Je reprends ici l'essentiel de notre conversation en message privé.
A mon sens, votre choix de route doit, avant toutes choses, dépendre et de votre forme physique et de la météo, surtout en avril.
Comme vous avez dû le lire, nous sommes passés par la voie du piémont pyrénéen rejointe à l'aide cartes IGN. Nous avons longuement hésité sur le Chemin d'
Arles mais la lecture d'expériences diverses, à partir de la sortie de
Montpellier, tant sur le plan topographique que climatique nous ont dissuadés de l'emprunter. Bcp trop de côtes et détours inutiles selon nous. En effet, nous avons, pour l'essentiel dans notre marche, depuis la sortie de
Nice, évité au maximum d'emprunter les GR destinés aux touristes et plutôt marché "au plus court".
La ligne droite partait donc, pour nous, depuis
Aigues-Mortes vers
Narbonne et ensuite la VDPP jusqu'à
Oloron Ste Marie (mauvais temps donc continuation vers SJPDP). Je vous invite à étudier cette voie qui a le mérite (ou l'inconvénient) d'être déserte.
Pour répondre à vos préoccupation pratiques, oui, nous emportons l'un ou l'autre de nos portables respectifs. Indispensable en cas de difficultés. Le poids de nos sacs étaient (hors nourriture et eau) de 8 kgs pour
Madame et 9 kgs pour Monsieur.
Les hébergements : au départ de chez nous, j'ai réservé le parcours sur une semaine par internet et mails. Quand nous sommes repartis de
Sète, j'ai réservé les trois premières étapes avant de partir par les mêmes moyens. Ensuite, j'appelais, en
France ou en
Espagne, les étapes la veille de les atteindre. Sur la fin du parcours français du premier pèlerinage, c'est à dire, entre
Lourdes et SJPDP, vu le peu de monde rencontré, nous y allions "au flanc" sans réserver et n'avons jamais eu de pblm.
Sur l'autre parcours, le Norte, j'ai réservé la première nuit à
San Sebastian et ensuite vogue la galère. La aussi, pas de pblm, sauf une ou deux fois, pour se loger et cela s'est toujours bien terminé. D'où l'utilité du portable évoqué plus haut.
En ce qui concerne la doc, j'ai préparé à l'aide de cartes IGN, très localisées pour bien voir les chemins, cartes que j'ai toujours d'ailleurs (en grande quantité !) notre route vers
Narbonne, par les petites routes et chemins. Amusant, car si on trouve la route, il arrive souvent que l'on ne trouve pas le logement...
Ensuite, j'ai piloté avec les guides RAndo Editions (voie du piémont, camino francès, camino del norte et en ce moment
la Plata).
Pas très utile en
Espagne car l'on ne peut absolument pas sortir du chemin et se perdre tant il y a d'indications. Les références historiques sont intéressantes et l'on peu se faire une idée de la topographie et se préparer en conséquence. En
France, c'est plus compliqué mais l'on s'y retrouve facilement. Notez que nous n'avons pas d'expérience quant au départ du Puy ou d'ailleurs. Il faut dire que d'une manière générale, nous n'aimons pas trop le monde et plutôt le calme.
PS : notre expérience du temps en
France au mois d'avril 2006sur la route que nous avons suivie, frais et humide le matin au pied des
Pyrénées. Sec et très venté sur la première partie (SJPDP à
Burgos) du camino francès puis beau. Curieusement peu d'eau en arrivant sur la Galice.
Autre route, 2007, Camino del Norte, humide et venté -proximité de l'Atlantique - mais peu de pluies durables pendant la traversée du
pays basque et de la vizcaye. Puis beau temps.De Ribadeo a Santiago, lors de la descente de la Galice, très humide et "grosse saucée" en arrivant à Sarria. Puis, temps convenable jusqu'à Santiago.
Buen camino y ultreia !