Liaison aériennes: Gaston Flosse craint un abandon de la Polynésie par Air France
(Tahitipresse) - Gaston Flosse a adressé un courrier au président d'Air France pour lui faire part des "inquiétudes qui pèsent sur la ligne (
Papeete-
Paris) suite aux modifications annoncées du programme de desserte de la
Polynésie française par la compagnie". Le sénateur et ancien président de la
Polynésie française craint que les nouvelles dispositions prises par la compagnie nationale ne soient un signe avant-coureur d'un abandon total de la ligne.
Ce qui inquiète Gaston Flosse, ce n'est pas seulement la "diminution du nombre de sièges", mais aussi les autres conséquences du "changement d'appareil sur deux des vols prévus". Il explique que cela "va créer une difficulté supplémentaire à
Los Angeles pour les passagers qui vont de
Paris à
Papeete, avec le risque de retarder l'un des appareils, l'attente à l'aéroport et la probabilité d'avoir à réenregistrer les bagages de soute à l'escale".
Le sénateur se fait aussi le défenseur des employés polynésiens de la compagnie auprès de Jean-Cyril Spinetta: "Alors que les équipages de
Tahiti remportent auprès des passagers un succès mérité par l'accueil qu'ils réservent à ces derniers, vous avez fait annoncer qu'ils n'auront plus à assurer de prestations sur le
Los Angeles –
Paris, et, pire encore, que vous allez réduire les effectifs de la base de
Polynésie française, ce qui me choque."
Vers "l'abandon de la ligne"?
Gaston Flosse va plus loin en exprimant ses craintes que le nouveau dispositif d'Air France sur la
Polynésie "soit un premier pas vers l'abandon de la ligne".
Un abandon qui serait particulièrement mal venu, selon lui, "au moment où notre compagnie connaît des difficultés".
L'ancien président de la
Polynésie rappelle aussi au président d'Air France son attachement à la présence de la compagnie nationale sur la ligne
Papeete-
Paris: "Vous savez à quel point je tiens à ce que Air France soit présente dans notre ciel. Air Tahiti Nui, que j'ai créée parce que c'était indispensable, n'a jamais eu la prétention du monopole".