A tous les impatients futurs croisiéristes sur le Musica:
Voici le TEXTE de mon récit: les photos viendront accompagner le texte plus tard, dans un post séparé, car je dois les travailler et je n'ai pas eu le temps...
Ce texte combine les infos pratiques/bons plans avec mes impressions personnelle sur cette croisière et les endroits visités.
Bonne lecture!
Croisière Caraïbes sur le MSC Musica du 14 au 21 décembre 2014
dimanche 14 décembre: Paris - La Romana, le voyage class'
Nous avons laissé la voiture sur un parking privé airpark.fr pour 52 euros la semaine. La navette du parking nous a déposé au terminal 2E après un quart d'heure de trajet.
A l'enregistrement des bagages nous avons été accueillis par un employé MSC qui s'est assuré que les étiquettes MSC étaient bien attachées aux bagages, car une fois parties en soute, nous ne les avons récupérés qu'à la porte de notre cabine sur le bateau. A ce sujet, nous avons gardé une valise cabine avec nos pyjamas et les affaires de première nécessité, et nous avons bien fait, car les bagages ont été livrés très tard sur le bateau, et après un long vol c'est agréable de pouvoir se coucher sans les attendre (ils les ont déposés devant la porte vers 23h).
L'enregistrement a été très rapide (guichets dédiés en nombre suffisant) et quelle ne fut notre surprise de constater que nous allions voyage en business class, et ça c'est la classe! (nous ne savons pas à quoi était dû cet honneur, car d'autres personnes ont payé un supplément pour être en classe affaire, mais pas nous). Alors profitons-en tout de suite, nous sommes-nous dit, donc direction le business lounge pour prendre un verre et profiter du wifi pour frimer sur Facebook :))
L'embarquement du vol a été assez rapide, malgré les quelques 400 personnes qui montaient dans le Boeing 747 à deux étages. Pour nous, à partir de là, c'était que luxe et volupté, il n'y a pas à dire les services Air France, à fortiori en business, sont au top.
Le décollage s'est fait avec une heure de retard, quand même, et le mauvais temps sur la deuxième moitié du vol a fait que nous n'avons pas pu récupérer ce retard, au contraire, nous sommes arrivés vers 19h45 heure locale (5 heures de décalage) au lieu de 18h30.
Entre deux repas excellents, quelques films et pas mal de turbulences, le vol est passé assez vite, même si je ne peux pas dire totalement agréablement pour moi qui souffre du mal des transports...
Sur le tarmac de
la Romana il fait bon, 26 degrés. Nous marchons directement vers une enceinte où sont garés les bus pour le transfert: pas de contrôle de passeports, pas d'attente, et nous voilà partis vers le port peu après 20h - excellente organisation, chapeau!
Le Musica se dessine, tout en lumières, dans la nuit dominicaine. Pour l'enregistrement sur le bateau, il y a une queue respectable qui serpente dans le port. Au bout d'une petite heure (quand même!), nous voilà en possession de notre carte magnétique qui sert pour tout à bord et nous pouvons aller à bord, au pas de course sous la bonne pluie tropicale qui s'est mise à tomber.
Dans les espaces communs, tout comme dans notre cabine, nous pouvons constater que le bateau a bien vieilli - il est tout aussi agréable qu'il y a sept ans et demi quand nous y avons passé nos premières vacances MSC.
Il est tard pour le dîner (nous avons choisi le premier service, à 18h30), mais ça tombe bien, on n'a vraiment pas faim! Nous avons droit à l'exercice d'évacuation en cas d'urgence, puis nous faisons une petite promenade sur le pont, où il pleut toujours, avant une bonne nuit de sommeil.
lundi 15 décembre: Îles Vierges, bienvenue au paradis
La journée commence avec quelque brasses dans la piscine d'eau de mer, puis un petit déjeuner servi à table au restaurant du pont 5 (que nous trouvons beaucoup plus agréable que le buffet du 13ème pont). Nous passons une bonne partie de la matinée au café sur le pont à échanger avec nos amis de VoyageForum. Le soleil commence à faire son apparition entre deux intervalles nuageuses.
