Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Shiva108 · 16 mars 2012 à 23:39 · 10 photos 22 messages · 15 participants · 5 793 affichages | | | | 16 mars 2012 à 23:39 Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 1 de 22 · Page 1 de 2 · 4 980 affichages · Partager Allez, je relance la discussion commencée sur un autre post...
- Quels sont les ravages du tourisme de masse et du néo-colonialisme en Inde ?
- Comment ces derniers se développent-ils ? quelles en sont les manifestations ?
- Est-il possible d'y échapper ?
- Quelles en sont les conséquences pour les indiens ?
- Quelles en sont les conséquences pour les routard-e-s ?
- Est-il possible de freiner ces phénomènes ?
- Et... qu'est-ce qui différencie le tourisme de masse du voyage en routard, au juste ?
- Où se situe la limite entre les deux ?
J'ouvre le débat ! 
(non, non, je suis pas G.O. pour voyageforum !) Images attachées: | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Shiva108 · 17 mars 2012 à 0:37 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 2 de 22 · Page 1 de 2 · 4 963 affichages · Partager ouh là....vaste discussion en vue  
Avec les vols low-cost, ça sera dur de freiner le phénomène  mais bon jsuis bien content d'en profiter... Le touriste de masse a son voyage tout tracé, ne peut rien changer à son itinéraire, a souvent un circuit très court, à l'instar du routard qui lui est libre d'aller où il veut. bon voilà j'ai ouvert le bal, p'tite réponses, ok mais j'y reviendrai certainement... | | | À: Shiva108 · 17 mars 2012 à 3:36 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 3 de 22 · Page 1 de 2 · 4 917 affichages · Partager Est-il possible d'y échapper ?
Ça va se faire tout naturellement dans les prochaines années. Le prix du fuel est en constante augmentation, et si cela continue, cela va immanquablement se répercuter sur le prix des vols. Quand les billets couterons 2000 Euros, ce sera la fin du tourisme de masse et de ceux qui en vive.
Maintenant, si tu veux voir en direct live les ravages du tourisme de masse et de ses conséquences sur la population locale, je te propose de faire un COURT séjour à Phuket ou à Chiang Mai. Tu verras, c'est édifiant. Les commerçants et autres intéressés, devenus blasés par des hordes de touristes, souvent mal éduqués, ont perdus leurs sourires et sont souvent limites désagréables, ils te prennent pour un ATM ambulant, les prix FIXES sont quintuplés et la seule chose qui est restée authentique dans ce genre d'endroits, c'est la monnaie locale. Le pire, c'est qu'on ne peut même pas leurs en vouloir. C'est nous et nos conneries qui les avons pourris. | | | À: Shiva108 · 17 mars 2012 à 10:32 · Modifié le 17 mars 2012 à 12:08 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 4 de 22 · Page 1 de 2 · 4 879 affichages · Partager Le tourisme de masse n'existera en Inde que lorsque les indiens eux-mêmes feront du tourisme, le nombre de touristes étrangers représente "peanuts" par rapport à la foule indienne, même à Goa, même à Varkala, m^me à Pondicherry; par contre lorsque la classe moyenne indienne se mettra à voyager et à faire du tourisme, là d'accord on pourra parler de tourisme de masse. Il y a déjà de nombreux voyageurs indiens mais on ne les appelle pas "touristes" car ils n'ont pas le comportement de consommateurs; ce sont par exemple les milliers voire les centaines de milliers de pèlerins, ce sont aussi ces millions d'indiens qui rentrent dans leur région pour les fêtes (exemple : fêtes de l'Onam au Kérala). Je ne pense pas que l'on puisse parler de tourisme de masse venu de l'étranger, m^me dans les poches où il se concentre, car dans tous les cas la population indienne est tellement importante que ce "tourisme de masse" s'y dilue, s'y noie. De plus, la culture indienne non seulement est très forte (l'hindouisme et ses castes, le sentiment national voire nationaliste) mais en plus au cours des siècles l' Inde a toujours été envahie par des étrangers et a toujours digéré leur culture, c'est à dire a toujours transformé la culture des étrangers pour qu'elle devienne une composante de la diversité indienne (il suffit de voir la diversité religieuse et les religions venues de l'étranger qui sont devenues complètement indiennes : l'Islam, le Christianisme, et de façon plus réduite les Parsis). Je pense que ce qui menace plus l'équilibre de la société indienne, ce n'est pas le tourisme de masse, mais comme en Occident c'est la société de consommation et l'individualisme. Il est vrai que le tourisme de masse est un volet de la société de consommation. | | | À: Shiva108 · 17 mars 2012 à 11:49 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 5 de 22 · Page 1 de 2 · 4 861 affichages · Partager Bonjour,
Il y a le tourisme de masse et ses comportements de masse. Et ceci vaut pour toutes les destinations, pas seulement pour l' Inde.
