Salut tout le monde,
Juste un petit mot pour ceux qui voudraient tenter le montée du
Mont Fuji
Par la route Fujinomiya qui commence au parking de la 5 ème étape à 2400 m et qui fini à 3776 m
Il m'a fallu 7 heures pour monter jusqu'en haut
Je l'ai fais de nuit pour d'une part avoir moins chaud et d'autre part pour ne pas être démoralisé en voyant sans cesse le sommet que je n'atteindrais jamais
De nuit, on ne voit pas le sommet et voir toutes les lampes frontales se balancer le long du chemin, c'est très joli, surtout quand on est au dessus et que l'on se dit que l'on est déjà passé par là
Donc par une nuit de pleine lune, je n'avais pas besoin de lumière et je progressais
Enfin, le mot progresser est peu être trop fort après 1 heure de marche car je rampais plus que je ne progressais
Mais heureusement qu'il y a une corde qui délimite le sentier, car je m'y suis cramponné et cela m'a beaucoup aidé pour monter, au départ, je n'osais toucher cette corde car personne ne le faisait mais après 1 heure de montée, je ne me suis plus posé la question et je me suis tiré avec cette corde qui est tantôt à gauche tantôt à droite en fonction du virage et de la montée (tiré ou plutôt hissé est bien le mot, je n'en vois pas d'autres)
J'avais pris le traditionnel baton (que j'ai fais graver à chaque étape, mais le lendemain car la nuit, les gens dorment et ne se réveillent que vers 5 heures du matin) qui m'a bien servi pour reprendre mon souffle
En parlant de souffle, je n'ai pas souffert du manque d'oxygène, si manque d'oxygène il y a, car je n'ai pas senti la différence entre en bas et en haut, je soufflais comme un boeuf depuis le départ, il faut dire que je ne suis pas un athlète de haut niveau)
Je me suis dit que je n'y arriverais jamais au moins un bon milliers de fois, en fait tout les trois pas
Mais lorsque j'ai vu des personnes agées le faire (le monsieur avait 70 ans et la dame 69, et ils montaient pour la 3ème fois), je me suis dit que cela n'était pas possible de renoncer et que ce n'était qu'une question de volonté
Hé bien, la volonté ne fait pas tout et je suis arrivé au sommet exténué
Mais quel spectacle, j'ai pris au moins 400 photos du lever de soleil (je ne suis pas venu pour rien, non mais!) et j'entendais les rires des japonais qui m'entouraient lorsque je déclenchait le mode rafale de mon appareil photo numérique (je m'en fous, j'aime les photos : j'ai ai pris près de 32000 sur tout mon périple de 6 semaine à travers tout le
japon, de
Sapporo à
Nagasaki)
Ensuite il faut penser à redescendre (mais ne pas oublier de faire apposer la dernière marque sur le bâton, qui prouve que l'on a été jusqu'en haut, ce serait dommage de devoir remonter pour un foutu tampon (rouge celui là contrairement aux autres qui sont noirs, car ils marquent au fer rouge le bâton, en fait))
En parlant de descente, j'ai découvert un tout autre paysage qu'à la montée (c'est normal, je n'y voyais rien du tout)
Mais le fait de découvrir ce paysage, hé bien je me suis demandé si j'étais bien passé par là car c'est long comme descente (c'est vraiment long) et pas question de courir, car on ne s'arrète pas et il y a des gens qui montent et il faut leur laisser le passage car la montée est plus pénible que la descente (il ne faut plus supporter son propre poids à la descente)
Mais oui, je suis passé par là, je vois la prochaine étape (ah, penser à demander le tampon!)
Mais qu'est ce qu'elle est loin cette foutu étape et il n'y en a pas que 7 (il y en a plus avec la 7 et demi, en fait l'ancienne 7ème étape)
J'ai même rencontré des militaires japonais qui faisaient leur exercice du matin (j'y crois pas, le
mont fuji tous les matins, dur dur l'armée niponne)
J'ai même vu des enfants monter, en sandalettes, lors de ma descente
Bref 6 heures plus tard, je rejoins ma voiture et je suis bien content de l'avoir fait
On dit que monter au sommet du
Mont fuji, une fois, on est un sage ; mais grimper deux fois, on est un fou
Je veux bien les croire, car c'est vraiment dur, mais avec un peu (beaucoup, plutôt) de volonté et de patience, on y arrive
Je suis reparti directement sans avoir dormi de la nuit, 32 heures debout et une fois arrivé à
Tokyo, je me suis couché de 15h au lendemain 11h : 20 heures de sommeil, il fallait bien ça pour récupérer
Tcha Tchao
BrunoJapon
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