Alors, de retour d'
Islande, et notamment du Hornstrandir, quelques infos :
On est arrivés à Isafjördur le 16 août, c'était la toute fin de saison (le dernier bateau pour hornvik, ou le dernier bateau depuis reykjafjordur étaient déjà partis).
Arrivés en avion, nous n'avions pas de gaz, et la station service d'
isafjordur n'avait que tu primus (pour nous : camping gaz). on part en cata et en stop pour bolungarvik, d'où part un bateau le soir même pour adalvik. problème, la station service ouverte n'a pas de gaz. l'autre est fermée, on est dimanche. un passage au bar sur le port plus tard, la patronne passe quelques coups de fil et nous annonce que le gérant de la station service arrive - et il a du camping gaz.
Première journée superbe entre adalvik et flotavik, grand soleil, pas de vent. comme les sacs sont lourds, le dénivelé important et les pentes raides, on décide de modifier notre parcours et d'aller directement sur heysteri, sans passer par hornvik. la journée fljotavik-hauteurs de heysteri est superbe, même si on galère un peu dans le pierrier au-dessus du fljotavatn. fin d'après-midi, il commence à pleuvoir, on monte la tente sur les hauteurs plutôt que de descendre à heysteri.
La pluie s'intensifie dans la nuit, et au matin, on attend une éclaircie pour partir. Elle ne vient pas, on se met donc en route en fin de matinée. Arrivée à Heysteri, on découvre un café, avec des dortoirs, mais on décide de monter la tente. La pluie s'intensifie, on part voir les ruines de l'ancienne usine de baleines et harrengs. On est trempés et frigorifiés. De retour au café, la "patronne" (veuve d'un ancien habitant du village d'Heysteri, abandonné en 1952) nous dit qu'il est hors de question qu'on dorme dehors, vu le temps qui s'annonce : tempête. On se réjouit d'avoir modifié notre parcours, et de ne pas être quelque part vers Hornvik. Je pars chercher la tente, de l'autre côté du torrent. L'eau est bien montée, et atteint désormais presque le pont de fortune qui permet de traverser tout confort (elle étant largement 50 cm sous le pont 3 heures avant). La tente est trempée (le vent souffle fort, les gouttes s'infiltrent donc par le bas).
3 heures plus tard, le pont est emporté par les flots.
Entre temps, deux allemandes sont arrivées, bien mouillés.
Et, régulièrement, d'autres randonneurs nous rejoignent, de plus en plus mouillés - notamment pour veux qui arrivent depuis hornvik, contraints de franchir la rivière maintenant déchaînée. Un tchèque nous rejoint le lendemain, après avoir passé 36 heures dans un col, sous sa tente, qu'il finit par abandonner voyant que la tempête empire.
2 jours et demi au chaud, donc, autour du poëlle, pendant que Vilma (la "patronne") nous raconte la vie à Heysteri, du temps du village (elle n'y passe que l'été, plus personne n'habite là toute l'année). Le soleil revient, le temps est superbe, les phoques de sortie... mais on reprend le bateau le soir même.
Bref, le Hornstrandir est vraiment une région incroyable, magnifique, coupée du monde. À part quelques maisonnettes, occupées quelques semaines l'été, il n'y a personne, que des randonneurs. C'est superbe, mais les conditions météo peuvent changer très vite, et transformer un énorme plaisir en grosse galère - nous, nous avons eu la chance de trouver un abri au tout début de la tempête.