TRÈS IMPORTANT: pour visiter Amazonas, Pará et Maranhão, vaccinez-vous contre la fièvre jaune (1 mois avant votre départ).
1 - RÉGION NORD
1.1 - État de Amazonas:
Manaus,
Rio Amazonas, forêt amazonique
La ville de
Manaus présente quelques attractions touristiques d’importance majeure, pour la plupart témoins de l’époque dorée du caoutchouc: par exemple, le Théâtre Amazonas (1896). On peux visiter le Fleuve Amazonas en bateau, dans la journée; on remonte de
Manaus jusqu’à la rencontre du Fleuve Negro, dont les eaux transparentes, couleur de thé, offrent un contraste saisissant avec les eaux très chargées en sediments du Fleuve Amazonas.
Il y a des hôtels aux environs de
Manaus, situés dans la forêt, pas loin du Fleuve
Rio Negro. Ils proposent des petites randonnées dans le forêt, observation des oiseaux, pêche, promenade nocturne en bateau pour observer les caïmans (jacarés). Paquets au départ de
São Paulo, 4 à 7 nuits, prix dans la fouchette 550 - 700 euros par personne.
www.zfnet.com/manaus/
Des opérateurs locaux proposent des paquets navigation + logement en bateau, à partir de
Manaus, 3 à 7 jours:
www.santanaecologica.com.br/br/index.htm
1.2 - État de Pará:
Belém
La ville de
Belém présente quelques attractions touristiques majeures: Mercado do Ver-o-Peso (extraordinaire encyclopédie visuelle/sensorielle de la région amazonique), Musée d’Art Religieuse, Musée Emílio Goeldi (plutôt archeologique), Estação das Docas (anciens dépôts sur le quai du Fleuve Guamá, espace très bien amenagé pour les touristes).
On peut prendre un bateau-navette à destination de Barcarena (ville pas très loin de
Belém): presque gratuit, cela donne une très bonne idée de ce que c’est voyager en bateau en
Amazonie. Pour la gastronomie,
Belém propose des plats inspirés des indiens, et une incroyable variété des glaces/sorbets/desserts préparés avec des fruits régionaux, aux parfums et couleurs exquis. Deux jours sont suffisants pour
Belém, qui est à portée de São Luis par avion (voyage autobus possible).
www.paratur.pa.gov.br/
www.belemtur.com.br/portugues/
2 – RÉGION NORD-EST
2.1 - État de Maranhão:
São Luís,
Alcântara, Parque dos
Lençóis Maranhenses, Delta do
Rio Paraíba (ou Delta das Américas)
La plus importante attraction touristique de
São Luís, sur une île, au bord de la mer, c’est le centre historique avec ses quelques 3500 bâtiments, qui datent pour la plupart du XVIII et XIX siècles. Le quartier Praia Grande a été très bien restauré. Surnommée “la petite ville aux palais de porcelaine”, ce qui évoque l’utilisation intensive des carreaux, surtout aux façades. Gastronomie très particulière, qui propose des plats uniques, abondance des poisson et crevettes (à la bonne saison). À cause des fleuves qui se jettent à la mer, celle-ci est un peu chargée en sediments près de la côte.
De l’autre côté du golfe, en face de
São Luís, la ville fantôme de
Alcântara, jadis capitale de Maranhão, reste figée. Ses ruines imposantes témoignent de son importance au XIXème (excursion dans la journée, en bateau). Trois jours sont suffisants pour
São Luís +
Alcântara.
Parque dos
Lençóis Maranhenses c’est une merveille: vaste étendue des dunes, lacs et fleuves, pas loin de
São Luís, compter 3 jours, aller ou retour par petit avion très à recommander (panoramas ébluoissants).
Le Fleuve Parnaíba forme un delta très vaste, semé des îles - avec
Lençóis Maranhenses, sont des destinations “écolo” de première importance. Il y a des paquets Parque dos
Lençóis Maranhenses + Delta do
Rio Parnaíba - 7 jours, avec possibilité d’extension à
Jericoacoara (voir Ceará) - 3 jours de plus.
