Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Yan55 · 27 décembre 2025 à 15:05 · 110 photos 22 messages · 5 participants · 1 529 affichages | | | | 27 décembre 2025 à 15:05 Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 1 de 22 · Page 1 de 2 · 1 373 affichages · Partager Bonjour à tous, Nous rentrons d'un séjour au Maroc, pendant un mois, en fourgon aménagé. Après avoir traversé France (nous partons de la région nantaise) et Espagne, nous arrivons à Algésiras où nous prenons nos billets de bateau pour Tanger. Arrivés à Tanger, au moment de passer la douane, quelle n'est pas notre surprise quand le douanier s'empare de notre carte routière du Maroc et nous interpelle en nous montrant l'inscription " Sahara Occidental" (comme sur le forum dans la rubrique destination, soi dit en passant !). Il voudrait que ce soit inscrit "Sahara marocain" !!! Mais nous n'y pouvons rien, c'est une vieille carte... Il ne veut rien entendre et, au bout de longs pourparlers avec les autres douaniers (plus jeunes), il finit par nous la rendre et nous laisser passer... Incroyable ! Plus tard, nous apprendrons que d'autres voyageurs se sont carrément fait confisquer leur carte. Alors, cachez-la bien si vous voulez la garder !!!
Bon, nous contournons la banlieue de Tanger, très moche et arrivons enfin à Asilah.
En suivant la côte et la longue promenade qui longe la plage, nous atteignons le camping. Nous y sommes un peu les uns sur les autres, il n’y a pas beaucoup d’ombre mais il n’est pas loin de la médina ni de la plage et il n’est pas cher. Il y a de l’animation ici : des familles marocaines ont l’air d’habiter là, sous tente ou dans des bungalows rudimentaires. Une femme fait cuire le tajine sur un brasero, on est dans l’ambiance !La nuit a été calme et nous avons bien dormi. Nous partons à pied, en longeant le bord de mer jusqu'à la médina...Nous y étions déjà venus en 2009. C’était alors moins touristique ! Malgré tout, à cette heure matinale, les petites rues à l’intérieur sont très calmes... Les murs ont été bien blanchis et il y a encore plus de peintures murales qu’autrefois. Vers 11h30, nous nous promenons sur les remparts devant la mer. Il y a de l’air !... Et beaucoup plus de monde par là...Nous dégustons un milk-shake à la terrasse d’un café au-dessus de la plage qui s’étend au pied de la médina. Des jeunes s’amusent à plonger des rochers et même du haut de la muraille...
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Après la visite de médina, nous allons faire quelques achats de légumes et fruits au marché animé qui se tient derrière...Puis, nous allons manger quelques tacos dans un petit boui-boui avant de rentrer au camping. Le lendemain, vendredi 19 septembre, nous quittons Asilah. Nous avions déjà visité Larrache en 2009, nous n'y retournerons pas cette année. Nous prenons donc la direction de Moulay Bousselham mais, comme nous ne voulons pas prendre l’autoroute, préférant ce que nous pensons être une petite route côtière, nous nous retrouvons sur une horrible route pleine de trous et de ralentisseurs, bordée d’ordures...En plus, elle très fréquentée par de gros camions et beaucoup de petites charrettes à cheval. C’est une zone de cultures sous serres en plastique... Environnement vraiment très moche... Nous aurions mieux fait de prendre l’autoroute ! Nous arrivons à Moulay-Bousselham à11h45 et nous garons près du petit port de pêche qui débouche sur la lagune. Nous allons faire un tour d’environ 1 heure, en barque sur la lagune (150 Dh). Le batelier est un monsieur très sympathique qui connait bien les oiseaux. C’est un ancien pêcheur de 64 ans trop vieux désormais pour la pêche, il gagne sa vie en emmenant les touristes sur la lagune.Ici, c’est une réserve ornithologique très réputée. Malheureusement, ce n’est pas la bonne saison pour voir de oiseaux, ni la bonne heure... Nous verrons tout de même quelques flamants roses. À défaut d'oiseaux, nous verrons surtout des vaches !!! Finalement, nous n'avons pas trouvé Moulay-Bousselham très digne d'intérêt... Mais, il faut y venir à la bonne saison...
| | | À: Yan55 · 28 décembre 2025 à 12:07 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 4 de 22 · Page 1 de 2 · 1 340 affichages · Partager Après le déjeuner, nous continuons la route affreuse, pleine de de trous, avec des ordures partout. Elles s’étalent sur des kilomètres jusqu’à Kenitra, grande ville que nous traversons pour gagner la plage de Medhia. Il fait beau mais il y a de grosses vagues et la mer est dangereuse. Derrière de grandes dunes, il y a un terre-plein qui sert de parking. L’endroit ne nous plait pas vraiment pour y rester cette nuit. Nous préférons prendre une petite route sableuse jusqu’à une pinède où nous trouvons un endroit bien tranquille. La piste pour y arriver a été un peu stressante : Nous risquons plusieurs fois l’ensablement mais, ouf, ça passe ! Dans la soirée, nous verrons passer une charrette à cheval et une moto avec 2 gars dessus. Tous nous font de grands saluts...Puis, plus personne, la nuit sera très calme Samedi 20 septembre : Maintenant, nous allons rejoindre l’autoroute pour dépasser Salé, Rabat et Casablanca, grandes villes où nous n’avons pas envie de nous attarder. Il y a beaucoup de circulation autour de ces villes et les Marocains ont une façon très spéciale de conduire : certains ne savent pas sur quelle file ils doivent rouler, alors ils roulent au milieu ! D’autres roulent très lentement et d’autres déboitent n’importe où. Il faut être vigilant ! Un gars à scooter fait des zigzags devant nous et roule à toute vitesse... Nous avons même vu un gars en trottinette électrique sur l’autoroute ! Passé ces grandes villes, l’autoroute suit un paysage plutôt moche : terrains vagues, chantiers en construction, saletés... jusqu’à ce que l’on rejoigne la route qui va à AzemmourAzemmour : Nous garons le fourgon sans problème au bord d’un trottoir face à la vieille médina. Les rues, calmes à cette heure, mènent jusqu’aux remparts au bord de la rivière Oum-er-Rbia... Des fresques ornent les murs de la médina, comme à Asilah... Mais en plus décrépit, c’est beaucoup moins touristique ici... Et les habitations n’ont pas été achetées et rénovées par des occidentaux, comme le sont la plupart de celles de la médina d’ Asilah.
Au bord de la rivière Oum-er-Rbia, la promenade bordée de petits cafés est très agréable...
Sur le mur du four à pain, une fresque célèbre Estevanico, natif d' Azemmour, devenu explorateur en Amérique
Le four à pain du quartier où est cuit la pâte apportée par chaque habitant :
Le boulanger, très sympa, nous fait goûter un morceau de pain mais ne peut pas nous en vendre car il ne cuit que les pains apportés par les familles...
Nous quittons la médina et la ville pour nous rendre au bord de mer. Le parking de la plage où nous nous garons pour déjeuner est malheureusement jonché d’ordures... La plage est belle mais, malheureusement, le ciel est couvert et la mer très agitée. Il parait que les courants sont dangereux par là. Nous n’irons donc pas nous baigner... Nous reprenons la route vers El-Jadida.
El-Jadida : Devant le front de mer, se dressent de grands immeubles plutôt luxueux en bas desquels se tiennent des bars et restaurants modernes. Aujourd’hui samedi il y a du monde sur la plage malgré le temps maussade. Nous allons nous garer sur un grand parking près de la citadelle portugaise... ... puis nous flânons dans les vieilles rues et sur les remparts de ce qui fut « l’île-forteresse de Mazagan » (autrefois, la mer entourait la cité) Malheureusement pour nous, la superbe citerne portugaise, un des sites majeurs de la citadelle, est fermée pour cause de travaux, on ne sait pas jusqu'à quand... La citadelle portugaise est entourée de remparts flanqués de 4 bastions
| | | À: Yan55 · 28 décembre 2025 à 12:32 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 5 de 22 · Page 1 de 2 · 1 337 affichages · Partager C'est un plaisir de vous lire et de voir ces jolies photos. Merci. | | | À: Yan55 · 28 décembre 2025 à 12:36 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 6 de 22 · Page 1 de 2 · 1 337 affichages · Partager Sur les routes du Maroc en fourgon : La route côtière après El-Jadida passe devant de grands complexes pétrochimiques... Heureusement, après les avoir dépassés, nous arrivons enfin sur une côte où l’environnement est plus agréable : Lagunes et grands roseaux, champs de légumes bordés par les dunes, forment le paysage. Pour atteindre notre lieu de bivouac, il faut bifurquer sur une petite piste cahoteuse et tortueuse qui passe au milieu des salines roses couvertes d’oiseaux, puis qui monte raide sur le haut de falaises rocheuses où nous nous garons pour passer la soirée et la nuit. Une petite crique s’étend à nos pieds mais, pour y descendre, ça ne semble pas très facile.Nous n’allons pas essayer car le temps est trop frais ce soir pour se baigner... Des pêcheurs du coin y vont sans problème. Ils nous disent qu’ils vont pêcher des poulpes dans les rochers à l’aide d’une grande perche...Superbe endroit... Nous allons dormir bercés par le bruit des vagues...