Je n'aborderai que le point sur les routards.
En ce qui me concerne, je pense que les routards peuvent tout autant être englobés dans ces deux points - tourisme de masse et comportements de masse, avec des codes d'identification facilement repérables et/ou des habitudes "très occidentales" conservées ; cf. vêtements, fêtes, musique, boissons, lieux fréquentés, vocabulaire, etc. A l'instar des touristes qui portent le même appareil photo autour du cou et le même "bob" sur la tête... en masse.
Je ne pense pas que le voyage "routard" confère toujours à celui-ci ( je ne veux absolument pas englober tous les routards, ça serait irrespectueux, injuste et normatif), une légitimité supérieure à celui des autres touristes. Tous les routards ne peuvent pas s'autoproclamer "vrais voyageurs". D'ailleurs, qui le peut ?
En effet, outre l'aspect économique qui motive ce type de voyage et celui de la volonté de découverte et d'imprévu qui ne peut que susciter l'adhésion, nombre d'entre eux se déplacent avec leur habitudes et coutumes, sans rien modifier et en cherchant le regroupement... que ce soit en Inde ou ailleurs.
Le voyage en routard a souvent tendance à se réduire à sa justification économique pure et devient une culture autocentrée.
Car de nombreux routards se "sédentarisent", plus ou moins longtemps, pour se retrouver et cela, où qu'ils soient. A ce sujet, la lecture des posts est édifiante ("se retrouver entre backpackers", "c'est sympa, c'est la rue des routards", etc"). Quel paradoxe pour une conception du voyage qui faisait de l'autonomie et de la rencontre avec la population locale un élément fondamental de divergence et de différenciation avec le tourisme de masse !
En constatant cela, je ne crois pas que tous les routards, parce que ne voyageant pas en cars de touristes (ce que je ne défends pas non plus comme type de voyage), s'exonèrent d'une certaine violence à l'égard des populations locales ; cf. le manque de respect dû à ces populations, par des attitudes négligées, par le port de vêtements ni toujours très décents ni toujours très propres... Combien de fois ai-je entendu évoquer ce dernier aspect de la part de personnes bien plus pauvres mais bien plus soignées et propres au prix d'un effort quotidien - pas d'eau courante, des conditions de vie misérables mais qui ont une si grande dignité ! Combien de fois ai-je aussi entendu des habitants se plaindre de ne pas pouvoir dormir à cause des tardives fêtes nocturnes (en Inde, justement...), eux qui se lèvent tôt et travaillent du matin au soir, pour un salaire si bas...
Le problème reste essentiellement le regard qu'on porte sur le voyage et sur l'être humain en général et vaut pour tous : voyager, est-ce s'exporter ? Est-ce demeurer, envers et contre tout, ethnocentré ? L'ouverture à l'autre, n'est-ce pas ça la découverte, l'imprévu et le respect ? | | | À: Stalingrad · 17 mars 2012 à 16:06 · Modifié le 17 mars 2012 à 17:46 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 6 de 22 · Page 1 de 2 · 4 788 affichages · Partager Le tourisme de masse n'existera en Inde que lorsque les indiens eux-mêmes feront du tourisme...
Mais ils en font du tourisme, les Indiens, et quelquefois en masse.
Bien sûr on est encore loin des déferlements que l'on constate dans nos propres pays.
A l'exception d' Ajanta et du Rajasthan j'ai croisé en moyenne moins d'un Occidental par jour durant mon voyage du 15 Décembre au 9 Février dernier.