São Luís,
Alcântara et Parque dos
Lençóis Maranhenses sont des destinations à considérer très sérieusement. L’hôtel Sofitel à
São Luís, qui donne sur la Praia (plage) do Calhau, est à mon avis un des plus agréables hôtels brésiliens (prix abordables).
www.guiasaoluis.com.br/turismo.htm
www.ma.gov.br/turismo/
www.topdobrasil.com.br/delta/
brescia.terra.com.br/...IL.CFM?P_Codigo=3384
2.2 - État de Piauí
L’État de Piauí présente deux destinations touristiques principales.
À l’intérieur, pas très loin de Teresina (la capitale, au bord du Fleuve Parnaíba), il y a le Parque Natural de
Sete Cidades. Une région jadis fond de mer. L’érosion a sculpté les couches des sédiments épais, qui se présentent aujourd’hui comme un vaste ensemble des formes tordues, étranges, parfois évocatives des animaux et des bâtiments. Visite à la journée possible, à partir de Teresina ou couplé avec le paquet Parque dos
Lençóis Maranhenses – Delta du Fleuve Parnaíba.
Encore à l’intérieur, plus au sud, dans une région lointane, il y a le Parque Nacional da
Serra da Capivara, dont la genèse géologique est la même que du
Parque Nacional de Sete Cidades. L’intêret majeur sont les vestiges arquéologiques qui, selon toute évidence, témoignent de l’occupation humaine de l’
Amérique du Sud beaucoup plus réculée qu’accepté par la théorie plus à la mode. Les témoins le plus importants sont au Museu do Homem Americano. Énormement des pentures murales dans les parois et cavernes de la région. Les fouilles y continuent. Hélas, c’est une destination difficile (et cher) à rejoindre.
La côte de Piauí est très petite, à peine 80 km. Les plages sont plutôt raisonables. La ville de Parnaíba, à quelques 15 km de la côte, est d’habitude le point de départ pour visiter le Delta do
Rio Parnaíba. Surtout pour séjourner à Ilha do Cajú, une réserve naturelle très bien préservée, destination écolo très prisé, qui pourtant appartient à Maranhão.
www.florianonet.com.br/...ete/apresentacao.htm
www.deltadaamerica.com.br/index2.htm
2.3 - États de Ceará,
Rio Grande do Norte, Paraíba
L’attraction c’est d’avantage la côte, très ensoileillée, avec des très bonnes plages, parfois bordées des vastes étendues des dunes, parfois avec des falaises aux sables sont parfois colorés, eau de mer très claire. Le vent y souffle sans relâche, ce qui atténue la chaleur.
La plage la plus réputée c’est
Jericoacoara, encastrée dans le Parque Nacional de
Jericoacoara, à quelques 200 km à l’ouest de
Fortaleza. La petite ville de
Jericoacoara n’est pas accessible qu’aux véhicules tout-terrain, car il faut traverser quelques 30 km des dunes. Des véhicules légers (“bugs”, ou “bugres”) aux roues très larges, sans capote, permettent de visiter la côte, leurs plages et de traverser les dunes, au départ de
Jericoacoara. Excursions à partir de
Fortaleza, d’habitude 2 nuits à
Jericoacoara.
www.jericoacoara.com/
Cette promenade en “bugre” est de rigueur et très répandue dans le Nord-Est. Le conducteur du “bugre” vous la propose soit “avec émotion”, soit “sans émotion”. Choisissez “avec émotion”: le “bugre” descendra les pentes abruptes des dunes, à plusieures reprises. Pas de danger, pourtant cela donne un drôle de frisson. Quelques dunes très hautes, à leur pied des lacs à l’eau très claire et rafraîchissante, très bonne baignade. Magnifiques panoramas, cocoteraies.
Fortaleza, capitale de Ceará, c’est déjà une ville importante, qui depuis des années a beaucoup investi dans le tourisme. La ville est charmante et jolie. Le folklore, l’artisanat et la gastronomie y sont très prisés, et sont disponibles à des endroits/bâtiments très bien aménagés. Les plages urbaines ne sont pas extraordinaires, les meilleures sont à l’écart, vers le nord ou vers le sud, excursions à la journée depuis
Fortaleza, bugres sur place.
www.turismo.setur.ce.gov.br/
On peut dire le même à propos de
Natal, capitale de
Rio Grande do Norte. Ici, de plus, siège l’imposant Forte dos Reis Magos (Forteresse des Rois Mages), sur un éperon rocheux qui se prolonge sur la mer. Vaste et très bien restaurée, témoin des oeuvres militaires portuguaises pour la défense du Brasil contre les invahisseurs à l’époque coloniale (parmi lesquels, à plusieures reprises, les français...).
www.setur.rn.gov.br/
Paraíba est encore un peu en retard pour le tourisme (c’est dommage), vous pouvez s’en passer.
