de celui des Pays-bas... Un concours a été lancé ces derniers mois pour faire fleurir les couleurs d'un drapeau purement saint-martinois. Les projets ont été soumis à un jury, il doit se promoncer vers la fin de cette année 2026... ainsi l'île de Saint-Martin, (le secteur français) pourra hisser haut ses propres couleurs ! -- --
Dépaysant, n’est-ce pas ?Même si loin de la mère patrie, la Hollande européenne, à environ 7000 km on retrouve ici à Sint Maarten le dépaysement du classique style des Pays-Bas
Ici à Philipsburg, face à la plage un moulin traditionnel, en guise de décoration et dans un quartier en périphérie voyez cet alignement de façades à pignons... aux teintes éclatantes !
Et là ci-dessous, c'est un polder ? Non, juste une lagune, une ancienne saline où se plaît la faune locale, entre oiseaux des marécages et tortues marines.
-- --
Au petit jeu des différences...Voici une des plus belles plages de Sint Maarten et par conséquent de toute l’île qui pourtant en compte tant. Mullet beach avec son sable blanc et ses eaux turquoise et cristalline. J’avais photographié cette plage il y a de cela quelques années, voir ci-dessous. Et voilà maintenant une autre photo plus récente : la même plage, le même angle de prise de vue et toujours un rivage qui enchante le vacancier amateur de farniente balnéaire.
La différence ? Elle saute aux yeux ! Voyez-vous ces deux hautes tours ? Un témoignage de l’urbanisation galopante diront certains. Elle gagne le littoral de la partie hollandaise de l’île avec des alignements de complexes hôteliers. Le charme des plages donne des idées aux promoteurs... conséquence, les paysages y perdent leur naturel, c’est ainsi ! Cette fièvre de « bétonisation » du littoral épargne quelque peu le littoral nord de l’île, c’est à dire du secteur français. On ne s’en plaindra pas. -- --
Quel impressionnant spectacle ! Au programme, un surprenant ballet... aérien !A Maho beach, on se trouve au bout de la piste d’atterrissage de l’aéroport international Juliana et à intervalles réguliers on peut assister aux impressionnants atterrissages. La configuration locale fait que les avions, petits coucous et gros porteurs, passent en rase-mottes au-dessus de la tête des badauds juste quelques mètres avant de toucher le tarmac. La vision s’avère terrifiante mais fait sans conteste le bonheur des vacanciers et des amateurs de selfies à sensation.
Ce point de vue insolite est devenu un incontournable de l’île et il attire donc un flot de visiteurs. La surfréquentation de cette plage est à son comble tous les débuts d’après-midi, c’est l’horaire de choix pour assister aux phénoménaux atterrissages des gros porteurs en provenance des USA, du Canada et d’Europe...
Et quelle est la vision pour les passagers depuis l’avion à l’approche de la piste ? - sur l’écran de bord : la perspective de la piste.
- et à travers un hublot (pas nickel propre...) : plage et hôtel sur la gauche. Une vision vraiment éclair !
Et du Côté français ? l’aéroport de l’Espérance à Grand Case (pour seulement des dessertes régionales) n’est également pas très loin d’une plage... mais le passage des avions juste avant leur atterrissage est moins impressionnant que pour l’aéroport international en secteur hollandais.
Bref, c’est vu... passons à autre chose. | | | Sur la piste des AmérindiensPour cette balade culturelle on a quitté Maho pour Moho ! On a laissé Sint Maarten la néerlandaise pour Saint-Martin la française, au nord de l’île. Trop souvent on présente l’histoire de plusieurs des îles caraïbes comme des découvertes réalisées par le célébrissime navigateur Christophe Colomb. Certes, il a baptisé plusieurs des îles du secteur lors de ces expéditions dans les années 1490 : Saint-Martin (un 11 novembre jour de fête du nom), Saint-Barthélemy, Saba ou Anguilla pour n’évoquer que celles des environs. Mais sur ces îles, il y avait déjà des habitants bien avant le passage de Christophe Colomb ! Indiens Caraïbes ou encore Arawaks. Les archéologues sont formels à ce sujet, d’ailleurs des témoignages on été découverts pour en apporter la preuve. A l’image de la Roche Gravée de Moho, une des 3 pétroglyphes amérindiennes découvertes sur Saint-Martin.
