Bonjour,
Peut-on rester un minimum sérieux?
Il est tout à fait possible d'aller à l'est d'
Harar sans vous mettre en danger.
Primo, pour la vallée des merveilles (est de Babile), comme moi, vous serez intercepté à l'est de Dakata, une fois quitté le village. Les flics s'y trouvent et croyez-moi mettent peu de temps à venir vous trouver quand ils voient un faranji.
D'ailleurs la première question est "où est votre véhicule". Quand fort logiquement, vous dites que vous marchez et faites du stop, ils deviennent tout pâles (façon de dire) et ont des soucis de tension...
Ils commencent avec tout un pataquès concernant des hommes en armes et des animaux sauvages. Bref, font pression pour que vous quittiez la zone pour revenir au mieux sur
Harar ou au moins sur Babile. Vous serez remis illico-presto dans le premier véhicule croisé.
Maintenant, du simple point de vue "sécurité", vous pouvez vous balader sans soucis avant le village. Vous vous ferez débarqué (du Hiace pour Jijiga) au début de la zone et éviterez d'aller trop à l'est car les flics y sont.
Il n'y a rien de bien particulier à craindre.
Deusio, lorsque vous prenez un véhicule (à
Harar) pour Jijiga, il n'y a qu'un check-points à l'entrée de Jijiga pour checker d'éventuelles armes (pour l'OLF et autres mouvements) Si cette zone serait si dangereuse, vous auriez une escorte armée ou au moins des barrages filtrants en route. Il y a eu une petite vingtaine de morts il y a déjà bien longtemps, victimes d'un mitraillage de bus. C'est tout.
Sans cynisme aucun, vous arrivez à ce chiffre en moins d'une semaine rien qu'en comptabilisant les décès (accidents de la route) entre Bishoftu et Mojo (route qui relie Addis à
Adama)
Hormis atteindre Jijiga pour aller au Somaliland, vous ne précisez pas comment on peut atteindre l'Ogaden et passer les check-points. Il est inutile de faire du vent avec l'Ogaden étant donné qu'elle est "out of limits".
Les avis des chancelleries sont tous des avis pour se couvrir. Ce sont des avis politiques et non pas de purs avis de voyage. Il n'y a rien de neuf là-dessus.
Michel