Bonjour
Je vais essayer de mettre la suite et d'autres photos...
Non je n'ai pas utilisé de pied...
Non je n'ai vu
Petra la belle dans ses vêtements de nuit !!! Car nous étions invités..dommage car cela doit être extraordinaire et à ne pas rater.....
J'espère que vous allez ds le
Wadi rum après car c'est au moins aussi magique !!!
Petra 2 eme jour
Encore un réveil matinal....décidément cela devient une habitude....comment sera le retour parisien? Moi qui suit une lève tard couche tard ?!?!?
Une petite description du camp....une première grande tente en rentrant où sont servis les repas.....des divans bas, des tapis, des coussins et des petites tables basses...presqu'une vraie tente bédouine...à quelques mètres une placette circulaire avec un feu central et des rebords permettant de s'assoir..le soir, nous pouvions nous y installer et boire du thé en discutant et en chantant...du moins en essayant...en effet nous avions un oiseau chanteur à la voix d'or qui faisait son possible pour entraîner la troupe...avec beaucoup de difficultés car, sans musique et sans paroles.....et des voix de faussets !!!! on ne peut pas faire de miracles...la seule que tout le monde a pu chanter sans faillir est...." la rirette " !!!!!!
Nous avons même essayer un soir, les chœurs...à trois voix s'il vous plaît.....quelle rigolade...et pourtant le cœur y était...je rends hommage à Véronique pour sa patience et son opiniâtreté....
Deux autres tentes organisées de la même façon lui font suite....
Sur la gauche une dizaine de tentes carrées avec lits et couvertures...Pas encore le bivouac mais bon nous y viendrons.....d'autres tentes sur la collinette d'en face.....Avec quatre douches et quatre wc, heureusement
Les roches découpées surplombant le camp ressemblent à des gros crânes avec leurs orbites...étonnant...et le soir les bougies aidant, le spectacle acquiert de la magie et nous nous croyons dans un autre monde.
Donc lever à 7 h pour un départ à 8 h...aujourd'hui nouvelle randonnée dans
Petra pour aller au " Haut lieu du sacrifice "...
Mais auparavant, découverte de " Little
Petra " ou Al Barid.
Little
Petra, près de notre camp qui porte son nom...c'était là que s'arrêtaient les marchands faisant les navettes entre l'Arabie et la Méditerranée pour faire boire leurs chameaux, c'était là aussi qu'étaient stockées les marchandises pour
Petra.
En arrivant, une façade à fronton en haut d'une volée de marches...une frise dorique, des chapiteaux nabatéens, un fronton curviligne... cette structure date de la première moitié du premier siècle après JC....peut être un temple, un poste de garde ?
Puis les parois se rapprochent et on pénètre ds le site proprement dit par un passage, le Siq al Barid, d'une dizaine de mètres qui était autrefois fermé par un portail et qui débouche sur plusieurs espaces élargis.
Dans le premier, nous sommes accueillis par une deuxième façade et ses deux colonnes à chapiteaux nabatéens...dont la sobriété fait penser à un temple...peut être dédié aux Dieux Dushara et Al-Uzza.
Des cavités autour, salles triclinaires (trois bancs), des citernes, un escalier qui s'élance entre deux rochers...
Dans le deuxième, un " violoniste " local nous charme avec un air aigrelet d'un autre temps...son instrument...deux montants en bois entre lesquels une peau est tendue, une seule corde et un archet....qd nous partons, quelques dinars devant lui...
Sur la gauche, un escalier abrupt taillé dans la roche, nous conduit à la seule maison de
Petra dont les peintures ont résisté au temps, bien que très abîmées par les iconoclastes et la fumée des bédouins ayant longtemps habités ces endroits.On peut encore distinguer des grappes de raisin, des fleurs, des feuilles de vigne...
Au fond, un défilé avec un escalier qui mène à un point de vue....
Nous partons rejoindre la "Grande
Petra " pour un deuxième jour de visite...
C'est avec émotion que je pénètre à nouveau dans ce décor " surréaliste " tout de crème et de rose vêtu...nous repassons devant les trois cubes djinns, le tombeau des Obélisques....un début de course pour rattraper la troupe se termine par un vol plané...mains et genoux couronnés m'accompagneront pendant quelques jours...
