Je viens de lire votre message et comprend votre indignation sur certains points. Cependant votre analyse est, me semble t il un peu rapide et taillée à l’emporte pièce. Ne tombons pas dans des sanctions basées sur une analyse visuelle d’une situation ponctuelle même si elle se répète fréquemment.
Replaçons vos expériences dans le contexte social, économique du pays et des gens qui y sont confrontés.
Je suis en
Tunisie depuis 1984, je travail en Europe pour la préparation des chevaux dans le cadre d’action spécifique comme des tournages ou dans la préparation et la récupération de chevaux sur un plan physique ou psychologique.
Je suis un de ses « chuchoteurs »amoureux passionné des chevaux qui investi sont temps et sa vie dans la cause sociale en relation avec le cheval et plus largement avec le monde qui satellite autour ce contexte. Je vis entre le sud tunisien et la Lybie mais plus encore au cœur des populations sahariennes.
Pourquoi les faits que vous citez sont en partie effectifs.
Historique d’une situation :
Effectivement nous sommes (tourisme) en partie responsable de cette situation.
J’en veux pour preuve l’amour des chevaux que vouent les cavaliers berbères aux animaux qu’ils possèdent dans beaucoup de famille ou l’animal prend une place plus glorieuse que c’elle que nous lui accordons dans nos contrées « plus »civilisées.Le cheval est une prolongation de la famille, du patrimoine, de la religion. Il est un symbole respecté et crains dans un grand nombre de village.il est le symbole d’une réussite sociale et d’un respect de la religion.
Le cheval n’y est pas un animal de compagnie ni un accessoire d’activité sportive. Il incarne, ni plus, ni moins mais autre chose. Je connais beaucoup de ces chevaux qui vivent avec la famille sans autre fonction que d’être là aimé (comme on aime un animal ou un proche) et représentant une protection pour la maison, la famille avec tout les aléas et les points fort liés aux croyances et superstitions. J’ai, moi même, fais l’acquisition (entre d’autres) d’un cheval dont les quatre premières années ne furent que promenade avec les enfants, parades aux mariages et déambulation dans le village.
Il n’avait connu qu’un seul cavalier qui montait dessus pour ornementait les mariages sans fantasia ni quoi que ce soit.
Voila encore un type d’exception qui n’excuse en rien les événements que vous mentionniez dans votre « j’accuse ».
Maintenant comment en arrive t on à de tels « grand écart » de comportement.
Il ya une quinzaine d’année le problème était moindre bien que comme partout il a existé, existe et « je suis pessimisme »il existera toujours des salopards, des vicieux, des pervers et bourreaux qui affligeront des horreurs à leurs animaux, comme à leurs enfants, à leurs proches et à leur environnement humain, animal, végétal et écologique.
Donc il y a une quinzaine d’année une loi ou un décret à interdit l’implantation des « ranches » dans l’enceinte des hôtels pour des raisons sanitaire (les mouches et les odeurs), dans l’urgence des opportunistes comme des amoureux du cheval ou des personnes en quête d’un travail se sont rués sur l’aubaine. Les hôteliers dans un premier temps furent soulagé de ne plus avoir à gérer cela.Et la on a vu pousser à l’abri des regards que l’on aurait pu choquer des pseudos ranch qui pour un très grand nombre très rapidement ceux sont correctement équipés et on offert des prestations dont bon nombre de ranchs en Camargue auraient pu s’inspirer à l’époque. Cette évolution été du à une pression du publique qui monte plus facilement dans un cadre agréable, sur une selle propre, un cheval « joli » que sur quelque chose de moins esthétique (attention cependant à l’emballage il peut cacher de vilaines surprises).Ce fut la période doré des exploitants de ranch. Ne nous leurrons pas c’était du ranch à la cowboy « berbère »mais on voyait les exploitants s’occuper scrupuleusement de leur installation et de ses composantes, humaines et animales.
Les hôteliers ont rapidement fait leur compte ils perdaient une manne financière et ce qui trop vite avaient laissé à d’autre le soin de gérer le problème équin ont passé des accords du type tu m’organise une arrivée d’hôtel avec les chevaux et je t’envoi mes clients chez toi, j’ai trop de travail d’information auprès des clients pour les chevaux met quelqu’un pour informer, puis le box information fut loué au même titre que le salon de coiffure ou que le marchand de souvenirs, puis l’hôtel a exigé une commission de plus en plus conséquente car la concurrence était la et offrait de plus en plus. Actuellement sur une sortie à 30 dinars 25% de commission va à l’hôtel (devrais je dire au directeur de l’hôtel)Mais l’hôtelier veut aussi croquer dans le gâteau et demande une location pour sa clientèle de 30000 à 70000 dinars par an pour avoir le droit de rentrer dans l’hôtel pour informer, prospecter auprès d’une clientèle de moins en moins argenté et de plus en plus difficile. (N’oublions pas que la saison est en vérité de 3 à 4 mois les hors période sont fréquentées par un publique moins enclin aux sorties à cheval)On organise une arrivée à l’hôtel avec 4 ou 5 chevaux bien sous tout rapports, avec un décorum pour appâter une clientèle qu’il faut très rapidement séduire avant qu’elle ne s’engage sur les multiples excursions proposées, pour faire plaisir (obligatoire) au directeur une prestation type fantasia sera offerte aux clients (animation gratuite qui revient chère au ranch car elle mobilise le personnel, les bons chevaux et occasionne des risques d’accidents et de blessures chez les cavaliers, les chevaux et les spectateurs qui se pensent intouchables derrières leurs caméscopes et appareils photos.
Bref 25% pour le directeur, 25% pour le chasseur il reste 15 dinars pour le proprio qui doit faire l’enveloppe pour l’hôtelier. (2 mots sur l’enveloppe c’est un contrat au noir que l’on glisse par mensualités et qui est sélectionner en décembre ou janvier dans le lot de proposition faites par les différents ranchs avoisinants, donc pas de garanti de report d’une année sur l’autre ni d’une quelconque fréquentation).
Nous n’avons abordé que l’aspect mafieux du système.
Je vous donne rendez vous pour plus d’info dans quelques jours ou nous aborderons le grain, le fourrage, l’administration, les services vétérinaire les salaires et l’origine des travailleurs. Pour enfin clore par les chevaux et la vous pourrez critiquer plus informer de la situation.Les gens des ranches ne sont pas toujours si méchant mais la société et la conjoncture fait que la vie est dure pour l’homme parfois plus que pour la bête. Elargissons notre champs d’analyse et gardons nous de jeter l’opprobre trop hâtivement sur parfois les victimes du système.
Toujours à votre disposition pour plus d’info.