Il est tout à fait normal de douter, on sait ce qu’on perd et on ne sait pas forcément ce qu’on va trouver, malgré les renseignements qu’on a glanés à droite à gauche. Et à contrario, on se rend compte souvent que ce qu’on a laissé n’était pas si pire.
Mais tout ça, tu t’en rendras compte sur place.
Tu pars pour un an et tu sais que tu rentres, c’est quelque peu rassurant. Au cas où les choses ne se passent pas comme tu les as souhaitées, tu sais que c’est une situation provisoire....alors profite de l’opportunité. Si tu veux faire ta vie là-bas, tu pourras entamer les démarches de résident permanent sur place.
L’éloignement de la famille : je n’ai que ma mère, elle est habituée à mes départs et à mes retours. Ma plus grande et compréhensive famille, ce sont mes amis. Ce sont eux qui me manquent le plus quand je pars. J’ai besoin de partir et honnêtement, je ne souffre pas de l’éloignement plus que ça. Et avec internet, les webcams, le tel, c’est tellement simple. Puis le
Québec n’est qu’à 7 heures d’avion. (même distance horaire que le
Paris-
Nice en train). Les billets d’avion sont abordables, si ça va pas, tu peux toujours faire un aller-retour pour te ressourcer.
Normal que les parents se posent des questions et soient réticents. C’est aussi un grand changement pour eux de voir leur enfant partir. Et psychologiquement, pas facile d’accepter qu’un océan les sépare de toi.
Quant à moi, c’était pas la 1ère fois pour le départ, j’ai pas subi le fameux choc culturel. J’étais déjà allée au
Québec avant de partir, un de mes ex est québécois et j’avais de nombreux potes immigrants sur place.
Tu sais une fois installée dans un nouveau pays et l’effervescence de la nouveauté passée, tu entres peu à peu dans une sorte de routine (beurkkkk !!!!) et j’avais une vie tout à fait banale, un appart, un job, des potes. J’en ai profité pour visiter un max et faire tout un tas de trucs que je fais difficilement à
Paris.
Le retour ici : DUR, surtout quand t’as pas le choix. Je subis le contrecoup en ce moment. Mais je suis loin d’être à plaindre. Je sais que l’aventure
Canada est mise entre parenthèse. Bien entendu, quand on part comme ça longtemps, on n’a qu’une envie quand on rentre, c’est de repartir. Mon plus gros problème, c’est d’arriver à me poser et à savoir vraiment ce que je veux faire de ma vie....et surtout où je veux la faire.....affaire à suivre.....