Pas de longs discours mais quelques photos 
Une famille "modèle" indienne en goguette à Varanasi, sur les bords du Gange en 2006 (photo scannée)
Embouteillage monstre avec coups de klaxons à Omkareshwar en ce Dimanche 1er Janvier 2012
Piquenique entre hommes bien imbibés (alcool) près des chutes d'eau de Tirathgar (Chhatisgarh)
Bien groupé aux Grottes d'Ajanta (Maharshtra), un Dimanche et coincé dans la file d'attente du télésiège un Mardi à Pavagadh (Gujarat) | | | À: Shiva108 · 17 mars 2012 à 17:26 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 7 de 22 · Page 1 de 2 · 4 750 affichages · Partager Que veut dire néo-colonialisme dans son rapport avec tourisme de masse? Pour moi le colonial est celui qui veut détourner les richesses matérielles d'un pays à son profit, imposer sa loi et sa culture... Bonne chance en Inde! De ce que j'en ai vu l'Indien ne l'attend pas et ne s'en laisse pas imposer. Sur 7 semaines je n'ai pas rencontré de touristes "en masse", tout au plus des petits groupes de 6 personnes... Sauf des Indiens. Nous avons croisés des touristes respectueux et d'autres n'ayant que des critiques à formuler. Comme partout! Les voyages se démocratisent, ils sont plus faciles à organiser individuellement, grâce à des forums comme celui-ci. N'est ce pas la meilleure manière d' aborder une culture que d'aller s'y frotter en masse ou pas. (Il en restera bien quelque chose) | | | À: An5 · 17 mars 2012 à 20:02 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 8 de 22 · Page 1 de 2 · 4 704 affichages · Partager En Asie, on ne distingue pas du premier regard qui est touriste et qui ne l'est pas! Touristes, ces gens de Bombay, ou de Chennay ou de Calcutta au Rajasthan? certes oui, mais ils sont Indiens et nous n'avons ni l'oreille, ni l’œil exercé pour faire la différence entre tous ces locaux (toutes proportions gardées ce serait comme des allemands ou des Danois en Grèce). Nous n'avons vu que très peu d 'Occidentaux dans les hôtels que nous avons fréquentés (réservés par une Agence de Delhi) mais tous les clients étaient des touristes comme nous, certains venaient de Toronto ou de Boston, se promenaient avec leur ipad, leur iphone, parlaient Anglais entre eux. J'ai partagé un guide anglophone avec des Indiens de Chennai qui ne parlaient pas Hindi. Nous avons sympathisé.Ils avaient souvent des comportements de consommation s'enquerrant de nos achats, des prix dans les boutiques, étonnés de notre faible pouvoir d'achat en objets de luxe. comme je me plaignais qu'on était sans cesse grugés, ils avouaient qu'à eux aussi on demandait des prix astronomiques mais qu'ils marchandaient mieux que nous.
Et avec la masse de la population indienne cela fait des queues impressionnantes (sauf qu'ils paient le prix Indien et font des queues plus longues).En Inde il y a un phénomène d'échelle que nous saisissons mal : banlieues interminables, foules, queues dans les sites...Il vaut mieux relativiser. Les touristes ne seront jamais qu'une faible minorité. | | | À: Shiva108 · 18 mars 2012 à 6:09 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 9 de 22 · Page 1 de 2 · 4 628 affichages · Partager L' Inde accueille moins de 7 millions de touristes etrangers par an....contre 80 millions en france et 60 millions en thailande ! On a encore de la marge avant d'atteindre le tourisme de masse.
7 millions de personnes a l'echelle de l' Inde et par rapport aux milliers d'endroits interessants a voir, ce n'est vraiment pas beaucoup.
Mais la classe moyene indienne a plus d'argent et les indiens commencent tres serieusement a voyager pour faire du tourisme autre que religieux.... Il y a donc quelques endroits strategiques ou ca devient un peu difficile d'etre tout seul... Doucement doucement les choses se mettront en place ici et la, et je suis sure que l' Inde arrivera a gerer aussi bien que d'autres pays | | | À: Shiva108 · 18 mars 2012 à 15:41 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 10 de 22 · Page 1 de 2 · 4 565 affichages · Partager Mais le tourisme de masse se limite-t-il aux groupes de 36 personnes qui voyagent en car ? la profusion de "petits" groupes de 6 ou 10 personnes ou de voyage accompagné en véhicule privé n'est-elle pas une forme de tourisme de masse, même si c'est pas Rimini ? L'impact sur les relations humaines, de même que tout ce qui se développe autour, à commencer par le rapport aux indiens, me ferait dire que oui.
PS: perso, les touristes indiens, de plus en plus nombreux, je les repère aussi vite que les occidentaux... ;) Images attachées: | | | À: Chandini · 18 mars 2012 à 18:53 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 11 de 22 · Page 1 de 2 · 4 411 affichages · Partager pour vous répondre je dirai que je me considère comme une voyageuse et non comme une touriste, désolée, et pour tout dire je fuis les touristes surtout les français là où ils sont, qui ont un comportement qui me fait honte, il m'est même arrivé de dire que j'étais Suisse pour cacher ma nationalité française. Je voyage toujours seule à travers le monde et me conforme aux us et coutumes des pays visités, ne mélangez pas tout. merci. | | | À: Illimite · 18 mars 2012 à 19:14 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 12 de 22 · Page 1 de 2 · 4 405 affichages · Partager Salut Illimite, Qu'est-ce qui différencie un voyageur* d'un touriste*, pour toi ?