La crique en bas de notre bivouac
Nous avons bien dormi sur la falaise au-dessus de la mer. Ce matin, au réveil, nous voyons trois petits ânes bâtés attachés au bord de la falaise. Ils attendent les femmes qui sont en bas à gratter dans les rochers. Que pêchent-elles ? Peut-être des moules ou des huitres, qui sont réputées par ici.
Les habitants de la région ramassent aussi beaucoup d’algues rouges qui prolifèrent sur cette côte en été. Plus tard, à l’automne, il n’y aura plus le droit de les ramasser. Elles servent à l’industrie pharmaceutique et sont une bonne source de revenus pour les habitants.
En longeant la côte jusqu’à Oualidia, la route surplombe la lagune et les champs maraîchers qui grimpent sur la dune. Après El-Jadida, le paysage de la côte est beaucoup plus beau que celui que nous avons vu depuis le début de notre voyage. Oualidia : Il y a du monde aujourd’hui car nous sommes dimanche et les Marocains, surtout de Casablanca, viennent y passer le week-end. En ville, les terrasses des cafés sont occupées par des gens qui prennent leur petit-déjeuner composé de « msemens » (crêpes feuilletées) qu’ils tartinent de kiri et de miel. Tous les cafés ont des petites guérites sur leur terrasse pour cuire ces délicieuses crêpes et nous ne résistons pas au plaisir d’en acheter quelques-unes pour notre déjeuner... Après quelques provisions en ville, nous allons nous garer sur un des parkings de la plage (5Dh). Il y a deux parties à Oualidia, la ville et la station balnéaire. Celle-ci comporte elle-même deux plages : une côté atlantique où se trouvent les barques de pêche et la plage côté lagune à l’abri des vagues. Cette partie de la côte est la plus poissonneuse du Maroc
La lagune de Oualidia. La plage côté lagune est séparée des brisants de l'océan
Les pêcheurs vendent leurs poissons et crustacés au bord de la plage, côté port de pêche
Les barques sont remontées sur la plage par un tracteur
Nous partons près du phare de Beddouza... Au bout de la route qui passe au pied du phare, s’étend une longue et belle plage. Nous nous garons tout à l’autre bout, sur un parking caché par la dune. Nous allons y rester tout l’après-midi et la nuit... Il ne fait pas beau et la grande et belle plage est presque déserte aujourd'hui...
| | | À: Jeeaan · 28 décembre 2025 à 14:37 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 7 de 22 · Page 1 de 2 · 1 331 affichages · Partager Merci Jean pour ton intérêt, surtout de la part d'un amoureux du Maroc comme toi...
Je continue mon récit :
Nous arrivons à Safi : Nous avons été très tristes d'apprendre le terrible cataclysme qui s'est abattu sur la belle médina de Safi avec cette énorme inondation qui l'a dévastée dernièrement.
La médina de Safi : Nous en avons gardé un excellent souvenir car elle est authentique et vivante avec beaucoup d'habitants et de petits commerces.
Nous nous perdons dans le dédale des nombreux passages voûtés, sombres et frais. Cette médina est très intéressante car vivante et populaire avec son souk et toutes sortes d’échoppes : couture, coiffure, articles pour pêcheurs, etc...
Dans la médina, partout les gens nous saluent. La cathédrale portugaise est fermée pour rénovation, nous ne faisons donc que passer devant ! En sortant sur la place Sidi Boudhab, un café à la terrasse accueillante nous tend les bras ! Un petit moment de repos et un bon thé à la menthe nous ferons du bien après cette grande balade... Il fait chaud et nous avons beaucoup marché... Mais nous ne pouvons pas quitter Safi sans faire un petit tour à la colline des potiers, toute proche.
Du haut de la colline, nous pouvons voir les fours des potiers Nous prenons ensuite la route de côte mais c’est d’abord le quartier des sardineries, auquel succèdent de grands complexes chimiques et industriels, et le grand port de Safi Atlantique avec plein de travaux de terrassement tout au long de la route. Galère !
Notre route continue avec beaucoup de gros travaux tout du long... Jusqu'au petit port tout mignon de Bhaibah Quelle agréable surprise que ce joli petit port ! La mer y est très agitée. Les vagues s’engouffrent sous les roches volcaniques déchiquetées et en surgissent par les trous en geyser d’embruns. Impressionnant !
Une mosquée et quelques maisons : le petit port de Bhaibiah
La mer surgit en geyser des creux de rocher !
Plus loin, sur la plage, les barques se reposent
En empruntant une piste un peu sableuse, nous arrivons au camping « Mogador Oasis ». Il est ouvert, contrairement à ce que nous croyions, et c’est une bonne surprise... En effet, il a été repris récemment par un couple de jeunes français qui ont tout rénové. C’est un très joli endroit au milieu des dunes, face à la longue plage. Il y a même une belle piscine d’eau de mer et des emplacements bien séparés... Une superbe adresse ! | | | À: Yan55 · 29 décembre 2025 à 12:03 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 8 de 22 · Page 1 de 2 · 1 301 affichages · Partager Essaouira :Nous nous garons sur un parking près d’un petit supermarché à environ 1,5 km de la médina et partons à pied en longeant la grande avenue où se succèdent, d’abord des immeubles, puis tout un bric-à-brac, une tannerie, des garages, des menuiseries, des entrepôts... Balade dans les rues de la médina, sur la sqala et sur le port... Je ne vais pas m'étendre, tout le monde connait Essaouira... Toujours aussi touristique, cette ville a quand même gardé tout son charme... Évidemment, nous allons voir si le petit boui-boui "El Assouani" existe toujours. Et oui, nous le retrouvons, toujours le même, au même endroit et ses tajines sont toujours aussi délicieux !
Monsieur El Assouani, une bonne adresse à Essaouira !
Il nous faut trouver un endroit où passer la nuit car le terrain de camping près de la plage, où nous étions venus en 2009, a disparu. Des immeubles ont pris sa place ! c'est la rançon du tourisme de masse... Nous prenons donc la route jusqu'à Sidi-Kaouki... Cet endroit ne nous dit rien qui vaille ! Ce ne sont que des immenses terrains de camping remplis de CC côte-à-côte et la plage couverte de parasols et chaises longues... Pas du tout ce à quoi je m’attendais ! Beaucoup trop de monde par là...
Du coup, nous dépassons Sidi-Kaouki et allons nous poser dans les dunes plantées d’arganiers et de petits buissons d’épineux. Pour y arriver, il faut suivre une piste caillouteuse et cahoteuse. Voilà un bel endroit tranquille où l’on domine la mer au loin... Mercredi 24 septembre : Grâce à tes bons conseils, Jean, nous allons visiter les salines d’ Ida-ou-Azza où est extrait le sel gemme. En injectant de l’eau douce dans les galeries où se trouve le sel, l’eau devient salée et est mise ensuite à décanter dans des bassins, genre marais salants. Intéressant... Un peu après, nous passons au Cap Tafafelney, et la magnifique plage de Tafadna. Pour y arriver, il faut emprunter une route en lacets qui descend assez raide jusqu’au petit port de pêche. Derrière la longue plage, s’alignent de petites maisons blanches et bleu tout le long de la promenade. Pas grand-monde ici... C’est très calme Nous allons nous asseoir sur la plage et je me risque dans la mer... Mais elle est très froide, et le vent souffle fort.
Le petit port et la belle plage de Tafadna
Il ne fait pas assez chaud pour rester sur la plage, nous reprenons la N1, après déjeuner...
À l’un des nombreux contrôles de police (ils sont très nombreux au Maroc), un agent nous fait signe de nous arrêter. Il nous colle une contravention de 150 Dh pour excès de vitesse : nous roulions à 77 km/h alors que c’était limité à 60 km/h. Nous n’avions même pas vu la limitation, il y a tellement de panneaux posés sur le sol : 60km/h, ensuite 80km/h, puis de nouveau 60km/h... c’est complètement incohérent ! Bon, tant pis! l’agent nous fait un reçu. Nous ne sommes pas les seuls à nous faire arrêter, pratiquement tout le monde. C’est très courant ici apparemment... Alors attention à tous les panneaux !