Le bateau arrive dans la baie de Road Town,
Tortola, pendant que nous déjeunons avec nos nouveaux amis. Je monte sur le pont pour voir ce que ça donne niveau paysage. C'est très vallonné, très vert, très calme, mais la pluie commence et m'envoie illico finir mon déjeuner.
Le Musica jète l'ancre et s'arrête au mouillage. Nous avons RDV à 13h45 au Tucano Lounge pour le départ en excursion à
Virgin Gorda. Vers 14h le catamaran qui nous y amènera accoste directement à côté du paquebot et le transfert se fait en un clin d'oeil. Heureusement la pluie a cessé et le ciel se dégage un peu, mais jamais complètement. Nous longeons
Tortola et quelques autre îles et îlots de l'archipel pendant une bonne demi-heure avant d'accoster dans le petit port de
Virgin Gorda.
Nous prenons place dans des véhicules ouverts (un peu comme des grosses voitures de safari) et prenons la direction de la plage The Baths à travers l'île. Nous descendons en haut de la plage, à l'entrée du parc national.
Nous décidons de prendre d'abord la direction de Rocky Bay, par un sentier qui descend entre gros cactus, végétation tropicale et rochers arrondis. La petite baie n'est pas propice à la baignade à cause des rochers, mais très tranquille et pittoresque.
Puis nous empruntons un chemin qui rejoint, à travers la végétation et les rochers, Devil's Bay, qui a une belle plage encadrée de rochers arrondis qui lui donnent des airs de
Seychelles. Nous y faisons une première pause snorkelling (heureusement nous avons apporté nos palmes, masques et tubas car ils ne sont pas fournis!), et nous découvrons sous l'eau un paysage tout aussi enchanteur, avec des coraux et des poissons colorés près des rochers.
De Devil's Bay à The Baths le sentier se faufile entre les rochers, parfois les pieds dans l'eau, parfois on doit grimper des escaliers en bois ou carrément escalader à cause d'une corde, passer dans les tunnels, dans des grottes au reflets bleus turquoises...le parcours est un pur enchantement, il n'y a pas de difficulté majeure et on joue à explorer, à trouver des coins et des recoins entre les rochers, à suivre les rayons de soleil qui dansent sur les pierres.
De l'autre côté, la plage principale des Baths, toute aussi pittoresque que sa voisine, nous attend pour une autre pause snorkelling. Le drapeau est jaunes, il y a des vagues, il faut faire attention et il vaut mieux rester dans la zone délimitée pour la baignade pour ne pas risquer d'être emportés par les vagues contre les rochers. Thomas me fait signe dans l'eau, il a trouvé deux raies, que nous suivons pendant un moment. Thomas plonge tout près d'elles, mais n'ose pas les toucher, et c'est peut-être mieux ainsi. Nous sommes ravis, car nous ne ferons pas l'activité "nage avec les raies" à Antigua, mais voilà, nous avons pu les admirer sans aller dans un milieu artificiel. Nous préférons de loin laisser la chance nous dicter les aléas des rencontres animalières.
Nous avons eu environ 2h30 pour profiter des plages des Baths. Avant de remonter dans les navettes, vers 17h30, nous allons admirer une dernière fois la vue panoramique sur le parc national depuis la terrasse du restaurant qui se trouve près de l'entrée du site.
Le soleil se couche alors que nous embarquons sur le catamaran, et le retour au Musica se fait en musique, un verre de punch à la main. Cet apéro tombe à point nommé, car nous remontons sur le paquebot près de l'heure du dîner. Le Musica lève l'ancre pendant que nous profitons de notre premier dîner à bord, ravis de notre après-midi d’excursion.
mardi 16 décembre: Antigua, plages de rêve et douceur de vivre
Lorsque nous sortons sur le pont ce matin, nous sommes déjà dans la baie de
St John's. Le paysage est très vert et les nuages s'accrochent aux pentes des collines. Il y a des maisons un peu partout, mais pas de grandes villas comme on a pu voir aux
Iles vierges.