Partons donc sur la piste de ces gravures rupestres... Les renseignements glanés avant la rando n’étaient pas très précis : «... c’est sur les hauteurs de Quartier d’Orléans, un peu après le cimetière, le long de la ravine (torrent) ». Et après ? « Facile pour qui connaît le lieu... mais attention à ne pas se tromper de sentier...» m’avait-on dit aussi. Bon, allons-y tout de même... Il fallait s’y attendre avec ce fouillis végétal, la première trace empruntée n’était pas la bonne ! La suite ?d’abord rebrousser chemin puis progresser sur le sentier sur la droite... puis marcher, grimper et avancer. Et après une petite demi-heure de crapahutage : Roche en vue ! Là, juste devant, au milieu de la trace.
La Roche Gravée du Moho est un bloc de pierre à la teinte gris-bleu, imposant avec ses 2 mètres et demi de long sur 1 bon mètre de large. Des archéologues l’ont découverte dans les années 80 et sont assurés d’avoir là un vestige de l’époque précolombienne. 80 cupules ont été gravées et polies, un aspect et des motifs classiques de cette période dans les îles caraïbes. Des gravures abstraites avec l’effigie symbolique d’un visage. Quant à la réelle signification de ces gravures ? elles gardent encore une part de mystère.
-- --
Des chaînes brisées... pour ne pas oublier.
Parmi les fresques décorant les murs de l’île certaines mettent à l’honneur un fait historique local que les saint-martinois n’oublient pas. C’est cette terrible période de l’esclavage, aboli en Guadeloupe (et donc à Saint-Martin dont l’île dépendait) en mai 1848. La photo de la murale ci-dessus a été prise à Sint Maarten, il y a aussi pour rappeler cette époque cette statue trônant à un carrefour.
La partie française a également sa statue pour évoquer l’évènement et l’abolition avec « Lady Liberty » à Marigot bras levé, elle brandit une lanterne symbolique. Une lumière pour guider vers la liberté ses frères et sœurs victimes de l’esclavage.
Petite précision anecdotique au sujet de la date. De l’abolition : le 27 Mai 1848 en Guadeloupe et seulement le lendemain à Saint-Martin. En effet, à l’époque de l’abolition en 1848, il n’y avait pas encore de moyens de communications aussi rapides que de nos jours. Saint-Martin étant distant de quelques 300 kilomètres de la Guadeloupe, il aura fallu 24 heures pour que l’annonce soit connue sur l’île... aussi, les saint-martinois célèbrent donc cet événement le lendemain de la date officielle de l’abolition, c’est à dire tous les 28 mai.
-- --
Un caméléon au pays des iguanesVu en fresque, il orne un poste technique dans le Parc de la Baie orientale (BO), un caméléon géant, tout en couleurs comme il se doit.
Pourtant sur l’île, ce sont plutôt les iguanes les reptiles vedettes de la faune locale. Régulièrement on en croise, le plus souvent furtivement, sauf près des piscines lorsqu’ils « lézardent » au soleil.
L’animal à une silhouette et un aspect évoquant la préhistoire avec sa crête dorsale, sa peau parcheminée et son fanon flasque qui pendouille sous sa gorge. Attirant le regard par curiosité, il n’y a rien à craindre avec eux, ils fuient au moindre mouvement de votre part.
Alors pourquoi un caméléon à la Baie orientale ? Une petite idée de réponse, comme ça ! Les caméléons, on le sait, ont la particularité de se fondre dans leur environnement en arborant une tenue de camouflage qui reproduit les teintes des lieux... et à la BO, question nuances de couleurs, on n’est pas en reste.
