Petit compte-rendu de mon voyage au
Burkina. Octobre 2010.
Ce voyage était un cadeau de mon mari pour mes 40 ans. J’avoue que je n’aurais jamais envisagé un voyage dans ce pays africain. Et pourtant, je reviens émerveillée par la beauté de ce pays et par la gentillesse de ses habitants.
Nous avons parcouru des régions très différentes et tout aussi intéressantes les unes que les autres. Voici notre parcours :
D’abord, nous sommes restés 2 jours à
Ouaga, pour s’acclimater (ce fut très utile, avec une amplitude thermique de 25 degrés entre la
France et le
Burkina) et découvrir la ville.
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Le centre-ville de
Ouagadougou est bruyant, surprenant, pollué, mais cependant attachant à condition de na pas y dormir. Nous avions choisi de réserver une chambre à la maison d’hôtes Azaaba et ce fut notre première bonne surprise. La maison est agréable, très bien tenue et située dans un quartier résidentiel loin de toute agitation. Je tiens à remercier Christophe pour son accueil chaleureux, ses conseils judicieux et toute l’organisation de notre séjour. Merci également à Nicolas pour ses bons petits plats et sa gentillesse.
Le deuxième jour, nous avons visité le site de
Laongo, qui présente des sculptures sur rochers, en pleine brousse à environ 35 km de
Ouaga. Le site n’est pas bien entretenu, c’est dommage, mais les œuvres sont trés belles et le guide fut intéressant par ses explications détaillées. Nous avons également été jusqu’à Manéga, à 1 heure de route au nord de
Ouagadougou, pour visiter son musée qui est une première approche intéressante de la culture burkinabée.
Le véhicule 4x4 que nous avions loué avec la maison azaaba était en très bon état et le chauffeur Daniel fut d’une très bonne compagnie tout au long du circuit. Il avait beaucoup de choses à nous raconter sur la culture, les traditions.
Ensuite, direction Bobo Dioulaso. La ville est en plein travaux, pour cause de fète du cinquantenaire de l’Indépendance qui aura lieu en décembre. C’est une ville agréable, plus verte et moins agitée que
Ouaga. Nous avons dormi à l’auberge La Villa Rose ; l’accueil y est sympathique, les chambres propres. Seul bémol, la gare ferroviaire se trouve non loin de là et nous avons parfois été génés par le bruit des trains.
A Bobo et autour, nous avons visité : le village de Koro (perché sur une colline rocheuse), la mare aux poissons sacrés de Dafra (impressionnant d’y voir les sacrifices de poulet !), le village de Koumi, le musée de la Musique.
Puis, nous avons pris la route de
Banfora. Hôtel La Canne à Sucre : superbe établissement, très bonne cuisine (et très bon rhums....). La ville est de moyenne importance, et nous avons particulièrement apprécié de nous y promener tranquillement. Nous avons visité : les cascades (quel bonheur de s’y baigner), les dômes (ensemble rocheux surprenant), l’usine de sucre, le lac de Tengrela où nous avons aperçu (de loin) des hippopotames. Tout cela à quelques kilomètres de
Banfora. Un peu plus loin, nous avons découvert les
pics de Sindou et le village troglodyte de Niansokoné. Ce village est magnifique, mais l’accés est assez sportif !
Nous sommes ensuite rentrés à
Ouaga pour y passer 2 nuits, de manière à se reposer un peu avant d’entreprendre la fin de notre périple. Nous en avons profité pour aller faire un tour au village artisanal qui présente un ensemble d’artisanat varié et de bonne qualité.
Enfin, nous sommes partis plein sud pour visiter le village de
Tiébélé (superbe ensemble de maisons dont l’extérieur est peint par les femmes). Nous avons dormi une nuit au ranch de
Nazinga qui est une réserve animalière où l’on a croisé de nombreux animaux dont des éléphants, des babouins, des kobs, etc...Nous serions bien restés une nuit de plus dans cette réserve, mais le temps nous était compté et il fallait penser au retour.
Dernière nuit burkinabée à la maison azaaba qui fut notre pied-à-terre et où nous étions contents de revenir.
Je souhaite insister encore sur la gentillesse des burkinabés. Partout où nous sommes passés, nous avons été accueillis avec chaleur. Bien entendu, notamment à
Ouagadougou et Bobo Dioulaso, nous avons été parfois sollicités par des vendeurs ambulants, mais sans jamais d’agressivité. J’ai découvert un peuple fier, travailleur, honnète et d’une gentillesse remarquable. Merci à tous ceux que nous avons croisés.
Armande