Le Siq interne, les mêmes rayures, la même difficulté au soleil de se frayer un chemin à travers l'étroitesse du défilé, les mêmes sculptures et au bout, à nouveau, l'apparition, le miracle illuminé à la sortie du canyon...la même émotion...aujourd'hui mon appareil photo en état de marche, je le mitraille, il le mérite....
Nous le verrons à nouveau au retour avec d'autres couleurs...
Nous redescendons le Siq extérieur....le groupe tourne à gauche et moi, dans les nuages et les photos (je suis toujours la dernière car je n'aime les intrus sur mes photos !!!) continue tout droit...mais aujourd'hui je connais...et l'endroit où l'on va..et le nom de mon camp..donc pas de panique...Je demande mon chemin et un charmant ânier, juché sur son âne, m'accompagne et m'invite à monter à dos d'âne...je retrouve le groupe à la bifurcation qui me propose une laisse !!!!et je laisse un ânier déçu car il vient de perdre une cliente !!!
Décidément
Petra m'en veut......et pourtant Dieu sait si je l'aime !!!!!mais c'est ainsi, nous ne sommes pas toujours payés de retour !!!!
Nous attaquons la montée lentement mais sûrement, avec courage...le sommet est a plus de 1000m...Pas loin d'une heure de marche et de.....marches assez raides.
La montée se fait à flanc du djebel el Madhbah et quand nous arrivons, nous avons devant nous un des plus beaux panoramas avec vue sur le site, les tombes royales, le mont Aaron et les vallées qui s'enfoncent ds le lointain.
Nous sommes à 200m au dessus de la cité.
Deux obélisques de 7 m taillés dans la roche sur une première esplanade, représentant vraisemblablement les Dieux Dushara et Al-Uzza..
Un petit sanctuaire où l'on sacrifiait des animaux (agneaux, chèvres) en l'honneur des Dieux, composé d'un autel auquel on accède par trois marches, une citerne rectangulaire, un bassin circulaire avec une rigole pour l'écoulement des liquides.Sur le pourtour, des banquettes pour festoyer....au centre, une plaque de 15 cm, la table sacrée pour déposer les offrandes...
Un double drapeau jordanien flotte au sommet..
La re descente vers le site se fait par un sentier qui serpente sur l'autre flanc du djebel.
Nous nous arrêtons pour manger nos sandwichs" bédouins " à l'ombre d'un pistachier et non loin d'une fontaine monumentale " le monument du Lion "...alimentée par une citerne située au dessus... on distingue le corps du lion mais sa tête est à moitié effacée et il faut beaucoup d'imagination pour la visualiser.....j'ai plutôt reconnu un éléphant, la patte avant faisant office de trompe....
Puis une autre façade rupestre appelée " Tombe du Jardin " qui était en réalité un temple (sous Aretas IV), protège une énorme citerne..un portique, deux colonnes aux chapiteaux nabatéens..à l'intérieur deux salles....
Un peu plus bas, l'imposante Tombe du Soldat Romain, de type " façade romaine classique " Sur cette façade assez érodée, on peut encore distinguer dans des niches creusées entre les colonnes, des personnages... Celui du centre porte une cuirasse et paraît être un militaire.A l'intérieur, deux chambres funéraires.....Face à la tombe, séparé par une cour, un grand triclinium aux murs naturellement multicolores...sur les murs, des demi colonnes surmontées de chapiteaux soutenant une corniche en pierre...des bancs sur les trois côtés attestent sa fonction.
Un peu plus bas encore, l'élégante Tombe de la Renaissance, devant son nom à son architecture rappelant la renaissance italienne..
Puis la Tombe au Fronton Cassé....
Ces deux tombes auraient été sculptées sous l'ordre de Trajan donc après l'annexion de
Petra par l'empire romain.
ET aussi une structure bizarre ressemblant à un masque...où un fantôme !!!!
En redescendant, outre les roches aux couleurs superposées comme un mille-feuilles, nous rencontrons des morceaux de rochers qui ressemblent plutôt à un " opéra " ce gâteaux aux couches superposées de beige clair (café) et marron (chocolat)...
La poursuite du chemin nous amène aux "Tombes Royales " où étaient enterrés les dignitaires nabatéens.
