Le Pont du Diable c'est autre chose. C'est le genre de nom que l'on donnait autrefois à des ponts difficiles à construire, dont on supposait que l'architecte avec pactisé avec le Diable...
Puisque tu es une amoureuse du Massatois, voici un petit aperçu du Pic des Trois Seigneurs et de ses environs...
Au centre donc, de ce montage, le Pic des Trois Seigneurs, pelé et rocailleux, peu avenant. Lorsqu’on le voit de très loin, l’on a l’impression de voir une couronne formée de 3 dents. Ici on a la dent la plus haute.
L’on trouve dans nos montagnes d’Europe des Pics des 3 Rois, des 3 Comtes, des 3 Frères, et autres Trios en tous genres. Et c’est toujours la même légende qui revient : 3 rivaux veulent se départager, et pour ce faire, ils gravissent une montagne où ils périssent tous, victimes de leur vanité et de leur témérité, et ensuite la montagne prend leur nom.
Le Pic des Trois Seigneurs ne fait pas exception, et on le comprend, quand on connaît ses dangers. Par temps d’orage, il attire la foudre et parfois un randonneur est vaporisé par l’éclair. La face nord du pic est extrêmement escarpée, et c’est là, dit-on, que moururent les 3 seigneurs.
En haut à gauche, une vache gasconne et son veau dans la bruyère, au début de l’ascension vers le pic. Cette race blanche montagnarde, emblématique de l’
Ariège, produit une viande succulente et rafle souvent les premiers prix au Salon de l’Agriculture, à
Paris.
En haut à droite, le magnifique panorama à l’ouest du pic : au loin, enneigée, le Massif de la Maladeta, domaine des 4000m espagnols, les plus hauts sommets des
Pyrénées. à droite, le Massif du Mont Vallier, le Seigneur du Couserans, qui culmine à plus ou moins 3000m.
A gauche de la photo centrale, au sud du pic, le Massif des Bassiès, avec sa fameuse Pique Rouge. Extrêmement ferreux, ce massif attire aussi la foudre. Son accès n’est pas aisé pour les randonneurs peu entraînés. Au premier plan, c’est un cairn, empilement de pierres servant à indiquer le chemin.
A droite de la photo centrale, de sympathiques estivants sur leur estive. Sans commentaires.
En bas à gauche, un vautour fauve, l’oiseau qui symbolise le mieux les
Pyrénées ariégeoises. Charognard et non prédateur, le vautour fauve est incapable d’attaquer en piqué contrairement à l’aigle. Il plane et tourne en rond, pour repérer la charogne, capable de passer 15 jours sans manger. C’est un oiseau énorme. Un adulte peut faire 3m d’envergure ailes déployées.
En bas à droite, tu reconnaîtras Massat, capitale du Massatois, cette enclave languedocienne sur le versant gascon du Col de Port.
La vue est prise depuis le Pic des Trois Seigneurs, bien entendu.
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