Après un petit déjeuner au restaurant du 5ème étage, qui est quand même bien plus calme et agréable que le buffet du 13ème pont, nous quittons le bateau peu après 8h. Les hommes en T-shirt orange des mini-bus touristiques qui offrent des tous de l'île nous accostent. Nous leur expliquons que nous cherchons plutôt une location de voiture, et l'un d'entre eux nous amène voir un monsieur qui tient une échoppe qui vend des boissons aux locaux et fait aussi...loueur de voitures (au bout de High Street côté port), près du loueur de buggies et ATV). Il nous propose une voiture à 80 dollars et nous la prenons de suite, les prix que nous avions eu par email de chez son confrère qui loue aussi les scooters étant plus élevés. Il faut dire qu'il y a quatre bateau de croisière ce jour-là au port, donc ce ne sont pas les clients qui manquent.
Nous voilà donc en autonomie sur les routes d'Antigua, et ce n'est pas pour nous déplaire. A l’extrémité est de l'île nous allons voir Devil's Bridge, une falaise sculptée par la mer en forme de pont naturel. Puis nous nous posons sur la très agréable Long Beach, non loin de là, pour la première baignade-sorkelling de la journée. Le récif est proche de la plage, et offre des eaux calmes à la jolie baie, mais aussi des poissons tropicaux à admirer en masque et tuba.
Après un bon bain, nous prenons la direction du sud-est (Freetown). La route monte sur les hauteurs et offre des jolis points de vue, puis redescend vers Half Moon Bay, un bien joli nom pour un beau site naturel, mais la plage est quasi-inexistante et envahie par les algues. En snorkelling nous tombons sur un énorme banc de poissons (des milliers!) qui ondule au gré des vagues.
En reprenant la route en direction de l'
English Harbour, nous faisons le tour de l'immense et calme Willoughby Bay, pour monter par la suite vers le point le plus au sud d'Antigua. Il y a des superbes points de vue sur le mouillage d'
English Harbour, l'un des plus beaux que nous ayons jamais vus. Au loin on distingue l'île de
Montserrat, mais pas la
Guadeloupe qui est, semble-t-il, est aussi visible par temps très clair.
En repartant d'
English Harbour, nous empruntons la Fig Tree Drive vers l'ouest. Il n'y a pas de figuiers, mais la route traverse une belle et épaisse forêt primaire, et le seul sans maisons d'une île où il y a des habitations parsemées un peu partout. Mais nous tombons sur une marchande de fruits, occasion de nous offrir une pause noix de coco fraîche désaltérante.
Nous atteignons ensuite le coin des plus belles plages de l'île, et nous enchaînons celle des Ffrayes aux eaux turquoises laiteuses, puis celle de Valley Church, où nous nous installons à l'ombre, dans un cadre naturel de toute beauté.
Il tombe quelque gouttes lorsque nous revenons au bateau et rendons la voiture à notre sympathique loueur. Nous avons juste le temps de déguster puis acheter un excellent rhum - chocolat noir portant le nom suggestif de Big Black Dick.
Antigua nous a ravis par ses baies magnifiques, ses plages dorées à l'eau turquoise, celles des
Caraïbes de carte postale, mais surtout par la gentillesse de ses habitants, toujours extrêmement aimables, au sourire sincère et pas seulement commercial.
mercredi 17 decembre: Martinique, l'île jardin
Nous sommes déjà au port de
Fort-de-France lorsque nous montons sur le pont ce matin vers 7h30. Le petit déjeuner vite avalé, au buffet cette fois, nous nous dépêchons à quitter le bateau car nous avons rendez-vous: effectivement, à la sortie du port, une dame nous accueille avec une pancarte à notre nom: c'est la représentante de Luxiane car, pour nous remettre le véhicule que nous avion loué à l'avance sur Internet (54 euros sans rachat de franchise pour une Suzuki Swift).
