Dans la série documentaire "Jardins d'ici et d'ailleurs", Arte
France diffuse ce vendredi 31 mars un épisode consacré à l'Avenue Chahar Bagh, à
Ispahan. Consultable en Europe jusqu'au 30 mai 2017 sur
www.arte.tv/...-d-ici-et-d-ailleurs
.
J'avoue y avoir appris bien des choses. Et l'on y apprécie des vues aériennes auxquelles le voyageur ne peut pas accéder. Les connaisseurs identifieront entre autres les cours intérieures du l'hôtel Abassi et de la madrassa Madar-e Shah.
Par contre, la prononciation des noms y est très irritante, car c'est une prononciation francophone d'une translittération anglophone des noms persans.
Certes, la translittération anglophone correspond au "standard" de translittération en
Iran, mais il faut alors adopter une prononciation anglophone pour coller à la prononciation des iraniens.
Ainsi, Chahar doit se prononcer "tchahar", chehel "tchéhèl", qajar "kadjar" (étonnamment prononcé correctement une fois). Dommage, et très irritant.
Il aurait été utile aussi de donner quelques traductions, car porteuses de sens. Ainsi, "chehel sotun" qui signifie 40 colonnes, les 20 du palais + les 20 reflets de ces colonnes dans le bassin.
Les observateurs avertis auront remarqué aux abords du Si-o-Se Pol (le pont aux 33 arches) les travaux en cours du métro. En 2010, les travaux étaient à l'arrêt car du fait d'une erreur d'axe, la foreuse avait commencé à entamer les fondations du Si-o-Se Pol. Problème, la foreuse ne disposait pas de la marche arrière...
Parmi les exemples de jardins de type "chahar bagh", l'auteur aurait pu citer les jardins moghols, dont ceux du mausolée de Humayoun et du Taj Mahal.
Bon visionnage
Fabrice
P.S. : documentaire très respectueux des préconisations de la République Islamique, car on n'y voit pas la moindre femme en foulard : rien que des maghneh (obligatoire pour les fonctionnaires) ou des tchadors. Même si
Ispahan est une ville traditionaliste, ne pas capturer le moindre foulard relève ici d'un hasard improbable.