Bonjour à toutes et tous,
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La seconde chance d’Anne Vernet, nouveau titre de la collection
Littératures actuelles des éditions
Sulliver, paru le 22 mai dernier.
2168, un historien revient sur le passé du monde, et principalement cette fatidique année 2091, quand après un immense cataclysme écologique et deux guerres révolutionnaires avortées la mondialisation s'est enfin achevée et imposée.
Roman d’anticipation,
La seconde chance surprend par son récit imaginatif et par son analyse du devenir de notre monde contemporain. Par le biais de la politique-fiction, Anne Vernet aborde les grands thèmes économiques, sociaux et écologiques de notre époque.
Mais il ne s’agit pas tant de dénoncer que de réfléchir à l’impact de nos actions présentes sur le futur.
Ce n’est donc pas un hasard si le héros du livre est un historien vivant en 2168 qui décrypte les bouleversements survenus en 2091.
Entre lyrisme et satire,
La seconde chance est un roman d’anticipation servi par une écriture tantôt distanciée et réfléchie, tantôt poétique et sensible. A la suite de ses personnages, l’auteur entraîne le lecteur dans un voyage à travers le temps en quête d’une vérité sur le passé et de raisons de croire, malgré tout, en l’avenir.
Avec
La seconde chance Anne Vernet signe un surprenant premier roman de science-fiction, unique en son genre.
"J’ai essayé, dans
La Seconde Chance, d’imaginer une forme de lutte qui, à la faveur précisément de la mondialisation, prendrait le visage d’une forme supérieure de “révolution” qui serait à la fois résistance et transformation, à la fois transgénérationnelle et “éparpillée”, qui ne vise pas la destruction de l’existant mais sa subversion, son retournement, morceau par morceau, pan par pan. Je ne sais pas si l’humanité pourra un jour tenir sur le long terme un tel “projet anthropologique”, j’en doute évidemment, mais on peut rêver, et c’est un roman.
Il reste qu’en dernier ressort aucune réponse objective ne peut venir d’aucun concept, ni de constats (d’échecs ou pas) par trop sages et raisonnables.
La seule réponse qui vaille, pour moi, est celle qui consiste à maintenir l’inconcevable comme possible – tout simplement parce que si on abandonne l’inconcevable, alors on abandonne non seulement une certaine idée de l’humanité mais avec qu'elle, peut-être l’existence même d’une humanité digne de ce nom.
Si on renonce à l’inconcevable, alors il faut renoncer à la philosophie, à la liberté et peut-être jusqu’à l’amour même. "
A lire pour ne pas défaillir !!!!
(Disponible en ligne, FNAC et autres....)