Bonjour,
Le problème de l'altitude est le même pour tout le monde, quel que soit l'âge.
En arrivant à
Leh en avion, il ne faut faire aucun effort le premier jour, et pas trop d'efforts les 2-3 premiers jours, et boire beaucoup (je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde le dit).
En imaginant le pire,
si ça ne va pas du tout, c'est le lendemain de l'arrivée que les gros symptômes (vomissements et maux de tête) se déclareront. Dans ce cas, l'hôpital de
Leh est parfaitement équipé en caisson hyperbare et oxygène pour traiter tous les cas. Ça prend quelques heures, et on repart en sautant comme un chamois. (Je n'y suis pas passé, mais j'ai rencontré sur un col à 5000 m. quelqu'un qui avait dû passer par ce caisson à l'arrivée). Mais ça, c'est le pire, il faut savoir que ça existe, et que ça peut très bien se régler sur place.
La plupart du temps, tout se passe normalement, c'est à dire une sensation de fatigue et parfois un léger mal de tête.
Contre la fatigue, il faut attendre que l'organisme ait fabriqué suffisamment de globules rouges pour compenser le manque d'oxygène.
Contre le mal de tête, un peu d'aspirine suffit. De plus, c'est un fluidifiant sanguin qui peut être utile puisque le sang s'épaissit de nombreux nouveaux globules rouges.
Il y a quelques pages à lire sur le sujet ici :
ladak.free.fr/commun/html/ksante.htm
Puis, pour le retour par la route, il n'y aura aucun problème, l'organisme sera acclimaté à l'altitude. Tout le monde pourra profiter pleinement de paysages somptueux pendant les deux jours de traversée de l’Himalaya.
Il faut éviter à tout prix, la traversée "en un jour" qu'effectuent tous les taxis collectifs et les minibus à 12 places. Le départ en pleine nuit à 2h du matin pour arriver entre 20h et minuit (selon l'état de la route, on n'arrive parfois que le lendemain) à
Manali n'a aucun intérêt.
Un dernier mot : Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les enfants s'acclimatent à l'altitude plus lentement que les adultes. Malgré tout, mon fils est monté à 5000 m à moins de 3 ans au cours d'un trek (il était porté !) avec une montée très progressive en altitude. Au col, en attendant le reste du groupe, il a joué à faire des glissades sur un névé qu'il remontait en courant,... sans savoir qu'il était à 5000m.