Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Diamina · 25 août 2018 à 4:46 · 601 photos 414 messages · 27 participants · 26 204 affichages | | | | 25 août 2018 à 4:46 · Modifié le 1 sep. 2018 à 5:18 Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 1 de 414 · Page 1 de 21 · 11 355 affichages · Partager Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84 , c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien : Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest . Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien. 
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.  C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l' Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l' Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.
Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort,  du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi. 
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’ inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
- nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen (1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp (2 nuits à plus de 2000m), Haute Savoie, Paris.
- après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages,
- de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
- d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
- d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
- de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!
Jour 1 Arrivée à Leh
a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!
Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!!  . Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....
Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!
Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...  ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.
Voici notre chambre, lors de notre arrivée.
Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors,..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!! 
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc (regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.
Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.
J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!
Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,
La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite .
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.
Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.
Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.
Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien! 
Voilà!!! Fin du 1er jour. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:47 · Modifié le 28 juin 2019 à 3:02 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 2 de 414 · Page 1 de 21 · 11 354 affichages · Partager jour 2
Petit dej comme la veille, puis notre chauffeur de taxi commandé la veille arrive pour 9h30, nous attend, et à 10h nous voilà partis, en scorpio,
pour un tour des monastères de Spituk,
puis magnetic hill,
puis point de confluence entre le Zanskar et l’Indus,
puis le monastère d’Alchi,
puis au retour celui de Basgo. (photos dans le post suivant)
Photo du gonpa de Spituk, précédé de son moulin à prière qu'il faut faire tourner dans le sens des aiguilles d'une montre.
Pour ceux que l'histoire intéresse
Mais ce qui nous intéresse surtout, ce sont les paysages panoramiques qu’on a depuis les gonpas (monastères). En effet, le plus souvent, ces édifices religieux sont construits en hauteur.
Paysages depuis Spituk: les environs de Leh, sont tout de suite désertiques.
Puis nous poursuivons vers Magnetic hill, un lieu un peu surprenant, en plein désert, dans lequel, à un point précis, le véhicule placé au point mort, continue d’avancer alors que la pente sur laquelle il est placé devrait le faire reculer!.
En face, une chapelle est désertée par les touristes nombreux pour essayer le magnétic hill.
C’est une attraction touristique très appréciée des indiens qui s’offrent plein de selfies.... Nous assistons à des scènes de vie impossible en Europe et en Martinique, mais qui semblent normales ici. Des voyageurs sur le toit du bus surchargé, et l'un d'eux porte un masque sur le visage pour se protéger de la poussière, qui est une problématique omni présente ici. Mes narines en feront les frais douloureusement. Derrière on aperçoit un bus tata richement décoré comme c'est le cas très souvent dans ce coin du monde.
Décidément, ce coin me fait penser au Maroc! Et la voiture derrière qui déboite pour dépasser les 2 bus!
Motards, et véhicules à 4 roues cohabitent dans un désordre que eux seuls comprennent. Les motards sont souvent des indiens venus du reste de l’ Inde pour chercher des sensations fortes et faire force selfies de leurs bécanes, ces fameuses motos royal enfield, dans des endroits incroyables.
Le site de "confluence between Zanskar and Indus" est le lieu où les 2 fleuves se rejoignent.
Les couleurs vertes et marrons permettent de distinguer nettement les 2 fleuves et le sens contraire des courants de leurs eaux fait que la séparation reste nette tout le long. Evidement, c'est un lieu privilégié des touristes, indiens en grande majorité.
En face du site, quand vous êtes en hauteur, vous apercevez un long ruban de la Bro, organisme d'état qui fait les routes!! J'avais mis une remarque qui a pu embêter ceux qui connaissent bien l' Inde, donc je l'ai supprimée. Il semblerait que la BRO ce soit l'armée. Pourtant quand j'ai vu les malheureux qui travaillaient sur les routes, ils n'avaient rien de militaires.
D'ailleurs, il arrive parfois qu'on ait devant soi de belles lignes droites.... au milieu d'un environnement complètement désertique
Illusion d'optique parfaite, parce la réalité est celle là!!
