Il va faire chaud. Vous n’aurez aucun problème à louer une voiture sur place surtout si vous retournez sur
La Havane. Par contre, il peut être avantageux de le faire avant de partir. La location est grandement facilitée par la saison et sans problème vous trouverez un transport qui accommodera toute la famille. Cependant, du fait que vous changerez de provinces, un supplément sera demandé. Aussi, assurez-vous de bien lire le contrat : le bris de par brise et les crevaisons sont courantes et non assurés. Aussi, vérifiez l’état du pneu de secours, il peut être en mauvais état. Un conseil, vous voyagez en famille avec un ado et un enfant... La propreté de la voiture : assurez vous qu’elle sera remise dans un état impeccable sinon vous allez payer la totale en nettoyage. Et ne brûlez surtout rien, attention à la cigarette. Vous devrez payer un dépôt de garantie. Informez-vous et donnez le montant comptant si vous n'avez pas réservé d'avance. Évitez les cartes de crédit sinon, les banques sont sécuritaires, vous pouvez avoir de mauvaises surprises au retour et aucun recours n’existe pour récupérer votre argent.
Comme vous voyagerez beaucoup, assurez-vous d’avoir sur vous la « moneda nationale » que vous pourrez vous procurer dans n’importe quelle « cadeca » de
La Havane. Par la suite, vous reconnaîtrez les maisons de change, sur la rue, qu’on trouve en quantité dans toutes les villes cubaines. Tous les étrangers peuvent s’en procurer sans problème depuis plusieurs années. Vous obtiendrez un meilleur taux de cette façon et pour changer vos euros en CUC aussi. Ensuite, vos CUC en pesos. Gardez sur vous au moins 400 pesos, l’équivalent de 10 euros. Attention, ne changez que le minimum dans les hôtels et les aéroports, c’est prohibitif.
Les vols et menus larcins ont particulièrement augmentés, surtout en
Oriente et à
La Havane. Attention à vos poches et à votre sac. Après l’
Inde, vous aurez d’excellents réflexes et somme toute, la situation n’est pas critique à
Cuba. En ville, votre voiture sera en sécurité. Vous trouverez toujours quelqu’un qui la surveillera en échange de 1 CUC. De jour, ce n’est pas nécessaire. Si vous dormez en casa particulare, demandez où garer votre voiture : il ne faut jamais la laisser sur la rue pour la nuit. L’hôte sait qui loue son garage pour 1 à 2 CUC par jour-nuit. Les garages sont minuscules, n’hésitez pas à donner la clef au locateur qui stationnera impeccablement la voiture pour vous. Les pesos cubains vous permettront d’acheter dans les marchés publiques : fruits, légumes, etc. à bon prix et de profitez des bricoles et des denrées vendues sur la rue. N’hésitez pas à demander votre chemin, quelques fois une aide monétaire sera demandée si on vous accompagne. Ne donnez jamais plus que 0,25 CUC ou 5 pesos cubains. 1 CUC se vend à la cadeca à 24 pesos. Ne vendez jamais vos CUC sur la rue car on va vous rouler... Seuls les Cubains le font... en toute sécurité. De toute façon, c’est illégal.
Vous trouverez, sans réservation, un hôtel dans les villes et des casas particulares. Vous reconnaîtrez facilement le symbole de l’ancre bleu sur les portes des maisons. S’il n’y a pas de chambre libre, ne vous inquiétez pas, l’hôte vous en trouvera une en moins de deux... Si vous parlez l’espagnol, ce sera encore plus facile. 25 CUC ou parfois 30 CUC vous seront facturés par chambre avec le petit déjeuné pour deux personnes. On trouve des chambres à 20 CUC sans petit déjeuné. La casa particulare a un avantage certain : le prix et l’ambiance. Les chambres ont toutes une salle de bain privée. N’hésitez pas à demander un guide connu de l’hôte et faites confiance au gens sans être naïfs, vous aurez de très belles surprises. Aussi, vous pouvez loger dans un hôtel « tout compris » sans réservation pour 1 nuit et plus. C’est un peu plus cher que si vous réservez au préalable d’une agence mais la liberté qu’on y gagne est inestimable. Si votre véhicule est tout terrain, à vous la liberté sur les routes. Vous aurez vos cartes routières mais vous remarquerez que souvent rien n’est indiqué. Stoppez et demandez : les cubains connaissent leurs routes et leurs trous... Aucun équivalent du guide Michelin n’est disponible pour une raison de... sécurité. Et les GPS sont interdits.