- -- * A lire aussi au féminin... | | | À: Shiva108 · 18 mars 2012 à 19:30 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 13 de 22 · Page 1 de 2 · 4 395 affichages · Partager La différence, elle qa plusieurs aspects :
Le touriste "suit le guide" Il ne voit rien, n'approfondit rien, mitraille à coups de photos, donne de l'argent aux mendiants, dépense le plus possible, critique la nourriture, dit "J'ai fait" alors qu'il s'est contenté de suivre, il envahit les hôtels au détriment du voyageur isolé qui s'entend dire "vous êtes combien ?" Il se fait remarquer surtout s'il est français, etc....
Le voyageur est.... tout le contraire. C'est tout. | | | À: Shiva108 · 19 mars 2012 à 13:55 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 14 de 22 · Page 1 de 2 · 4 311 affichages · Partager Bonjour Shiva 108 et merci de lancer ce débat,
Pour moi, le problème n'est pas tant une histoire de tourisme de masse en ce qui concerne l' Inde, mais plutôt une question de manque de respect pour la culture locale qu'on peut appeler néo-colonialiste. An5 dit ne pas voir le rapport avec un résidu de colonialisme mais ça me paraît évident. Ou alors il faudrait parler de post-colonialisme.
Déjà, il faut voir que ce qui rend possible des voyages dans des "contrées exotiques", c'est qu'elles possèdent des infrastructures proches des nôtres, issus justement des périodes coloniales. Sinon, il serait quasi-impossible à part pour un vrai aventurier très aguerri de voyager dans la "jungle totale". Sans la présence occidentale, ou l'occidentalisation relativement récente de certains pays, 99% des voyages lointain que nous avons l'habitude de faire serait irréalisables. Notre pouvoir d'achat supérieur et la pauvreté des populations locales créent déjà les conditions d'une relation post-coloniale qu'on le veuille ou non.
Ensuite, c'est une question d'attitude du voyageur dans ce rapport déjà pipé. Le touriste occidental ou occidentalisé, qu'il soit le "bob/bermuda de la Fram", le "routard ultra-roots", le "neo-hippie", ou le "bobo respectueux" (nous pouvons tous faire partie d'une ou plusieurs de ces catégories caricaturales), et même "le touriste-pèlerin indien", aucun n'échappe à une forme de néo-colonialisme.
Pour le "bob/bermuda", même pas la peine de se fatiguer à prouver son colonialisme... Il se plaindra du buffet à volonté pas terrible, de la panne de clim dans le bus, s'arrangera pour croiser le moins de locaux possible, à part de 2 ou 3 "intermittents" locaux déguisés qu'il prendra pour le comble de l'authentique. L'effet de la construction de grands complexes, de transformations de palais en hôtels, et le non respect des populations locales n'est même pas à démontrer.. Pour lui, le voyage est juste un produit sélectionné, une prestation. C'est le consommateur par excellence, il a acheté un produit et veut des garantis de qualité: il ne pense même pas qu'il puisse y avoir des populations locales et que sa manière de voyager ait un effet. Même le bobo qui va faire de l'ethno-tourisme dans "des villages développement durable" n'y échappe pas, car très souvent, certaines tribus et village sont privilégiés par rapport à d'autres pour créer des "banques de vote communautaire", ce qui ne manque pas de créer des conflits entre tribus, des déséquilibres économiques, des revendications identitaires oubliées, de l'alcoolisme et des déviances, des aménagements territoriaux sauvages. Personnellement, ça me rappelle un peu les zoos humains de l'époque coloniale où l'on allait voir des curiosités raciales. On force à des populations à apprendre des chansons ancestrales qu'ils ne plus, de troquer jean et chemise pour s'habiller avec des plumes et des habits colorés le temps que la jeep à touriste passe: le bobo est ravi, il a eu de l'authentique et a l'impression d'avoir financé un "projet" équitable. C'est le gentil néo-colonialiste, qui a l'impression de bien faire, mais ne connaît pas les conséquences de sa manière de voyager. Les routards se veulent le comble de l'authentique et de l'adaptation aux moeurs locales, mais vont souvent dans des guesthouses rudimentaires qui visent leur catégories marketing particulière dans des quartiers faits pour ça. Contrairement ce qu'il pense souvent, il n'est pas particulièrement respectueux et n'a pas que des activités "authentiques". Il est plus dans une course au roots, à l'hôtel le moins cher, les conditions les plus rudes, peut-être pour compenser le fait qu'il ne vivra jamais ce que vit un indien pauvre. Demandez aux Indiens ce qu'ils en pensent... Il a cependant souvent un peu plus d'éthique car plus renseigné, même si on a parfois plus l'impression qu'il est dans la performance plutôt que dans la découverte