Puis nous finissons par arriver au monastère d'Alchi. Nous commençons par contourner le chorten ou stupa par la gauche en bon bouddhiste qu'est notre chauffeur. Quand nous aurons un chauffeur musulman plus tard, il s'en fichera royalement, et nous suivrons la ligne droite, et ne ferons plus de détours!!! 
Puis nous dépassons un mur de mani , ces pierres scultées qui comportent des extraits de textes sacrés: « Ôm Mani Padme Um »
Puis nous pénétrons le village, dépassons une cohorte de vendeurs de statuettes en tout genre, découvrons un environnement ultra touristique, découvrons l'un des temples dont il faut payer la visite (80 roupies par personne, il me semble pour les non indiens), mais il est interdit strictement de faire des photos.  Même sans flash!!! Heureusement que ce ne sera pas le cas partout!!! 
En plus, il faut se déchausser pour visiter l'intérieur du temple!!! Ce sera systématique, et quand on porte des chaussures de randonnée, c'est vite gavant!! Les moines eux portent des sandales,......  Ce sera le moins intéressant de tous les monastères que nous visiterons. Ce n'est que mon point de vue, d'autres férus de culture bouddhiste, considèrent ce monastère comme très important. Mais moi, je ne l'ai pas aimé!
Heureusement, une sympathique ladakhi rencontrée, entrain de tourner les moulins à prière, rendra malgré tout cette visite sympa.
A bientôt pour la suite du jour 2. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:47 · Modifié le 27 août 2018 à 11:10 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 3 de 414 · Page 1 de 21 · 11 353 affichages · Partager jour 2 suite
Au cours de notre visite à Alchi, nous comprenons que (après modification grâce à Marien)
L'arbre issu du bâton à Alchi serait celui de Rinchen Zangpo qui fonda le Monastère.
.
Quand avant ou après une visite sur une journée vous avez besoin d'aller aux toilettes, au Ladakh, le plus souvent ça ressemblera à ça!! Ce sont les toilettes turcs version indienne.
Ce sont les toilettes du restaurant sur la droite sur la photo. N'ayant pas été convaincu par leurs toilettes, nous nous disons que nous allons plutôt déjeûner au restaurant à gauche, qui annonce des menus veg et non veg. veg: vegétariens, non veg: non végétariens. Comme nous aimons la viande... C'est l'alchi kitchen, il semblerait que ce soit un restaurant réputé pour sa cuisine locale.
Une fois installés sur le balcon, nous admirons le jardin ainsi que la cour où manifestement se lavent les tapis. Des oiseaux s'en donnent à cœur joir avec les abricots entrain de sécher.
D'autres nous observent, benoitement. De la viande.....
Pendant l'attente, j'observe le salon intérieur, avec des tables basses, très basses, et des sièges pour personnes souples pouvant s'asseoir les jambes croisées. A l'extérieur, ils ont prévu des chaises!!! Heureusement!! Pas très pratique de manger dans ce genre de conditions pour nous.
Le matériel de la cuisine m'a l'air insolite et différent de ce que je connaissais. Je découvre la cuisine ladakhie et ses ustensiles!
Voici ce que j'ai commandé: des mok mok (pronocé mo mo). Ce sont des beignets fourrés. Les miens sont fourrés au "non veg".
Voici le plat de JF. Nous avons eu une crise de fou rire en voyant son plat arrivé. Au début du voyage, nous avons beaucoup le sens de l'humour devant certaines déconvenues.
Notre serveuse avait un anglais très limité et notre ladakhi était très très imparfait. Conclusion nous n'avons pas compris ses remarques et elle n'a rien compris de ce qu'on demandait.
Sur la carte il était marqué que ce riz cuit à la vapeur allait très bien des œufs frits et des champignons. Nous avons demandé que ce soit servi avec!!! Mais non, elle ne l'a pas compris!!!! 
Jf a mangé un riz avec quelques pois verts!!!
Une fois notre repas terminé, nous avons rejoint Jimmy, notre chauffeur pour continuer notre route.
