Bonsoir,
je crois que tu idéalises la situation en
Suisse actuellement, de plus suite à la votation de l'an dernier des contingents vont être mis en place, y compris pour les frontaliers. Donc avant de lâcher ce que tu as, j'attendrais de voir comment va évoluer la situation.
C'est parce-que tu as vu cette émission Faby?

Frontaliers, entre deux eaux
Au début des années 80, ils étaient une petite trentaine. Aujourd’hui, ils sont plus de 3’000 à traverser le
lac Léman chaque jour pour venir travailler en
Suisse. Le premier navire quitte Evian à 5h40 avec sa première fournée d’ouvriers frontaliers. A 7h00, ce sont les traders, les cols blancs. A 8h20, le "Club des Blondes"...Dans le sens inverse, ceux qui terminent leur travail de nuit – infirmiers, veilleurs ou boulangers – prennent le premier bateau d’Ouchy pour rentrer se coucher en
France. Bienvenue à bord du "Léman", un bateau trait d’union entre deux mondes qui se font face... Une relation complexe, mise à mal par la votation du 9 février et par un ressentiment anti frontalier de plus en plus fort en
Suisse romande.
A l’époque, les frontaliers français venaient principalement d’en face, de Haute Savoie – aujourd’hui, de beaucoup plus loin:
Normandie,
Bretagne, ou encore du Sud de la
France. Ils se déracinent, poussés par la crise en
France et attirés par les bons salaires et le plein emploi en
Suisse. Mais rares sont ceux qui renonceraient à cet Eldorado helvétique...
Or depuis la votation du 9 février, ils sentent qu’ils ne sont plus vraiment les bienvenus.
Frontaliers, entre deux eaux offre une plongée dans l’intimité d’une dizaine de frontaliers qui prennent chaque jour le bateau entre Evian et
Lausanne – des ouvriers, des cols blancs, des serveuses d’hôtel, des vendeuses de grands magasins. Certains travaillent de jour, d’autres la nuit, comme Lucien, aide de salle au CHUV. Une traversée qui leur sert à la fois de sas de décompression et de "confessionnal".
Quel est le quotidien de ces nouveaux "nomades"? Quel coût social implique pour eux la traversée? Pourquoi frisent-ils si souvent avec le burnout ? Et comment sont-ils perçus en
Suisse, ou encore en
France voisine... où leurs villas attisent souvent la jalousie des voisins ? Frontaliers, la source de tous les maux...Entre deux eaux, les "boat people" du
lac Léman n’en ont pas fini de ramer...
Personnellement j'avais trouvé ce reportage poignant