Les coquettes façades des villas et des résidences sont toutes éclatantes de couleurs et surtout ce sont les toitures qui se parent d’un nuanciers haut en couleur, une vraie mosaïque... comme la peau d’un caméléon ! | | | Un clocher certes... et pourtant ce n’est pas celui d’une église !L’édifice a tout de l’allure d’une église. Il est situé au cœur du village du Parc de la Baie Orientale.
Surmontant ce qui ressemble de l’extérieur à une nef, il y a même une petite tour clocher... mais sans cloche ! D’ailleurs le seul culte dans ce bâtiment est celui envers les artistes, principalement des comédiens. Le lieu est appelé la Chapelle, serait-ce pour entretenir la confusion ? Car il s’agit d’un théâtre, donc d’une vraie salle de spectacle. Et l’on apprend aussi qu’il y a quelques années, la bâtisse abritait... un bar restaurant. Décidément, c’est bien une drôle de Chapelle.
A propos d’ église et plus de salle de spectacle, voici une véritable église. Nous sommes maintenant à quelques kilomètre, précisément dans le centre de la bourgade de Grand Case.
Là, voici l’église catholique, presque flambant neuve. Une restauration dans le style architectural des îles a été rendu nécessaire après les dégâts subis en 2017 par le passage de l’ouragan Irma. Une rénovation réussie pour cet édifice qui porte un joli nom : Marie Étoile de la Mer de Grand Case. Son inauguration a été célébrée en grande pompe en décembre 2024. -- --
Un surprenant « geyser » au bout de la baie !Soudain, une colonne d’eau jaillit depuis les rochers... et le phénomène se répète à intervalles réguliers. On se trouve ici à l’extrémité de la belle Baie Orientale, là où semble à l’aurore se lever le soleil et là où le sable clair laisse la place aux rochers acérés. Pour mieux observer le jet d’eau, approchons.
Il faut ainsi progresser sur un tapis de cailloux et de roches, car on le constate vite il n’y a pas de sentier tracé sur ce cap. De plus, on doit se faufiler et enjamber une étendue de broussailles et d’épines. Approcher, certes, mais pas trop près ! Car lors de « l’explosion » liquide, un nuage d’eau est pulvérisé dans l’air... et avec le vent du large, on risque une bonne douche !
Ce puissant jet se forme sous l’effet de l’eau propulsée à travers une anfractuosité des rochers, donc par un trou formé par l’érosion. Sur d’autres côtes, on nomme souvent de façon imagée ces orifices par l ‘appellation : trous du souffleur. Bon, autant cet aspect « geyser » est impressionnant, autant il reste humble en comparaison du célèbre de Yellostone ou même de l’islandais grand Geysir.
Une dernière précision. Le spectacle est éphémère et n’est seulement donné que lorsque les conditions météo s’y prêtent : temps agité, houle et vent. Aussi, si vous passez par cette BO ( Baie Orientale pour les initiés), il vous faudra être chanceux pour voir l’étonnant geyser de Saint-Martin. -- Ce semblant de « geyser » de la côte n’est pas le seul à observer, plus au large, en mer, on peut en apercevoir aussi. Mais il faut de la patience et surtout de la chance... pour voir le jet du souffle d’une baleine. En effet, des cétacés fréquentent en mars et avril principalement ces eaux des Caraïbes. Juché sur un morne, face à l’océan et après un long moment à scruter la surface des flots, j’avais un après-midi bien aperçu à plusieurs reprises les fameux jets de gouttelettes d’une baleine. Certes, c’était un peu loin au large et ma photo zoomée s’avère quelque peu floue. Mais mon attente avait été récompensée par cette vision, de quoi me satisfaire.