De droite à gauche on distingue :
Le Tombeau à l'Urne avec sa décoration de style dorique nabatéen et appelée ainsi à cause de l'urne visible (pourtant petite !!!!) sur la façade.On l'appelle aussi " cathédrale " car à l'époque byzantine, il a été utilisé comme telle.
Le petit Tombeau de la Soie reconnaissable à ses innombrables marbrures multicolores qui vont du jaune à l'orange en passant par le rouge, le crème, le blanc, le mauve...
Le Tombeau Corinthien avec son tholos central à l'étage supérieur inspiré de l'architecture hellénique et que l'on retrouve ds le Khasneh.
Le Tombeau Palais, majestueux, à l'allure de palace et dont les dimensions rappellent celles du Deir (50m par 45 m).Il possède trois niveaux et rappelle un palais hellénique ou romain.
Tout au fond, la Tombe de Sextius Florentinus, assez érodée mais où on retrouve la magnifique polychromie naturelle.
Allongé sur un matelas, un marchand- bédouin nous propose ses souvenirs et même un-pistolet-bédouin-à-six-coups pour se débarrasser de son mari quand il vous trompe avec sa maîtresse ou sa secrétaire...où même pour plus tard, au cas où !!!!Dit en français avec son joli accent, cela ne manquait pas de saveur !!!!
Des merveilles pleins les yeux, nous redescendons vers le centre de la ville et nous nous installons au soleil pour déguster encore une fois qui, un jus de grenade, qui, un café à la cardamone (goût surprenant la première fois mais auquel on s'habitue très vite)
Nous attendons le coucher du soleil pour démarrer notre retour afin d'admirer le site une dernière fois enveloppé de ses couleurs du soir...
Nous repartons vers la sortie en sens inverse cette fois et je me retourne à chaque instant pour imprimer cette vision sublime...encore quelques photos, des roches, des structures, du Siq...
Nous devons dîner chez " l'habitant " ce qui ne nous a pas permis d'admirer
Petra la belle dans ses vêtements de nuit, illuminée par des milliers de bougies sur un fond de musique traditionnelle.
Donc repas chez une famille jordanienne...nous nous déchaussons et sommes accueillis par la famille presqu'au complet..leur fille est absente.La maîtresse de maison et ses deux fils..post ados pré - adultes
Seuls les garçons restent et nous servent du thé, du café léger et de l'eau avant l'arrivée du plat principal, un mansaf au poulet. Traditionnellement il est préparé à l'agneau.La viande est cuite dans du yaourt et servi avec du riz, des amandes (c'était délicieux) des légumes, beaucoup de persil, une sauce au yaourt de chèvre fermenté.
Nous nous sommes accroupis...très difficile de rester ds cette position quand on n'a pas l'habitude.On a essayé de manger avec la main droite en nous aidant de morceaux de pain plat ou de feuilles de salade que l'on remplissait...ou en faisant des boulettes de riz que l'on trempait dans la sauce...un peu risqué pour le tapis en dessous !!! Même avec les plastiques protecteurs....rapidement nous avons utilisé les cuillères mises à notre disposition...
Puis le maître de maison arrivé et ses fils disparaissent...très intéressés et tes intrigués par leur conception et leur mode de vie, les questions fusent....le mariage des filles et aussi des garçons, la religion, les études, la fac......Wallid traduisait et quelquefois éludait quand la question pouvait être dérangeante..le maître de maison journaliste encore jeune mais à la retraite ne vivait pas sur place...ah la retraite !!! En général elle est prise plus tôt que chez nous mais la tendance est de s'aligner sur le modèle occidental....
Avant de repartir nous avons réclamé la maîtresse de maison pour la remercier et la féliciter pour son délicieux repas...les femmes lui ont serré la main, les hommes se sont abstenus...
En rentrant au camp nous avons continué à interroger Wallid sur les mœurs de son pays et la façon dont on était perçu par les jordaniens...l'image moderne que la reine Rania donne de son pays n'est pas forcément comprise par le peuple et notre guide nous a bien expliqué que leur reine n'a pas un comportement conforme à ce que la majorité des jordaniens attendent..il faisait allusion à une photo de leur reine en maillot de bain lors d'un séjour à l'étranger...