2.4 - État de Pernambuco
La côte de Pernambuco est très jolie, très belles plages, surtout à
Porto de Galinhas (Port aux Poules), où les recifs de corail se visitent à la marée baisse. Le nom
Porto de Galinhas vient de l’époque des esclaves, quand leur importation d’Afrique avait été déjà prohibée. Donc les contrebandiers d’esclaves les débarquaient à la sauvette, et pour répandre la nouvelle de leur arrivée ils se référaient à une cargaison de “poules”.
www2.uol.com.br/portodegalinhas/
Recife, capitale de Pernambuco, est une ville très importante en vue de son histoire depuis peu après la découverte du Brasil. Malheureusement,
Recife ne conserve presque pas des vestiges de l’occupation hollandaise au XVII siècle, quand son éssor a été considerable, grâce à la production du sucre. Pourtant, le vieux
Recife témoigne bien du XIX siècle, une partie centrale a été déjà très bien restaurée. La plage urbaine/urbanisée de Boa Viagem est jolie, bonne baignade, la plupart des hôtels y siègent.
Presque à côté de
Recife, vers le nord,
Olinda déploie sur ses gracieuses colines un important ensemble architectural du XVII – XVIII, visite obligatoire. Un peu plus loin, toujours ver le nord, la verdoyante Ilha de Itamaracá offre des belles plages et le Forte de Itamaracá, plus petit et moins restauré que Forte dos Reis Magos, pourtant lui aussi très charmant.
www.pernambuco.com/turismo/index.html
Pour finir avec Pernambuco, citons
Fernando de Noronha, archipel d’origine vulcanique, à 500 km de la côte brésilienne. Destination magnifique, très écolo et protegée, quelques-unes des plus belles plages brésiliennes. Paradis de la plongée (apnée, scuba), quelques aquariums naturels qui se visitent à pied ou presque (peu profonds), mais aussi des plogées beaucoup plus poussées (naufrages, cavernes). Promenades à pied et en bateau. Une baie protégée où, parfois, des centaines des dolphins viennent se détendre et jouer, depuis le haut de la falaise on peut les observer. Des plages protégées (accès interdit) où quelques spèces des tortues marines viennent pondre. Un vigoureux programme d’étude et de préservation – Projeto Tamar – est à la charge depuis longtemps. À la bonne saison les touristes sont invités à contempler l’éclosion des oeufs et la course à la mer d’une nouvelle génération des tout-petites tortues. Un mignon musée, très bien aménagé, présente des informations et propose des tas des souvenirs “tortue”.
On y accède en voyage organisé, avion au départ de
Recife (ou
Natal), séjour conseillé 2 à 3 jours.
Fernando de Noronha n’est pas une destination bon marché, à cause de la distance et de l’approvisionnement difficile.
www.noronhaonline.com.br/
www.noronha.pe.gov.br/
www.flying.scuba.nom.br/index2fim.htm
2.5 - État de Alagoas
Alagoas c’est petit, et les destinations touristiques plus importantes se situent sur la côte.
Vers le nord, la Côte des Coraux c’est un très joli tronçon de quelques 30 km entre Maragogi et Barra do Camaragibe, une petite route parfois non pavé (pas de problème pour la voiture sauf à la saison des pluies) qui longe la côte. Elle traverse de tous petits villages de pêcheurs et des cocoteraies. Il y a une barrière de corail qui longe et frôle la côte, à la marée basse elle s’expose, occasion où on peut y nager et plonger, accès en bateau disponible à quelques endroits. Il y a un très bon resort à Maragogi, pourtant je n’apprécie pas l’endroit parce que un peu trop urbanisé. Par contre, il y a un petit hôtel plus au sud, très charmant, cuisine très bien soignée, pas cher, que j’ai découvert il y a 3 années, et où ma soeur s’est logée avec beaucoup de satisfaction.
La Côte des Coraux se visite en voiture, à louer d’avantage à
Maceió, capitale de Alagoas.
