Bonjour,
Je suis loin d’être bilingue parfait mais me débrouille assez que pour voyager par moi-même et aller où bon me semble. Maintenant, pour l’anglais, ils ne sont pas anglophones de naissance et dès lors, parlent une version « simplifiée » à des années lumières de certaines tournures (et du débit) des « born english speakers ». Il est donc aisé de communiquer avec eux même si votre anglais est basique. Mais aussi pour un peu qu’ils parlent anglais !
J’ai parlé français, avec d’anciens cheminots, au cercle des anciens du chemin de fer à Addis. C’est le seul endroit où j’ai parlé français avec des éthiopiens.
Quelques vieux parlent italiens mais comme le mien est ridicule, j’ignore s’ils connaissent quelques phrases ou parlent bien plus. A priori, j’ai tendance à croire qu’ils ne connaissent que quelques mots. Les italiens n’ayant fait qu’un court séjour au contraire de l’Erythrée voisine.
Comme guide papier, sans la moindre hésitation : Bradt. Il est possible de l’acheter sur leur site ou de se le procurer dans « toute bonne librairie de voyage » qui se respecte. N’achetez pas le Lonely (ou la version PDF téléchargeable), il est trop succinct.
Je vais m’abstenir de dire ce que je pense du guide qui se fait appeler « Petit Futé ». L’Olizane Découverte (éditeur
suisse) consacré à l’
Ethiopie est bien ficelé pour les explications générales mais n’est en rien un guide pratique. En indépendant, il ne suffit pas. Et en trimballer deux, c’est du poids !
Il n’existe pas un guide papier spécifique sur Addis mais d’expérience, le Bradt est le plus adéquat et couvre tout le pays. Il y a moyen de le feuilleter (en partie) virtuellement via le service livre de Google.
Pour le climat, en gros, il fait frais au lever du jour. Bon et agréable par après, même parfois chaud mais une fois que le soleil se couche, la température chute drastiquement jusqu’à l’aube.
Ne prenez surtout pas de grosses vestes ou manteaux « d’hiver » (trop de volume, trop lourd et moins flexibles) mais prenez des vêtements (fleece, polaire, pull, gilet, coupe-vent, sous-vêtements adaptés comme Icebreaker ou Odlo,...) que vous pourrez combiner.
En fait, vous devrez mettre et ôter les vêtements pour avoir plus ou moins de couches en fonction du temps et du froid. Quitte à enfiler vêtement sur vêtement mais sans avoir à vous trimballer de trop grosses pièces.
Emportez également un serre-cou (type Buff ou Matt) qui peut avoir plusieurs usages.
Si vous souhaiter aider, faites un don à une ONG ou à un organisme reconnu. Il existe également le programme stuff your rucksack qui répond à des besoins précis. (
www.stuffyourrucksack.com
)
Donner directement à ceux que vous croisez, même si cela part d’un bon sentiment, ne va rien résoudre et va faire perdurer dans l’esprit des gens que les blancs ne sont que des billets sur patte qui donnent pour un oui ou un non, comme des automates.
De toute façon, les « you you » et « give me » vont vite vous faire revenir à la réalité.
N’en rajoutez pas en donnant « n’importe comment »
Je vais y retourner à l’automne pour un mois. Il ne s’agira que de mon second voyage. J’y ai été à l’automne 2005 pour 35 jours.
Michel