Vendredi 22 février (et samedi 23...) : la Martinique
Je me réveille la gorge un peu serrée. C’est notre dernière journée complète même si on ne décolle de
Pointe-à-Pitre que le lendemain soir.
Cela dit, elle sera belle, comme toutes les autres d’ailleurs !
Nous débarquons à 9 heures car le gérant de Luxiane car nous attend au port.
Il est bien là, avec une pancarte portant notre nom. Très gentiment, il nous guide vers la Dacia blanche qui nous emmènera vers le sud de l’île.
L’an dernier, on a passé une semaine à visiter et à randonner dans le nord de la
Martinique, notamment en forêt. C’était merveilleux mais cette année, on a des envies de plage, bains de mer et cocotiers.
L’hiver a été très très long chez nous : il a commencé en juillet...
Nous avions réservé la voiture quelques semaines auparavant sur internet. Pour le paiement, j’ai fait un virement bancaire depuis ma banque. Aucun souci. Le système est sûr et le loueur est fiable.
C’est le seul qui apporte la voiture (et revient la chercher) sur le port et il est beaucoup plus souple sur les horaires que les autres loueurs : les autres agences ferment pour la plupart avant 17 heures. Nous, on a le
Tous à bord à 21 heures et on compte bien profiter de la journée.
C’est parti pour la plage des Salines. Comptez un peu moins d’une heure de trajet. Les routes sont bonnes, le paysage parfois... alpestre ! On voit des collines vertes, des prés dans lesquels broutent de grands troupeaux de vaches blanches, un peu efflanquées cependant et moins girondes que leurs consœurs de métropole. Elles sont toujours accompagnées de leur oiseau pot de colle, l’aigrette pique-bœuf, qui mange les insectes délogés par leur cheminement (Ça c’est Cullen qui me l’a appris la veille ! Je m’étais toujours interrogée sur la présence de ces oiseaux blancs dans les prairies antillaises!).
On passe lentement la longue ville côtière de Marin, puis on arrive vers
Sainte-Anne. Direction les cocotiers des Salines. Devant nous, une image de carte postale... Vous savez, ces cocotiers au bord de l’eau, doucement courbés qui éventent gentiment les vacanciers, le sable blond, le rocher du Diamant au loin...
Eh bien on entre dans la carte postale, on pose tranquillement nos serviettes vertes sur le sable chaud, et à nous le farniente...

A midi, on mange dans un petit resto en bord de plage conseillé par le Routard : Chez Lily. C’est tout simple mais bon et copieux : poisson, gambas ou viande grillée + frites ou crudités. En dessert, flan coco ou sorbet maison à la mangue. Dure la vie !
Comme il faut bien se reposer après tous les efforts de la matinée, on répond à l’appel de deux cocotiers qui se penchent mollement l’un vers l’autre et forment juste pour nous un ombrage engageant.
Vers 15 heures, on quitte les Salines car les bains de mer et le soleil nous donnent un air de rouget en croûte de sel.
En plus, nostalgie oblige, j’ai envie de revoir une petite plage sur laquelle nous passions nos journées quelques années auparavant : l’Anse-figuier.
Aux abords de
Sainte Luce, on se dirige vers cet endroit très différent des Salines. C’est une plage fréquentée par les locaux aux eaux cristallines et très poissonneuses.
Vendredi après-midi oblige, des bandes de jeunes Martiniquais boivent des litres de
Cuba libre en dansant.
La musique est un peu forte mais qu’importe, on a pris les masques et tubas et on s’immerge dans le monde du silence : poissons clowns et autres, oursins gigantesques et... serpent de mer !
Louis sort précipitamment de l’eau, blême (ou presque sous les coups de soleil). Il vient d’apercevoir un long serpent jaune à pois blancs !
Le soir, on regardera sur Google, il s’agit d’une serpentine, joli poisson totalement inoffensif dont l’aspect évoque effectivement celui d’un serpent.
L’avantage de l’Anse-figuier, c’est qu’on y trouve des douches qui nous permettent de nous dessaler.
Bien rafraîchis, on file maintenant à la marina de la Pointe du bout pour aller admirer le coucher de soleil...en sirotant un bon planteur.
On a posté toutes nos cartes postales ici avec nos timbres français. A
Catalina, le vendeur les vendait un euro chacun. Il m’attend encore...
Puis c’est le retour au port, on rend la voiture vers 19 h 30. Voilà, c’était le dernier jour.
Je ne m’attarderai pas sur l’excursion Costa faite le lendemain :
à la découverte de la Guadeloupe, Ce fut inintéressant, mercantile (le patron de la distillerie qui devait nous la faire visiter était en fait le roi de la caisse-enregistreuse : on n’a rien vu si ce n’est la boutique et on y est resté bien trop longtemps)
Les deux autres visites ont été faites au pas de course, je qualifierai même celle de la Cascade aux écrevisses d’arrêt photo. Tout ça pour nous déposer à l’aéroport en catastrophe alors que l’embarquement avait déjà commencé... Très très bof...
La prochaine fois, on ne prendra pas d’excursion et on restera sur le bateau.
Si j’en ai le courage, je ferai un petit bilan de la croisière demain mais je voulais quand même remercier tous les forumeurs qui ont pris le temps de raconter leur croisière, de donner leurs tuyaux et qui nous ont du coup permis de réussir la nôtre notamment, Mini et Virginie, Friquette, Porites, Monsieur Pap dont j’espère lire le CR de la croisière à
Valparaiso...) :), Philoustrat (pas sûre de l’orthographe), Jany et tous ceux que j’oublie.
Sur les photos, la plage des Salines, un "parasol",
le Diamant, l'entrée dans la baie de
Pointe-à-Pitre, mon balcon : bou-hou-hou...
Images attachées: