GeorgesOZ · 23 septembre 2018 à 9:12 · 253 photos 194 messages · 26 participants · 23 535 affichages | | | | 23 septembre 2018 à 9:12 · Modifié le 23 sep. 2018 à 11:58 Cinq semaines en bus en Colombie Message 1 de 194 · Page 1 de 10 · 10 705 affichages · Partager J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’ Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’ Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas... bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: GeorgesOZ · 24 septembre 2018 à 15:44 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 2 de 194 · Page 1 de 10 · 10 647 affichages · Partager Merci pour ce début de récit. Hâte de lire la suite ! | | | À: Madonantes · 24 septembre 2018 à 16:25 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 3 de 194 · Page 1 de 10 · 10 642 affichages · Partager Il faudra me donner un peu de temps pour mettre dans l'ordre dans mes idées.... et je suis tellement occupé par ailleurs!
Mais juste pour permettre de patienter, et tenant compte des priorités bien connues de l'audience que je pense être principalement Française, voici quelques photos sur la nourriture à Bogota, notre premier point de chute en Colombie.
- Les 2 premières photos sont notre premier repas de midi à Bogota, dans une « asadera » (ou un « asadero » ?), c.à-d. une rôtisserie quelque part entre la Candelaria et Chapinero. On repère ces rôtisseries facilement par les viandes grillant à l’entrée. L’endroit était une cour intérieure très propre et agréable, et bien fréquenté, visiblement par des gens prenant leur pause de midi, classe sociale moyenne. Il y avait 2 chanteurs habillés « folklorique », c.à-d. style « vaquero » (cowboy), grattant de la guitare. Ce n’est pas du bluff, ies gens sont visiblement fiers de leur culture de « vaqueros », et ici en particulier style « llanero » par référence aux Llanos, immense région à l’est des cordillères Andines. La viande était excellente. Cela nous a coûté quelques 10 Euros pp. - Les photos 3 et 4 sont des décorations murales représentant cette tradition, dans une autre rôtisserie. - La cinquième photo, c’est la partie la plus intéressante de notre petit déjeuner: le « tamal », pâte de mais + légumes + viande cuits à la vapeur dans des feuilles de mais. Très bon, très nutritif. A part cela, il y avait aussi 2 œufs sur le plat + une soupe + 1 croissant + un café. Le tout pour à 3 Euros pp. On se retrouve bien calé pour pas cher ! - Enfin, une canette de « Club Dorada », l’une des bières les plus représentatives du pays. Nous n’avons presque jamais trouvé de bière à la pression. Bière acceptable, sans plus. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 26 septembre 2018 à 11:56 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 4 de 194 · Page 1 de 10 · 10 586 affichages · Partager Bogotá – L’arrivée
Notre premier point de chute en Colombie. C’est le matin. Notre première priorité est de nous acheter une SIM locale. Dans le hall d’arrivée, un homme nous accoste pour nous demander ce que nous cherchons. Il nous mène à un autre homme qui va nous arranger tout ça. Nous nous méfions un peu – nous n’avons encore aucune expérience du pays - mais nous le suivons et en fait tout se passe très bien, il nous installe des SIM Claro à un tarif qui semble honnête. Au stand du coin, nous chargeons les SIM de quelques Euros et nous laissons tenter par les « empanadas ». Premier contact avec ces espèces de feuilletés typiques du pays, croûte de mais assez épaisse, viande et légumes à l’intérieur, on les trouve partout, ça coûte une misère, ce n’est parfois même pas trop mauvais et de toute façon ça cale bien !
