Par fictive, j'entends que j'ai fait une demande anonyme de e-visa pour un ressortissant algérien (les pays arabes ont souvent des facilités entre pays musulmans), pour voir, comme par exemple pour l'ESTA aux
Etats-Unis, le genre de renseignements demandés.
Vous partez du fait que votre dépassement de durée ne mérite qu'une simple amende, et vous en appelez au pragmatisme. Je peux vous rappeler que la
Turquie a été l'un des premiers pays dans le monde à faire preuve, justement, de pragmatisme, en permettant l'entrée sur son territoire avec une simple carte d'identité, sans visa, pour un séjour touristique (jusqu'à 3 mois), et cela dès les années 60. La
Turquie a su à l'époque, à l'instar de la Yougoslavie parmi les pays du bloc communiste, exploiter son formidable potentiel touristique, sans formalités fastidieuses.
En revanche, le fair-play joue dans les deux sens. On va laisse entrer sans difficultés, mais il ne faut pas en abuser. Si, comme vous dites, le dépassement était dû à des motifs indépendants de votre volonté, vous auriez dû vous rapprocher sans retard des autorités pour essayer de négocier votre cas. Autrement, le dépassement est considéré comme une intention de fraude (passer outre à l'obligation de visa), et là, on ne s'en sort plus que par une simple amende, même majorée. Il en serait de même aux
Etats-Unis, entrée sans visa, et sortie dépassant 90 jours. Là aussi, vous trouvez sur ce forum des cas d'interdiction du territoire pour un certain nombre d'années, pour ce seul fait. Vous avez de la chance qu'on vous laisse sortir, ce n'est plus Midnight-Express, mais les règles du jeu sont explicites d'emblée.
Personnellement, j'ai été aussi soumis en Europe à l'obligation de visa, quand j'étais étudiant en
Autriche dans les années 70 (l'
Autriche n'a adhéré à l'UE qu'en 1994). L'entrée était libre avec une simple carte d'identité, tourisme oblige, mais pour un séjour de plus de 3 mois... c'était le visa !
Et j'ai dû aussi quitter la République fédérale, où je cherchais du travail, au bout de 3 mois n'ayant aucun motif valable pour prolonger mon séjour sans formalités ni ressources avouables. Même à l'intérieur du "marché commun", à l'époque, ces temps étaient durs !