-- -- Devinette : mais à quoi pouvait bien servir cette machine ?Non, non, ce n’est pas une œuvre d’art ou une sculpture. Pourtant si cette structure métallique rouillée est ainsi mise en valeur sur la place du village de Grand Case, c’est bien qu’elle représente un important objet d’autrefois.
| | | À: Jemaflor · 10 octobre 2026 à 17:07 · Modifié le 10 oct. 2026 à 17:26 Re: CARAÏBES : L’île de SAINT-MARTIN, autrement Message 6 de 11 · 166 affichages · Partager Alors, cette machine du message précédent ? Avez-vous une idée ? Bon, on imagine qu’il s’agit une machine à broyer... ? Du grain ? Mais sur la petite île il n’y a jamais eu de grandes étendues de terres cultivées ! Alors pour écraser des cannes à sucre ? ce n’est pas ca non plus ! A vrai dire, cette broyeuse servait autrefois à préparer l’« or blanc » de l’île... le sel. Dans les nombreux lagons et étangs la principale activité vivrière consistait à récolter le sel. D’ailleurs les premières populations locales avaient appelé leur île : Soualiga, terre de sel. Les travailleurs du sel sont mis à l’honneur à Philipsburg (Dutch side) avec ces statues très réalistes.
Un de ces étangs ( Mont Vernon, Chevrise), c'était dans le temps une ancienne saline. Une vue prise à un moment particulièrement photogénique avec ce splendide miroir d’eau. Reconnaissons que la plupart du temps, l’étendue paraît plus terne avec des eaux plus saumâtres.
-- --
Noël, en mode saint-martinoisComme partout dans le monde, à l’occasion des fêtes de Noël, un grand sapin trône dans le centre de Marigot, la ville principale de la partie française de l’île. Un sapin sous les Tropiques ? La tradition mais sous cette latitude, cela paraît un peu décalé. On aurait plus vu un palmier ou un cocotier illuminé ! Le cocotier de Noël voilà qui serait local et original.
Mais pour faire vraiment plus spécifiquement saint-martinois, il y a juste à côté du drôle de sapin antillais, la mascotte vedette purement locale. A savoir un pélican géant et illuminé. Cet oiseau étant un des emblèmes de l’île. Là, au moins c’est bien plus original qu’un renne de Laponie...
Autre originalité à Saint-Martin, les petits et les plus grands peuvent aller faire une visite à la Case de la Mère Noël. Pour tous ceux d’entre vous qui pensaient que le Père Noël ne résidait que dans le Grand Nord, sachez donc qu’il a une maison secondaire sur l’île. Une case... allons s’y ! C’était en décembre et comme de bien entendu le célèbre Père Noël était déjà parti en tournée pour sa distribution de cadeaux... mais madame était bien présente pour recevoir les visiteurs.
Voici une institution sur l’île, une case féerique créée par Bernardine (photo). Cette habitante de Saint-Martin orne pendant la période de Noël toute sa maison. De son jardin à sa cuisine, du sol au plafond, son intérieur est décoré de guirlandes, de figurines, de crèches... et de toutes sortes de bibelots accumulés au fil des années. Et avec son son sympathique sourire elle accueille un public émerveillé par cette magie. Bref, certains peuvent trouver que c’est un peu dense mais désormais, la place lui manque pour disposer toutes ces décos de fête. Et la « Mère Noël » de me confier qu’il lui faut, avec l’aide de sa fille, environ trois mois chaque année pour tout installer ! En tout cas félicitations pour cette initiative personnelle pour le moins exceptionnelle.
-- --
Une tortue marine dans un aquarium !Non, pas ça... pauvre tortue qui rêve de liberté et d’espace marin infini pour nager entre deux eaux, bleue évidemment.
Bon, on le constate sur la photo, la représentation n’est qu’une fresque décorative (Marina Anse Marcel) et reconnaissons le, cette œuvre murale est vraiment très réussie. Bravo l’artiste ! Autre vue, une tortue marine en pleine liberté et en vrai, elle était venue jouer la vedette près d’un ponton ( Grand Case).
Et comme une célébrité, elle a nagé pendant quelques minutes sous les clic-clacs des amateurs de photos souvenirs. Je me demande si il n’y avait pas quelqu’un qui l’avait appâté en lui jetant de quoi grignoter ? Car le plus souvent, lorsqu’on aperçoit une de ces tortues dans l’eau, elles ont tendance à fuir au plus vite...