Vers le sud, il y a des plages et des plages aussi jolies, la plus belle (merveilleuse) c’est la Praia (plage) do Gunga, accès en bateau (très belle promenade) à partir de la ville de Barra de São Miguel. Il y a des excursions à la journée à la Praia do Gunga à partir de
Maceió.
Maceió c’est une jolie ville sur la côte. Les “nordestinos” (ceux nées au nordest, comme moi-même) aiment la musique et les fêtes, pourtant parfois ils poussent la musique au maximum. Une fois nous avons choisi un très bon hôtel à
Maceió: pourtant nous y avons très mal dormi, car les boîtes de nuit à proximité faisaient trop de bruit. Au nord-est, il est sage de faire attention à l’emplacement des hôtels, pour éviter des possibles perturbations nocturnes. Parfois un seul côté de l’hôtel est impliqué, et l’autre est calme. Aussi quelques petits restaurants et bars sur la plage aiment la musique poussée au maximum: à éviter.
www.maragogionline.com.br/index.htm
www.rotasdealagoas.com.br/
www.visitealagoas.com.br/
2.6 - État de Sergipe
Le plus petit des États brésiliens, pas encore très bien connu des brésiliens eux-mêmes. Nous y sommes allés 2 fois en 2003: très bon.
Aracaju c’est la capitale, pas encore une grande ville, encore du calme, les habitants sont très détendus. L’infra-structure urbaine / touristique a été le sujet des aménagements et d’améliorations: ville jolie et accueillante. Aracaju nous a beaucoup charmé. La quantité des beaux “condomínios” sur la côte, aux environs de Aracaju, témoigne de la quantité des brésiliens (et aussi des étrangers) qui ont choisi cet endroit pour y jouir leur retraite au soleil. Nous avons beaucoup aimé l’Hotel da Ilha (un peu vieilli) surtout à cause de sa localisation: sur la côte d’une île face à Aracaju. Il faut emprunter leur bateau-navette chaque fois qu’on veut aller à Aracaju, ou revenir. Traversée rapide, quelques 10 minutes, promenade délicieuse.
www.hoteldailhasergipe.com.br/
Les plus belles destinations de Sergipe sont le
Rio (fleuve) São Francisco, au nord et aussi à l’intérieur, et la côte très au sud.
À partir de Aracaju, des opérateurs touristiques vous emmènent à Brejo Grande, tout petit village au bord du São Francisco. Un petit bateau typique, voire un catamaran s’il y a du monde, met le cap vers l’embouchure, à quelques 15 km. Promenade magnifique, le fleuve est très large, avec plusieures îles. À quelques banques de sable, au beau milieu du fleuve, le bateau s’arrête pour la baignade. Encore de la baignade à même sur l’embouchure, sa plage fluviale à quelques mètres de la plage maritime. L’eau du fleuve, hormis la saison des pluies, est verdâtre, presque transparente (c’est bien le cas au mois d’août). Repas dans un (bon) restaurant au bord du fleuve, surtout du poisson ou des crevettes fluviales (qui se ressemblent à des petites langoustes). Le patron de ce restaurant nous a parlé d’une excursion qu’il propose, qui demande un séjour à la ville historique de
Penedo (Alagoas), pas loin, elle aussi au bord du fleuve. Il vous prend en charge au tout petit matin à
Penedo, vous emmène en voiture à Piaçabuçu, ensuite vous descendez le fleuve aux dernières heures de la nuit, pour assister le lever du soleil à l’embouchure même. Je pense que la cerise sur le gâteau serait une nuit de pleine lune – quel frisson me donne l’idée de naviguer le São Francisco aux eaux argentées.
Toujours à partir de Aracaju, des opérateurs touristiques voun emmènent à Mangue Seco, direction sud. Route sur la côte très agréable, avec traversée en ferry-boat du (très large à ce point) fleuve Vaza-Barris. Au bout de la route, des petits bateaux rapides traversent le fleuve Real (très large à ce point) pour vous deposer de l’autre côté: le petit village, les dunes et la très belle plade de Mangue Seco. Le fleuve Real marque la frontière Sergipe – Bahia, donc Mangue Seco appartient à Bahia. Promenade en “bugre” disponible (voire obligatoire pour rejoindre la plage à partir du village).
