4) Tak E Bostan entre
Hamadan et
Sanandaj
Taq-e Bostan est surtout à proximité immédiate de
Kermanshah. Quasi continuité urbaine en 2010.
5) La ziggourat de Tchoga Zambil
Tchoga est effectivement la translittération adoptée par l'UNESCO, mais les plus courantes sont Chogha ou Choqa. Ceux qui lisent l'alphabet arabo-persan pourront vérifier qu'il s'agit bien d'un "gh/q" et non d'un g. Cela ne se prononce pas comme un g mais comme l'une des formes de r.
D'ailleurs Afghanistan se prononce "Afranistanne" en
Iran. La Diplomatie française était loin d'être irréprochable dans sa francisation des noms, comme l'illustre le
Laos (le s était un pluriel qui n'avait pas à se prononcer) ou le
Cambodge (le germanique Kambodscha est plus respectueux de la désignation locale Kampuchéa).
Le "m" dans Zambil n'a pas non plus de sens, car c'est l'application inopportune d'une règle grammaticale française. C'est bien Zanbil qu'il faut prononcer.
Par contre le "tch" se justifie dans Tchogha pour une prononciation francophone.
Pas toujours facile de s'y retrouver dès qu'un alphabet n'est pas latin. La translittération dominante sur le web correspond généralement à une phonétique anglophone.
L'important pour le voyageur autonome, c'est de prononcer comme les gens du pays.
6) Bishapur : bas reliefs
Ceux qui visiteront Bishapur pourront s'étonner de ne pas y voir ces bas-reliefs. Ils sont 2 km à l'Est dans Tang-e Chowgan, la gorge de la rivière Chowgan. Accès différent du site de Bishapur et requérant un billet supplémentaire.
A défaut de visiter Bishapur, on peut en admirer une très belle mosaïque au Musée du Louvre.
9) Yezd : intérieur en miroirs du tombeau des 12 imams
Je persiste à y voir l'intérieur d'un des mausolées de Shah-e Cheragh, ce que tendraient à prouver des photos prises dans ce sanctuaire. Mais sans certitude car je n'ai pas visité le tombeau des 12 imams à
Yazd et n'ai pas accédé à des photos de ce site.
3)
Shiraz : piliers de la mosquée rose
Mosquée Nasir-ol-Molk. Surnommée "rose" du fait de la décoration murale extérieure et la teinte à l'intérieur du fait des vitraux, sous réserve d'être présent à la bonne heure.
4)
Shiraz : sanctuaire chiite
Entrée Ouest du sanctuaire Shah-e Cheragh, le prince de lumière. Chiite "of course", car les sanctuaires sunnites ne sont pas légion en terres chiites. On les trouve plus à la périphérie, par exemple le long de l'Afghanistan ou de l'Irak.
12) " : pavillon du Tchehel Sotoun : miniature "persane"
Objection, car c'est une
gigantesque fresque historique, style 6 m de large, 2 m de haut. Idem pour la suivante.
La photo 12 (côté gauche sur la photo ci-dessus) représente le Shah Tahmasp Ier accueillant en 1543 le Grand Moghol
Humayun réfugié en Perse après s'être fait ravir son empire en
Inde par l'afghan Sher Shah Suri. Il devra patienter jusqu'en 1555 pour récupérer l'empire de son père Babur. En témoigne son superbe mausolée à
Delhi, ancêtre architectural du Taj Mahal. Ayant recruté des artistes iraniens lors de son exil à la Cour de Perse, Humayun est à l'origine de l'influence culturelle iranienne (par ex. miniatures, architecture, mobilier, musique hindoustani, poésie urdu...) sur l'
Inde du Nord. Y compris le célébrissime Taj Mahal que les iraniens considèrent comme... iranien !
Où je sèche, c'est que je ne sais pas qui est Humayun, qui est Tahmasp sur la grande fresque. Je n'ai pas eu droit aux présentations ;-)
"madrassah" en
Iran ou "medersa" en
Turquie. Mais je n'ai pas connaissance que le mélange linguistique ait cours.
Le concept de madrassah est reconnu à Nizam ol Molk, un vizir iranien, donc un apport dont se targuent légitimement les iraniens. Nombre d'entre eux estiment que la Civilisation arabo-persane a plus de persan que d'arabe. Une inimitié qui reste largement d'actualité.
17) Dôme à
Yazd : courbes sur une surface courbe ; Riesmann serait fier !
Ne s'agirait-il pas plutôt de Riemann ? Si mes restes de mathématiques riemannienne sont encore valides

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Fabrice