Suite et fin:
Bar Harbor : On arrive aux
Etats Unis, avec un contrôle de passeports sur le bateau qui ne démarre qu'à 8 h et procède avec méticulosité. On a pris une excursion HAL pour le
Parc National d'Acadia. Et on a bien fait, par nos propres moyens, on aurait eu du mal à réaliser ce programme. Ne serait ce qu'à cause du débarquement en chaloupe qui est ralenti par le grand nombre de passagers en surpoid et handicapés. Le guide s'avère très intéressant et l'arrivée au sommet du parc, sur le Mont Cadillac (du nom du comte Antoine de Lamothe-Cadillac, qui fut gouverneur de la
Louisiane et fonda la ville de Détroit) est extraordinaire. On y a une vue panoramique sur un dizaine d'îles et d'îlots, ainsi que sur l'Eagle Lake, superbe lac intérieur, très protégé. L'ensemble du parc est superbe.
De retour en ville on fait le tour des multiples magasins d'artisanat local qui sont d'un très bon niveau. Cette ville est visiblement très riche. C'est un lieu de villégiature pour les milliardaires Américains qui y ont des propriétés magnifiques. En échange, ils contribuent largement à la protection du site, comme la famille Rockefeller, qui a donné à la collectivité une piste cavalière de plus de 30 km ouverte par ses soins en plein bois, et qui est aujourd'hui un lieu de promenade à pied et à vélo. Tout est propre et harmonieux dans cette ville..Le retour au bateau est un peu pénible, avec 30 minutes de queue debout en plein soleil pour accéder aux chaloupes. Bonne journée.
Boston : Pour ne pas avoir à trainer nos bagages toute la journée, nous avons pris la pratique excursion «Scenic
Boston et transfert à l'aéroport ». Le guide nous promène en bus dans
Boston en nous expliquant de façon très intéressante la création et l'évolution de la ville et en nous donnant le regret de ne pas y consacrer plus de temps. Belle ville très intéressante.
Arrivés à l'aéroport, notre avion pour
Montreal a une heure, puis deux heures, puis trois heures de retard et nous arrivons au départ de l'avion
Montreal-
Nice juste à temps pour le voir se détacher de la passerelle. Aucune assistance d'Air Canada, nous devons courir à l'autre bout de l 'aéroport pour trouver le service clientèle et y faire deux heures de queue debout. Finalement, on réussit à embarquer sur un vol pour
Lyon, mais on n'a pas le temps de récupérer nos bagages. En fait, l'avion part avec 45 minutes de retard, car les couverture n'ont pas été livrées 😁😁😁
On est surclassé en classe affaires, ce qui nous assure un repas meilleur qu'à l'aller. Par contre, l'éclairage de la cabine est en panne : certains sièges ne peuvent allumer leur lampe individuelle (et ne peuvent pas lire), d'autres ne peuvent pas les éteindre (et ne peuvent pas dormir).
Air Canada n'a pas pu nous assurer de la correspondance à
Lyon, parce qu'ils ne travaillent pas avec HOP😀😀 Heureusement, il reste deux derniers sièges au prix fort et on finit par boucler à
Nice 36 heures de voyage pénibles. On recevra nos valises deux jours plus tard, l'une est passée par
Bruxelles, l'autre par
Rome (??).
Le bateau et la compagnie.Avec 1300/1400 passagers, le Veendam a tous les équipements qu'on peut souhaiter (toutefois ceux qui veulent une piste de ski ou un circuit de formule un devront aller ailleurs). Il y a près d'un homme d'équipage pour deux passagers, donc il n'y a presque pas de queues où qu'on aille et le personnel est beaucoup plus détendu que sur d'autres compagnies. Le volume par passager est lui aussi largement au dessus de la norme des Costa/MSC/ CDF, on a donc toujours de la place.
La nourriture est excellente, que ce soit au restaurant principal ou au self service. Au self, il n'y a jamais de ces cohues désagréables qu'on voit sur d'autres bateaux. La carte des vins est excellente, avec des vins de tous les pays. Le choix des vins Français montre une très bonne connaissance des bonnes maisons.
Les cabines sont de taille convenable, mais un peu défraichies. Il y manque un réfrigérateur que ne remplace pas l'approvisionnement en glaçons. La télé est assez ancienne et sa connectique interdit tout branchement autre que le lecteur de DVD installé à poste. On reçoit quelques chaines internationales, dont BBC news, qui nous permet de rester un peu en contact avec l'actualité Française.
La wifi, au tarif de 55 $ les 100 minutes est relativement rapide. Heureusement, à chaque escale, il y a un spot wifi gratuit accessible facilement près du bateau.
La literie est très correcte et le réglage de climatisation efficace, ce qui est nécessaire, car l'ensemble du bateau est trop climatisé pour un Méditerranéen habitué à la chaleur. Il fait frais dans les parties communes, ce qui ne gène pas les Nord Américains visiblement habitués à un niveau plus bas que nous.
Il y a une grande variété d'espaces collectifs, qui sont très largement dimensionnés, que ce soit bars, piscines, bibliothèque.
Partout à bord, le personnel est aimable, y compris dans les endroits chauds, comme la réception ou les excursions.
Pour les trois excursions que nous avons faites, les guides étaient excellents et leurs commentaires (en Anglais) d'un très bon niveau. Il est vrai que le Veendam fait l'aller / retour
Montreal Boston toute la saison d'été, ce qui permet de sélectionner de bons guides. Par contre, il faut se méfier de la description des excursions, toujours présentées comme exceptionnelles, même si c'est en réalité moyen.
Pas d'annonces dans les cabines, ce qui respecte la tranquillité des passagers, mais il faut aller dans le couloir ou les parties communes pour entendre les annonces du Capitaine, toujours très intéressantes.
La clientèle est plutôt plus courtoise que sur les croisières en Europe et les codes vestimentaires assez bien respectés, sans excès. On note un pourcentage élevé de personnes en surpoid.
Seul bémol : l'embarquement à
Montréal dans un local provisoire sans confort, avec une succession incompréhensible de queues n'est pas à la hauteur du reste.
Conclusion :Intéressante croisière, avec 4 points forts (
Montreal,
Quebec, Halifax et
Boston) et un point très faible :
Sydney.
On est contents d'avoir prévu trois jours de plus à
Montreal, dont on est loin d'avoir fait le tour. On regrette de ne pas avoir pu planifier un jour ou deux de plus à
Boston et on regrette de n'avoir rien vu du
Saguenay.
Confirmation de notre bonne opinion sur Holland America, où les passagers sont traités comme des passagers, pas comme des moutons à tondre et où le personnel paraît moins bousculé que sur d'autres compagnies.
Condition impérative à remplir toutefois : se débrouiller en Anglais, car tout se fait en Anglais, malgré les nombreux Québécois présents à bord.