PROPAGTUR
www.propagtur.com.br/
c’est l’opérateur touristique à Aracaju que nous avons utilisé en août, et encore une fois en décembre 2003, avec beaucoup de satisfaction. Attention: excursions à la journée, de vendredi à dimanche (pas disponibles 7 jours sur 7).
Aracaju est à 4 heures à peine de
Salvador par la route (bonne, agréable). Nous l’avons pris pour aller de Aracaju à
Salvador em autobus (sûr, confortable, climatisé). Cela veut dire que Aracaju, l’embouchure du São Francisco et Mangue Seco sont à portée de
Salvador, somme tout 5 jours y compris l’aller-retour par bus - voire moins si vous choisissez l’avion.
www.aracaju.com/...1fe41c29d26be00270e2
www.netlinks.com.br/hospedese/
2.7 - État de Bahia
Bahia offre énormement des destinations touristiques, très recherchées: choisir lesquelles visiter c’est tâche ardue. Toute la côte de Bahia est parsemée des plages magnifiques, quelques-unes très développées et/ou urbanisées, d’autres bien au contraire. Le peuplement de Bahia commence au XVI siècle, donc les villes et les sites historiques y abondent.
Porto Seguro est censé être où la flotte de Pedro Álvares Cabral a jeté l’ancre le 21 avril 1500, jour de la découverte du Brasil. L’intérieur de Bahia offre aussi des beaux attraits. Le récit complet de tous les atraitts “bahianos” est à découvrir sur l’excellent site (portugais – anglais) de l’Office du Tourisme de Bahia, véritable encyclopédie:
www.bahia.com.br/
Pour simplifier votre tâche, vu que si l’on visite Bahia c’est presque sûr qu’on visite
Salvador, je ne parlerai que de
Salvador et de quelques destinations majeures à sa portée.
À
Salvador les arts, la réligion, les moeurs, la gastronomie, la langue, tout est imprégné de l’Afrique. Première capitale du Brasil au XVI siècle, c’est une ville à topographie mouvementée, importante et grande, où le moderne jouxte le passé: églises, musées, forteresses, quartiers coloniaux (voir Pelourinho). Hôtels à
Salvador: on s’occupera plus tard. Il vaut la peine de rester deux jours complets à
Salvador. Belles plages, pourtant les meilleures (et non polluées) sont un peu à l’écart du centreville, direction côte nord.
À l’intérieur, à 425 km de
Salvador, la petite ville de
Lençóis, témoigne de l’époque coloniale. Très bien restaurée, elle est la porte d’entrée de la
Chapada Diamantina. Jadis fond de mer, les sediments pétrifiés ont été poussés vers le haut, et sculptés le long des milénaires par la pluie, le vent et les fleuves. Paysage d’une beauté extrême, très verdoyante, entrecoupée par des canyons parfois très profonds (400 m), des fleuves et des lacs (eau cristalline), des cavernes, qu’on visite d’vantage à pied. C’est étonnant de savoir que la
Chapada Diamantina comporte aussi une vaste et belle région marécageuse, qu’on visite en bateau à rames. Les agences de tourisme de
Lençóis proposent des randonnées, soit d’une journée, soit de quelques jours de duration.
Chapada Diamantina est une des plus belles destinations brésiliennes que nous connaissons, genre “écolo”. Il faut y rester au moins 3 jours (aller/retour non compris, vols réguliers non-charter
Salvador –
Lençóis seulement les samedis). Si
Chapada Diamantina vous intérèsse, un voyage organisé au départ de
Salvador serait conseillé (à rechercher). Hôtels à
Lençóis: le cas échéant, on s’occupera plus tard.
www.dcc.ufmg.br/
~chaimo/chapada/chapada.html (des belles photos !)
