Un bon exemple que l’Etat français pourrait garder en tète, pour aider AF le cas échéant...
JAL était moribond en 2010 et s’est placé dans l’équivalent japonais du redressement judiciaire début 2010.
L’Etat japonais, via son bras armé pour la restructuration des sociétés en difficultés, l’ETIC, a investi 350 Mds de JPY à ce moment.
Restructuration, tout le monde se serre la ceinture : 87.5% des dettes non collatéralités sont annulées (521 Mds), la flotte est réduite, les routes déficitaires fermées et efforts de productivité significatifs demandés à tout le personnel (les couts au siège/mile passent de 13.8JPY en 2008 à 11.4JPY en 2011). En parrallèle stratégie ambitieuse pour se positionner sur le premium, les routes rentables, améliorer le produit et marquer clairement la frontière avec les low costs.
Résultat, JAL est aujourd’hui la compagnie la plus profitable des full service airlines (22% de marge d’EBITDAR en 2013 vs. SG à 18%, LH à 8%...) et l’Etat remet la société en bourse et s’apprête à empocher entre 650 et 700 Mds, soit près du double de son investissement initial!
Et pourtant JAL a - tout comme AF - des couts salariaux parmi les plus élevés du monde, la concurrence du Shinkansen sur le traffic domestique, et meme un deuxieme poids lourd full service face à lui (ANA) + les low costs asiatiques (JetStar, AirAsia) + le low cost japonais Skymark
Un cas d’école que certains gouvernements seraient avisés d’étudier de près pour que leurs opérations de sauvetage soient toujours aussi profitables et utiles pour les passagers & contribuables