Après avoir repris notre route, nous bifurquons à un embranchement où il est indiqué « plage de Tildi »Nous suivons une piste caillouteuse et pentue. Elle serpente le long d’un canyon vertigineux creusé par un tout petit oued. Un petit renfoncement sous les arganiers nous offre un abri pour la soirée et la nuit. Nous ne préférons pas descendre jusqu’au minuscule village tout en bas car notre fourgon n’est pas 4X4 et la piste est très raide....Surtout, qu’il faudra la remonter demain! C’est un endroit magnifique avec la mer à l’horizon
Tout au bout du canyon, se trouve le petit village de Tildi
Nous reprenons la route vers le sud en longeant la côte... Nous passons à Tamri et sa grande bananeraie. Nous en profitons pour acheter quelques petites bananes qui sont vraiment excellentes... Nous continuons toujours vers le sud... Petit arrêt à Aghroud et ses maisons colorées... et nous continuons jusqu'à Taghazout. Nous y étions déjà venus autrefois et je savais que ç'avait bien changé... Nous ne nous attardons pas trop, juste le temps d'un bon bain dans la mer enfin bonne et le temps beau et chaud... Jusqu'en fin de matinée où le vent se remet à souffler !Ensuite, Agadir, où nous ne faisons que passer... D’abord, le long du port de pêche puis celui de commerce. Les télécabines qui montent à l’ancienne kasbah perchée sur sa colline, passent au-dessus de nos têtes ! Nous suivons de grandes artères où la circulation est assez intense, des nouveaux quartiers très arborés, des parkings paysagés payants, des ensembles modernes et proprets. On se croirait sur la côte catalane ! Nous nous arrêtons pour faire quelques courses au supermarché Carrefour (achat de bière « Casablanca ». Les alcools, plutôt chers, sont présentés dans un rayon bien séparé du reste du magasin). On se croirait en France dans ce centre commercial avec les magasins de mode occidentale, vêtements branchés, Decathlon etc... Et nous quittons la côte pour gagner l'Anti- Atlas... Nous continuons la route, toujours le long de grandes avenues encombrées, avec de nombreux ronds-points. La banlieue est très étendue : Inezgane, Ait-Melloul, villes très très longues et assez pénibles à traverser... | | | À: Yan55 · 29 décembre 2025 à 12:11 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 9 de 22 · Page 1 de 2 · 1 298 affichages · Partager Content de t'avoir fait découvrir les salines. Et content de te suivre... | | | À: Yan55 · 29 décembre 2025 à 12:36 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 10 de 22 · Page 1 de 2 · 1 296 affichages · Partager Après la banlieue très étendue d’ Agadir, nous prenons la R105 vers Tafraoute. Il est tard et nous devons trouver un endroit pour la nuit. Notre lieu d’étape aurait pu être un recoin dans la campagne un peu avant le village où nous voulons venir demain pour voir l’ancien grenier fortifié d’ Ikounka. Mais, un peu après que nous soyons installés, un gars, soi disant responsable de la sécurité, arrive en mobylette et nous intime de partir et d’aller nous garer au bourg d’ Aït-Baha. Bon, nous voilà obligés de quitter ce bel endroit... Dommage... Nous gagnons donc Aït-Baha et nous garons sur un parking, à l’entrée de la ville, qui a l’air bien tranquille... La nuit a été bien calme finalement... jusqu’à l’appel du muezzin à 5h30 ! Ce matin, demi-tour, donc, pour aller voir les fameux greniers fortifiés (agadirs) d'Ikounka et d'Imchguiguiln... Ils sont, en effet très grands et très beaux mais malheureusement fermés et nous avons beau interroger les gens du coin, soit ils ne comprennent rien soit ils ne savent pas comment trouver le gardien... Nous ne les verrons donc que de l’extérieur et c’est bien dommage...
Agadir Ikounka
Agadir d'Imchguiguiln
Puis, nous reprenons la R105, en repassant par Aït-Baha. Tout au long de cette route qui serpente dans la montagne ocre, plantée d’arganiers, nous avons de superbes points de vue. Elle longe des petits villages aux maisons ocre rouge qui se confondent avec la terre des collines...
La kasbah Tizourgane
Elle trône en haut de son éperon rocheux. C’était, autrefois, un village fortifié en granit du XIIIe s, autour duquel se sont édifiées des maisons, et qui servait également d’ agadir (grenier fortifié)... Elle a été entièrement restaurée par une famille qui y tient une maisons d’hôtes. Après nous être acquittés de 20Dh/pers, nous pouvons nous promener dans les ruelles, admirer les maisons construites en assemblages de pierres savamment élaborés, les belles portes sculptées et peintes de motifs traditionnels, et profiter de la superbe vue sur les alentours...
La route 105 se poursuit au milieu de paysages grandioses. Puis, elle devient de plus en plus étroite, avec des bas-côtés très endommagés, ce qui rend difficiles les croisements. Et, nous arrivons enfin à Tafraoute... Il y fait une chaleur à crever, ça change de la côte !
Le camping Tazka où nous étions venus il y a 16 ans est fermé (en travaux) et les autres sont également fermés ou trop éloignés. Il n’y a plus que le camping « des 3 palmiers » ouvert et il est bondé ! Ce qui est bien pratique, c’est qu’il est situé tout près du centre-ville. Une fois installés au camping, nous allons en ville acheter du pain et nous retrouvons avec plaisir le café où nous aimions venir en 2009 (Souvenirs, souvenirs !). Nous dégustons un jus de fruit sur la terrasse d’où l’on peut observer l’animation de la rue.Puis un petit tour dans le souk aux babouches (eh oui, Tafraoute, c’est la capitale de la babouche !)... Dans cette région, les femmes ont une tenue particulière : voile noir et robe formée d’une jupe noire égayée par un galon coloré en bas, enroulée trois fois et surmontée d’un volant noir élastiqué par-dessus un haut coloré à manches longues.
Le souk aux babouches
Samedi 27 septembre : Ce matin, vers 9h, nous partons pour une grande promenade à pied aux alentours de Tafraoute, comme nous avions fait en 2009. Nous prenons la route qui passe devant les terrains de camping « Tazka » et « Granit rose », tous deux fermés... et.. On arrive au joli village de Tazekka
le village de Tazekka
Les maisons du village sont construites parmi les rochers de granit Après être arrivés aux dernières habitations du village, nous nous engageons sur ce qui semble avoir été un sentier. Nous grimpons sur de gros rochers, mais, au bout d’un moment, le passage devient impossible... Nous cherchons donc une autre voie et, enfin, nous trouvons un « sentier » balisé par des cailloux empilés les uns sur les autres placés à intervalles réguliers. Très bon balisage, finalement ! Il fallait juste en voir le début. Nous sommes souvent amenés à marcher dans le lit complètement à sec d’un oued. La sècheresse sévit par ici. Le soleil tape dur...C’est désolant de voir cette nature qui meurt de soif... Quelques arbustes, épineux et succulentes, réussissent à survivre dans les interstices de roches où il subsiste un peu de fraîcheur. Il y a même de petits lauriers-roses en fleur ! Des ruches sont alignées mais que butiner par là ?
Le paysage est toujours aussi époustouflant de beauté !
Paysage minéral, personne, pas un bruit, c'est le calme absolu...
Quelques instants de repos à l’ombre d’un gros rocher en dégustant des petites bananes que nous avions achetées à Tamri (Elles sont vraiment excellentes), et nous faisons demi-tour. Il est 11h50 et il fait vraiment très chaud. Il est temps de rentrer... Nous revoilà au village de Tazekka, il nous reste encore un bout de route avant d’arriver au camping. À l’arrivée, nous sommes en nage et bien crevés... Cet après-midi, ce sera repos... jusqu’à 17h30 où nous allons faire un tour en ville. Devant notre café habituel, une dame fait des msemens, ces très bonnes crêpes berbères que nous aimons beaucoup... Tafraoute est une petite ville bien sympa où l’on se sent bien. | | | À: Yan55 · 29 décembre 2025 à 12:48 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 11 de 22 · Page 1 de 2 · 1 294 affichages · Partager Bonjour Anne,
C'est avec plaisir que je suis ton parcours dans un pays qui m'a laissé de bons souvenirs. | | | À: Yan55 · 29 décembre 2025 à 15:41 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 12 de 22 · Page 1 de 2 · 1 287 affichages · Partager Tout d'abord, merci Joël, de suivre mon récit... Je continue donc : Dimanche 28 septembre : dans la matinée, nous quittons le camping, et nous prenons la route des gorges d'Aït-Mansour. Elle est assez étroite et sinueuse, vertigineuse par endroit. Nous roulons dans un magnifique paysage de montagnes ocres...Une fois arrivés au début des gorges, nous suivons la route qui les traverse, par moment très étroite et abimée... Il y a encore un peu d’eau dans le fond des gorges, la nature est verdoyante par ici.
Nous continuons après l’oasis des gorges jusqu’à un village où se tient un souk ( Souk-Had-Issi, supposons-nous), puis le village de Tiwadou où nos voisins de camping nous avaient recommandé l’auberge Sahnoun.
Village de Tiwadou
Malheureusement, aujourd’hui dimanche, elle est fermée, dommage ! (et nous aurions dû réserver) Nous faisons donc demi-tour.
Tout-à-coup, sur la route, une petite vieille en costume traditionnel nous fait signe et nous parle dans sa langue incompréhensible pour nous. Elle nous répète plusieurs fois le mot « souk », c’est donc qu’elle veut aller au village où nous sommes passés avant. Nous la faisons monter et la voilà toute contente. Quand je lui ouvre la porte pour qu’elle monte, elle va jusqu’à m’embrasser pour me montrer sa joie ! Quand nous la déposons au village, tous les hommes attablés à la terrasse du café sont surpris de voir cette vieille femme descendre de notre fourgon ! Retour dans les gorges d'Aït-Mansour, donc... et déjeuner à "l'auberge de Mustapha", la seule à cet endroit. Dans cette toute petite « auberge », il n’y a que des omelettes berbères au menu, du thé à la menthe avec des biscuits... Et des dattes, bien sûr! Il y a plein de palmiers dattiers partout...Bon, ça fera l’affaire car sa terrasse sous les feuillages est très agréable... Mais sa note est plutôt salée ! Il en profite, le bougre ! Tant pis, nous avons passé un bon moment...