Sur la côte, au sud de
Salvador (pas loin), je cite la très belle Ilha do Tinharé, et son village Morro (butte) de
São Paulo. Belles plages, parmi les meilleures. Pas des voitures: on marche à pied le long des plages, on emprunte les navettes offertes par les hôtels plus éloignés de la ville, ou on loue une charrette. Les plages sont numérotées de 1 (celle où se trouve la villa de Morro de
São Paulo) à 5 (la plus éloignée, approx. 6 km). Plage 1 et 2 sont très mouvementées, si vous préférez le calme il faut choisir un hôtel sur la plage 3, mieux encore sur la plage 4. Au sommet du Morro (butte) de
São Paulo, depuis le phare, la vue plongeante est très jolie. À son pied, on visite les évocatives ruines d’une ancienne forteresse portugaise. Il vaut la peine de rester deux jours complets à Ilha do Tinharé.
www.morrodesaopaulo.com.br/main.shtml
(site portugais – anglais)
Nous vous conseillons l’Hôtel
Porto do Zimbo (plage 4), où nous nous sommes déjà logés:
www.hotelportodozimbo.com.br/
(site portugais – anglais)
Pour aller à Morro de
São Paulo depuis
Salvador: autobus, bateau ou petit avion. Choisissez le bateau pour l’aller (approx. 2 heures): magnifique vue de
Salvador depuis la mer, et le petit avion pour le retour (25 minutes): le survol du litoral et bien sûr de
Salvador vous éblouira. Choisissez AEROSTAR (vols quotidiens), ils nous ont transporté en 2002 et 2003, ce n’est pas cher, il vaut la peine:
www.aerostar.com.br/
Si Ilha do Tinharé vous intérèsse, un voyage organisé au départ de
Salvador serait conseillé (à rechercher). Sinon, on se débrouille aisément.
3 – RÉGION SUD-EST
Cette région correspond aux États de
São Paulo,
Rio de Janeiro, Minas Gerais et Espírito Santo. Je ne pense pas que ce dernier offre des destinations à l’hauteur des autres, donc je le laisse tomber.
3.1 - État de
Rio de Janeiro
Rio de Janeiro c’est la côte et des villes/régions très touristiques, telles que
Rio de Janeiro,
Petrópolis,
Parati,
Angra dos Reis/
Ilha Grande, BúziosArraial do Cabo, pour ne citer que les plus importantes.
Pour la ville de
Rio de Janeiro, je me borne à mentionner des sites bon à visiter:
www.ipanema.com
www.bondinho.com.br
Petrópolis, acrochée aux montagnes, c’est le souvenir de l’Empire brésilien, villigéature de la cour en été. Le bâtiment le plus illustre c’est le Palais Impérial du Second Empire, aujourd’hui Musée Imperial.
Petrópolis mérite une visite en passant.
www.itaipavachannel.com.br/petropolis/petpo.asp
Parati, sur la côte sud, a été fréquentée par les portugais depuis 1596. Ville très importante à l’époque coloniale, très bien restaurée, conserve des bâtiments du XVIII et XIX. Terminus d’un chemin indigène qui reliait la côte à l’intérieur, ensuite emprunté par les portugais. À son apogée, le Caminho do Ouro (Chemin de l’Or) reliait l’intérieur de l’État de Minas Gerais à la côte, sur 1200 km, et acheminait vers
Portugal de l’or et ses diamants, et des denrées vers les mines. La côte de
Parati offre des très belles plages, baies, criques. Des voiliers (surtout les “saveiros”) offrent des belles promenades. Il vaut la peine y rester au moins un jour, plutôt deux.
www.paraty.com.br/
Ilha Grande, île avec ses 193 km2, très bien preservé/écolo, très peu habitée, tout près de
Angra dos Reis. Forêt Atlantique, plages, baies, criques, trekking, excellente plongée. On peut soit y rester des jours, ou la visiter dans la journée en bateau, à partir de
Parati.
www.ilhagrande.com.br/
www.ilhagrande.com/...;op=page&SubMenu
=
Búzios/Arraial do Cabo, jadis villes de pêcheurs, à 170 approx. km de
Rio de Janeiro, aujourd’hui destinations très chiques/recherchées. Ici surfacent des courants marins froids, la température de l’eau peut frôler les 10 oC. Les nutrients apportés justifient une vie marine très riche. Excellentes plages, pêche et plongée. Peut-être une visite dans la journée à partir de
Rio de Janeiro.
www.buziosonline.com.br/home/english/
3.2 - État de Minas Gerais
On traduirait “Minas Gerais” par Mines Générales, allusion aux richissimes gisements qu’on y retrouve, du fer, des diamants, de l’or, des pierres sémi-précieuses etc. L’or et les diamants, y découverts em 1697, ont inflamé l’imagination des portugais. Ils ont jadis coulé à flot, acheminés à
Portugal – la richesse brésilienne a financé la reconstruction de
Portugal après le séisme cataclysmique de 1755.