Nous sommes privilégiés de pouvoir prendre la route aussi vite et simplement, car il n'y a pas de loueurs installés au port, et les autres clients potentiels sont envoyés en centre-ville.
Nous prenons la route qui monte vers les jardins de Balata et l'Eglise du Sacré-Coeur. La ville s'étend sur les flancs escarpés des collines. En la quittant, la route s'enfonce dans un jungle riche et dense, un régal pour les yeux. Nous avons pris la direction du nord, et nous passons aux pieds des
Pitons du Carbet, pour continuer ensuite vers le volcan. Nous traversons le village du Morne Rouge, qui a souffert dans le passé des conséquences d'une éruption de la
Montagne Pelée, pour monter ensuite sur le flanc du volcan, jusque là où la route s'arrête. Nous ne ferons pas l'ascension jusqu'au cratère aujourd'hui; nous l'avons faite lors de notre séjour en
Martinique il y a plus de dix ans. Nous prenons le temps d'admirer la vue vers l'Atlantique à l'Est et vers les Pitons, dont les sommets jouent avec les nuages, au sud.
Dans la commune voisine d'Ajoupa Bouillon nous allons refaire une activité en eau douce, que nous avions déjà faite il y a des années mais nous nous en souvenons à peine: il s'agit de la remontée des Gorges de la Falaises, dans le lit de rivière, jusqu'à une belle cascade. Le canyon est très encaissé, entre des parois d'une cinquantaine de mètres qui tombent à pic. Nous sommes bientôt trempés, mais l'eau n'est pas froide. Au bout, nous pouvons passer derrière et sous la cascade, c'est assez magique. La balade, en compagnie d'un jeune coupe français et de notre guide, a duré une petite heure. Reste à remonter les quelques centaines de marches de la rivière jusqu'au parking...
Après cette matinée en montagne, nous longeons la côte atlantique du nord au sud, direction la plage. Nous voulons nous baigner aux fonds blancs, mais plutôt que nous arrêter à St Français et prendre un bateau vers la Baignoire de Joséphine puis retour, ce qui aurait pris pas mal de temps, nous décidons d'aller à la Pointe Faula, près du Vauclin. C'est une belle plage peu touristique, malheureusement envahie par les algues. Mais à peine à quelques mètres dans l'eau il y a les fonds blancs, étonnamment épargnés par la végétation, où l'eau est peu profonde, parfaitement transparente et chaude, et ce sur une centaine de mètres vers le large.
Nous achetons des accras de morue et de crevettes que nous mangeons sous un palmier, avec une bière fraîche. La dame qui nous les prépare se plaint que les touristes ont déserté cette côte à cause des algues.
Il nous reste du temps, alors nous décidons d'aller un peu vers le sud de l'île. Après une courte pause pour admirer le très beau site de la marina et du mouillage du Marin, nous atterrissons à la plage de
Sainte Luce, magnifique, qui nous offre un snorkelling remarquable près des rochers qui se trouvent à son extrémité.
Le soleil se couche près du Rocher du Diamant, qui se dessine à l'horizon, et les nuages s'embrasent. Mais la nuit tombe très vite sur les tropique et elle nous chasse avec regret de ce coin de paradis...A 18h30 le loueur est au port pour récupérer la voiture de location, nous sommes très contents du service de Luxianecar, seule société de la dizaine de loueur contactés qui a bien voulu nous donner une voiture pour un seul jour et la livrer au port.