Deuxième priorité : comment se rendre en ville. Là, nous pataugeons. Juste dehors, il y a quelques arrêts de bus mais lequel prendre ? Nous avons beau demander mais on nous renvoie 2 ou 3 fois à un autre endroit. Nous finissons par comprendre vaguement qu’il faut prendre un certain bus, nous attendons à l’arrêt, mais on nous dit qu’il faut acheter les billets dans le hall d’arrivée. Encore quelques hésitations avant de trouver la petite cabine où se vendent ces fameux billets. Nous joignons la queue de quelques 20-30 personnes. L’attente n’est pas longue, notre tour arrive. Nous cafouillons dans notre Espagnol tout rouillé. Aucune manifestation d’impatience de la part des gens derrière nous, au contraire, ils sourient et interviennent gentiment pour nous conseiller : « Prenez donc un billet de 5000 COP (1.4 Euros) ça vous suffira bien pour tous les deux ! »
Retour à l’arrêt du bus. Notre attente n’est pas longue. Le bus nous emmène au « Portal », nous dit-on, à 3-4 kms de l’aéroport. Là, nous faisons une drôle de mine : il y a des dizaines d’arrêts de bus de tous les côtés, nous ne comprenons rien au système de numéros qui nous semble bien compliqué, et il y a une de ces foules ! Dans la cohue, nous devons demander à plusieurs reprises. Un jeune couple nous indique le « bon » bus. Le bus arrive, plusieurs dizaines de gens s’y entassent, nous y compris. Il semble qu’il n’y ait pas de ticket supplémentaire à acheter. Nous pensons bien sûr au risque de vol et gardons l’œil sur nos bagages.
Les kms défilent. Nous avons du mal à voir ce qui se passe dehors, il y a tellement de monde dans ce bus ! Nous ne comprenons strictement rien aux numéros, toujours des numéros, affichés aux arrêts successifs, que nous avons peine à entrevoir. Dans une situation pareille, une seule solution : se décontracter et s’en remettre au destin ! Et ça marche ! Le même jeune couple, celui du « portal », qui semblait avoir disparu dans la mêlée, ne nous a pas oubliés et nous fait signe par-dessus une bonne douzaine de gens : « il faut descendre ici et prendre un autre bus ! ». Ils descendent avec nous et nous mènent à « notre » porte. Les arrêts sont des plateformes encloses, comme des cages, avec plusieurs portes qui s’ouvrent et se ferment selon les mouvements des bus – c’est un système que nous avons retrouvé dans d’autres grandes villes en Colombie et même à Quito.
Arrivés à « notre » porte donc, une jeune femme prend le relais du jeune couple (toujours le même), et descend avec nous à quelques centaines de mètres de notre destination. Depuis l’aéroport, cette jeune femme, très jolie soit dit en passant, est la première personne à parler Anglais – elle a bien vu que notre Espagnol est un peu hésitant !
Quelques minutes plus tard, nous arrivons à notre hostal. Ça a été une petite aventure mais tout s’est bien passé et les 5000 COP que le trajet nous a coûté doit être un record ! Certes, c’était bien intimidant, cette « plongée » dans une mégalopole de près de 10 millions d’habitants, mais nous somme impressionnés par la gentillesse et la prévenance des gens. Cette première impression favorable des Colombiens sera plusieurs fois confirmée pendant notre voyage. | | | À: GeorgesOZ · 9 octobre 2018 à 11:36 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 5 de 194 · Page 1 de 10 · 10 490 affichages · Partager Bogotá – Le Musée de l’Or
C’est encore le matin. Le petit déjeuner pris dans l’avion et les empanadas que nous avons mangées à l’aéroport sont déjà lointain. Le petit creux que nous commençons à sentir s’ajoute à notre curiosité naturelle pour nous pousser hors de l’hostal. Nous sommes dans le district de Chapinero, un peu au nord de la Calle 67. Les rues avoisinantes sont assez tranquilles et bien praticables pour les piétons. Nous n’aurions pas été étonnés de nous retrouver dans une jungle urbaine comme on en trouve souvent aux USA, mais non, ça mérite d’être noté : nous avons trouvé qu’il était facile de se déplacer à pied à Bogotá, comme d’ailleurs dans presque toutes les villes où nous sommes allés en Colombie.
J’ai déjà parlé de la nourriture et même illustré le sujet de quelques photos, donc je ne reviendrai pas trop là-dessus. Rappelons quand-même qu’après s’être envoyé une soupe, un tamal, 2 œufs sur le plat, un croissant (pas trop mal, le croissant !) et un café, le tout pour 3 Euros par personne, on est satisfait pour quelques heures !
