Bonjour
Je rentre tout juste d'un voyage de 26 jours en solo au
Japon. Une première pour moi. Après de nombreux voyages en
Asie du Sud Est, tant d'organisation était aussi une première! Voici quelques notes, en espérant être utile aux futurs voyageurs.
Ce que j’ai aimé (ou moins)-La beauté des paysages, même en dehors de la période des sakura ou des momiji, la richesse patrimoniale de
Kyoto, les musées si bien faits. Un peu moins la banalité des «banlieues » sans fin. Etonnant, même, combien, dans un pays qui manifeste un tel goût pour l’esthétisme, les immeubles « lambda » sont sans grâce. Bon, j’imagine que la fonction antisismique doit primer.
-Le respect dont font preuve les Japonais quand ils font la queue, vont au concert (pas un qui tousse !) ou redressent leur fauteuil quand ils quittent leur train. Un peu moins quand ils poussent pour rentrer dans le wagon du métro de
Tokyo aux heures de pointe. L'opération m'a valu une côte fêlée!
-Le raffinement mis dans chaque détail qui facilite la vie : le petit panier proposé dans les restaus pour éviter de mettre son sac par terre, l’emballage des onigiri qui évite de s’en mettre plein les doigts, les fauteuils qui se retournent dans le train et se trouvent toujours dans le sens de la marche. En revanche, il n’y de poubelles nulle part. Reste à se trimballer avec sa poubelle dans son sac en guettant les « combinis » où se délester après avoir trié ses restes
-L’enthousiasme bon enfant des Japonais devant la nourriture, les spectacles, le shopping et même les prières dans les sanctuaires shinto. Je leur ai trouvé sur ce plan plein de points communs avec les thais.
-La facilité avec laquelle le voyage s’organise... à condition d’avoir un peu préparé avant et même pendant. Ne pas hésiter, par exemple, à passer par les offices de tourisme souvent situés dans les gares. Ils disposent de cartes précises, ce qui évite d’avoir à se trimballer avec le LP toute la journée
-En revanche, j’ai été frustrée de contacts humains, ce qui est pour moi le plus important en voyage. Je ne sais pas si c’est à cause du faible niveau d’anglais général (incroyable : ils sont encore pires que nous !), de leur réserve ou, justement, de la facilité avec laquelle tout se passe et qui fait qu’on n’a pas plus besoin des gens qu’eux de nous. Tout juste si je n’ai pas regretté la panne de bus birman qui vous fait passer une partie de la nuit sur les bas-côté de la route mais, du coup, créée des liens !
Voici donc le déroulé de mes étapes, en insistant un peu sur celles qui sont moins commentées sur le forum
KyotoPour savourer, il faut y passer du temps. Ce qui donne l’occasion d’aller voir des sites moins fréquentés. Pour moi, cela a été le Genko An, au nord de la ville. Un petit temple tout simple et tranquille, avec une fenêtre ronde et une autre rectangulaire un un « plafond de sang », issu du plancher du château de Fushimi où eut lieu une fameuse bataille. J’y étais seule avec un vieux Japonais, c’était exquis.
OsakaPas trop kiffé. Juste une occasion pour profiter de
Nara.
Matsue Etape très sympa, pour le château, le lac, les canaux et le coucher de soleil. Mais aussi pour aller voir le fabuleux musée Adachi, à Yasugi. Ici, les formidables jardins s’admirent entre les oeuvres, à travers une vitre, comme s’il s’agissait de tableaux. Zénitude garantie. J’en ai également profité pour aller au sanctuaire d’
Izumo, un des plus célèbres du
Japon (actuellement en travaux...) et pour pousser jusqu’au cap d’Hiromisaki, par le même bus qui dessert le sanctuaire depuis la gare JR. On peut aller à pieds jusqu’au phare et même, incroyable au
Japon, crapahuter sur les rochers avec vue sur la mer du
Japon
HiroshimaJ’ai bien aimé le côté aéré de la ville. Sinon, pour le musée de la paix, la location de l’audioguide est un vrai plus
MiyajimaUn seul conseil si vous y allez en week-end : y aller le plus tôt possible, même si c’est marée basse. Il y a tant à faire que le fameux torii flottant sera forcément à marée haute sur le chemin du retour
Matsuyama (Shikoku) Aisément joignable en ferry depuis
Hiroshima (superbe trajet). La ville est sympa mais j’y étais en pleine silver week, le fameux Dogo onsen était inaccessible
TakamatsuJe sais bien qu’avec deux étapes seulement, je n’ai pas vu le plus beau de l’île de
Shikoku mais j’ai vraiment aimé
Takamatsu, son fabuleux jardin, son « Sunport » animé en soirée, ses galeries marchandes désuètes. Surtout, c’est l’occasion de quelques escapades vers quelques- uns des temples du fameux pèlerinage, vers le Konpira-San ou, plus « exotique », vers l’île d’Honjima via Marugame. C’est une des îles dont la construction du grand pont qui relie
Shikoku au « continent » a accéléré la désertification. J’en avais entendu parler sur ce sympathique blog tenu par une Japonaise francophone :
lavie-avec-nature.over-blog.com/
C’était beau, un peu étrange, et complètement désert. Attention, la seule carte disponible est en japonais. Je me suis bien perdue mais ça fait partie du plaisir. Sur
Takamatsu et les environs, notamment les îles où l’on trouve musées et œuvres d’art lire aussi le blog de David
ogijima.fr/
NaoshimaGrosse claque au Chichu Museum, si dépouillé, où la lumière naturelle éclaire les Nymphéas de Monet ou les œuvres de James Turell qui découpent le ciel. Il y a encore plein de choses à voir, du coup, je n’ai pas eu le temps de pousser jusqu’à Teshima. J’ai été découragée par la pluie et je le regrette.
OkayamaEncore une ville sympa, avec un beau jardin (rien à voir avec celui de
Takamatsu)
TokyoJ’avoue, j’ai bâclé... et je n’ai pas vraiment aimé, à par Roppongi Hills et Asakusa. J’imagine que, pour apprécier vraiment la ville, il faut y passer du temps. D’autres en ont parlé beaucoup mieux que moi...
-
-