Les retrouvailles avec la
Martinique ont été des plus agréable. Nous l'aimons pour sa végétation luxuriante et nous avons (re)découvert la superbe plage de
Sainte Luce avec beaucoup de plaisir.
jeudi 18 décembre: Sainte Lucie, émerveillement à terre et sous l'eau
Nous nous réveillons à
Sainte Lucie ce matin, dans la baie de
Castries. L'île est très escarpée et les maisons sont souvent construites sur pilotis à flanc de montagne. Nous avons hâte de partir à la découverte de cette île dont on noua a souvent parlé en superlatifs.
A la sortie du port, il y a une nouvelle fois une dame avec un panneau à notre nom. C'est la représentante de l'agence All Santa Lucia (allstlucia.com), auprès de laquelle nous avons loué une voiture sur Internet il y a un mois déjà. Notre Suzuki Jimmy nous attend tout près. Pour la journée, il nous a coûté 75 dollars sans le rachat de franchise et sans le permis (nous avons un permis international, obtenu en préfecture sur simple demande en
France - prévoir un délai -, et nous n'avons pas dû payer 22 dollars en plus pour un permis de Sta Lucia, obligatoire si on n'a pas le permis international).
Peu après 8h30 nous prenons la route, le montons sur les hauteurs de
Castries, qui nous offrent une belle vue sur le port. A
Sainte Lucie il y a des vendeurs d'artisanat à chaque point de vue, ils occupent un peu la place mais ne sont pas trop embêtants.
Nous décidons de faire le tour de l'île en commençant par la côte atlantique, aux plages moins paradisiaques, à cause des vagues et des algues, mais plus authentique et presque complètement dépourvue de touristes. Nous ne tenons pas à retrouver les "serviettes oranges" (que MSC donne pour la plage) à chaque pas, donc cela nous arrange à merveille. L'île est très escarpée, donc les virages se suivent ne ne cessent jamais pour très longtemps, la route grimpe sans arrêt sur les hauteurs pour plongent dans des vallées peu de temps après.
Il est onze heures lorsque nous arrivons dans le coin touristique de la Soufrière, dans le sud-ouest de l'île. Nous allons au volcan : la route passe dans le cratère et quelques mètres plus loin ça crache de la vapeur aux odeurs de souffre et ça bouillonne comme en
Islande. Sauf qu'ici à quelques mètres c'est la forêt tropicale.
On peut se baigner dans l'eau thermale, et on ne perd pas l'occasion de s'enduire d'abord de boue, puis de rentrer dans le bassin à 38 degrés (un peu trop chaud).
Malheureusement deux bus de croisiéristes débarquent en même temps (ils sont partout ceux-là! ;)), donc c'est un peu la cohue dans le bassin... (la
visite du cratère et le bain nous a couté 25 dollars pour deux).
Puis nous nous dirigeons vers le cloue de la
visite à
Sainte Lucie, les Pitons. Ce sont deux cônes escarpés qui se dressent à plus de 600m de hauteur en bord de mer, près du village de Soufrière. J'ai repéré sur la carte une petite plage au pied du Petit Piton, qui porte le doux nom de Sugar Beach. Pour y aller, on s'engage sur une petite route qui grimpe raide pour replonger après vers la petite baie. Le petit Suzuki est vaillant et nous amène à bon port. la seule chose que je n'avais pas calculé c'est qu'il faut passer par les jardins du luxueux Sugar Beach Resort pour descendre à la plage. Mais les plages sont publiques à
Sainte Lucie, donc on nous permet l'accès. Par contre on doit laisser la voiture sur un parking, et la dernière partie de la descente (10 minutes) se fait à pied. A l'arrivée, nous ne sommes pas déçus: le croissant doré encadré par les majestueux pitons et léché par des eaux transparentes est un endroit incroyable. Un coin de la plage, là où le Petit Piton plonge dans la Mer des
Caraïbes est un incroyable site de snorkelling. Il y a a des beaux coraux et une vie marine d'une grande diversité. Le seul bémol est que le bateau d'excursion de MSC y a accosté, et nous devons le partager avec de nombreux autres snorkellers aux serviettes oranges. Sauf que nous, nous l'avons découvert par nos propres moyens, et nous n'en sommes pas peu fiers! ;)
Nous allons prolonger le plaisir quelques kilomètres plus ou nord, de l'autre côté de la magnifique baie de Soufrière, où une route étroite, raide et défoncée mène à un autre joyaux, l'
Anse Chastanet. C'est la plage emblématique des
Caraïbes: sable blanc, palmiers, eau turquoise...C'est aussi un site de plongée avec des fonds habillés de beaux coraux.