L’hostal nous a appelé un « Uber ». En route pour le Musée de l’Or, qui se trouve dans La Candelaria, un autre district bien connu. A mi-chemin, nous sommes arrêtés par la police. Notre conducteur, un petit vieux, maudit sa mauvaise chance. Ça fait 1 an qu’il fait ce boulot et c’est la première fois qu’il se fait contrôler. Car voilà, Uber est interdit, nous dit-il. Moi et A, nous sommes assis à l’arrière de la voiture, il sera difficile de nous faire passer pour des amis ! L’homme descend et va s’expliquer avec les policiers. Nous ne voyons pas ce qui se passe, mais ce n’est pas long et nous reprenons notre route. Le trafic était assez léger et le trajet n’a pris qu’une bonne demi-heure.
Nous-mêmes, nous aimons bien les musées mais nous n’en abusons pas. Mais les voyageurs parlent tellement du Musée de l’Or de Bogotá, comment ne pas aller voir sur place de quoi il s’agit ? L’entrée coûte une bagatelle. C’est exactement le genre de musée qui nous convient : les collections sont présentées sur 3 étages de dimensions respectables mais non énormes. Nous sommes loin du Louvre ! Ce n’est pas pour dénigrer le Louvre, mais même si on se limite aux Antiquités Orientales, ou à l’art Islamique, par exemple, on en prend plein les pattes !
Pour faire simple, il s’agit ici de 2 collections principales : les bijoux et ornements en or, et les poteries. Les objets en or sont souvent en « tumbaga », un alliage d’or et de cuivre, mais l’un comme l’autre, ça éblouit ! Je montre qu’une photo, celle d’un pendentif qu’on s’accrochait au nez, ou était ce aux oreilles, je ne m’en souviens plus trop bien.
Il y avait de toute évidence une quantité phénoménale d’or dans les Amériques découvertes par les Espagnols. L’excuse pour les atrocités qu’ils ont commises envers les Indiens était de leur apporter les bienfaits de la civilisation et de la « vraie religion ». Car les Indiens, bien entendu, « étaient des idolâtres ». Mais les Espagnols ont été tellement aveuglés par l’or des Amériques qu’on peut bien dire que la véritable idolâtrie était la leur vis-à-vis de l’or !
Mais prenons un peu de recul et admettons que si les Espagnols se sont distingués par leurs cruautés, toute autre nation Européenne (ou autre) se serait peut-être bien comportée de la même façon. Soit dit en passant qu’on a peut-être aussi exagéré l’importance de l’or des Amériques pour l’ Espagne. Le budget annuel de l’ Espagne, au début du 16-ème siècle, dépassait le million de ducats, alors que l’or des Amériques ne totalisait que quelques 200 à 500,000 ducats dans une « bonne année ». Il faut dire que Charles Quint qui régnait alors était extrêmement dépensier. Ses besoins financiers étaient à la taille de son empire Européen et c’était à la Castille de payer.... C’est un raccourci que de parler des « Espagnols ». L’entreprise Américaine a été longtemps une chasse gardée de la Castille.
Revenons au musée, mais passons aux poteries. Les poteries sont absolument magnifiques. Je ne peux pas me retenir à en poster quelques photos. Elles démontrent bien qu’il y avait plusieurs cultures bien développées en Colombie. Malgré la géographie compliquée, il me semble évident qu’il y avait un bon réseau de communications tout le long des Andes, et probablement jusqu’au Mexique : les experts discernent sans doute les traits caractéristiques de telles ou telles cultures précolombiennes, ce qui fait penser à leur isolation, mais n’y-a-t-il pas beaucoup de similitudes ?
Qu’on me pardonne une autre petite remarque : si on dit « Indien » en Français, dire « Indiano » en Espagnol ne passe pas, cela laisserait plutôt entendre « Indien de l’ Inde ». Aux Amériques, on dit « Indígena ».
Nous passons en tout près de 2 heures dans ce musée. Le faire en moins, ce serait cavaler, et on pourrait facilement y passer 1 ou 2 heures de plus si on se mettait à lire toutes les explications. Mais 2 heures, le musée les vaut bien !
Dehors, il fait beau. Il y a eu 2 ou 3 petites pluies fines ce matin, pas désagréables du tout. L’air est frais, mais nous apprécions un soleil printanier – dans un contexte Français, je dirais plutôt mois de juin que mois d’avril. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 9 octobre 2018 à 11:46 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 6 de 194 · Page 1 de 10 · 10 479 affichages · Partager Bonjour
Je suis également de retour de Colombie...et comme toi j'ai trouvé les paysages époustouflants....et apprécié la gentillesse des colombiens; En 23 jours, aucune sensation d'insécurité (tout en restant prudent bien évidemment...).