Nous reprenons la route dans la montagne en direction de Tafraoute et nous allons nous arrêter sur un vaste terre-plein bien plat qui surplombe la vallée. Magnifique lieu de bivouac pour passer la nuit !
De là, on aperçoit même le site des rochers peints (ça, en revanche, c’est une horreur ! quelle idée saugrenue de peindre en bleu des rochers si beaux dans leur teinte naturelle !)... Malgré tout, nous avons une vue superbe... Heureusement, d’ici, pour les voir, il faut des jumelles ! Lundi 29 septembre : Nous nous réveillons dans la montagne au-dessus de Tafraoute, devant un panorama splendide. Nous sommes à 1 600m d’altitude mais, à 9h, le soleil chauffe déjà bien. Dans la journée, il fait très chaud mais, le soir, le vent froid rafraîchit l’atmosphère... Nous prenons la route dans la direction d’ Igherm en repassant par Tafraoute... Le paysage est désertique, nous traversons des étendues de collines pelées et ponctuées de vieux villages en pisé...
Les belles montagnes de l’Anti- Atlas, grises et ocres, sont striées de rayures parallèles comme peignées par un râteau géant ! Puis, nous traversons Igherm et continuons la route 106 qui va à Taliouine. Mais, comme nous l’a dit un couple de français en fourgon que nous croisons avant Igherm, la route après ce bourg est en très mauvais état. Les grosses pluies d’orage ont emporté une partie de la route et les radiers (plate-formes au niveau des gués) sont en réfection. À certains endroits, c’est carrément de la piste caillouteuse qui remplace la route, pas facile du tout à franchir. Il faut y aller très lentement... C’est stressant et très fatiguant. À une cinquantaine de km avant Taliouine, vers 17h30, nous décidons de nous arrêter pour passer la soirée et la nuit sur un vaste terrain plat et caillouteux, au pied de collines rayées. Au loin, un petit village avec sa mosquée... des touffes de plantes écailleuses parsèment le terrain désertique. Il y a du vent, ce qui tempère la grosse chaleur de la journée...
La nuit a été très calme et, ce matin, nous savourons ces instants de poésie : le soleil se levant derrière les collines à l’horizon et les touffes de végétaux couronnés de lumière... Voilà, c’est ça le bonheur de dormir dans la nature... Heureusement, la route jusqu’à Taliouine à partir de là, est en bon état ! ouf ! Un peu avant Taliouine, devant une maison, un jeune garçon nous fait signe. Il nous dit qu’il a raté le minibus pour l’école ou que celui-ci n’est pas passé (on ne comprend pas tout car il ne parle pas bien français). Allez, on le prend, il ne va pas rater l’école aujourd’hui ! Le paysage change à l’approche de la ville. Il est beaucoup plus verdoyant, les vergers se succèdent maintenant...Nous nous garons sur un vaste terrain qui surplombe une partie de la ville, à deux pas du centre animé. C’est jour de marché, il y a du monde aujourd’hui...
Taliouine, jour de marché... Après quelques achats, nous nous apprêtons à regagner notre fourgon. Au coin de la rue principale, se trouve un café avec un four sur sa terrasse. Un gars est juste en train d’en sortir des sortes de galettes plates bosselées. Des femmes attablées là nous interpellent gentiment en nous expliquant qu’il s’agit de pain traditionnel berbère. Nous nous attablons aussi pour prendre un thé et ces jeunes femmes nous disent être franco-marocaines et habiter à Lille. Elles sont venues, avec leur mère, voir la famille restée au pays : oncles, tantes, cousins, cousines. Elles insistent pour payer nos consommations et l’une d’elle va même acheter du safran à un producteur que connait son oncle, pour nous l’offrir ! Trop gentilles vraiment ! ( Taliouine, est le centre de la production du safran, qui est aussi appelé « l’or rouge » par ici) Tout près de Taliouine, se trouve une des nombreuses propriétés du Glaoui de Marrakech. En 2009, nous avions pu visiter celle de Telouet qui est désormais fermée pour rénovation et c’est tant mieux si elle est remise en état car c’était un crève-cœur de voir toutes ces beautés laissées à l’abandon
Celle-ci est assez délabrée et on ne peut pas la visiter mais elle est encore très belle d’extérieur. Nous continuons la route jusqu’au village d’ Ifri où se trouve un agadir (grenier fortifié) accroché à la falaise. Nous demandons à un petit commerçant au bord de la route comment nous pouvons y aller. Il nous dit d’aller à la mosquée du village près de laquelle habite le gardien de l’ agadir. Pour entrer dans le village d’ Ifri, il faut franchir un gué par une piste caillouteuse et étroite, avec descente et montée un peu raide dans les cailloux. Nous nous garons après l’avoir franchie, à l’entrée du village. Là, nous sommes accueillis par un gars qui s’improvise guide et nous conduit au pied de la falaise. Avant d’y arriver, nous avons suivi les sentier qui longent des parcelles cultivées entourées de murets de terre. C’est là où seront cultivés bientôt les crocus dont les étamines fournissent le fameux safran. Plusieurs fois, il nous montre des parcelles où il dit « safron » !... Il nous montre le système d’irrigation et les diverses autres cultures : blé, luzerne, amandiers, oliviers... Arrivés au pied de la falaise, il nous dit aller chercher les clefs et revient bientôt en compagnie du vrai gardien. Celui-ci nous ouvre la porte et nous fait visiter les différentes chambres où étaient gardés les grains et nous dit que ces greniers servaient même d’habitations autrefois
Et le grenier fortifié dans la falaise
Cette fois, nous avons pu visiter l'intérieur de l' agadir : Petits escaliers abrupts, portes aux serrures particulières et toujours le trou par lequel peut passer le chat qui chasse les souris ! En somme, une visite fort intéressante. Nous donnons 50Dh au gardien et 10Dh au gars qui nous a accompagnés jusqu’à l’ agadir. Nous reprenons la route, toute droite et en bon état, jusqu’à Tazenakt, que nous traversons et allons jusqu’au lac de barrage de Taghdoute situé non loin de là pour y passer la nuit. Le lac est bordé de tamaris et peuplé de canards souchets et de foulques. Un bel environnement mais gâché par toutes les ordures que les gens qui viennent en pique-nique laissent sur place. Dommage ! | | | À: Yan55 · 30 décembre 2025 à 12:08 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 13 de 22 · Page 1 de 2 · 1 258 affichages · Partager Mercredi 1er octobre 2025 : Beau lever de soleil sur le lac... Les foulques et les canards cancanent... Encore un bout de route et nous arrivons en vue du vieux ksar d'Aït- Benhaddou vers 11h15
Après avoir garé le fourgon sans problème le long de la rue, devant les alignements de restaurants et d’hôtels, nous franchissons l’oued à sec et entrons dans le ksar par la grande porte. Là, à notre surprise, on nous demande de payer 20Dh/pers alors que, comme nous le verrons plus tard, la majorité des visiteurs menés par leurs guides passent par le pont piéton et ne payent rien ! Nous sommes effarés par toutes les boutiques de souvenirs qui emplissent les ruelles du vieux ksar. Pas un seul endroit sans exposition de toutes sortes de bijoux, tapis, aquarelles, objets, etc... Et le nombre de groupes de touristes en voyages organisés est impressionnant ! Il y en a de toutes nationalités... On ne peut rien voir du ksar tant il y a de monde et d’objets étalés partout ! Nous montons au sommet (en travaux) d’où nous admirons la vue sur le dédale de ruelles et de passages couverts, puis redescendons par ces ruelles où, en 2009, nous étions pratiquement seuls. Nous pouvions alors admirer les belles portes et les maisons étaient encore habitées. Elles sont maintenant occupées par des boutiques de souvenirs... Quel changement ! Fuyons cette foule infernale qui se déverse en flots continus dans les ruelles étroites du ksar...
Nous allons nous réfugier dans un petit restau où nous déjeunons d’un très bon tajine poulet citron et légumes. C'est le restaurant « Tamlalte », situé près du pont piéton. Nous y sommes presque seuls et nous avons une belle vue sur le ksar par les grandes baies vitrées.
... Puis, pour rejoindre le fourgon, nous passons par une ruelle très étroite à l’angle de laquelle se trouve un petit café à la terrasse accueillante, couverte d’une légère pergola. Nous y dégustons un très bon jus « pomme grenade » fait sur place. Ouf, ça fait du bien de se reposer sur cette petite terrasse au calme. Il fait encore une chaleur à crever aujourd'hui.. Nous reprenons la route et gagnons Ouarzazate. Nous commençons par quelques courses au supermarché Carrefour (c’est le seul où l’on peut trouver de la bière), nous allons nous garer face à la kasbah de Taourit. C’était l’une des nombreuses résidences du pacha El-Glaoui. Considérablement agrandie dans les années 1920, elle constitue, en fait, un ksar, village fortifié habité (plus habité depuis 1956). Elle est malheureusement en travaux actuellement et donc on ne peut que l’admirer de l’extérieur.