d'un pays. Le néo-hippie qui va en ashram ne vit pas du tout l'hindouisme local authentique (ce n'est peut-être pas son but d'ailleurs) mais un hindouisme d'élite revu au 19ème siècle par des mouvements de réforme influencé par le pouvoir colonial qui visait à débarrasser l'hindouisme de ses pratiques barbares. Il se cache souvent complètement la réalité de l'endroit où il est, son ascèse compensant certainement ce que le routad cherche à compenser lui aussi. Quant au touriste indien (moi aussi je le différencie sans problème d'un vrai local), c'est souvent lui qui a la pire attitude que ce soit le fait de laisser ses détrtitus partout, de consommer à tout va sous prétexte de voyage religieux, ou d'insulter l'artisan local qui ne lui fait pas un bon prix: les sbires indiens des administrateurs coloniaux avaient le même type d'attitude méprisante. C'est l'ultra-consommateur, et lui n'ayant pas de tabou sur le respect des populations locales, il est souvent pire
Je précise à nouveau que ces catégories ne visent personne, sont plus des caricatures à grand trait, et peuvent être mélangées; nous pouvons tous (et moi-même) en faire partie ou elles peuvent faire toutes références à des fragments d'expériences vécues ou observées, mais je voulais juste montrer qu'aucun de nous n'échappe à une attitude post-colonialiste, et qu'on fait pour le mieux. Les conséquences pour les Indiens, c'est que nous sommes souvent prioritaires sur eux, et que les infrastructures que nous utilisons prennent de l'espace cultivable, créent des lifting de paysage sauvages, de la pollution, une fracture sociale profonde... Les routards conséquences pour les routards, c'est d'être rendu responsable de ces changements, et de devenir une cible marketing toute faite, ce qui n'est pas son but au départ... En général, beaucoup d'Indiens agissent avec nous comme si nous étions des Sahib britanniques et créent le contexte pour que des attitudes de consommateur, de colons nous échappent, et nous oublions que nous ne sommes pas chez nous. | | | À: Pagaljavab · 19 mars 2012 à 15:54 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 15 de 22 · Page 1 de 2 · 4 293 affichages · Partager Ce qui est irritant, particulièrement dans le comportement de certains routards, c'est la radinerie, celle ci ci s'exprimant aussi aussi bien vers les autochtones que vers les autres voyageurs. Ce qui m'énerve aussi c'est l'intolérance à d'autres formes de voyages, faut il être routard pour être un bon voyageur? Pour moi voyager rend humble, on ne maitrise pas tout, on ne comprend pas tout, on réagit pas toujours au top, on fait des erreurs... Bref plus que jamais on est des petits humains avec nos limites et de cela on prend un peu, beaucoup conscience quand on part dans des pays comme l' Inde. Quand on est dans cet apprentissage là, routard ou pas, voyageur ou touriste, indigène ou étranger, alors peut-être on est des bons "néo colonialistes" | | | À: Pagaljavab · 25 mars 2012 à 14:22 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 16 de 22 · Page 1 de 2 · 4 120 affichages · Partager Je partage ton analyse, pagaljavab.
aucun de nous n'échappe à une attitude post-colonialiste, et qu'on fait pour le mieux.
Je pense aussi que personne n'y échappe complètement (moi le premier, donc), mais il me semble que certaines approches, en développant une certaine éthique de voyage, permettent de minimiser ce phénomène. Ainsi, perso, j'essaie:
- de ne pas recourir aux infrastructures destinées aux touristes, hormis bien entendu les indispensables que sont les hôtels,
- de n'utiliser que les hôtels avec des prix en phase avec le niveau de vie local,
- de n'utiliser que les transports publics,
- de refuser les prix plus élevés que ceux des locaux,
- de refuser de payer pour des choses que j'estime non monnayable (pour prendre des photos, par ex.),
- de sortir des sentiers battus,
- etc.
Et vous tou-te-s, la réflexion sur le néo- (ou post-)colonialisme, influence-t-elle votre comportement et vos choix en voyage ? si oui, de quelle manière ? | | | À: Shiva108 · 26 mars 2012 à 8:56 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 17 de 22 · Page 1 de 2 · 4 059 affichages · Partager Je ne comprends pas bien ce que le colonialisme vient faire là-dedans: les ventes d'armes (avions) inconsidérées me paraissent plus graves, ainsi que les délocalisations des industries textiles, sans parler des centraux d'appels téléphoniques, des multinationales (coca-cola au Kérala et au Rajasthan)par exemple, Monsanto et les OGM, toute cette mondialisation (qui est le terme plus exact que néo-colonialisme). tout cela me paraît plus dangereux que de payer 20 fois le prix indien au Taj Mahal (cela énerve).
