Bonjour tout le monde,
Puisqu'on en parle beaucoup, et qu'on ne montre jamais, puisqu'on critique pas mal, qu'on arme les préjugés, et puisque j'en ai trois en dix jours, je vais parler des correspondances à l'
aéroport d'Istanbul, en particulier sur Turkish airlines.
C'est une situation fréquente pour les membres du forum qui envisagent l'
Asie centrale, le
Caucase, mais aussi bien le
Japon, la
Chine, l'
Australie, l'Afrique...
L'affaire commence dans un avion qui amorce la descente, sachant que vers l'
aéroport d'Istanbul elle est toujours assez longue, bien trente minutes.
Par les hublots, avec un peu de chance, on a une vue sur la ville.
il faut connaître un peu pour s'y retrouver, mais là on est du côté de Sabiha Gökcen, au sud d'
Istanbul côté Asie ; on aperçoit le
Bosphore, Halic, et le stade de football de Fenerbahçe.
Atterrissage au dessus d'autoroutes à trois fois quatre voies, et le tarmac de l'aéroport, pour la phase taxi.
La chose peut durer, presqu'une demi heure parfois, mais ce matin, coup de chance, à peine plus de 10 minutes ; il est rare maintenant que les avions de Turkish débarquent par paxbus, donc passerelle.
Les observateurs du monde aérien sauront d'emblée voir qu'ils ne sont pas en Europe, mais dans un autre monde : Pobeda, Belavia, pas mal de compagnies plus exotiques,
"carrefour du monde" comme explique très sérieusement le commandant dans sa déclaration finale après avoir remercié les enfants.
On se jette d'un coup dans un immense couloir, un hall sans fin, lumineux, la plupart du temps désert, et on prend à gauche, ou à droite - je crois que c'est toujours à gauche pour les vols qui me concernent, direction les "transfers". Trajet annoncé pour une bonne dizaine de minutes au pire.
Attention aux véhicules d'aéroport, ça déboule vite, ça ne klaxonne pas.
C'est là que ça devient intéressant : à
Istanbul il y a toujours eu un bypass pour les correspondances courtes, chose qu'on ne vous dit jamais sur les forums.
Par le passé il fallait sortir de la passerelle comme un missile et montrer vaguement une carte d'embarquement à un préposé, avant de prendre ses jambes à son cou ; mais la chose est institutionnalisée désormais, et il y a un fléchage qui vous dispense de courir jusqu'aux filtres principaux, et qui, jusqu'à il y a peu au moins - je n'ai pas pratiqué depuis un moment, vous dispensait carrément de toute formalité, vous lâchant comme un chien fou dans la zone des départs, laquelle est bien assez vaste pour se dégourdir !
Avis aux jeunes et aux moins jeunes : même sans bypass, moins de 5 ans, accompagné, plus de 65, seul, on a gagné le fast track, qui épargne quelques centaines de mètres et possiblement un peu d'attente, mais là je suis moins sûr.
L'entrée fait franchement parc de loisir, ceci dit.
Donc, ni assez jeune, ni assez vieux, je poursuis ma route, je passe devant les quelques dizaines de postes de contrôle des passeports, en bleu, puis j'atteins le filtre de sûreté des correspondances. En rouge.
Il y a un fast track pour les business et Gold - en l'occurrence, je suis les deux, mais comme il est au mauvais bout en arrivant dans mon sens, ça n'aurait même pas d'intérêt et ne serait qu'un run frivole.
Tout cela est très loin d'être saturé, l'attente a duré une petite minute, on sort les ordinateurs sur ce poste - pas sur tous - mais on ne sort plus les liquides depuis un bon moment à
Istanbul.
Couloir, escalator, et c'est l'irruption dans le hall dubaïesque.
Que dire, un regard suffit.
Tout brille, tout est cher, très cher.
Je repère pour la bonne forme un sandwich, autour de 12 euros, quelques simits, qui pointent à 4 euros - c'est en TL, mais ça fait à peu près ça.
Direction donc le salon, ou l'un des salons, de Turkish, en étages.
Là aussi, entrée accessible et privilégiée pour les familles et personnes à faible mobilité, et cent mètres de plus pour les autres.
On est quelques-uns à avoir eu la même idée, semble-t-il, et les deux salons jumeaux sont en cours de rénovation, pour trois mois ; un est destiné aux passagers business, l'autre aux Miles and Smiles et Gold. Ils sont quasiment identiques.
Donc, c'est peu dire qu'il y a du monde, dans l'un autant que dans l'autre, des passagers business, sur Turkish, il y en a énormément. Je suppose qu'il s'y ajoute certaines autres compagnies, mais pas pour faire une telle masse.
Donc, il y a autant de monde que gare Montparnasse un jour de départ en vacances, et les 5 ou 6 guichets de nourriture, tout comme les buffets de salades et de desserts, peinent à éponger le flot.
Je n'ai pas osé demander à accéder à l'espace des douches, mais je dois admettre que le wifi fonctionne, sans les manoeuvres tortueuses qui valaient encore il y a quelques mois.
Tout à l'heure il faudra guetter la porte pour ma destination -
Varsovie ; avec la chance que je me connais, ça va tomber dans les F à deux chiffres, ce sont les plus lointaines, données pour 15 à 19 minutes. Ceci dit, une fois au bout de ce cul de sac, il y a pas mal de place au calme, avec des prises électriques.
Car ici il y a forte tension sur le kilowatt.
Ma conscience de reporter ne va pas jusqu'à me guider, alors qu'ici j'ai couvert gratuit, jusqu'au salon iGA, de bonne réputation, mais au tarif de près de 100 euros les trois heures.
Une autre fois peut-être, un jour de promo, je vais surveiller leur site.
Le piano amorce "besa me mucho", je suspends donc mon récit.
Michel