Cependant l'agriculture intensive permets à beaucoup de marocains de manger correctement.
En effet certains produits sont exportés si il sont en surplus mais pas tous... car beaucoup restent pour le peuple.
Coucou, on s'éloigne du "tourisme", mais comme c'est un sujet qui me tient à coeur en ce moment ^^
Les marocains n'ont jamais eu de famines depuis Moulay Ismaïl, qui avait fait construire un réseau de greniers dans tout le pays, dans les kasbahs, plus petits que ceux de
Meknès, mais avec le même objectif : protéger les semences nécessaires pour replanter.
C'est d'ailleurs l'origine du surnom donné à l'état central, le Makhzen, c'est le magasin, au sens premier (souk al makzen à Casa d'ailleurs). Le premier contact de beaucoup de fellahs avec l'administration royale était la réquisition de grains, et ça, aucun paysan sur terre n'apprécie :) :)
L'agriculture intensive qui s'est développée sous le protectorat a complètement modifié les cultures locales. Le blé tendre a par exemple remplacé en grande partie le blé dur qui était adapté au climat et qui donnait la semoule au lieu d'une fine farine blanche. Mais pas seulement... la plupart des ingrédients de la "cuisine marocaine traditionnelle" sont des immigrés de moins d'un siècle.
Aujourd'hui, l'agriculture intensive est d'ABORD tournée vers l'export. C'est le "surplus" qui vient sur le marché marocain. Il y a eu il y a deux ans (je crois) une crise des oignons, vendus à prix d'or parce que le
Maroc avait des gros contrats export et avait été obligé de réimporter des oignons. Le pays y gagnait, mais la ménagère faisait grise mine ! C'est caricatural, bien sûr, mais je vois bien dans mon supermarché les fluctuations de prix qui viennent de l'export.
On perd un marché aux
Etats-Unis ? Le prix des oranges chute. Le
Maroc se place sur la
Russie à la place des européens ? Les tomates augmentent et perdent de qualité.
Tu as tout à fait raison sur le fait de toucher son salaire. Ce n'est pas au paysan ou à l'ouvrier agricole qu'appartient le changement, mais au niveau au dessus : coopératives, grands propriétaires, état.
Pour les pesticides, il y a des choses que je refuse d'écrire :D :D mais que je suis prête à raconter à ceux / celles qui affrontent Casa pour partager un thé avec moi.
Quand aux piscines quand il y a de l'eau aucun problème, c'est juste la concentration d'hôtels et de piscines dans un même lieu quî pose probleme.
Une piscine collective par village ce serait possible il me semble.
En fait, à mes yeux, le véritable problème, c'est que l'eau est "détournée", les tarifs payés par les hébergements touristiques ne correspondent pas à la réalité, car on subventionne à tour de bras, sans réelle réflexion sur la durabilité. Dans le sud,
Rabat a 'confisqué' aux tribus la gestion de l'eau, ce qui déresponsabilise beaucoup les gens.
Tu as des pays qui ont un système plus réfléchi sur ça.... Mais c'est déjà super encourageant que le
Maroc commence à se poser ces questions. Ça veut dire qu'il peut se le permettre. D'une certaine façon, l'écologie, le bio et le développement durable, à court terme, sont des luxes de riches
(Bon désolée pour le HS.... je retourne savourer mes oranges canelle au bord de la piscine)