Prétendre vivre "comme les locaux" en Inde est complètement illusoire. Parce que les "locaux", il y en a des millions, et même plus d'un milliard, alors cela fait vraiment beaucoup de gens. J'ai eu recours à une agence indienne qui nous a fait un circuit "pour les locaux" : chauffeur parlant exclusivement hindi, hôtels où on n'a pas croisé d'occidentaux, guides locaux arnaqueurs. Les "locaux" des hôtels étaient beaucoup plus riches que nous, ils étaient équipés des smartphones, ipads, et autres équipements, ils payaient dix fois moins cher que nous sur les sites mais faisaient des queues pendant des heures tandis que notre prix "foreigner" nous servait de coupe-file. en revanche, ils faisaient beaucoup plus de shopping, achetaient de belles choses pour le prix des contre-façons qu'on propose aux touristes occidentaux, envoyaient paitre brutalement les mendiants. Les "locaux" chauffeurs et autres employés des hôtels et restaurants étaient bien contents que les touristes leur fournissent du travail (et des pourboires, là je n'ai jamais su combien donner) Les "locaux" mendiants, balayeurs,... je n'envie ni leur vie, ni leurs conditions d’hygiène Les "locaux" paysans ne parlent pas anglais, ni les marchands au marché qui vendent des produits "locaux" J'aurais aimé rencontrer des "locaux" de même profession que moi (en Égypte, en Afrique, à Cuba j'étais arrivée à visiter des écoles et discuter avec des collègues mais je n'aurais jamais prétendu vivre "au même niveau économique")
Un peu d'humilité! On sera toujours TOURISTES pour les locaux. maintenant à nous de choisir dans quelle catégorie de TOURISTES on veut se situer Le TOURISTE EN CAR qui voit le pays comme à la télé, un peu mouton, mais une manne pour l'économie "locale" Le TOURISTE FORTUNE chauffeur et hôtel de luxe qui distribue tips et bakchich Le TOURISTE RADIN - perçu par la population comme FORTUNE mais qui ne distribue rien du tout Le TOURISTE HUMANITAIRE : bonne poire pour une grande catégorie de petits malins perçu comme FORTUNE mais sympa Le TOURISTE RESPECTUEUX qui se préoccupe de ne pas choquer les populations, qui fait des visites culturelles après s'être documenté qui aimerait bien rencontrer des gens mais qui n'ose pas trop Le TOURISTE ILLUMINE sari, dreadlocks, ganja, ashrams, végétarien qui doit garder un minimum de lucidité sinon qui va se faire plumer, attraper la tourista (j'en ai rencontrés) tu complètes la liste! | | | À: Shiva108 · 26 mars 2012 à 11:33 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 18 de 22 · Page 1 de 2 · 4 035 affichages · Partager Cette conversation est bien orientée, il faut dire que la plupart des intervenants sont "habitués" du site et connaisseurs de l' Inde. j'oserais dire que chacun donne un avis très juste, malgré des nuances. Quelques petites incohérences mais j'ai lu tout les posts assez vite et je reviendrai.
Pour l'instant je relève quatre notions dans ton post : tourisme de masse, néo-colonialisme, phénomène "routard", conséquences pour les indiens : ces notions se télescopent mais c'est la maladresse de ta formulation qui crée la limite des réponses. Tu amènes trop d'éléments, de variables. Tu es sans doute ici trop ambitieux. Deux clés pour te répondre : l'argent et l'éducation. si tu as de l'argent, tu sors de la masse (qui n'en a pas, par définition, car "l'argent est rare") en bien ou en mal (corruption). Si tu n'as pas d'éducation, tu retombes dans la masse (ton argent ne te sert pas). Mais si tu as de l'éducation, tu es "riche" d'elle et ton comportement, ta vision des choses sont plus fins, de meilleure qualité. Tu en reçois le bénéfice.
- Quels sont les ravages du tourisme de masse et du néo-colonialisme en Inde ? faibles, en comparaison des ravages causés par les indiens eux-mêmes, visibles et moins visibles. Je pense essentiellement aux dégats causés à la nature. Je ne peux voyager en Inde sans imaginer de grandes forêts, des eaux non-polluées... qui n'existent quasiment pas/plus.
- Comment ces derniers se développent-ils ? quelles en sont les manifestations ? nombreuses (je ne développe pas ce point pour l'instant) en raison du manque de civisme, d'éducation scolaire, de discipline : malgré les apparences et les visiteurs naïfs (surtout jeunes), les indiens c'est un peu "le chacun pour soi". Un gros paradoxe au pays du zen.
