Quand je me balade dans une ville en
Inde il m'arrive bien souvent de marcher dans une bouse de vache ou sur un rat mort car j'ai le regard dirigé vers le haut non pas pour me
moucher dans les étoiles mais pour entr'apercevoir ce qui subsiste encore mais rarement du passé architectural indien.
Les gens autour de moi s'interrogent sur ma curiosité quelque peu déplacée à leurs yeux (
look at my shop, my friend) et je leur réponds que je suis en
Inde pour voir - tant qu'il est encore temps - ce qui subsiste de leur passé.
Les Indiens sont les indignes héritiers d'un fabuleux héritage. Les exemples ne manquent pas.
Mais pour en revenir au documentaire que j'ai regardé d'un oeil distrait par mon écran d'ordinateur

je l'ai trouvé très redondant de ce que l'on trouve régulièrement dans ce type de documentaire qu'il soit filmé (télévision) ou écrit (magazine). On le découpe en thèmes dont les sempiternels "émergence d'une classe moyenne supérieure" ou "bidonvilles de
Bombay qui vont être réhabilités".
Exception faite du chapitre "agriculture" avec notamment l'intervention très lucide de cette femme politico-écologiste qui prônait une approche diversifiée et plus proche de valeurs ancestrales et naturelles en opposition totale avec l'agro-alimentaire businessman enturbané du Punjab pour qui le profit est l'objectif premier.
Bref encore un - relativement bon - reportage sur l'
Inde. A quand celui intitulé "Le cauchemar indien"
L'Inde est un pays qu'il faut vivre pour y croire, tant l'interaction entre modernité et tradition engendre le chaos. Extrait du texte de présentation du sujet dans le magazine de télévision belge, Télémoustique