Alors je vais commencer par le début. A 7 km sur la route qui va de
Banfora aux cascades de Kerfiguéla, le campement Baobab est un peu en retrait sur la gauche, au niveau du village de Lémouroudougou. Une vaste cour à l'entrée est entourée de petites paillottes montées sur des troncs de rôniers (parfaits pour faire de bons pilliers, et accessoirement du vin de palme appelé bandji). Il y a d'un coté un espace aménagé faisant office de cuisine, et d'un autre les toilettes telles qu'elles sont conçues un peu partout au
Burkina. Au fond de la cour, un bar isole une dizaine de cases situées en arrière du campement, et des visiteurs journaliers. L'hébergement se fait donc par la location de cases de 2 ou 3 places, moyennant 6000 F. CFA par nuit. Les repas coûtent entre 1500 et 3000 F. CFA. Il ne faut pas imaginer un bar où viendrait beaucoup de monde. C'est en pleine cambrousse. Il n'y a pas grand monde, et je ne suis même pas sur qu'à
Banfora les gens connaissent l'existence de ce campement. Pas d'enseignes Coca, ni de mobilier en tôle. Un calme royal, et un environnement très vivant du fait des multiples villages éparpillés dans les environs. Que dire de plus ? Que ce lieu permet d'entrer facilement dans l'univers de la vie en brousse, sans vivre non plus trop à la sauvage. C'est surement assez bien pour des voyages de courte durée qui ne laissent pas le temps de construire des amitiés durables. Je l'ai vécu moi-même comme un agréable repos après un an de cavalcade sans attaches, et avant mon retour en
France. Et puis tout le monde est adorable dans ce petit coin de brousse. Enfin, bon, il mériterait un paragraphe dans certains guides touristiques, mais n'y figure pas... Dommage. Peut-être tan mieux. L'endroit n'en demeure que plus paisible.
A+
Sam