Les paysages sont toujours désertiques. Des ponts décorés de lungtas attirent mon attention.
Nous revenons vers Leh, et sur notre route nous nous rapprochons du monastère de Basgo. Nous avons fait la visite sans rencontrer aucun touriste !! Bizarre, pourtant je l'ai trouvé bien plus sympa qu'Alchi. Le cadre est extraordinaire.
3 stupas sont à l'entrée, avec les couleurs habituelles
Il y en a toujours trois : le jaune pour la sagesse, le blanc pour la compassion et le bleu pour la protection.
Au loin, on a la vision d'une ruine à côté de laquelle est érigé un édifice plus récent ou moins vieux! L'ensemble est dans un décor fantasmagorique.
Nous découvrons le Bouddha Maitraya, le Bouddha du futur!
Une statue géante de Bouddha a les mains jointes la tête disparaissant dans une alcove. Cette fois ci le moine qui nous a ouvert nous autorise à prendre des photos mais sans flash, et bizarrement la visite est gratuite.
Comme nous sommes à la recherche de protection en tout genre, nous ferons donc des donations. A ses pieds, les dons s'accumulent en tout genre.
Sa tête est difficile à obtenir clairement.
Autour du centre de prière des moines, trône une photo du Dalaï Lama, ainsi que toutes sortes d'offrandes: nourriture, boissons, argent,...
Bref, ce fut une chouette visite et Basgo restera l'un de mes monastères préférés. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:47 · Modifié le 25 août 2018 à 13:11 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 4 de 414 · Page 1 de 21 · 11 352 affichages · Partager Jour 2 suite et fin carte de mon trajet sur le site de Jean-Louis Je n'arrive pas à insérer des captures d'écran car elles ne correspondent pas au minimum de pixel requis par VF.
La porte de l'un des temples du monastère de Basgo que nous avons visité. Moi je n'avais pas besoin de me pencher, car j'ai la taille ladakhie, ou la taille marocaine.... Bref, j'ai la taille qui convient, quoi (1,55m). Mon mari qui lui dépasse la taille standard, (c'est-à-dire la mienne.... si, si,...) a du s'incliner à maintes reprises dans des passages comme celui-là!!!
Les paysages qui entourent le monastère permettent de découvrir le village, toujours situé au pied. Bah ouais, quand on monte, on souffre, alourdit par le poids de ses fautes, mais une fois qu'on a fait ses prières, on est allégé, et on descend sans peine les marches d'escalier et les pentes très raides. Bref, ça fonctionne vraiment bien!! D'ailleurs, nous aussi, nous sentions bien l'oppression du manque d'oxygène causé par nos fautes!!!  De nombreuses pauses respiratoires furent marquées!!! Et une fois, notre donation effectuée, allégés de nos 200 roupies, nous sommes descendus sans problème!!! C'est fou, non? 
C'est quand même incroyable à quel point grâce à l'Indus, ils peuvent obtenir un paysage aussi vert. Le contraste est saisissant.
Juste pour le plaisir des yeux...... Non, non,..... je ne vous fourguerai pas de produit à acheter comme savent si bien faire les marocains ou les cachemiri... Une écharpe en cachemire, c'est si doux, et c'est fait main!!! Vous n'en voulez pas?
Pendant que vous êtes dans l'échoppe, on vous propose du thé... On se renseigne sur le pays dont vous venez, - Ah la Martinique, mais oui, tout le monde connait les west indies, ils gagnent toutes les coupes de cricket! -Ah oui? Mais en Martinique, on ne joue pas au cricket, nous faisons du football!!! Et d'ailleurs nous avons aidé la France à gagner le mondial!! - Ah; le football.... (pff manifestement, ça n'inspire pas plus que ça) (je ne me lasse des photos prises à Basgo, je vous en mets une petite couche supplémentaire hein?)
-Et donc, cette écharpe elle coûte? -5000 roupies!!! 5000 roupies!!!!! Ah, oui, quand même!! - oui, c'est vraiment un bon prix............... Nous avons acheté. Comme vous, nous avons cédé au charme du vendeur. Quel rapport avec mes photos? Aucun, c'était juste histoire de passer le temps!!!
