Oui. D'un autre côté, je me dis que pour un premier séjour dans les coins, on a envie de tout préparer, car les impondérables inquiètent légitimement.
Je pense qu'il faut se pénétrer des files d'ici, les réactualiser soi-même pour ce qui a changé, qui est mentionné dans d'autres files, bien faire attention aux liens que certains envoient vers d'autres sites perso, récits et préconisations de matériel, c'est-à-dire prendre vraiment le temps de lire toutes les files, y compris de fort anciennes, se constituer des dossiers selon les urgences personnelles, avec à la fois tous les liens vers les files qui concernent un sujet particulier, éventuellement quelques images comme des extraits de cartes ou des photos, puis sous forme de texte, certains posts plus utiles, triés. Même les noms des gens qu'on risque de rencontrer sur le chemin, yourtes ou villages, car on passe toujours par les mêmes gens, plus ou moins, et c'est pas mal de les reconnaître, et je dirais même, quand c'est possible, d'avoir un petit cadeau à donner aux enfants sans heurter leur sens de l'hospitalité, des cadeaux qui ne pèsent pas lourd ni chers, on n'essaye pas d'épater la galerie avec nos richesses, mais faut réfléchir à l'avance à ce qui peut plaire, si simple que ce soit, par exemple qui vienne de son pays, que l'on ne trouve pas sur place)
Donc des dossiers concernant le matos nécessaire selon ce que l'on envisage de faire ici ou là, difficultés sur les trajets ou les formalités en Kirghizie ou à côté, points à essayer de ne pas louper si l'on le peut lorsque l'on arrive quelque part, ce que l'on peut manger sur place au lieu d'amener sa bouffe comme un malappris,

, éventuellement un lexique perso pour communiquer avec tout le monde en cours de route, tout ça devant pouvoir tenir sur une clef USB, à consulter quand c'est possible. Avec ça, on peut plus facilement prendre des décisions au jour le jour, accepter des propositions, gagner un peu de temps, sachant qu'il s'en perdra toujours, et pas seulement à cause des hésitations ou du manque d'information. On se dit qu'en cinq jours on aura bien le temps de se renseigner ou de faire les formalités, mais ça passe très vite, parcequ'il y a à prévoir pas mal de latences, d'arrêts de jeu de toutes sortes, dont des bonnes.
Mais à contrario, vouloir trop organiser est absurde, comme par exemple lorsque l'on envisage de trouver tels gens à tel endroit, tel jour prévu pour un rendez-vous, alors que les deux peuvent être retardés ou avoir changé d'avis selon les urgences du terrain.
Vouloir embaucher un guide ou chauffeur pour quinze jours me semble dénué de sens, vu que soit il aura besoin, lui, de répondre à d'autres appels entretemps, que soi-même on peut renoncer vu la météo, le retard pris par rapport au programme qu'on a essayé de définir, tout ça.
Il vaut mieux prendre ces guides ou ces chauffeurs sur place, là où l'on se trouve, et s'ils veulent partir en cours de route, leur réclamer contre quelques euros de trouver un remplaçant, un autre véhicule, y compris le bus, le cheval pour rejoindre un village plus passant, un endroit où dormir à l'abri des intempéries éventuelles, qui me semblent le point le plus ennuyeux.
Si j'ai bien compris, ce n'est pas parcequ'il fait très chaud qu'on échappe aux orages, et même si l'on sait bien monter à cheval ou conduire, il vaut mieux s'appuyer sur les débrouillards du pays, et encore mieux sur ceux du coin où on est.
Donc à chaque fois, il faut donner un peu de monnaie pour demander à l'un ou à l'autre d'aller chercher un cheval, une voiture, un camion, ou bien de nous y amener directement à cheval, dans un endroit plus fréquenté où ils pourront, par exemple, eux-même téléphoner, réclamer ce qui est nécessaire.
Et puis il faut aussi admettre que l'on puisse rester bloqué un jour à tel endroit, faut en tenir compte dans le programme du touriste pressé.

On file quelques euros pour avoir quelque chose, pour encourager, et lorsque la chose est accomplie, on paye le service.
Ce n'est pas nécessaire de payer tout le cheval d'avance, une chose à la fois, pas de précipitation, ni de la part des kirghizes, ni de la part des visiteurs.
Et puis comme je disai l'autre jour à Leidelbeck2, en m'inspirant de ce qu'il a pu me raconter de son premier passage, quand il y a une difficulté avec les locaux, chante une chanson de Jo Dassin ou de Claude François, pour dire que t'es pas d'accord, avec le sourire, au lieu d'essayer de marchander sans communiquer.
(il paraît qu'ils adorent le karaoké et qu'ils connaissent pas mal de chansons du monde entier)
En conclusion, il faut prévoir que tout ne soit pas trop prévu, mais ne pas oublier quelques trucs qui pourront aider, en relisant l'intégralité de ce forum plus les liens, les récits de voyage.
A replus, et tu nous racontera, je sens que t'en es capable, Trailer, mais c'est sûr que pour raconter, il faut des fois noter un peu, en cours de route, et puis passer du temps, à le rédiger!
Comme je dis dans mon cartouche, ce sont bien les gens de Kirghizie ou d'ailleurs qu'il faut prendre le plus de temps à rencontrer, mais cela n'empêche évidemment pas de rencontrer les gens qui nous ressemblent, puisqu'eux-mêmes peuvent nous tuyauter et nous faciliter la tâche pour découvrir le pays, et donc en premier lieu les gens qui y habitent, ceux qui resteront toujours les meilleurs pour nous le faire découvrir dans sa vraie dimension et complexité.
Et pour cela, des fois il vaut mieux être tout seul, se laisser aller à la rencontre, se mettre en position de dépendance des gens qu'on rencontrera.
A pluplus!