Le retour vers
Castries c'est une trentaine de kilomètres tout en virages, souvent en épingle à cheveux à flanc de montagne. Il offre quelques points de vue remarquables, et nous marquons un dernier arrêt un peu à l'écart de la route principale, au-dessus de Marigot Bay, une anse très pittoresque avec ses voiliers au mouillage et sa plage sous les palmiers impériaux. C'est moins grandiose que l'
English Harbour à Antigua, mais bien sympa quand même.
Nous arrivons sur
Castries peu avant 17h pour un "tous à bord" fixé à 17h30. Mais ça bouche avant un rond-point, la circulation est à l'arrêt, les minutes passent et cela ne bouge pas du tout.
Je décide d'aller en courant jusqu'au terminal de croisière (on voit le bateau à un petit kilomètre de là), pour chercher le loueur et revenir avec lui pour rendre la voiture là où on est bloqués. Je cours pieds nus, tongs dans la main. On doit me prendre un peu pour une folle, mais peu importe. Arrivée au port, je m'explique auprès de l’hôtesse de MSC, mais le loueur n'est pas là. Je passe dix minutes précieuses à le chercher, et quand il apparaît enfin, il ne veut pas me suivre dans le trafique. Je repart en sens inverse pour chercher Thomas, en espérant de voir apparaître la Jimmy, mais elle est encore loin, malgré le fait que Thomas a doublé une partie de la queue en prenant la route à contre-sens. Heureusement le trafique bouge un peu à ce moment là, et nous arrivons enfin devant le port. Nous rendons la voiture en 30 secondes crono et nous sommes dans le Musica à 17h30 pétantes. Ouf, nous avons eu chaud...alors nous allons nous rafraîchir et nous détendre dans le jacuzzi, une Piña Colada à la main...
Malgré le coup de stress en fin de journée,
Sainte Lucie a été notre grand coup coeur de cette croisière. Et nous rêvons de revenir un jour passer quelques jours à Sugar Beach au pied des Pitons...Après tout, c'est à seulement une heure de ferry de la
Martinique!
Ce soir c'est soirée vert-blanc-rouge à bord, l'
Italie est à l'honneur. Mais une nouvelle fois nous ne tenons pas jusqu'au spectacle, notre journée n'a pas été de tout repos.
vendredi 19 décembre : Guadeloupe, retrouvailles près des Châteaux
Nous prenons notre temps pour déjeuner ce matin, avant de quitter le paquebot pour une petite balade dans Ponte à Pitre. Nous passons une petite heure à flâner sur les marchés et dans les magasins à la recherche de quelques petits cadeaux à ramener à la famille. Nous trouvons facilement notre bonheur et peu après deux heures nous sommes dans le bus pour St François (qui dessert
Le Gosier et Sainte-Anne et part de la petite gare routière de Dubouchage, dans la rue du même nom, sur le front de mer vers le quartier de Darboussier, à moins d'un kilomètre du bateau).