Cette richesse explique l’éssor considérable de Minas Gerais au XVIII siècle, dont les villes historiques de
Ouro Preto (jadis nommée Vila Rica = riche ville),
Mariana, Sabará,
Congonhas,
São João Del Rei,
Tiradentes et
Diamantina (pour ne citer que les plus importantes) portent témoignage. À cet époque, l’élite construisait des églises somptueuses. Très originales parce que le génie des artistes autochtones on créé le baroque brésilien, à caractère unique et exquis, et qu’ils l’ont transposer à la peinture, la musique, la sculpture, la poésie, la romance.
Le plus important - et justement fameux - artiste de l’époque c’est le “Aleijadinho”, métis et bâtard, architecte et artiste autodidacte, sculpeur en pierre et en bois, ainsi surnommé car une terrible maladie lui rongeait le corps (vraisemblablement la lèpre). À la fin de sa vie, très infirme, il lui falait se faire porter au dos d’un esclave, et de faire ligoter les outils aux bout de ses bras, car ses mains ne servaient plus à rien. C’est sublime et émouvant comme, malgré l’extrême décadence de son corps, il a produit des oeuvres très belles, originales, touchantes, très humaines.
À ne pas manquer:
Ouro Preto,
Mariana (tout près de
Ouro Preto),
Tiradentes (celle-ci une perle, coup de coeur, très bien restaurée),
Congonhas et
São João Del Rei (celles-ci, visite rapide en passant vers
Tiradentes).
www.guiavirtual.tur.br/tiradentes/index.html
www.diamantinanet.com.br/...turistico/index.html
www.desvendar.com/...uropreto/default.htm
congonhas.caldeira.adv.br/
À
Tiradentes:
prendre le chamant petit train à vapeur (Maria Fumaça), touristique, qui fait la navette entre
Tiradentes et
São João Del Reichoisir la Pousada Pé da Serra:charmante, tranquille, situation/vue magnifique
www.pedaserra.com.br/
manger au Restaurante Calabouço: situation merveilleuse, de la bone chère “mineira”, on se serve au foyer même (au bois)
Tiradentes était le surnom de Joaquim José da Silva Xavier, le héros de la Inconfidência Mineira (1781-1792), mouvement politique qui osa déclarer l’indépendence du Brasil vis-à-vis du
Portugal au XVIII. Arrêté, il a été pendu au
Rio de Janeiro le 21 avril 1792, il est désormais à juste titre le Patron du Brasil.
À
Ouro Preto, l’hôtel Solar das Lajes
www.solardaslajes.com.br/
ce n’est pas nouveau, loin d’être extraordinaire, pourtant très calme, près du centreville: presque toutes les visites peuvent être faites à pied. Malheureusement, les autorités locales semblent ne pas s’émouvoir de la dégradation que
Ouro Preto souffre depuis longtemps: urbanisation sauvage, circulation trop intense, dégâts au patrimoine historique.
Diamantina, tout à fait magnifique, et très bien restaurée, est loin de
São Paulo/
Rio de Janeiro. À
Diamantina, rester à la Pousada Jardim da Serra
diamantinanet.com.br/jardimdaserra/
.
Nous avons fait ce circuit en voiture à Minas Gerais en 2002, jusqu’à
Diamantina.
3.3 - État de
São Paulo
São Paulo la métropole trépidante, paradis du tourisme des affaires, des achats, centre culturel majeur, gastronomie toutes nationalités. La table “paulistana” est censée d’être la plus variée et la meilleure au Brasil.
La côte nord de
São Paulo, très jolie, typiquement une étroite bande de terre serrée entre la mer et la chaîne montagneuse qui la longe (Serra do Mar), à la forêt atlantique très bien preservée. La route qui longe la côte de Santos à
Rio de Janeiro est très scénique, elle passe par
Ilhabela, Ubatuba et ensuite
Parati.