Cuba est un pays en guerre, ne l’oubliez jamais. Une guerre subtile, mais tout de même existante. Dans la région de
Santiago de Cuba, de Guantánamo, c’est plus présent. Les touristes sont rarement arrêtés aux points de contrôle mais vous verrez souvent des jeeps de transport et autres voitures stationnées aux postes en raison d’un contrôle d’identité : la base militaire de Guantánamo est à proximité et l’appel des sirènes est grand : c’est aussi un lieu d’évasion pour les fraudeurs, voleurs de tout poils... Les contrôles sont donc très présents. Il ne faut pas croire que les Cubains soient brimés dans leur liberté d’expression.
Cuba ne compte aucun prisonnier politique dans ses prisons !!! Les véhicules destinés à la communication sont inexistant, ou presque, par contre, le Cubain n’hésite pas à critiquer l’administration du pays à voix haute. Il est seulement plus discret devant les étrangers. Aussi, s’ils vous arrivaient d’être malades, les cliniques internationales sont excellentes, vous n’avez pas le choix de toute façon, par contre, jamais vous ne serez refusés dans une clinique, un hôpital, si quelque chose arrivait. Le système de santé est au point, nul n’est refusé pour un traitement.
Les médicaments courants pour les maux de têtes, petites douleurs ou anti inflammatoires, etc. existent et sont prescrits. Cependant, les crèmes antibiotiques qu’on trouve partout en pharmacie en Europe et particulièrement pratiques sont difficiles à trouver, tout comme l’aspirine. N’hésitez pas à apporter quelques tubes à offrir ainsi que des diachylons. Aussi, n’apportez pas de savon ou dentifrice, ils coûtent peu et se trouvent en quantité dans les bodegas cubaines. Les brosses à dents aussi... Par contre, stylos, feutres, crayons sont appréciés. Le fil dentaire aussi, si on connaît son usage. Aussi, n’hésitez pas à les mettre dans vos bagages. Les rouges à lèvres, gloss, échantillons de parfum, mascaras et revitalisants après shampoing feront des heureuses. Le ruban nommé « dock tape », un ruban collant gris utilisé en rénovation, est un must et cadeau très très appréciés par le Cubain. Tout comme les aiguilles à coudre, à couche, brillant à ongles et cotons tiges. Sinon, si vous voulez « régaler », les CUC sont plus qu’appréciés : ils permettent d’acheter des produits ou denrées qu’on ne trouve qu’en « shopping » avec des devises. Ils sauvent souvent le mois car tout est trop cher pour le cubain qui ne vit que de son salaire.
Un mythe à déboulonner, les casas particulares qui enrichissent leur propriétaire. Sachez que pour chaque chambre destinée à recevoir un touriste dans quelque maison que ce soit, le propriétaire doit payer un impôt de 150 CUC par mois. S’il en a deux : 300. Si les chambres ne sont pas louées pour x raisons, il doit payer quand même. En saison basse, beaucoup de casas sont fermées pour rénovation, ce qui permet d’être exempté de la taxe par chambre.
Maintenant, pour les distances : je vous conseille fortement de calculer un maximum de 200 à 300 km de route par jour. Souvent, ça peut être très long car les routes peuvent être détournées pour construction, fermées pour construction, ou simplement en mauvais état. Les connaître fait gagner beaucoup de temps, ce qui n’est pas votre cas. Un exemple :
Holguín – Guantánamo, c’est trois heures. Guantanamo –
Baracoa, c’est 1h30, deux heures. Par contre, la route pour
Baracoa est un must. Calculez des haltes. Aussi, vous remarquerez que le carburant brûle rapidement pour la quantité achetée. Le carburant trouvé au noir provient principalement des touristes. Vous payez 20 CUC, vous en avez pour 15. Pas partout, mais c’est courant... Surtout en
Oriente.
Je vous conseille le Carnaval de
Santiago et le défilé du 26 juillet. Cependant, tout ce termine le 27 juillet. Mais
Santiago est une ville à découvrir et sans Carnaval ce sera plus facile.
Pour les attractions régionales, prenez le temps d’arrêter dans un Havanatour présent dans tous les pôles touristiques, tout y est. Sur place, vous trouverez toujours quelqu’un (un touriste) qui se fera un plaisir de vous informer sur la qualité de l’activité. Aussi, en casa particulare ou à l’hôtel, on vous informera aisément.
Les forums d’agences de voyages sur internet ont des statistiques de clients satisfaits et insatisfaits des sites, activités offertes, etc. Il faut les consulter, c’est toujours extrêmement intéressant !
En 28 jours, faire le tour de
Cuba, c’est un peu court. Vous n’hésiterez pas à modifier votre parcours.
Bonnes vacances !
Je vous conseille de lire les articles de Salim Lamrani, sur internet, pour une compréhension de la réalité cubaine.