La kasbah de Taourit
Puisqu’on ne peut pas visiter la grande kasbah, nous allons faire un tour dans le ksar qui la jouxte. Il est encore habité par plusieurs familles et plusieurs maisons d’hôtes y accueillent les visiteurs. Mais il n’y a pas moyen d’y être tranquilles. Les marchands veulent tous nous vendre des choses, d’autres veulent nous guider... Un gars nous propose de monter gratuitement sur la terrasse d’une maison d’hôtes. Il est très sympa, il nous explique que les habitations autour, n’étant plus habitées ni entretenues, se délabrent et tombent en ruine. Les constructions en pisé (paille et terre) demandent de l’entretien. Il y a beaucoup de gravats dans les rues et dans plusieurs endroits, les artisans sont à l’œuvre. Tant mieux... Après avoir flâné dans le ksar, nous essayons d’aller au musée du Cinéma, situé juste en face de la grande kasbah mais il est trop tard, il ferme à 17h. Tant pis... Je ne sais pas si nous avons manqué grand-chose, les avis sont partagés sur l'intérêt de ce musée... Après être allés dans la ville moderne pour faire du change de monnaie... Nous prenons la route pour l’ oasis de Fint où nous avons l’intention de passer la nuit.
L' oasis de Fint, un petit coin de paradis !
En arrivant, nous nous apercevons que nous n’avons plus de pain. Allons-nous en trouver à vendre ici ? Voilà une habitante qui passe près de nous. Je lui pose la question et elle nous fait comprendre de la suivre. Elle nous emmène à travers la rue du village (ça grimpe), jusqu’à une maison un peu après la mosquée. Elle nous fait entrer chez une autre dame qui nous accueille dans sa cour intérieure. Vite, elle dispose tapis et coussins au sol et nous invite à nous asseoir. Elle nous sert alors le thé à la menthe et nous apporte des galettes de pain traditionnel.
Ne perdant pas le nord, elle nous propose de venir manger le couscous demain midi (120Dh). Marché conclu, elle viendra nous chercher pour que nous puissions la voir préparer la cuisine... Nous lui achetons donc deux pains et retournons au fourgon garé au bord de l’oued qui coule en bas du village.
Nous allons passer la nuit au bord de l'oued
À notre étonnement, il y a plein de gens qui sont en train de ramasser des tapis qu’ils ont lavés dans l’oued et qu’ils ont mis à sécher sur les rochers. Ils nous expliquent qu’il va y avoir un mariage dans leur famille et qu’ils doivent donc nettoyer tous ces tapis dont ils auront besoin. Toute la famille est venue passer la journée ici, avec enfants, marmites, réchauds. Ils chargent tout ça dans un pick-up pour rentrer chez eux, près de Ouarzazate.
Lavage de tapis dans l'oued
Nous finissons la soirée dehors. Il a fait très chaud aujourd’hui et, ce soir, il n’y a pas de vent frais comme les autres soirs... Plusieurs gars du coin viennent pique-niquer au bord de l’eau... Vers 22h30, tout le monde est parti... c’est le grand calme. Jeudi 2 octobre : Au matin, des femmes passent le long de l’oued. Elle s’en vont dans les marais tout au bout cueillir du fourrage pour les animaux. Ici, les femmes ne sont pas voilées de noir comme dans la région de Tafraoute, elles ont des robes fleuries et un foulard. Nous allons faire une petite balade à pied de l’autre côté, en longeant des jardins, dont les parcelles carrées, bordées de petits murets de terre, sont cultivées : Luzerne, maïs et légumes mais aussi beaucoup de palmiers dattiers.
Vers 11h, la dame vient nous chercher pour nous mener chez elle. Comme hier soir, nous nous asseyons sur des coussins dans la cour intérieure de sa maison. Elle nous apporte d’abord des dattes et nous fait entrer dans sa cuisine, très rudimentaire où le couscoussier est sur le feu. Poulet, carottes et oignons bouillent dans la partie basse et la semoule cuit à la vapeur en haut. Au bout d’un moment, elle met à cuire les autres légumes : courgettes, poivrons et aubergines et elle met la semoule dans une bassine. Après y avoir ajouté un peu d’eau et d’huile, elle roule la semoule entre ses mains pour bien détacher les grains et elle la remet à cuire.
Elle doit recommencer ça trois fois... En attendant que ça soit cuit, nous sirotons le thé à la menthe.
La mère de son mari habite là aussi (c’est sa maison). La vieille dame s’assoit par terre dans une des pièces autour de la cour. Sa fille (la belle-sœur de notre hôtesse) lui apporte un bidon de 5l de lait de chèvre. Elle l’enveloppe dans un sac plastique, elle en attache les deux extrémités avec des liens qui descendent du plafond et le balance d’avant en arrière énergiquement. C’est une baratte improvisée pour faire du beurre ! Je ne savais pas qu’on pouvait faire du beurre avec du lait de chèvre. Je n’en ai jamais vu à vendre nulle part. Il parait pourtant qu’il est plus sain que le beurre de lait de vache... En tout cas, je pense qu’elle doit passer un sacré bout de temps à balancer sa baratte avant d’avoir du beurre !
Une baratte improvisée ! Pendant ce temps, le couscous a fini de cuire. La dame nous apporte un beau plat avec la semoule surmontée du poulet et des légumes, le tout accompagné d’un bol de sauce. C’est très bon et copieux (quoique nous l’aurions aimé plus épicé)
Quand nous rentrons au fourgon, il y a encore des groupes de femmes qui lavent leurs tapis dans l’oued. C’est une pratique courante ici, apparemment... Après ce bon séjour à l' oasis de Fint, nous partons vers Skoura en traversant un paysage désertique à souhait... Nous allons nous garer au camping Amridil. Il est situé tout près de la grande kasbah... Comme il fait très chaud et qu'il y a une piscine dans ce terrain de camping, nous allons faire un petit plouf avant d'aller voir la kasbah (nous y étions déjà venus en 2009)Non seulement il fait chaud mais, en plus, la clim et la ventilation intérieure sont en panne dans notre vieux fourgon !!! c'était déjà avec lui que nous étions venus au Maroc et nous avons bourlingué dans beaucoup de pays à son bord. Il est toujours bien vaillant !
En 2009, nous avions aimé la belle et grande palmeraie verdoyante qui s’étendait derrière la kasbah. Cet endroit était très luxuriant, avec toutes sorte de cultures irriguées qui s’étendaient sous les palmiers et les oliviers, nous sommes attristés de le voir si desséché. Les palmiers sont attaqués par un champignon parasite, le « bayoud, » qui les affaiblit et les empêche de résister à la grosse sécheresse qui sévit avec la hausse des températures. Autour de la kasbah, c’est le chantier, la route est en travaux, gros tas de terre, pierres et poussière partout...
La kasbah aussi est en réfection mais on peut quand même en visiter une partie (40Dh/pers). Elle figurait sur les anciens billets de 50Dh avec la figure d’Hassan II. Et elle a servi de décor
On ne peut en voir qu’une petite partie contenant des objets usuels (cuisine, four à pain, pressoir) et monter sur les terrasses où les maçons sont à l’œuvre. La kasbah d'Amridil a fière allure de face, mais à l'arrière, c'est en piteux état.
Après un petit tour dans la palmeraie (du moins ce qu’il en reste), nous rentrons au camping bien fatigués car il fait encore une chaleur étouffante aujourd’hui. Heureusement, un peu de vent se lève dans la soirée, ça fait du bien. Il n’y a pas grand-monde dans le camping, il n’y a pas beaucoup de touristes par ici, en ce moment... Demain, nous allons rejoindre la vallée des roses... | | | À: Yan55 · 30 décembre 2025 à 18:43 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 14 de 22 · Page 1 de 2 · 1 240 affichages · Partager Vendredi 3 octobre : Nous démarrons assez tard du camping Amridil, et nous roulons jusqu’à El-Kelaa des M’gouna, dans un décor peu plaisant fait de grands espaces caillouteux désertiques. Grosse chaleur encore aujourd’hui ! À El-Kelaa, nous faisons quelques courses. La ville est remplie de boutiques vendant des produits dérivés des roses mais on arrive quand même à y trouver du pain et des légumes ! Nous prenons la direction de Bou-Tahrar... La route qui va vers la vallée des roses à la sortie d’ El-Kelaa est pleine de travaux. Si bien que nous devons rouler sur de la piste caillouteuse et cahoteuse, couverte de graviers et de poussière. Il y a partout des panneaux de limitation de vitesse. Et ça dure environ 20 km comme ça ! Il y a énormément de travaux au Maroc... Enfin, nous débouchons sur une route en bon état qui suit un très beau paysage verdoyant : montagnes érodées ocres et roses, surplombant l’oued bordé de végétation. Ça nous change des étendues désertiques que nous avons traversées en venant !
Pour déjeuner, nous empruntons une petite route/piste qui descend au bord de l’oued. Nous y faisons une halte bienvenue dans ce bel environnement. L’endroit est plat et sableux mais pas mou, on ne risque donc pas de s’ensabler... Après ce moment bien agréable : pique-nique au bord de l’eau...nous remontons sur la route et la suivons tout le long de l’oued dans un paysage grandiose.