-- --
Une baignade pour le moins originale, au pas et presque au trotAu programme de tous séjours sur l’île, les bains de mer. Rafraîchissants, relaxants et vivifiants. Dans les vagues ou dans une eau calme et toujours cristalline aux plaisantes nuances de bleu et que dire d’autres ? douce à souhait, 25 à 27°C, un rêve... Bref, dans ce paragraphe, c’est d’une baignade moins habituelle dont je vais parler : un bain à cheval ! Souvenir. Au pas et au trot, on vient de descendre le morne entre buissons et sol caillouteux, depuis les hauteurs où est situé le ranch. A présent, c’est le sable du rivage que foulent les sabots de nos montures. Le moment tant attendu de cette randonnée équestre ne saurait tarder, le bain dans la mer. Attendu par le cheval et le cavalier, tout le monde va donc en profiter.
Quelques pas prudents et mon cheval a de l’eau jusqu’à l’encolure. Quant à moi, les vaguelettes viennent me baigner des pieds à la taille. Voilà que ma monture se met à agiter les naseaux, à souffler comme dans une série éternuements... ce n’est pas vraiment un hennissement classique, mais qu’est-ce qui lui prend ? Et notre accompagnatrice de me dire : « Et Bien, ! c’est qu’il est content, c’est sa façon de s’exprimer ». J’aurais pu m’en douter. Super cette baignade, des sensations originales et pour compléter l’enchantement, le sublime panorama de cette Baie du Galion, sauvage avec un horizon bleu lagon.
Ps : récit plus détaillé et avec plus d'images de cette balade équestre... à voir ici, un clic sur le lien : voyageforum.com/...ge-cheval-d11079873/ | | | A propos de piscines...Entendre parler de piscines dans une île touristique doit vous évoquer d’emblée les nombreux bassins des hôtels et des villas de ces destination balnéaires.
Mais ce n’est pas de ces piscines dont je veux parler ici mais plutôt de piscines bien plus naturelles... Cependant, pour en profiter, il faut aller les dénicher, pas au pied des résidences hôtelières mais le long des côtes sauvages de l’île. Direction Guana bay, côte Est Sint Maarten.Au terminus de la route, en surplomb des falaises escarpées, la balade se poursuit en randonnée pédestre...
Le tracé se faufile entre cailloux, rocs et une végétation rase parsemée, ça et là, de cactus. Certains sont chapeautés d’épines et parfois de jolis pompons rouges.
En contrebas, au pied des rochers, les vagues de cette côte au vent viennent se briser en formant un tapis d’écume. C’est là, lovés au creux des rochers que l’on découvre de charmants petits bassins idéalement protégés de la houle et des vagues.... à l’image par exemple de ce havre de quiétude ô combien appréciable !
Imaginez le bain reposant dans ces eaux cristallines à l’abri de l’assaut des vagues d’un océan déchaîné. -- --
Sur l’île de Saint-Martin il y a donc des plages, beaucoup de plages, c’est un de ses principaux atouts mais également bien d’autres découvertes qui valent d’être connues... et ma petites liste n’en est qu’un aperçu. J’ai débuté cette balade saint-martinoise par un original lever de lune et à présent pour terminer, voici un plus classique coucher de soleil sur la mer, ils sont habituellement splendides sous ces tropiques.
Jean SM – Île de SAINT-MARTIN - | | | De la musique, des papillons et des iguanes, un éclairage historique et un phénomène géologique, et tant d'autres choses intéressantes. Et puis, l'élégance et l'humour. Je ne parle même pas des photos (qu'en dire?  ).
Merci pour cette belle balade achronique. | | | Il sent bon les vacances ce carnet, merci 
Effectivement, les photos sont superbes | | | Merci JL, Sympa ce message au sujet de ma présentation effectivement au fil du temps avec ces quelques aspects de l'île de Saint-Martin. | | | Il sent bon les vacances ce carnet, merci 
Effectivement, les photos sont superbes
Merci et pour continuer à faire rêver de vacances tropicales insulaires en bord de mer (en photo)... voilà une vue panoramique de la superbe Anse Marcel, un matin calme et avant l'arrivée des vacanciers.
| Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 598 visiteurs en ligne depuis une heure! |