- Est-il possible d'y échapper ? évidemment pas (sinon tu n'aurais pas eu l'idée de cette conversation), ou alors en pratiquant le tourisme de grand luxe (palaces, trajets en hélico, limousine climatisée etc)
- Quelles en sont les conséquences pour les indiens ? le terme "les indiens" n'a pas de sens : il y a en Inde le strict équivalent de la société française, et à coté de cela, 500 millions d'indiens sont soit des campagnards ou de pauvres gens, soit une jeunesse qui prend un train qui accélère rapidement depuis 15 ans. au-delà des différences et contrastes de conditions sociales, les conséquences sont évidentes : elles plombent la qualité de LEUR vie. Notez bien que des ingénieurs et cadres, penseurs et acteurs de la modernisation, colmatent chaque jour les brèches, mais le travail qui reste à faire est immense.
- Quelles en sont les conséquences pour les routard-e-s ? les routards se démerdent, ils sont venus en connaissance de cause. pour les autres, les bisounours, qu'ils en meurent ou en reviennent décoiffés, c'est la vie, c'est leur problème.
- Est-il possible de freiner ces phénomènes ? deux tendances strictement opposées : les uns accroissent ces phénomènes tristes, les autres les réduisent. bien sur qu'il est possible de freiner ces phénomènes : ça s'appelle la politique, la politique courageuse et non bla-blateuse-corrompue jusqu'à la moelle.
- Et... qu'est-ce qui différencie le tourisme de masse du voyage en routard, au juste ? mauvaise formulation de question : un million de routards au même endroit font un tourisme de masse "à la routard". observons Goa, Gokarna, Hampi, Pahar Ganj etc : si on n'y prend pas garde, c'est la grisaille du tourisme de masse "routarde" qui s'annonce et s'amplifie. Mais certains indiens cadres et élus sont en train de corriger le tir, en rendant les services plus chers (sélection par l'argent).
- Où se situe la limite entre les deux ? la masse définit une entité sommaire, inéduquée, aux comportements bestiaux (pardon les bêtes ! vous n'y êtes pour rien, c'est une formule de langage) et moutonniers. le voyage du routard est lui plus éveillé et solitaire (en moyenne et en gros). mais cela n'a pas d'impact précis sur la qualité de tous les apparentés routards, qui sont de toutes les catégories, les meilleures comme les pires. il en est de même des aristo-voyageurs, ou des bourgeois en voyage : on y trouve de tout (pour faire un monde touristique). La seule bonne analyse est individualisée et fine, comportementale, qui tient compte des conditions économiques du voyage (le niveau de vie, l'argent dépensé).
J'ai souvent constaté que derrière les silences, les indiens, pauvres surtout et riches souvent, savent, comprennent ce que nous sommes (leur rapport avec les touristes) et font des distinguo importants entre les uns et les autres. Ce qu'ils conçoivent moins bien, c'est comment leur religiosité, fortement teintée de superstition, limite leur vision claire de leur société. Quoique.. partout, des gens s'élèvent contre telle ou telle injustice, telle ou telle incohérence, telle ou telle dégradation. Si l'indien (généralité..) est souvent soumis, il n'en garde pas moins une vision claire du beau et du relevé, de l'altier, dans une perspective d'amélioration de vie pour lui et les siens. | | | À: Mr100000v · 12 mai 2012 à 13:08 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 19 de 22 · Page 1 de 2 · 3 896 affichages · Partager Est-il possible d'y échapper ?
Je vous copie-colle le texte du début d'une vidéo réalisée par Jean-Luc Godard en 1978 :
OBSCURE CHIMIE (Dark - Obscure Chemistry) : Extrait à 1'37" -
Les monstres rentrent chez eux le moins lentement possible, pareils à des atomes. Ils traversent le paysage qu'ils ont dévasté. Le travail des "touristes": dévaster un paysage. Dévaster: une vaste entreprise. Solitaire. Les loups allument leurs feux de position. Le diamant. Un solitaire. Deux ensemble, un solitaire. Toujours pareils à des atomes. Illuminés. Folie obscure. Une catastrophe industrielle. L'enfance de la sidérurgie.
The monsters go home, as speedily as possible like atoms. Travelling across the landscape they have devastated. The lifework of the "tourists": Laying waste the landscape. Devastating: A vast undertaking. Solitaire. The wolves switch on their sidelights. The diamond. A solitaire. All of it together - one solitaire. Still looking like atoms. Lit up. A dark lunacy. An industrial disaster. The childhood of the Steel Age.
Donc, ce que moi je comprends à travers cette vidéo, c'est que nous sommes des "touristes" dès que nous franchissons le seuil de notre porte d'entrée, dès que nous sommes en dehors de ce qui s'appelle un "chez moi" (ou un "chez soi", l'endroit où on peut laisser des affaires). Je partage cette vision. J'estime que je suis de passage sur terre.
Le pire, c'est qu'on ne peut même pas leurs en vouloir. C'est nous et nos conneries qui les avons pourris.