Nous arrivons d’abord à Tamaloute où nous ne nous attardons pas , puis à Bou-Tahrar, joli village avec, en son centre, la vieille kasbah d’Aït-Oumergdane. Des gamins jouent au ballon dans la rue, d’autres portent du bois et des branchages sur leur mule, d’autres encore dévalent la rue sur leurs vélos. Aujourd’hui, vendredi, les boutiques sont fermées, la rue leur appartient... Ambiance sympathique. Souvent, dans les villages, les jeunes enfants, dès qu’ils voient des touristes, ont pris l’habitude de quémander des bonbons, stylos ou dirhams. Désormais les plus grands les surveillent et les en empêchent. Ce qui est une bonne chose car c’était plutôt pénible !
La kasbah d'Aït-Boumergdane
il charge la mule !!!
Au village de Bou-Tahrar, jeu de ballon dans la rue...
Nous décidons de nous garer pour la nuit à l’endroit où nous avons déjeuné ce midi, au bord de l’oued M’Goun. Plusieurs véhicules passent près de nous car il y a des villages de l’autre côté de l’oued et donc, un gué. Ils nous saluent gentiment et des gamins qui passent à vélo nous offrent même deux belles grenades ! Sympa... Oliviers, grenadiers, grands roseaux et lauriers-roses bordent l’eau, ainsi que des bouleaux argentés, des culture de maïs et de luzerne. Ce n’est pas la saison des roses... Comme dans tous les oasis, les femmes passent en portant sur le dos les sacs remplis de fourrage pour nourrir les animaux élevés dans les cours. Samedi 4 octobre : Nous partons en direction de Boulmane-du-Dadès... et longeons la vallée du Dadès... La route est bordée de villages en pisé, cultures et vergers au bord de l’oued et surmontée de formations géologiques rocheuses, nommées « doigts de singe ». Un parking est aménagé devant ces roches arrondies pour accueillir les touristes. C’est un haut-lieu du tourisme au Maroc : randonneurs, cyclo-touristes accompagnés de leur guide viennent de Marrakech en minibus.
la vallée des "pattes de singe"
Après un petit arrêt photo des roches bordant la vallée, nous continuons et pénétrons dans les gorges. La route est bordée par de magnifiques formations rocheuses, des canyons profonds et des paysages à couper le souffle... Et presque plus personne par là !
Et la grosse tortue...
Msemrir : Nous y étions déjà venus en 2009 et avons un peu de mal à le reconnaître. C’est le jour du souk et il y a de l’animation... Il est 15h30 et les marchands remballent leurs marchandises. À l’époque où nous étions venus, à Msemrir c’était la « fin du goudron »... Des messieurs très sympas nous disent que désormais la route continue jusqu’à Agoudal d’où l’on peut rejoindre les gorges du Todgha. Nous allons donc pouvoir prendre cette belle route en très bon état, qui grimpe doucement au milieu de paysages lunaires, parsemés de villages aux maisons en pierre et de vergers de pommiers. C’est la vallées des pommes par ici ! Pour passer la nuit, nous nous garons dans la montagne pelée, à 2 815 m d’altitude, à une vingtaine de km de Msemrir. L’endroit est un peu pollué par des taches d’huile (c’était un arrêt où les machines se garaient lors de la construction de la route) mais le paysages de montagnes alentours est magnifique... De toute façon, il fait trop froid pour manger dehors ! Et c’est très calme, il n’y a pas de circulation par ici...
Deux petits ânes nous tiennent compagnie... C'est agréable de voir des ânes pas entravés ni chargés de gros ballots ! Dimanche 5 octobre :
La nuit dans la montagne près de Msemrir a été plutôt fraîche mais heureusement, nous avons une bonne couette (que nous n’avions pas eu l’occasion d’utiliser jusque là)! Nous repartons sur la belle route vers Agoudal... En cours de route, nous prenons en stop un petit monsieur qui marche avec son bâton et ses chaussons ! Il veut aller à Agoudal, à 18km de là et il n’y a pas beaucoup de véhicules sur cette route ! Il y a de l’activité, ce matin, dans les champs : labour à l’aide d’attelage de mules, femmes et enfants qui cueillent des pommes et du fourrage, d’autres qui bêchent avec des houes.
En cours de route, nous apercevons des nomades berbères avec leurs troupeaux, dans la montagne
Bientôt, la route devient complètement pourrie, pleine de trous mais le paysage est toujours magnifique ! Achat de pain dans le village d’ Aït-Hani. Les enfants réclament des bonbons, stylos ou dirham, il y en a même un qui nous lance un caillou ! Quel accueil ! Quand un adulte approche, ils arrêtent aussitôt... Nous arrivons ensuite à Tamtatouche, que nous ne faisons que traverser. Un barrage vient d’être construit juste après le village... Et nous entrons dans les gorges du Todgha. Là, il n’y a pas encore trop de touristes, presque personne sur la route...
Plus on approche du défilé où le Todgha a creusé de profondes gorges, plus il y a de circulation.
À l’entrée du défilé, il y a des grands parkings mais très peu de véhicules y sont stationnées. Le plus étrange, c’est que dans la gorge proprement dite, donc à un passage étroit bordé par l’oued, c’est le gros embouteillage : 3 cars de tourisme sont garés sur le bord et un autre vient en sens inverse. Le chauffeur, sans doute, débutant, n’ose pas avancer. Il a peur de tomber dans l’oued ! Plusieurs personnes essaient de le guider. Nous sommes complètement bloqués... Au bout d’un long moment, il finit par se décider à croiser et nous pouvons enfin avancer ! Et tout ça, parce que les cars, au lieu de stationner sur les parkings, le font en plein milieu du défilé pour que les touristes aient moins à marcher !!! Ridicule ! Il y a des marchands de souvenirs installés tout du long... et même un petit bar avec sa terrasse ! Les Marocains du coin, avec leurs familles, viennent pique-niquer au bord de l’oued. Ils regardent, goguenards, ce spectacle... | | | À: Yan55 · 30 décembre 2025 à 19:16 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 15 de 22 · Page 1 de 2 · 1 235 affichages · Partager Après les gorges du Todgha, la palmeraie et le village d'Aït-Boujane
nous allons sur le parking/belvédère qui domine la grande palmeraie. Il y a des marchands de souvenirs, évidemment, mais le parking est très vaste et nous trouvons un coin à l’écart pour nous garer et déjeuner tranquillement (après avoir fait déguerpir les gamins qui sont très casse-pieds par ici). Des cars ou des voiture de touristes viennent de temps en temps stationner un moment pour admirer la vue sur la palmeraie. Aussitôt, ils sont pris d’assaut par les marchands pour qu’ils achètent quelque-chose... Nous allons ensuite à Tineghir :
Nous nous garons dans le centre puis marchons jusqu’au vieux ksar Aït Lhaj Ali et le mellah (l’ancien quartier juif). Murs en pisé bordant les ruelles, passages étroits et, dans le quartier commerçant, échoppes diverses. Après la visite de Tineghir, nous voulons voir la vieille mosquée/medersa Ikelane. Pour y arriver, nous nous trompons et avons du mal à la trouver. Heureusement, des enfants très sympas nous aident à trouver le chemin dans la palmeraie... En plus, ceux-là ne nous demandent rien et refusent même la récompense que nous leur offrons pour nous avoir guidés jusque là... Nous suivons les sentiers dans la grande palmeraie, plutôt une oliveraie par là. Très touffue, elle est plantée de nombreux arbres fruitiers (oliviers, grenadiers, figuiers...) Des flèches indiquant la mosquée sont peintes à plusieurs endroits mais il fallait trouver le début du sentier ! Il y a sûrement un autre accès par le ksar en ruines situé derrière, mystère ! Le gardien (que nous réveillons !) nous montre les différentes pièces en nous donnant de nombreuses explications et nous fait monter sur la terrasse du muezzin. À la fin de la visite, nous lui donnons 40Dh (on donne ce que l’on veut).
Dans la mosquée Ikelane, la salle de prières
La salle aux ablutions, avec un puits profond de 28m où il y a encore de l'eau...
Sur la terrasse, la coupole qui a été abimée par la foudre
Belle vue sur la palmeraie (ou plutôt l'oliveraie) du haut de la terrasse
Pour la nuit, à une vingtaine de km de Tineghir, nous nous garons sur un terrain dénudé dans la montagne. Très belle vue et tranquillité absolue... Lundi 6 octobre : Nous traversons encore des paysages arides jusqu'à Tinejdad.
Il faut s’arrêter un peu avant la ville proprement dite de Tinejdad pour accéder au vieux ksar. Nous l’avions visité en 2009. À l’époque, l’oued avait débordé et nous avions traversé à gué sur un pont provisoire. Aujourd’hui, l’oued est complètement desséché et nous traversons à pieds secs après avoir garé le fourgon en face. Ici, les femmes portent des « haïks », tissu noir (ou blanc) brodé de motifs berbères de couleurs vives. En 2009, il y avait une coopérative de femmes qui vendaient des haïks brodés, j’en avais d’ailleurs acheté un. Cette fois, je n’ai rien vu, tout était fermé...