La distance entre nos pays n'est pas grande mais nos conceptions et modes de vie sont à des millénaires'.....
Le
Wadi rum 10/11/16 et 11/11
Ça y est, c'est le grand jour...ce matin nous partons vers le désert tant attendu...
le transfert est court..à peine deux heures..
Le
Wadi rum a jailli il y a environ 30 millions d'années. L'érosion en a sculptée longuement et finement chaque roche. Le plus haut sommet culmine à plus de 1800 m et on y trouve toutes les variétés de minéraux présents sur notre planète.
Sous le
Wadi rum, il y a un réservoir d'eau douce fossile accumulée au cours des ères précédentes (aquifère de Disi) et c'est cette eau qui est acheminée vers
Amman.
Nous allons marcher et découvrir la partie du
Wadi rum qui est protégée.
C'est une réserve de plus de 500 km2...la réserve a pour but de protéger les espèces menacées animales (de nombreuses variétés d'oiseaux carnivores comme les aigles, vautours, faucons...et aussi perdrix, pigeons...) et végétales, les traditions des bédouins qui y vivent et empêcher un tourisme anarchique...nous devons donc payer un droit d'entrée.
A 10 h nous arrivons au village "en dur " (plutôt des maisons en parpaings..rien de bien folichon...)où vit une des tribus bédouines....Nous faisons connaissance avec l'équipe qui va nous accompagner pendant deux jours...un cuisinier Hakem dont le 4x4 transporte le matériel de cuisine et nos réserves d'eau, bouteilles et jerricans, un chauffeur de pickup qui transporte matelas, tentes et bagages et un jeune chamelier de quinze ans, Feraz qui conduit les deux chameaux qui seront à notre disposition pendant ces deux jours..
Le départ est donné....
A qui le tour, pour le " tour de chameau " ?!?!?
Ou plutôt de dromadaire car nos amis ne possèdent qu'une seule bosse, qui est une véritable usine car c'est là qu'ils stockent leur énergie sous forme de graisses.
Nous démarrons...l'immensité rose nous tend ses bras et ne tarde pas à absorber notre attention car il n'est pas aisé de marcher dans le sable...je cherche les endroits où le sable est tassé par les pneus des 4x4..à peine mieux et du coup je zigzague et augmente mes kilomètres !!! Et quand on est absorbé par ses pieds, on ne regarde pas le paysage...qui est époustouflant......on se croirait sur la planète Mars...Le sable est rouge (couleur due à la présence d'oxyde de fer), les roches rouges et ocres découpées à perte de vue...des canyons, des grottes, des falaises, des arches rompent en permanence la monotonie du paysage...
Des petites touffes végétales vert pâle se découpent sur le rouge -rose -orangé du sable...
Premier arrêt...les dromadaires changent de monture...
J'aime leur pas lent, élégant, nonchalant, le temps qu'ils prennent pour bien dérouler leurs pattes et la délicatesse avec laquelle ils posent leurs larges pieds sur le sol (la largeur de leurs pieds leur permettent de ne pas s'enfoncer dans le sable.) C'est un animal rassurant qui dégage un énorme " capital sympathie "...j'ai passé beaucoup de temps à les observer, les admirer, les photographier..Ils sont fiers, distingués et ont un air un peu hautain et même narquois et vous regardent amusés, du coin de l'œil.Ils ont une résistance incroyable et rien ne semble pouvoir les atteindre et pourtant...le deuxième jour, l'un d'eux, Robin Wood, l'aîné (5 et 4 ans)
nous a fait une petite crise...de quoi ???? Impossible de le savoir...Dès que quelqu'un montait sur son dos, il se mettait à brailler (où à blatérer) fort en tout cas).Cela a duré une partie de l'après midi...et si je m'inquiétais, cela n'avait pas l'air de soucier Feraz....il est vrai qu'il était plus accoutumé que moi !!!!
Le premier jour, Armelle qui ne voulait pas monter, a finalement changé d'avis...au bout d'un moment me retournant, j'ai vu que Feraz avait séparé les deux compères...et Armelle fière comme artaban faisait avancer Robinwood comme si elle avait fait cela toute sa vie...j'étais en admiration moi la néophyte et tout d'un coup j'ai vu RobinWood se mettre en grève et tourner en rond sans se décider à démarrer....il a fallu l'intervention de Feraz pour le convaincre qu'il avait encore un bout de chemin à faire......
