Il était une fois un berger Ethiopien ses moutons broutaient une plante, et ne dormirent pas la nuit.
Le berger étonné, finit par goûter la plante dont il savoura les effets positifs : insomnie, forme, énergie, concentration.
C’est ainsi que le kat arriva au Yémen, il y a 400 ans.
Aujourd’hui 19 pays cultivent le kat, 130 millions de personnes le consomment, le kat pousse partout, vallées, plateaux, montagnes, et on peut le planter toute l’année.... Pourvu qu’il y ait de l’eau, beaucoup d’eau.
Grâce aux techniques modernes de l’agriculture (engrais chimique, pesticide) le kat s’est développé et plus de 40% du peuple Yéménite vivent de son commerce
On trouve plusieurs qualités de kat, la meilleure, le Shami étant consommé par les notables et les chefs de tribus.
96% des hommes Yéménites en consomment et 70% des femmes.
Les conséquences sur la société yéménites sont catastrophiques : dépendance du peuple, disparition de la diversité agricole (café, riz, blé, légumes). Or le kat est nocif, il entraîne des problèmes cardiaques et dentaires. En outre, le kat coupe l’appétit avec toutes les carences alimentaires qui en découlent.... En moyenne on commence à le consommer à 11 ans.
Toutes les denrées sont exportées de l’étranger, puisque seul le kat est cultivé au Yémen. L’eau, déjà rare dans ce pays désertique devient un grave problème. Les ressources en eau s’épuisent.
A ces conséquences humaines, écologiques, économiques, s’ajoutent des conséquences politiques : corruption, mendicité.
Un Yéménite consomme en moyenne 500 à 800 Rials par jour de kat or le salaire moyen est de 15000 Rials par mois.
Les bases sont posées pour le développement de la corruption.
Celle-ci a atteint un degré tel, que l’état n’à plus de moyen d’action.
80% du budget de l’état proviennent des recettes du kat.
Aussi la minorité intellectuelle non consommatrice a très peu de chance de se faire entendre.
Dans ce pays, ou l’un préfère s’acheter du kat que des chaussures, ou seulement 3% des hommes ne prend pas de kat, on peut se demander quel sera l’avenir.
La solution viendra peut être des 30% de femmes qu’en consomme pas.
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