Le vieux ksar de Tinejdad
Et nous arrivons à Goulmina :
Nous nous arrêtons le long d’une rue commerçante pour faire quelques courses. En sortant du fourgon, je tombe nez-à-nez avec un homme qui a l’air d’être un occidental. Il est accompagné par un marocain. Je leur demande donc où se trouve le « vieux ksar Goulmina » dont parle le guide Gandini. Ils nous disent qu’il se trouve à 1,2km de là et nous indiquent aimablement la direction à prendre. Bientôt, nous arrivons devant la porte flanquée de deux tours, dont l’une est le minaret de la mosquée. En face, se trouve un grand espace qui sert d’aire de battage à la saison des récoltes et de parking le reste du temps. C’est donc là où nous garons le fourgon. Un gars ne tarde pas à se présenter comme guide officiel (il a un badge)... Nous acceptons son offre. Il ne demande qu’une rétribution ridiculement petite et il va se révéler très intéressant (si bien que nous lui donnerons plus !) Il nous explique la vie des habitants dans le ksar, nous fait parcourir les différentes ruelles, cours et passages couverts, les étables où sont élevés chèvres et ânes...
La porte du vieux ksar Goulmina
Après la visite du ksar, le guide nous montre les jardins en arrière à la végétation luxuriante : palmiers, figuiers, oliviers et cultures diverses
Il est grand temps de déjeuner quand nous quittons le ksar et ce sympathique guide. Pour sortir du quartier où se trouve le ksar, il faut emprunter une ruelle assez étroite et c’est la sortie de l’école ! Plein d’élèves à pied et à vélo envahissent la rue. Il faut attendre un bon moment avant de pouvoir passer ! Après le déjeuner, la route continue vers le nord. Nous traversons la ville d ‘Errachidia, passons près du lac de barrage Hassan-Addakhil, très vaste étendue d’eau d’un bleu intense, entourée de collines caillouteuses. Des plantations de tamaris ont été faites tout le long de la route, ce qui est une très bonne initiative. Pour l’instant, ils sont encore tout petits... Puis nous suivons la vallée du Ziz...
Pour la nuit, nous allons poser nos bottes au camping "jurassic park" Ce terrain de camping est agréable, pas surchargé et pas cher. Cela va nous permettre de faire le plein d’eau et les vidanges. Il y a même une piscine, mais nous n’en profiterons pas. Ce soir, il est trop tard... Mardi 7 octobre : Nous quittons le « Jurassic park » et prenons la route vers le nord, jusqu’à Midelt, en passant sous le petit tunnel du Légionnaire. À Midelt, nous allons faire quelques courses au marché municipal. Cette ville nous paraît beaucoup plus moderne que dans notre souvenir (mais la mémoire nous joue peut-être un tour !) Nous déjeunons à la terrasse d’un boui-boui, le « Berber restaurant ». Bons tajines de mouton et légumes (45Dh chacun)... Nous quittons la ville et faisons une petite halte afin de boire le café près d’un petit oued qui forme une sorte d’oasis dans ce paysage désertique : de l’herbe, des roseaux, des pommiers et amandiers. Ce paysage bucolique est bien reposant. Dommage que la route passe tout près... Quand nous roulons dans la montagne, voilà que le ciel se couvre de gros nuages et il tombe même quelques gouttes. Mais le ciel bleu est vite de retour... La verdure borde la route maintenant, dans les champs paissent de grands troupeaux de moutons et de chèvres, même des vaches ! Ça nous change de paysage ! La route est bonne mais il y a beaucoup de gros camions chargés jusqu’à la gueule (les ballots de paille débordent de partout) et, comme ça monte, ils roulent très lentement. Étant donné tous les virages, il est difficile de les doubler. Il faut parfois rouler à 12km/h pendant plusieurs km. | | | À: Yan55 · 2 janvier 2026 à 12:14 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 16 de 22 · Page 1 de 2 · 1 190 affichages · Partager Notre étape pour la nuit : Après quelques recherches, nous allons nous garer dans la forêt de cèdres un peu avant Azrou sur un haut-plateau, à 1 800m d’altitude. Pour y arriver, il faut emprunter une piste et, en cours de chemin, à notre étonnement, nous tombons nez-à-nez avec un gros camion. Que fait-il sur cette étroite piste perdue ? Le chauffeur nous fait signe que ça passe et nous en profitons pour lui demander ce qu’il transporte... Il nous répond que c’est de la pouzzolane, une roche volcanique, pour faire du ciment. Il va même en chercher une poignée à l’arrière pour nous montrer ce que c’est ! Il nous explique qu’il y a une carrière plus loin. Toute la soirée, de gros camions font l’aller/retour chargés de pouzzolane. De l’endroit où nous sommes garés, nous les voyons passer sur le sentier. Heureusement, vers 21h, plus rien... Espérons qu’ils ne commencent pas trop tôt demain matin !
Mercredi 8 octobre : Pas de gros camion pendant la nuit, ouf ! Et, ce matin, le premier n’est passé qu’à 8h30. Nous reprenons la route jusqu’à Michlifen, où se trouve une station de sports d’hiver, avec petits remonte-pentes. Le paysage montagnard, avec les vertes prairies et les forêts de cèdres contrastent beaucoup avec les étendues désertiques que nous venons de traverser. Nous passons à Azrou, puis Ifrane, où le roi a une résidence d’été. Ça fait très chic par là, beaucoup de massifs fleuris bien entretenus et d’aménagement urbain. La forêt d’ Ifrane est la plus belle cédraie du Maroc. Des singes magots encore appelés « macaques berbères », y vivent et on peut facilement en voir au bord de la route. Ce sont les seuls macaques vivant hors d’Asie.
Nous arrivons à Sefrou, petite ville qui nous a bien plu... Nous nous garons sur un parking situé en face de la médina. Voilà une médina joliment colorée et vivante ! Elle est ceinte de murailles crénelées et coupée en 2 par l’oued Aggay (complètement à sec en cette saison... et rempli d’ordures)
le long de l'oued, façades roses et grands arbres
Plusieurs rues de la médina regroupent les ateliers d’artisans qui fabriquent de la passementerie pour border les robes et les djellabas. Nous sommes intrigués par le nombre de boutiques qui vendent des sortes de petits tubes de plastique colorés flexibles. Un sympathique marchand nous explique qu’ils servent à fabriquer des petits boutons ronds en forme de cerise (spécialité de la région) brodés à l’aide de fil torsadé et de petits moteurs. Ces boutons servent pour les caftans et djellabas et sont confectionnés par de nombreuses femmes du coin. Plus loin, nous voilà dans le quartier des stands alimentaires. Nous y achetons du pain et des petits sablés à l’anis. Mais aussi des crêpes épaisses lisses d’un côté et toutes hérissées de l’autre ! Elles sont à base de semoule... Nous les dégusterons au déjeuner.
En quittant Sefrou, nous prenons la route qui contourne Fès. Nous avions visité sa grande et belle médina en 2009, et voulons rester sur le beau souvenir que nous en avons. De plus, nous avons envie de finir notre voyage par un petit séjour sur la côte méditerranéenne, donc au nord et il y a encore une longue route pour y arriver. En conséquence, après Fès, nous prenons la route vers Al-Hoceima.Le paysage qui borde la route est très original, lunaire, fait de collines blanches ressemblant à de grosses dunes plissées...
Un paysage lunaire
Il y a pas mal de circulation sur cette route, gros camions qui avancent très lentement et voitures qui doublent n’importe où... En plus, la route n’est pas en bon état, pleine de pierres et de travaux en cours. On dirait qu’on roule sur de la tôle ondulée, c’est très pénible pour les gens et pour le véhicule (tout tremble là-dedans !) Nous bifurquons dans la direction de Ketama et, heureusement, la route devient meilleure... mais pénible quand même car les marocains conduisent très mal et il y a plusieurs petites villes très encombrées à traverser. Il va nous falloir trouver un point pour nous arrêter pour la nuit. Pas de terrain de camping par ici et le premier point que nous avons trouvé n’est plus accessible à cause de gros travaux. Nous continuons encore sur 50 km avant de trouver un autre point (merci P4N). C’est un petit renfoncement près de la route, parmi la végétation. Le paysage des alentours est très beau : montagnes en pentes plantées d’oliviers et chênes-verts, avec de l’eau tout en bas... Ça pourrait être pire !
Finalement, nous avons bien dormi dans ce petit coin... Nous entendions le bruit des camions dans la soirée mais la nuit, ça s’est calmé. Le matin, les enfants qui partent à l’école viennent nous faire une visite timide. Il n’ont pas l’habitude des touristes par ici. Au bout d’un long moment plantés devant le fourgon, ils se décident à dire « money ? »... Devant notre refus, ils n’insistent pas... Nous reprenons la route... Elle est encore pleine de travaux. Il y a eu des glissements de terrain et de grandes parties de la route sont pleines de gravats. Plus loin, d’autres parties sont refaites, alors, plein d’espoir, on croit que c’est bon mais, paf ! Encore des travaux avec des grosses machines, gros tas de terre et de pierres partout. En plus, il faut se farcir les gros camions ainsi que les voitures et minibus qui doublent n’importe où ! Il y a beaucoup de virages, c’est de la route de montagne et souvent les bordures sont abimées. Enfin, c’est pas de la tarte, quoi !!! Dans le Rif, c'est la saison de la récolte du cannabis !
