Je vous livre ces "bonnes" nouvelles...
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Peine de mort commuée en prison à vie pour Tenzin Delek Rinpoché.
Le moine tibétain Tenzin Delek Rinpoché, condamné à mort avec un sursis à exécution de deux ans le 2 décembre 2002 et dont le cas a entraîné une mobilisation internationale, a vu sa peine commuée en prison à vie, a annoncé le 26 janvier l'agence
Chine Nouvelle.
Sa peine a été réexaminée à l'issue de sa mise à l'épreuve qui se terminait ce jour, a précisé l'agence officielle.
Selon la Haute Cour du Sichuan, le sursis à exécution courait à partir du jour où le rejet de l'appel interjeté par l'accusé lui avait été signifié, soit le 26 janvier 2003.
Le 13 décembre dernier, un responsable de l'administration pénitentiaire du Sichuan avait déclaré à l'AFP que Tenzin Delek, (A'an Zhaxi de son nom officiel), était vivant et que sa peine allait être commuée en prison à vie.
Agé de 52 ans, Tenzin Delek Rinpoché avait été condamné à la peine capitale après avoir été accusé d'avoir participé à des attentats à la bombe en avril de la même année dans la province du Sichuan, qui avait fait un mort et un blessé.
La justice chinoise lui reproche aussi d'avoir rédigé des tracts séparatistes.
Le Dalaï Lama, le Parlement européen, le Sénat américain et de nombreuses organisations et personnalités avaient demandé que sa peine soit commuée.
Condamné à mort dans le cadre de la même affaire, un indépendantiste tibétain âgé de 28 ans, Lobsang Dhondup, avait été exécuté en janvier 2003.
Anne Callagan de l'association Free
Tibet Campaign déclare : "Bien que cela soit une bonne nouvelle que la
Chine n'exécute pas Tenzin Delek (Rinpoché), ils ont cependant condamné un innocent à la prison à vie pour un crime qu'il n'a pas commis" (...)
Lionnel Luca (UMP), président du groupe d'études sur le problème du
Tibet et député des Alpes-Maritimes, s'est réjoui dans un communiqué de l'annonce de la commutation de la peine de mort de Tenzin Delek Rinpoché en prison à vie.
M. Luca a salué la "forte mobilisation des associations et des élus de notre pays et de la communauté internationale" en faveur du moine tibétain, à laquelle il a pris part en remettant notamment un courrier au président chinois Hu Jintao en janvier 2004 lors de sa visite en
France ou par une lettre en décembre dernier à l'ambassadeur de
Chine en
France.
"Cette condamnation pose cependant toujours le problème de la liberté d'expression et des droits de l'Homme en
Chine, alors même que le président de la République populaire de
Chine Hu Jintao s'est engagé à la demande de Jacques Chirac, à respecter la Charte des Nations Unies, en signant la déclaration franco-chinoise du 27 janvier 2004 à l'Elysée", a néanmoins estimé le député.
Une délégation du groupe sénatorial d'information sur le
Tibet, présidé par Louis de Broissia (UMP), avait fait part le 20 janvier à l'ambassadeur de
Chine en
France Jinjun Zhao du "fort émoi" que suscite en
France "la situation du
Tibet".
Composée de représentants de toutes les tendances politiques du Sénat, la délégation avait souligné que la question du
Tibet est "de nature à ternir l'image de la
Chine à l'approche des jeux olympiques de 2008". Elle avait plaidé pour "une réelle autonomie du
Tibet et le respect des droits de l'homme dans cette province chinoise".
Source : AFP 26 janvier 2005"