Le trajet dure un peu plus d'une heure et nous coûte 4 euros par tête. Nous allons voir des amis rencontrés pendant notre voyage d'un an en
Amérique du sud qui se sont établis depuis en Guadaloupe et ont ouvert un petit restaurant à St François. Les retrouvailles entre voyageurs trois ans plus tard sont chaleureuses, mais nos amis doivent encore travailler, donc nous les laissons momentanément et partons vers la
Pointe des Châteaux avec leur voiture, qu'ils nous prêtent gentiment pour l'après-midi. Nous sommes en terrain connu, car c'est la troisième fois que nous venons à la
Guadeloupe, mais nous prenons le temps de remonter sur les hauteurs, au dessus des rochers qui percent le bleu de la mer, là où les vagues de l'Atlantique rencontrent le les eaux chaudes de la Mer des
Caraïbes, où le vent décoiffe et tout l'est de l'île est à nos pieds.
Puis nous passons un moment à la Plage de l'Anse à la Gourde. C'est une longue plage familiale, où gens du coin et locaux se côtoient, mais il y a trop de vagues pour y faire du snorkelling.
De retour à St François, nos amis nos amènent à la Marina pour boire le ti' punch au bord de l'eau, puis à leur maison sur les hauteurs. Ils nous ramènent au bateau à la nuit tombée après un super moment passé ensemble.
Il est trop tard pour notre dîner au premier service du restaurant, et de toute manière nous n'avons pas très faim. Une fois n'est pas coutume, nous mangeons un morceau de pizza du buffet au grand air sur le pont alors que le bateau quitte la
Guadeloupe, via le Canal des Saintes, direction
St. Martin, notre dernière escale.
samedi 20 décembre: Saint Martin, mi-authenticité antillaise, mi-business
Le navire est en approche de Philipsburgh lorsque nous allons prendre le petit déjeuner sur le pont arrière ce matin.
Le port est coquet, avec plein de magasins duty-free, que nous n'aurons pas l'occasion de tester car les parents de nos amis, qui habitent depuis deux ans sur l'île, nous attendent déjà à l'entrée du port.
C'est en voiture décapotable que nous partons à la découverte de l'île. Nous nous dirigeons vers l'est et nous passons dans la partie française de
St Martin : nous allons d'abord dans l'élégant quarter d'Oyster Pond, dont les hauteurs offrent des jolies vues sur le port de plaisance et au loin sur l'Atlantique. Ici les plages sont envahies par les algues et la mer est formée, c'est le royaume des kite surfers.
Nous allons marcher le long d'Orient Bay, largement ouvert sur l'océan, où des constructions récentes toutes colorées attendent les vacanciers.
Puis nous déjeuner dans un restaurant de spécialités locales au-dessus de la mer des
Caraïbes à
Grand Case, village plus ancien et plus authentique, avec sa plage de sable blanc et l'eau turquoise clair à laquelle nous ne pouvons pas résister sans piquer une p'tite tête!
Une route très raide et très étroite, sur laquelle le croisement d'un autre véhicule pose quelques problèmes, nous permet de prendre de la hauteur et de la fraîcheur et nous offre un beau panorama sur Marigot et Simpson Bay. Il est presque 14h quand nous redescendons vers la route principale qui fait plus ou moins le tour de l'île et le "tous a bord" est à 14h30. De retour en terre hollandaise, la circulation se fait en ralenti et nous passons de nouveau une mauvaise demi-heure à stresser qu'on allait rester toute notre vie à
Saint Martin. Je vous passe les détails de comment on a couru une nouvelle fois jusqu'au bateau et en même temps on a pu constater que l'heure du "tous à bord" est un concept relatif, car à nos côtés marchaient tranquillement des brésiliens retardataires avec des sacs de duty-free pas plus inquiets que ça.
L'escale a été un peu courte pour profiter de tout ce que
Saint-Martin a à montrer. On a eu l'impression que la partie française est plus pittoresque, alors que celle hollandaise est avant tout le royaume du commerce détaxé, mais cette impression est certes biaisée par les choix de visite de nos hôtes qui ont privilégié certainement leurs endroits préférés.