Et comme toi j'ai trouvé qu'ils avaient la main lourde sur le sel 
J'attends la suite de tes aventures... | | | À: Gildadesiles · 9 octobre 2018 à 12:35 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 7 de 194 · Page 1 de 10 · 10 471 affichages · Partager Bonjour!
Sympa d’avoir la réaction d ;un lecteur ! Oui, tout à fait les mêmes impressions sur ce pays extra.
Je mets du temps à écrire mes petites (...) pages. Je suis assez occupé par ailleurs. Patience ! | | | À: GeorgesOZ · 11 octobre 2018 à 9:53 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 8 de 194 · Page 1 de 10 · 10 431 affichages · Partager Bogotá – Un Peu de Marche !
Sortis du Musée de l’Or, nous allons de l’autre côté de la petite place pour jeter un œil à l’église de San Francisco. Comme presque toutes les églises que nous avons visitées en Colombie, celle-ci est belle. D’autant plus qu’elle date du 16-ème siècle, ça lui donne une certaine dimension qui échapperait peut-être si on ne s’arrêtait qu’à l’architecture (étant Européens, nous sommes un poil blasés concernant les vieilles pierres). Et comme dans toutes les églises que nous avons visitées en Colombie, il y a du monde dedans. Les fidèles semblent être présents à toute heure ouvrable. Nous sommes dans un pays catholique à 90%, ça se remarque !
Un autre lieu historique en plein cœur du district de La Candelaria, la Plaza de Bolívar, n’est qu’à 10 minutes à pied. La place tient ses origines des tous premiers jours de la colonisation, mais la place a dû bien changer entretemps. Au centre trône, si on peut dire, la statue du général Simón Bolívar, qui elle date du milieu du 19-ème siècle.
La fondation de Bogotá date de 1538, quand les Espagnols ont vaincu les Muiscas, peuple qui semble avoir eu une certaine importance dans la région. Le nom original de la ville était Santafé, et la région avait reçu des Espagnols le nom ronflant de Nouveau Royaume de Grenade.
C’est une belle place, entourée d’édifices agréables à l’œil et qui mériteraient sans doute d’être examinés de près, mais comme je l’ai déjà dit, si nous aimons les détails historiques et apprécions l’art, nous ne sommes cependant pas des obsédés. Avant d’aller voir plus loin, je dois mentionner les deux jeunes Chinoises absorbées dans une séance photographique avec force clowneries : poses avec les bras étendus voulant « offrir » la place, poses avec les doigts en « V » (une manie répandue en Asie), sauts en l’air etc. Ce seront les seuls touristes Asiatiques que nous verrons en 6 semaines, à l’exception peut-être de Carthagène et Quito.
C’est notre premier jour dans le pays et nous avons un jetlag de plusieurs heures à digérer après un long vol, mais nous ne nous sentons pas fatigués. Et puis il fait beau. Ah ce climat printanier, un délice ! Plutôt que prendre un taxi, nous décidons de retourner à pied à Chapinero où se trouve notre hostal. Ça nous fera quelques 7 ou 8 kms mais nous sommes jeunes, que diable ! Enfin, avouons-le quand-même, j’affiche tout de même quelques dizaines d’années de plus que A (mon fils, je le rappelle).
Nous n’avons pas de carte de la ville sur nous, mais nous trouvons assez facilement la direction à suivre. Il suffit de remonter par les carreras, qui sont orientées sud-nord, et à emprunter les calles transversales si nous voulons passer d’une carrera à l’autre. De plus, nous ne sommes pas loin de la montagne qui borde Bogota sur son flanc oriental, ce qui nous donne un énorme point de repère supplémentaire. Pas besoin de boussole !
