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Djémila (la belle) ex-Cuicul
Elle fait partie du PATRIMOINE UNIVERSEL (Unesco) depuis 1982
Ville romaine autrefois opulente qui abritait près de 10.000 habitants. Située sur les hautes plaines de Sétif, entre l'
Atlas littoral et l'Aures, la région servait d'oliveraie et de grenier à blé aux Romains.
Construite en 98, Cuicul, aujourd'hui
Djémila s'agrandit au 3ème siècle, sous le règne de l'Empereur Caracalla. Au 4ème siècle, la cité se dota d'une Basilique Chrétienne.
Son histoire est celle d'une colonie de vétérans implantés dans une zone fertile et propice à l'élevage et qui s'agrandit au fur et à mesure de sa prospérité croissante.
La ville échappa même aux destructions vandales jusqu'au début du VI° siècle. Mais les Byzantins sont de retour en 533 et l'évêque Crescentius assiste au concile de Constantinople en 533. La ville échappait à l'autorité des rois Maures qui contrôlaient le reste de l'
Afrique du Nord. Après 553 Cuicul tombe dans l'oubli. Les musulmans ne rebatirent pas la Cité et le nom de
Djemila est devenu courant.
Le cadre : une pente douce allant s'accentuant vers le confluent de deux ruisseaux. La ville s'étage à mi-hauteur vers cet épaulement. Depuis 2000 ans rien n'a vraiment changé le paysan sur sa mule traverse le Cardo ou le Decumanus pour se rendre de son champ au village.
Les ruines ne sont pas de simples fondations découvertes sous les herbes, ici, par centaines, les colonnes bordent les rues, de hauts murs délimitent les maisons et les trois marches du perron sont encore là pour permettre au visiteur d'y entrer.
Des temples se dressent imposants. La prison aménagée dans les caves du Capitole était fermée par une quadruple porte qui a laissé des traces visibles.
Les stèles, objets statues remarquables trouvés par les archéologues sant rassemblés dans un musée et dans le jardin attenant. Mais les trouvailles extraordinaires sont des mosaiques ; d'immenses mosaiques d'une richesse de coloris et d'un réalisme extrêmes. Le musée de
Djémila est le seul d'
Algérie ayant ses murs entièrement couverts de mosaiques, du sol à la verrière sur quelque dix mètres de haut.
VOUS AVEZ AUSSI Béni-Isguen GUARDAIAC'est la plus secrète des villes du M'Zab, la ville sainte vouée à la pureté.
Béni Isguen se targue d'être la ville la plus rigide dans ses principes. Les anges ont aidé les habitants de cette cité à construire une tour en une seule nuit.
L'enceinte de Béni Isguen (restaurée complètement en 1860) apparait comme la mieux conservée de toutes celles du M'Zab.
Tout près de l'entrée nous avons la Place du marché aux enchères
Par les ruelles on attend "la Tour du Guet" (Tour du tafilelt). On y a une très belle vue.
Puis la Mosquée de l'Oasis (parce que située à l'orée de la palmeraie), elle est toute blanche et nue et possède 6 nefs et une belle série d'arcades. Sa fondation date du XII° siècle.
Pendant la crue vous pouvez admirer la forme sinueuse du barrage pour supporter la pression de l'eau une forme de construction observée également en
Turquie à Pumukkale
OU Biskra
ex : Vescera
Hammam Salehine :
Antique "Ad Piscinam" des Romains aujourd'hui station thermale réputée pour ses eaux sulfurées sodiques.
Sidi Okba : Ville Sainte de l'Islam. La mosquée de la ville abrite le tombeau de l'Apôtre-guerrier Sidi Okba Ben Nafi fondateur de
KairouanTolga : L'Oasis la plus importante des Zibans, célèbre par ses dattes
Lichoua : Ksar pittoresque entouré d'une palmeraie prospère
Gemellae : Au sud de Tolga, ancien camp militaire de la Numidie entre le I et le III° siècle.
Dix-sept kilomètres avant Biskra, arrêt dans la palmeraie de Sidi Okba où se dresse la mosquée-tombeau de Sidi Okba (conquérant arabe et chantre de l'Islam - VII ème siècle)
La ville est bâtie dans la plaine. Au Nord se détachent les sommets de l'Aurès. Les palmeraies qui entourent Biskra font la richesse économique de cette région. En effet, c'est là que poussent les dattes "
Deglet Nour" ou "
Doigts de lumière" connues mondialement. C'est un Oasis de 150.000 palmiers (13.000 hectares) qui produisent les dattes précitées de 1ère catégorie.
On y explore ses palmeraies, on visite ses stations thermales
Biskra est la capitale des oasis des Ziban et jouxte le Sahara.
A Biskra il y a aussi un établissement thermal renommé "Hammam Salihine". Sa particularité est d'avoir une eau sulfureuse chlorurée sodique. Les patients viennent pour les affections rhumatismales, dermatologiques et les troubles des voies respiratoires
EL-KANTARA
Eugène Fromentin écrivait sur El-Kantara : "El-Kantara-le pont-garde le défilé et pour ainsi dire l'unique porte par où l'on puisse, du Tell, pénétrer dans le Sahara. Ce passage est une déchirure étroite, qu'on dirait faite de main d'homme, dans une énorme muraille de rochers de trois ou quatre cents pieds d'élévation. Le pont, de construction romaine, est jeté en travers de la coupure. Le pont franchi, et après avoir fait cent pas dans le défilé, vous tombez, par une pente rapide, sur un charmant village, arrosé par un profond cours d' eau et perdu dans une forêt de vingt-cinq mille palmiers. Vous êtes dans le Sahara. Au delà s'élève une double rangée de collines dorées, derniers mouvements du sol, qui, douze lieues plus loin, vont expirer dans la plaine immense et plate du petit désert d'Angad, premier essai du grand désert. Grâce à cette situation particulière, El Kantara, qui est, sur cette ligne, le premier des villages sahariens, se trouve avoir ce rare privilége d' être un peu protégé par sa forêt contre les vents du désert, et de l' être tout à fait contre ceux du nord par le haut rempart de rochers auquel il est adossé.
Aussi, est-ce une croyance établie chez les arabes que la montagne arrête à son sommet tous les nuages du Tell ; que la pluie vient y mourir, et que l'hiver ne dépasse pas ce pont merveilleux, qui sépare ainsi deux saisons, l'hiver et l'été ; deux pays, le Tell et le Sahara ; et ils en donnent pour preuve que, d'un côté la montagne est noire et couleur de pluie, et de l'autre, rose et couleur de beau temps."