Au loin une arche, le Burdah rock bridge,80 m au dessus du sol et paradis des grimpeurs....
L'heure du déjeuner approche...au détour d'un rocher, à l'ombre, le camp bédouin est installé et nous attend...les tapis alignés sur le sable nous surprennent et nous ravissent...un thé bouillant et une immense salade sont les bienvenus....
Un peu de repos, une petite sieste pour certains, la découverte des environs pour d'autres, puis nous repartons pour deux bonnes heures de de marche au milieu de cette immensité qui m'englobe, qui m'enserre, qui tour à tour s'éloigne et se rapproche mais qui, à aucun moment, ne me laisse indifférente...Le sable s'éclaircit par endroit, de rose ou rouge il devient blanc, les roches se foncent, les herbes se font tantôt plus rares tantôt plus vertes..ça et là, nous distinguons des traces de pattes...oiseaux et autres bestioles..la vie quoi...mais à part quelques lézards je n'aurais pas l'occasion de voir cette vie qui se devine mais ne se montre pas pendant le jour....ça et là des piétinements de troupeaux de chèvres...
Avant le coucher du soleil, nous arrivons au camp installé à l'abri d'une falaise...des buissons d'épineux, des anfractuosités dans les roches nous permettront de nous isoler...
Un thé nous réchauffe en attendant le repas...
Chacun repère la place de son couchage....plat avec du sable et pas de pierres..nous nous installons..nous récupérons nos bagages et montons les tentes...il faut savoir que je n'ai jamais monté une tente !!!! Le système s'est simplifié mais les résultats sont quelquefois comiques...de belles parties de rigolade nous mettent en joie en voyant l'allure des tentes...des " spécialistes " du camping nous aident et chacun pourra passer sa nuit avec un toit sur la tête...
Je m'éloigne et m'isole afin de savourer ce moment inoubliable...je m'adosse à la falaise...tant de beautés...comment est ce possible...je me pince...non je ne rêve pas...ces montagnes qui s'estompent et se réduisent, ces couleurs qui s'adoucissent un peu plus, ce sable doux et encore chaud, ce silence fait de respect mutuel, cette évidente communion avec la nature....Puis le soleil se couche et envoie ses couleurs rougeoyantes pour quelques instants encore, le ciel s'allume de milliers d'étoiles et la lune me semble plus belle et plus grosse que jamais...fascinant...je suis fascinée et j'ai du mal à rejoindre le camp où le dîner nous attend...
Les lampes frontales sortent et se baladent....nous nous installons pour le dîner assis en rond autour du feu...un ragoût de mouton....je l'attends avec impatience depuis mon arrivée....Hakem s'est surpassé...c'est délicieux...
Nous entonnons quelques chants puis commentons la journée avant de rejoindre nos abris de toile..
Partie de rire avec Armelle qui m'avoue ne pas avoir campé depuis trente ans...et moi quarante !!!!!SI nos enfants nous voyaient, ils seraient bien surpris !!!!!!
Le soleil pointe le bout de son nez et nous réveille....première nuit de bivouac...prête à recommencer...peut être à la belle étoile...mais il fait qd même un peu froid dans le désert la nuit et puis je n'ai pas très envie de me retrouver nez à nez avec un serpent ou un scorpion..Wallid me rassure..peu de chance que cela arrive, ce n'est plus la saison...nous remballons, plions les tentes, une toilette sommaire derrière un buisson...nous sommes déjà très organisés...d'un côté les garçons, de l'autre les filles...petit déjeuner et départ...
Avant de repartir nous admirons le véhicule de notre transporteur...Il démarre avec deux fils et le volant et son arbre sont entourés d'un tricot jaune moutarde du bel effet !!!!amusant et attendrissant mais je doute qu'en
France Il réussisse à passer le contrôle technique !!!!
Aujourd'hui 5 h de marche, pour notre plus grand plaisir...Une, manquera à l'appel pour cette matinée, ma co- tente Armelle qui a des problèmes avec le ragoût de la veille..elle reste avec l'équipe technique et se fait chouchouter par Hakem aux petits soins...il lui a même fait chauffer de l'eau pour qu'elle puisse se laver les cheveux !!!! Décidément, il sait parler aux femmes seules !!!! Ce n'est pas un bédouin pour rien !!!!