Les monstres les ont pourris, oui, il y a plusieurs siècles déjà... Les monstruosités sont contagieuses, ils n'ont plus besoin de ceux qui leur ont transmis la maladie. Je n'étais pas né quand les monstruosités ont commencé, je ne me reconnais pas dans ce "nous", tout reste à faire ou à défaire. Et puis ce sont des zones urbaines qui deviennent vite des poles d'attraction et qui font tache d'huile, au sens propre comme au sens figuré... certaines sont agréables, d'autres beaucoup moins.
"Routard", pas "routard"? Pour certaines personnes (individus) ça veut réellement dire quelque chose, pour moi aussi parfois. Et puis d'autres fois, ça ne veut rien dire, car je ne recherche pas une identité dans cette appellation et je ne recherche pas de ressembler à quelqu'un d'autre que moi... Les paroles du type "Un routard c'est comme ci, un routard c'est comme ça" ne font pas partie de mes phrases toutes faites. Peut-être existe-t'il des profils "Vu a la télé"..? je l'ignore, et franchement, cette ignorance me convient parfaitement.
L' Inde accueille moins de 7 millions de touristes etrangers par an....contre 80 millions en france et 60 millions en thailande
3 287 263 km2 pour l' Inde - 675 417 km2 pour la France2,13 touriste/an/km2 en Inde - 118,44 touriste/an/km2 en FranceMerci qui ? Merci WiQUIpedia. | | | À: Loyoly · 13 mai 2012 à 14:28 Re: Ravages du tourisme de masse et des comportements néo-colonialites en Inde Message 20 de 22 · Page 1 de 2 · 3 844 affichages · Partager Ce topic est intéressant mais j'ai l'impression que l' Inde ne souffre pas vraiment du tourisme de masse. Disons qu'elle a un tourisme comme n'importe quel pays qui a une culture riche et un énorme patrimoine, et ce n'est pas la France qui le démentira. D'autant plus que comme Stalingrad, il me semble, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu énormément de touristes étrangers. Il y avait très peu de cars de touristes et les gens que nous rencontrions sur les sites et dans les hôtels étaient plutôt des familles indiennes de classe moyenne ou des familles françaises. Même à Jaipur ou à Delhi, c'était tout à fait supportable. Je pense que l' Inde a cet avantage de ne pas encore attirer le "touriste" au sens péjoratif du terme; celui qui est là pour consommer, bouffer, brailler et d'autres choses que je vous laisse imaginer, et je dis ça en pensant à toute la vulgarité touristique que j'ai vu dans certains coins de Thaïlande (pas partout, je précise pour les amateurs!  ), dont certaines côtes sont bousillées par le tourisme de masse, là pour le coup, on peut vraiment parler de tourisme de masse, et je rejoins Mr 10000volts sur ce point; les Indiens ont encore cette fraîcheur et ce plaisir de rencontrer les occidentaux, de se faire prendre en photo, de nous glisser deux mots en français... On ne peut pas encore parler de tourisme de masse en Inde tout simplement parce que la vie locale et le pays lui-même ne sont pas encore abîmés au sens premier du terme. De plus, je pense que l' Inde a cet avantage de faire encore un peu peur à certains (maladies, système sanitaires...) mais aussi d'avoir des attractions moins racoleuses. Il y a, il me semble, peu de plages, peu de grands centres commerciaux, peu d'endroit pour faire la fête; en tout cas, quand on va en Inde, on n'y va pas pour ça et cela évite d'avoir des visions de tourisme de masse un peu écoeurantes. En plus, on sens que l' Inde fait attention et ne laisserait pas faire n'importe quoi. y'a qu'à comparer: Pas de VISA pour la Thaïlande, 90 euros pour l' Inde. Cela en dit long, je pense. (Je parle de la Thaîlande parce que j'ai été assez déçue par ce pays...) Comme Chandini je ne pense pas qu'il y ait de bons et de mauvais voyageurs (comme dans le sketch des Inconnus!  ) mais simplement plusieurs façons de voyager. Les gens que vous voyez dans les cars, ce ne sont pas des gens qui ne respectent pas les Indiens, mais juste des gens qui veulent garder un certain confort, n'ont que 15 jours de vacances, et ne veulent pas rentrer fatigués de leur voyage. Enfin, je pense qu'on a les touristes que l'on mérite. Tout dépend ce que l'on propose aux touristes. Si on propose de l'oisiveté, du sexe, de la grosse bouffe, des circuits de mauvaise qualité, on aura un tourisme de masse peu respectueux qui viendront faire, ce qui pourrait s'apparenter à du néo-colonialisme. Mais si on ne se laisse pas envahir par l'appât du gain et que l'on respecte son pays et son patrimoine, il n'y a pas de raison qu'un pays souffre du tourisme. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 460 visiteurs en ligne depuis une heure! |