Pour le reste de la journée nous profitons enfin un peu du bateau - il faut dire que notre programme de visites a été tellement dense que nous n'avons pratiquement jamais été là en journée et le soir nous tombions de fatigue très tôt, pour attaquer une nouvelle journée de découvertes aux aurores.
Après une fin d'après-midi à lézarder sur le pont nous enchaînons dîner de gala (occasion de remercier nos très sympathiques serveurs indonésiens), cocktail du capitaine pour les membres du Club MSC et spectacle (le seul que nous avons vu de la semaine et qui a été excellent). Peu avant minuit il faut laisser les valises faites devant la porte de la cabine: elles seront emportées dans la nuit et nous ne les récupérerons qu'à l'aéroport pour l'enregistrement sur le vol (d'où encore une fois l'utilité d'une valise cabine pour les dernières affaires nécessaires pour la nuit et pour le lendemain).
dimanche 21 décembre: La Romana, tout le monde descend
Pour notre dernier jour sous le soleil des tropiques, nous émergeons plus tard et prenons notre temps pour tout: car rien n'est au programme aujourd'hui, à part le débarquement et le transfert vers l'aéroport dans l'après-midi. Ce n'est pas faute d'avoir voulu profiter de notre dernière escale - nous serions bien partis à l'aventure à notre propre compte pour quelques heures, mais impossible de savoir à bord ce qui adviendrait de nos bagages si jamais nous n'étions pas là pour les récupérer pile à l'heure d'arrivée des navettes. Apparemment nous sommes les premiers à qui est passé par la tête de faire autre chose qu'attendre que ça se passe.
Nous nous résignons à laisser la
visite de la
République Dominicaine pour une autre fois et de nous la couler douce sur le pont comme tout le monde jusqu'à l'heure du départ: nous retrouvons nos amis de VoyageForum, Fiorel et son épouse, et passons un moment ensemble. Le Géonaute se prend la pâtée au ping-pong, mais nous arrivons à laver l'honneur de la famille au mini-golf.
Puis c'est l'heure d'un dernier déjeuner italien et d'un dernier bain dans la piscine, d'un dernier jacuzzi...16h arrive et nous quittons et nous quittons le MSC Musica qui nous a fait passer une belle semaine aux
Antilles, direction la grisaille belge sur vol Air France. Nous nous retrouvons de nouveau en classe affaires, et je me rends compte que l'aller n'était pas un hasard non plus: c'était prévu comme ça (classe de voyage "C" sur nos billets, apparemment ça veut dire business) et nous ne le savions même pas. En tout cas, c'est bien agréable. Attérissage à l'heure, livraison des bagages très rapide et...nous prenons la route pour
Bruxelles.
Moi qui au départ étais moyennement enthousiaste par rapport à cette croisière (c'est Monsieur Géonaute qui est fan MSC), je peux me déclarer ravie: les escales quotidiennes et en général longues nous ont permis de profiter pleinement des îles visitées. L'organisation avant le départ sous forme de location de véhicule et repérage de bons plans a porté ses fruits, et les amis qui nous ont accueillis à deux endroits n'ont rendu nos visites que plus agréables.
Nous avons retrouvé avec plaisir la
Guadeloupe et la
Martinique que nous connaissions déjà, et avons découverts des vrais joyaux aux Îles Vierges, à Antigua et à
Sainte Lucie. Nous avons surtout pu nous reposer et nous déconnecter de tout, et recharger nos batteries pour attaquer l'hiver.
Voilà, j'espère que ce récit a pu offrir quelques infos utiles aux futurs croisiéristes et quelques moments d'évasion à ceux qui voyagent avec l'esprit, depuis leur fauteuil.
N'hésitez pas si vous avez des questions, je ferai de mon mieux pour y répondre.
Enfin, salutations à Annie et à Fiorel, membres de VoyageForum, avec qui nous avons passé quelques bons moment à bord. A la prochaine!
Corina pour les Géonautes