Après mes trois semaines au
Vénézuela, je me suis rendu 8 jours en
Colombie juste avant Noël, à
Bogotá, chez des amis, des contacts d'amis colombiens bruxellois.
Je n'avais que 8 jours et 9 nuits, j'ai donc choisi de ne pas courir à travers toute la
Colombie mais de visiter
Bogotà tranquillement
Le vol depuis
Caracas était un vol Avianca, la compagnie colombienne. Deux heures de retard à l'aller, 4 au retour. « Raisonnable » commente un usager fréquent de la compagnie"
L'objectif de ma semaine était de collecter des informations sur les conditions de détention des prisonniers politiques en
Colombie, plus de 7200 à l'heure actuelle qui croupissent dans les prisons colombiennes, membres de la guérilla (environ 20% selon les organisation des droits de l'homme) et aussi leaders syndicaux, estudiantins, paysans, professeurs, journalistes, avocats...
Ce poste n'est pas politiques, je ne vais donc pas m'étendre sur les résultats assez bouleversants de ma visite, mais je ne pouvais pas ne pas contractualiser cette visite.
Revenons à
Bogotá perchée sur un plateau au millieu des andes, à 2600 mètres d'altitude.
J'ai eu chaud à
Caracas, alors que
Bogotá, pour le nordique que je suis, respire. De 17 à 20° : parfait.
La ville est énorme, grandiose, bruyante, très très peuplée certes, mais pas jusqu'à la rendre invivable.
La ville m'a sembléé très diversifiée.
Un quartier historique très beau et très vivant, populaire, animé, réel, abimé: La Candelaria. Outre les gens normaux et, comme toutes villes latino-américaines qui se respectent, son lot nt, son lot d'Argentins fils à papa qui vendent de l'artisanat confectionné de leurs mains dans l'auberge de jeunesse, qui jonglentl'alcoolvent l'alcool local (ici lbièreha, un bierre où, a la place de l'orge, c'est du maïs qui a fermenté), bref outre ces Argentins, le quartier compte de superbes universités, l'Université Libre de
Colombie, des placettes magnifiques, des églises ultra romantique,... Un must.
J 'ai adoré aussi le quartier dit de Teusaliquio, un quartier qui rappelle le style anglais en plein cœur des Andes, avec une touche latino, calme et résidentiel.
La septima, une des artères principale, à l'occasion des fêtes, était fermée à la circulation chaque soir, et ouverte aux commerces de rues, aux spectacles, aux attractions comme le Karaoké en plein-aire, une énorme avenue bordée d'arbres, noire de monde jusqu'à 11h00 du soir.
Le centre ville de
Bogotá est fantastique, j'ai adoré les tours immenses et la circulation chaotique, avec ces milliers de Taxis (toutes des minis Nissan jaunes) qu'il est impossible d'arrêter et dont le chauffeur qui par hasard, dépit ou lassitude finit par freiner et ouvrir sa fenêtre, repart aussi tôt sans vous laisser embarquer une fois que vous lui avez expliqué votre destination.
Le sud de la ville est incroyable, c'est là que débutent des bidon villes qui s'étendent sur des dizaines de colline derrières
Bogotá jusqu'au Paramo de Sumapaz. Sumapaz est une localité la plus importante localité de
Bogotá, plus de 50% de la ville, qui est en fait une localité rurale dans les Andes, où se trouve le plus grand paramo du monde, et ou la ville n'a pratiquement aucune autorité.
Enfin, ce qui est absolument fantastique à
Bogotá, c'est la cordillère des Andes, plus précisément la cordillère orientale qui borde le côté Est qui est aussi le centre ville, la surplombant de 600-700 mètres. Deux sommet accessibles, Monsserat et Guadalupe. Offrant tous deux un point de vue sur l'immensité de la plaine sur laquelle s'étend la ville.
Une ville est très diversifiée, aussi bien au niveau culturel, qu'architectural, aussi bien son climat, vous faisant transiter d'un soleil chauffant l'atmosphère parfois jusqu'à 23-24° à une pluie glaciale, le tout en 25 minutes. Particularité climatique dont les Bogotains (?) ne sont pas peu fières.
Les Bogotains justement. Comme capitale, la ville accueille des Colombiens de tous les pays, des Andins et beaucoup de costenios (qui viennent de la côtes). Les Colombiens sont ultra accueillant, ultra serviable, ultra festifs, mais assez calme et posés ai-je trouvé. Moins grandiloquent et exubérant que les vénézueliens.
Enfin, les fêtes sont incroyables, mais je vous le conseil... apprenez à danser avant si vous n'êtes pas un spécialiste. Je vous explique, nous avons dans un café ou on peut évidemment danser, comme dans tout les café même les troquets sordides cela finit toujours par des gens qui dansent. On m'invite sur la piste. Je leur aie dit « OK, mais je ne sais pas danser comme vous ». « Pas de problème, danse en rythme c'est tout »...
Rien du tout...J'ai dansé en rythme, mais pas à leur goût. Chaque type de musique à ses propres pas, et quand je dis « type de musique », je ne veut pas dire salsa ou tango, non, je veux dire Salsa p pportoricaine ou salsa dominicnaine qui ne se danse pas du tout de la même façon. Alors au bout de 20 minutes de cours ou tout le café s'était arrêté et durant lequel chaque client plus ou moins entamé essayait d'attirer mon attention pour que je tente sa méthode d'apprivoisement des technique de déhanchement, tout le monde s'est découragé, et j'ai pu danser comme je voulais, c'est à dire en rythme mais n'importe comment... Liberté de mouvement qui eu pour conséquence qu'aucune fille n'a voulu danser avec moi... « Désolé mais j'y arrive pas, c'est impossible tu ne diriges rien!» Me serine une amie, « Bein non » je pense tout bas en français, en plus après 8 verre de rhum purs je sais pas comment vous tenez le coup. Moi le but n'est plus de diriger ma cavalière selon les balises du Merengue de la côte nord ouest de la
république dominicaine mais de ne pas perdre l'équilibre
Bref, mieux vaut être décomplexé ou préparez.
Pour le reste, je regrette trop d'être partis si vite et j'ai hâte d'y retourner pour visiter le reste du pays qui semble tout aussi incroyable et accueillant. Si vous hésitez a passez par la
Colombie, je vous conseil de faire fis de vos craintes et d'aller y faire un tour, en tous les cas
Bogotá ne pourra pas vous laisser indifférent.