Par ici, il est cultivé à grande échelle. On peut voir des plantations partout à flanc de colline, près des maisons, sur la moindre parcelle... Les plants récoltés sont mis à sécher au soleil sur tous les endroits possibles : toits plats des maisons, sur les balcons, sur des bâches à terre, etc... Ça sent fort ! Les enfants qui sortent des écoles cheminent dans les effluves de cannabis.
Certains hommes nous en proposent mais, devant notre refus, ils n’insistent pas.
Le cannabis et le foin sèchent côte-à-côte !
Ketama :Il y a un grand souk aujourd’hui dans la ville et les rues sont très encombrées par toutes sortes de véhicules, piétons, stands... Il est 10h40 et tous les marchands n’ont pas fini de s’installer. Des camions arrivent encore et les poissonniers (qui viennent de la côte ?) commencent seulement à décharger les caisses... Enfin, nous réussissons à traverser la rue principale et à nous garer à la sortie de la ville. Puis, nous partons faire nos courses dans ce grand marché. C’est animé, il y a de tout. Chaque spécialité a son coin, celui de la viande de bœuf, celui des volailles, celui des légumes, etc... À la sortie de la ville, il y a même une coopérative des producteurs de cannabis ! Notre route continue. Après Ketama, elle est en bon état. Très sinueuse, elle serpente dans de magnifiques paysages de montagne. Il fait très beau, le soleil chauffe bien et fait ressortir les effluves de cannabis, ça sent dans toute la montagne ! Après déjeuner, voilà que les nuages commencent à s’accrocher de plus en plus aux sommets et, bientôt, nous sommes environnés de brouillard. Nous sommes bien dans le Rif ! Heureusement, il n’est pas très dense et la bande blanche indiquant le milieu de la route est bien visible. | | | À: Yan55 · 2 janvier 2026 à 12:36 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 17 de 22 · Page 1 de 2 · 1 189 affichages · Partager
Nous arrivons à El Jebha (ou El Jebeha) Après nous être garés le long du port, nous allons y faire une balade. C’est un port de pêche actif avec les maisons blanches et bleues. L’après-midi, il y a beaucoup d’étals de poissons dans les rues. Les marins font griller des sardines sur des braseros... Beaucoup de restaurants ont des barbecues sur leur terrasse et proposent aussi des sardines grillées. Nous en achetons une dizaine à emporter car il est 16h et nous n’avons pas envie de manger des sardines à l’heure du goûter ! Nous les dégusterons au dîner...
Ici, comme partout au Maroc, on voit des voitures dont l'arrière est muni de percolateur proposant café ou thé
Où allons-nous nous garer pour cette nuit ?
Nous découvrons qu'il y a un petit camping au village de Thagassa Thagassa est à une dizaine de km d ‘El Jebha. Pour y arriver, il faut emprunter une petite route qui descend très raide jusqu’au bas de la falaise. En bas, se trouvent une mosquée, quelques maisons et des barques de pêche devant la mer. Pour arriver au camping, il faut prendre une piste caillouteuse et défoncée, traversée par un petit oued, au bout du village. Yannick part en reconnaissance, ça devrait passer... On y va ! Et nous avons bien fait ! Nous y sommes très bien accueillis. La mer est juste en face et des fauteuils nous y invitent au farniente. Extra ! (100Dh/nuit) Il y a déjà trois fourgons garés dans ce petit coin perdu (un couple de français, un couple d’allemands et un belge solitaire)
Relax devant la mer à Thagassa
Le petit restau du camping
Vendredi 10 octobre : On est bien ici et il fait très beau... Nous allons y rester pour une journée farniente et bains de mer... Et ça tombe bien que nous restions là aujourd’hui car nous sommes vendredi et c’est le jour du couscous au Maroc, donc aussi au petit restau du camping...Il est vraiment excellent et copieux !
La journée se passe agréablement mais, dans la soirée, le temps se gâte... voilà la pluie. Pourvu que l’on puisse partir demain sans problème...
Samedi 11 octobre : Il a plus très fort avec du vent, toute la nuit. Nous sommes inquiets mais le patron du camping nous dit que ça va aller. Il part devant nous pour nous montrer le meilleur endroit où rouler. Ça glisse pas mal mais ça passe, ouf ! L’oued qui descend de la montagne a bien gonflé. La mer est toute marron. Les vagues charrient la boue de l’oued. Impressionnant... Bon, le premier obstacle est passé, ainsi qu’un autre bras de l’oued... Mais il y a encore la route très raide et mouillée qui monte jusqu’en haut de la falaise. Heureusement, notre fourgon grimpe bien et nous voilà sur la route... Re ouf !
Nous suivons la route de côte vers Tetouan. Il pleut et la route est jalonnée de grosses pierres tombées des montagnes qui la bordent. Pas très rassurant ! La mer est très agitée et pleine de boue descendue par les oueds qui coulent à flots... Quand nous traversons une petite station balnéaire près de Oued Laou (peut-être Quaa Asserasse ?), la rue qui borde le littoral est encombrée par de gros tas de terre et de cailloux descendus des chemins ravinés en arrière. Les pelleteuses sont au travail pour dégager la route...
Mauvais temps ce matin, la mer a changé de couleur...
Les oueds ont énormément gonflé dans la nuit... | | | À: Yan55 · 2 janvier 2026 à 12:47 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 18 de 22 · Page 1 de 2 · 1 188 affichages · Partager Après Oued Laou, la route n’est plus encombrée de terre et nous arrivons sans problèmes à Tetouan vers 12h15.
Il y a beaucoup de circulation en ville. Malgré tout, nous réussissons à nous garer sur un parking au pied de la médina... et allons déjeuner au restaurant « El Restinga » Curieusement, il n’y a pas beaucoup de restaurants à Tetouan. Ce restau est bourré de monde mais il reste tout de même une petite table pour nous. La chance ! Il se révèlera très bon et très abordable, nous y dégustons une excellente pastilla au poulet. Une bonne adresse
Tetouan la blanche
Balade dans la médina : Après avoir parcouru plusieurs ruelles, nous empruntons la grande « rue de Fès » très animée. Plein de marchands de tout et de rien : alimentaire, bric-à-brac, cosmétiques, matériaux, etc... Un vrai marché aux puces tout le long de la « rue de Fès »... jusqu’au souk El Fouki. Près de Bab-Sebta, se trouvent des tanneries (un peu à l’abandon, semble-t-il. Nous les avions visités en 2009 et elles étaient en meilleur état). Pas facile de les trouver, d’ailleurs. Nous demandons à plusieurs personnes avant de les découvrir.
Dans les ruelles de la médina
Rue de Fès, le coin de l'alimentaire
Près de Bab-Sebta, se trouve la zaouia des Derkaoua (un sanctuaire soufi)
les tanneries
Le cimetière juif grimpe jusqu'en haut de la colline
Après quelques courses, nous quittons Tetouan... C’est au bord du lac de barrage Asmir que nous allons nous garer. Nous avons un peu de mal à trouver une place car il y a du monde par là... Des familles viennent pique-niquer, avec leur brasero, malgré le temps gris.
Juste après avoir réussi à nous garer, nous apercevons un jeune couple en difficulté au bord du lac. Leur voiture s’est embourbée. Ils se sont trop approchés de la rive vaseuse... Nous essayons de les aider avec nos plaques de désensablement, mais ça ne marche pas ! Heureusement, d’autres jeunes arrivent à la rescousse et, à force de pousser, ils réussissent à la sortir de là... Mais nos plaques sont pleines de vase collée maintenant ! Dans la soirée, tout le monde s’en va... Demain, nous quittons le Maroc. Le bateau est prévu à 13h30. Il nous reste encore quelques jours de voyage : remonter l' Espagne avec quelques agréables étapes sur la côte puis traverser la France jusque chez nous... | | | À: Yan55 · 3 janvier 2026 à 5:16 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 19 de 22 · Page 1 de 2 · 1 171 affichages · Partager Je n'en reviens pas que vous soyez passés par Ketama. Ce seul nom évoque un haschisch de la meilleure qualité. Il fut un temps où il était relativement dangereux de pointer son nez dans ce coin-là. | | | À: Jojoone1 · 3 janvier 2026 à 11:53 Re: Voyage au Maroc en septembre-octobre 2025, à bord de notre fourgon Message 20 de 22 · Page 1 de 2 · 1 155 affichages · Partager Salut Joël, et oui, on est passé par Ketama. Aucun problème, nous avons même arpenté les rues où se tenait un grand souk... Certains hommes nous proposaient du shit mais sans insister... Nous étions déjà allés dans le Rif en 2009 mais là c'était assez proche du harcèlement ! Nous avons quand même été ébahis devant l'ampleur de la culture, il y en a vraiment partout. Et là, l'odeur de beuh c'était quelque-chose, pas besoin de fumer !!! | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 841 visiteurs en ligne depuis une heure! |