Ilhabela (belle île) est très charmante, verdoyante, capitale brésilienne de la voile, bonne plongée.
www.ilhabela.com.br/
www.ubatuba.com.br/
4 – RÉGION SUD
Cette région correspond aux États de
Paraná,
Santa Catarina et
Rio Grande do Sul. Compte tenu de l’impossibilité de visitier tout le Brasil dans un seul voyage, nous pouvons nous borner à mentionner les Cataractes de l'
Iguaçu.
httpuol.com.br/cidadesonline/pr/fozdoiguacu/
5 – RÉGION CENTRE-OUEST
Cette région correspond aux États de Mato Grosso, Mato Grosso do Sul,
Goiás et Tocantins. Encore une fois, compte tenu de l’impossibilité de visitier tout le Brasil dans un seul voyage, nous pouvons nous borner à mentionner le
Pantanal,
Bonito et Jalapão.
5.1 –
Pantanal et
Bonito
Pantanal et
Bonito se situent à l’État de Mato Grosso do Sul. Pour les visiter, la bonne formule c’est le voyage organisé.
Le
Pantanal c'est la plaine infinie, innondée, le bassin qui recueille les eaux des pluies, 230.000 kilomètres carrés de crue, ensuite l'eau qui recule doucement, au milimètre près.
Il y a le
Pantanal Nord (villes-clefs: Cáceres, Poconé,
Porto Cercado), et le
Pantanal Sud (villes-clefs: Aquidauana, Barão de Melgaço,
Corumbá, Miranda).
Pour le
Pantanal Nord, la porte d'entreé est d'habitude Cuiabá. Et pour le
Pantanal Sud, c'est
Campo Grande. Elles ont des aéroports.
Si vous allez au
Pantanal Sud, il faut absolument visiter
Bonito, superbe destination presque à côté de Miranda.
www1.folha.uol.com.br/...rasil-pantanal.shtml
www1.folha.uol.com.br/.../brasil-bonito.shtml
www.impactotour.com.br/ingles/principal2.html
httpportalbonito.com.br
5.2 – Jalapão
L’État de Tocantins c’est une nouvelle frontière pour l’eco-tourisme au Brasil. Jalapão c’est une région (34.113 km2) très à l’écart de la civilisation, de transition entre le “cerrado” (végetation type savanne) et la “caatinga” (végetation typique des régions très arides au Brasil). Des fleuves/chutes d’eau, à l’eau incroyablement pure (potable), des lacs, des vastes dunes, des résurgences, trekkings, baignades etc.
Nous y sommes allés avec FREEWAY. Avion jusqu’à Palmas, la flambante neuve capitale de Tocantins, au bord du majestueux fleuve Tocantins. Ensuite un véhicule spécial tout-terrain de KORUBO (opérateur touristique au Jalapão) nous a transporté par des routes non pavées, très difficiles, jusqu’au campement au bord du fleuve Novo. Il n’y a pas encore des hôtels dans la région. Ce campement est très bien aménagé, il offre du comfort et en plus, la bonne chère. Au départ de ce campement sont faites plusieures excursions à la journée.
Il pousse au Jalapão une espèce de graminées aux tiges dorées (“capim dourado”) – on dirait de l’or, aux éclats métalliques, avec lesquelles les artisans tressent des articles d’une beauté extrême: sous-plats, bourses, chapeaux etc etc. À acheter éperdument...
C’est merveilleux le Jalapão, un des plus beaux voyages que nous n’avons jamais fait au Brasil ! Toutefois, il faut être conscient de, et accepter des risques encourus, dûs aux grandes distances et aux difficultés d’accès. La bonne période pour visiter le Jalapão va de mai à septembre.
www.korubo.com.br/
www.eco.tur.br/.../jalapao/default.htm
6 – WEBSITE SUR LE BRASIL
La Folha de
São Paulo, un des plus prestigieux journaux brésiliens, offre dans son website un vaste panaroma touristique du Brasil, il suffit de séléctionner la région souhaitée. Textes exclusivement en portugais, des superbes photos à voir.
www1.folha.uol.com.br/...cadosul/brasil.shtml
7 – VOYAGISTES AU BRASIL
Bons voyagistes pour des voyages “nature”, “écolo”:
FREEWAY
www.freeway.tur.br/
AMBIENTAL
www.ambiental.tur.br/
RCA
www.rcatours.com.br/
CIA ECO TURISMO
www.ciaecoturismo.com.br/
ECOVIAGEM
www.ecoviagem.com.br/default.asp
Bon voyagiste pour des voyages en général, des prix très abordables:
CVC
www.cvc.tur.br/