A tour de rôle nous montons sur les chameaux...pas évident...il faut d'abord tenir en équilibre et je ne suis pas née sur le dos d'un cheval....une fois juché, il faut trouver la bonne position...jambes pendantes, bonjour les adducteurs !!!!! jambes un peu avant mais attention aux montants de la selle en bois...et une fois là haut, pas question de lâcher le pommeau pour prendre des photos..on se contente d'être balancé au rythme des pas du chameau et de contempler le paysage d'en haut...
plutôt agréable mais je ne suis pas mécontente de redescendre et de marcher....
Nous arrivons près d'une arche, le Umm fruth rock bridge...arche naturelle à 15 m du sol et qu'une partie de l'équipe s'empresse d'escalader...photos... qu'ils sont beaux là haut mais que nous sommes bien en bas !!!!!
La journée s'écoule au rythme des dromadaires...arrêts photos, on monte et en redescend à tour de rôle....quelquefois, pas d'amateurs...ainsi ils peuvent se reposer..à l'étape de midi, je m'installe près d'eux dans le sable et savoure ce moment de solitude pendant que les autres font la sieste......il fait bon juste comme il faut....un instant de bonheur que j'essaierai de rendre éternel en le rangeant dans mes souvenirs.....puis je les mitraille...Ils se nourrissent de nos restes et broutent les herbes un peu sèches et les buissons qu'ils rencontrent...
Nous repartons....ce rythme lent me convient et favorise les rêveries...de temps en temps je dois courir pour rattraper le groupe...mais là, on ne risque pas de me perdre car l'horizon se déroule autour de nous à perte de vue.
Puis apparaissent des touffes fleuries de rose contrastant joliment avec le rose du sable.
Un cadavre...de dromadaire aux os blanchis et rongés par les busards achève de sécher au soleil...
Nous arrivons ds une zone où les roches se redressent et dont les sculptures s'affinent..nous descendons dans une gorge jonchée de cadavres divers...bouteilles plastiques, même une de bière !!!, boîtes de conserve....quel dommage, quel gâchis !!!même ici la nature n'est pas respectée !!!!
Nous arrivons dans une sorte de vallée encaissée...un peu lugubre....et sur la gauche nos amis les bédouins déjà installés...dans une anfractuosité de rocher, la trace d'une cascade...Hakem me montre sur son portable une photo de la cascade " active " il y a à peine une quinzaine de jours...
Sur le chemin avant d'arriver, nous avons ramassé du bois sec pour le feu..Les tentes sont montées rapidement...nous sommes déjà des pros!!! Le camp s'organise.....nous rejoignons les tapis et nos hôtes...le thé est sur le feu mais...je suis étonnée, pas de plat qui mijote...sauterions nous à la corde ce soir ? Je ne pose pas de question et attend....dommage j'aurais bien goûté l'arak !!!!
Tout d'un coup., Hakem m'appelle et me tend une pelle...je dois déblayer un tas de sable ?!?!? Il attaque...un grand plat inversé recouvre...quoi ???? Il balaie soigneusement le sable restant avec des branchages...soulève le plat et avec l'aide de notre chauffeur - transporteur, remonte un plat à trois étages cuit à l'étouffée dans un vieux bidon.... rez de chaussée, les pommes de terre, premier étage, les légumes, oignons, courgettes, aubergines, carottes et deuxième étage, le poulet.... le tout agrémenté d' une sauce au yaourt......extraordinairement délicieux...je suis installée à côté du "chef " et suis servie comme une princesse..on se régale et on se lèche les doigts....quelle surprise..et moi qui craignait ne pas manger !!!!
Repus, la soirée se prolonge et Armelle alimente le feu avec le stock de branchages ramassés en arrivant...Il fait bon, le ciel immense est constellé de milliers d'étoiles, la lune semble nous dire " alors ça vous a plu ? Vous reviendrez ? Hein ?
Dernière nuit dans cette profondeur silencieuse et grandiose...
Demain départ pour
Aqaba et la mer rouge.
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