Mon fils A se trimbale avec un Nikon accroché à un harnais solide passé en bandoulière. L’appareil pendouille sur sa hanche comme si c’était un flingue qu’il pourrait dégainer à tout moment. C’est assez voyant. A est un photographe professionnel et ce voyage, c’est aussi du travail pour lui. Donc il « chasse », il cherche des sujets à photographier. Peut-il en même temps garder son attention fixée sur les dangers potentiels autour de nous ? C’est notre premier jour ici et j’ai bien à l’esprit tous les commentaires persistants sur les problèmes de sécurité fréquents en Colombie (comme dans presque toute l’Amérique Latine). Il y a du monde et j’ouvre l’œil. Je ne sais pas si c’est le fait d’être à 2, et surtout 2 hommes, ou si c’est tout simplement la carrure d’A (il fait 1 m 85 bien passés, et c’est un costaud sans avoir une musculature ridiculement gonflée), mais tout se passe bien, en fait. Nous n’aurons d’ailleurs jamais le moindre pépin de tout notre voyage en Colombie, y compris la petite semaine pour finir en Equateur.
Les rues sont bien animées et pas désagréables du tout. Il y a 2 parcs sur notre chemin, entre la carrera 7 et les flancs de la montagne : le Parque de la Independencia et le Parque Enrique Olaya Herrera, bien verts et tout. L’impression générale, c’est d’un croisement entre l’Europe méridionale et l’ Amérique du Nord. Mais en fait nous ne trouvons pas de comparaison facile.... et c’est tant mieux. Vive l’exotisme !
Je ne suis moi-même qu’un photographe amateur et je ne dispose que de mon portable, mais comme A ne s’intéresse pas du tout aux photos « touristiques » (quand je lui parle de photos, il a tendance à être assez arrogant et méprisant), c’est à moi de les faire. J’en donne 2 ou 3 exemples : la jungle urbaine de Bogota a ses côtés sympathiques. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 12 octobre 2018 à 15:05 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 9 de 194 · Page 1 de 10 · 10 396 affichages · Partager Nous avons pas mal marché nous aussi dans Bogota, et j'avais mon appareil un CANON (bon pas pro...) et franchement nous ne sous sommes jamais sentis en insécurité. | | | À: Gildadesiles · 12 octobre 2018 à 16:45 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 10 de 194 · Page 1 de 10 · 10 392 affichages · Partager Bonjour Sylvie!
C’est gentil de me suivre, mais il ne semble pas qu’il y ait beaucoup d’autres gens qui le font, à part toi. Peut-être est-ce mon style.... Endormeur ? Trop longuet ? Je me demande si je ne ferais pas mieux d’abréger, peut-être en me contentant de poster quelques photos représentatives avec quelques brefs commentaires ? | | | À: GeorgesOZ · 12 octobre 2018 à 18:25 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 11 de 194 · Page 1 de 10 · 10 376 affichages · Partager Mais non, il y en a d'autres qui vous suivent...mais ne le disent pas. Mais vous pourriez peut-être résumer un peut plus, mais ce n'est que mon avis ! | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2018 à 13:01 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 12 de 194 · Page 1 de 10 · 10 347 affichages · Partager Bonjour, nous sommes revenus d'un mois en Colombie depuis 3 semaines et de mon côté je n'ai pas encore eu le temps de commencer mon habituel carnet de voyage. Moi aussi j'ai adoré le musée de l'or à Bogota mais aussi celui de Botero. Et je lis avec plaisir ce que tu écris car cela me replonge dans notre fin du voyage. Alors merci pour ton compte rendu et les photos associées. A très vite j'espère pour la suite. Ph. | | | À: Madonantes · 13 octobre 2018 à 13:17 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 13 de 194 · Page 1 de 10 · 10 343 affichages · Partager Bonjour Mado!
Je tiendrai compte de ta suggestion. Je dois dire que c'est un effort énorme que de retracer par écrit un voyage de 5 semaines (plus une petite semaine en Equateur).
Mais d'un autre côté, cela me permet d'utiliser VF comme un vide-poche mémoriel | | | À: Phil31600 · 13 octobre 2018 à 13:19 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 14 de 194 · Page 1 de 10 · 10 339 affichages · Partager Bonjour, nous sommes revenus d'un mois en Colombie depuis 3 semaines et de mon côté je n'ai pas encore eu le temps de commencer mon habituel carnet de voyage. Moi aussi j'ai adoré le musée de l'or à Bogota mais aussi celui de Botero. Et je lis avec plaisir ce que tu écris car cela me replonge dans notre fin du voyage. Alors merci pour ton compte rendu et les photos associées. A très vite j'espère pour la suite. Ph.
Bonjour Philippe!
Merci de te manifester! J'écris "long" mais aussi au compte-gouttes. Ca va me prendre dun temps pour arriver au point final! | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2018 à 13:21 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 15 de 194 · Page 1 de 10 · 10 339 affichages · Partager Bonjour Je sais le travail que cela représente et l'importance de garder une trace. C'est pour cela qu'en ce qui me concerne je tiens un blog pour me rappeler mes voyages. Bonne continuation. | | | À: GeorgesOZ · 13 octobre 2018 à 21:26 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 16 de 194 · Page 1 de 10 · 10 315 affichages · Partager Bogotá – Chapinero le Soir
Le soir, nous partons à l’aventure le long de la carrera 11, entre les calles 69 et 71, au nord de Chapinero. Pas besoin d’aller bien loin pour trouver plusieurs restaurants pas mal du tout. Nous nous offrons notre première bandeja paisa du voyage. Croyez-moi, ça vaut le déplacement ! Le plat est tellement chargé de calories que ça devrait être interdit !
Nous voilà bien repus une fois de plus. Dans la calle 71, au coin de la carrera, la musique sort à flots d’un bar. Nous y entrons, un peu hésitants, il est tellement évident que nous sommes des étrangers. Nous pensions avoir un look passe-partout en Colombie mais pas du tout. Certes, nous avons des physiques assez « latino », mais nous sommes trop grands et les cheveux longs ce n’est pas du tout la norme chez les hommes par ici. Nous serions plutôt le genre " Sonny Crockett dans Miami Vice ", en version barbue, hahaha ! Ça aussi, la barbe, ce n’est pas du tout fréquent en Colombie. Mais nous ne pouvions pas le savoir.
Qu’à cela ne tienne, nous nous installons à la seule table libre au milieu d’une petite salle obscure (mais sans fumée, ouf !) et nous nous commandons une bière. Voilà, nous apprenons les paroles magiques « une Club Dorada », c’est avec l’Aguila la bière qu’on trouve partout par ici. On ne fait pas tellement attention à nous, en fait, sauf le barman avec lequel A entame une petite discussion.
La musique est bonne et il y a des gens qui dansent au fond. C’est de la salsa, bien sûr, mais aussi d’autres styles de musique, il y a de la variété en Colombie ! Nous nous amusons à suivre les paroles quand c’est du karaoké, des trucs du genre :
«.... Que la vida No la quiere así Sin verte Prefiero la muerte.... Etc »
Dis donc, ce sont des grands émotifs, les Colombiens !
Il y aussi cette chanson « Angel o Demonio » qui nous plie de rire, celle où deux hommes caracolent sur leurs chevaux pour séduire une belle femme et lui demandent (c’est le refrain) à choisir entre les deux : « Cual es tu tu decisión ? ». Il y a de toute évidence une forte culture « cowboy » dans ce pays. | | | À: GeorgesOZ · 14 octobre 2018 à 10:26 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 17 de 194 · Page 1 de 10 · 10 298 affichages · Partager Bonjour Georges,
Merci pour ce carnet que je vas également suivre avec plaisir. j'envisage un voyage pour l'été prochain avec fils et mari. Nous n'aurons hélas que 3 semaines sur place. l nous faudra faire des choix c'est évident. Ton carnet va, je n'en doute pas, m'aider à tracer mon itinéraire et à arrêter mes choix. Nous ne parlons pas espagnol (à part qq mots pour mon fils qui a commencé il y a 2 ans), j'espère qu'on s'en sortira quand même ! | | | À: GeorgesOZ · 14 octobre 2018 à 10:26 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 18 de 194 · Page 1 de 10 · 10 297 affichages · Partager Bogotá – Monserrate
Deuxième jour à Bogotá. Nous nous rendons au pied du téléphérique pour monter au Monserrate. C’est un jour de semaine mais il y a une longue queue, il nous faut bien une demi-heure avant d’entrer dans la cabine. Belle vue sur la jungle qu’on retrouve dès qu’on sort un peu des zones urbaines. La ville est à 2640m d’altitude moyenne, et le Monserrate la surplombe d’une hauteur de 3150m. C’est bien haut mais nous ne sommes pas loin de l’ équateur, ne l’oublions pas !
C’est une visite agréable. Nous sommes un peu dans les nuages et il fait frais, mais une fleece légère suffit pour le faire oublier. Les photos montrent à quoi ça ressemble, c’est assez joli. On voit très bien comment Bogotá s’étale sur un immense plateau au pied de la montagne. Inévitablement, il y a une basilique au sommet. Elle date du 17-ème siècle mais a été complètement reconstruite à la suite d’un tremblement de terre en 1917, ce qui fait qu’elle n’a pas (pour nous) beaucoup d’intérêt esthétique. Mais elle est pleine de monde. Comme je l’ai déjà dit, les Colombines sont catholiques à 90% et ils prennent sérieusement leur religion.
A se retrouve entouré d’un groupe d’écoliers. Avec son allure de géant aventurier et sa gentillesse naturelle, il a toujours un succès énorme avec les enfants. D’autant plus qu’il se fait un point d’honneur à distribuer quelques polaroids après ses séances photographiques.
La queue pour prendre le téléphérique à la redescente est encore plus longue qu’à la montée. Ça nous donne l’occasion de bavarder avec les gens autour de nous. Notre Espagnol s’améliore à grande vitesse, ce n’est pas la pratique qui manque ! Les touristes étrangers sont rarissimes. Quant aux Colombiens eux-mêmes, ils sont charmants, frais d’esprit et faciles d’accès. Toujours disposés à une petite discussion. Ailleurs en Colombie, nous avons entendu les gens dire du mal des gens de Bogotá, comme quoi ils sont « agrios » (amers, revêches), mais les gens que nous rencontrons sont tous vraiment gentils. Certes, il y a beaucoup de touristes Colombiens venus d’ailleurs.
Nous décidons de retourner à pied de la station du téléphérique à Chapinero. Ça nous fera encore quelques bons 7 kms, un plaisir ! En route, nous sommes de nouveau frappés par la diversité architecturale de la ville. Il y a par exemple des moments où on pourrait se croire dans une ville Anglaise, avec des maisons style Victorien.
Le soir, de notre fenêtre, nous avons droit à un long spectacle de feux d’artifice, pas très loin de notre hostal. Peut-être une fête privée ? Ce ne serait pas étonnant, on a l’impression que les Colombiens sont du genre à faire la fête facilement.
En somme, ça nous plait bien, Bogotá. Images attachées: | | | À: GeorgesOZ · 14 octobre 2018 à 10:35 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 19 de 194 · Page 1 de 10 · 10 290 affichages · Partager Nos messages se sont croisés | | | À: Kawo · 14 octobre 2018 à 19:16 Re: Cinq semaines en bus en Colombie Message 20 de 194 · Page 1 de 10 · 10 265 affichages · Partager Bonjour Georges,
Merci pour ce carnet que je vas également suivre avec plaisir. j'envisage un voyage pour l'été prochain avec fils et mari. Nous n'aurons hélas que 3 semaines sur place. l nous faudra faire des choix c'est évident. Ton carnet va, je n'en doute pas, m'aider à tracer mon itinéraire et à arrêter mes choix. Nous ne parlons pas espagnol (à part qq mots pour mon fils qui a commencé il y a 2 ans), j'espère qu'on s'en sortira quand même ! 
Bonjour,
Trois semaines, c’est mieux que rien mais effectivement il va falloir faire des choix difficiles. J’y ai passé 5 semaines et je pense sérieusement à y retourner en 2019 pour 1 bon mois, voire plus, histoire de re-visiter des endroits qui m’ont plu et aussi de visiter d’autres endroits qui me semblent intéressants mais où je ne suis pas encore allé. C’est 2 fois la France, la Colombie !
En tout cas, je conseille de travailler un peu sur l’Espagnol. Très peu de gens parlent Anglais. 2 ou 3 fois je suis tombé sur des Colombiens qui parlaient Français, et assez bien d’ailleurs, mais il ne faut pas compter là-dessus. Sauf si bien sûr vous vous limitez à des endroits hyper courus comme Carthagène. Mais aussi, quel dommage, l’Espagnol est une langue superbe, surtout comme on le parle en Colombie ! | Carnets similaires sur la Colombie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 22 800 visiteurs en ligne depuis une heure! |