Une fois quitté Basgo, nous passons devant des casernes militaires
très bien décorées
Certaines son vraiment très étendues
Et comme il faut faire adhérer le peuple, quelques panneaux publicitaires pour encenser cette armée qui rend " des services désintéressés à la nation"!! Désintéressés.... Non mais OH!! C'est pas beau ça!!!  Moi, ça m'en a bouché un coin!!!!  En tout cas, les petits rebelles à Srinagar, les habitants de la région du Cachemire n'ont pas l'air tout à fait d'accord avec ce genre d'assertion!! Le vendeur de l'écharpe, nous l'a bien fait comprendre!!!
Pour passer au dessus de l'Indus, il faut emprunter des ponts, qui ont vécu, beaucoup vécu, d'ailleurs ils sont tellement fatigués qu'ils ne permettent le passage que d'un véhicule à la fois....comme partout ailleurs en Inde, à vos risques et périls, évidement. J'y reviendrai par la suite.
Puis nous faisons un bref arrêt devant le hall of fame, musée rendant gloire à l'armée.
Ne vous avais je pas dit que l'armée était omni présente au Ladakh? Et bien c'est rien de le dire!!! Le vivre à la longue, c'est........désarmant!!!! 
Et si on vous dit que l'état indien ne se préoccupe pas de la sécurité sur les routes et bien c'est faux!!! "Partez tôt, conduisez lentement, arrivez surement" c'est le genre de consignes que vous trouvez très souvent sur les routes ladakhies.
Autre conseil, " Sentez les courbes, ne les embrassez pas".... Ils sont poétiques à la BRO!!!
J'ai adoré ces panneaux : " Après le whisky, conduire c'est risqué"
J'en ai photographié autant que je pouvais. Quand je vous disais que la nation se préoccupe de ses citoyens, c'est pas mi mi ça!!! On en aurait la larme à l'œil...... si..... 
Encore un autre, par contre si quelqu'un sait le jeu de mot, je veux bien qu'on m'aide sur ce coup là. Entre parenthèses, avez vous remarqué la longue fêlure sur le pare brise?
Ça vous a sauté aux yeux, hein? Et vous vous dites? n'est-ce pas un peu dangereux pour un taxi homologué? Est-il vraiment aux normes? Bah, très honnêtement, je ne saurais vous dire. Je ne sais pas s'il y a des normes!!!! Par exemple, un détail insignifiant, dans une voiture, c'est la ceinture de sécurité. Rien de bien important, non? Quoi, pour vous c'est incontournable? Et bien non!!! pas en Inde. Non pas que les taxis n'aient pas de ceinture de sécurité. Si, si, ils en ont!! Mais c'est juste pour décorer le côté de la voiture. Qu'est-ce qui me permet de dire ça? Bah, le fait que j'ai cherché désespérément les boucles pour pouvoir m'attacher, et que je ne les ai jamais trouvées!!!!  Et Bouddha seul sait à quel point, j'aurais vraiment aimé pouvoir m'attacher!!! | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:48 · Modifié le 25 août 2018 à 23:32 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 5 de 414 · Page 1 de 21 · 11 351 affichages · Partager Voici une carte traffiquée pour suivre les obligations de Vf. A part le pangong lake, et la région des Dha Hanu, que nous avons laissés tomber, nous sommes allés partout.
Jour 3: Le tour du jour 2, vers Spituk, magnétic hill, confluence of zanskar et indus, Alchi, Basgo, nous a couté 2900 roupies, en scorpio. Soit à un taux moyen de 1 euros =78 roupies, environ 37 euros!!! Pour une journée de 10h à 16h, je trouve que c'est très intéressant comme prix!!!
Le jour 1, en même temps que mon tour du jour 2, j'ai aussi organisé avec Karma, le manageur du mantra cottage, notre tour des jours 3 et 4, pour 2 jours d'affilés, qui incluait la nuit du chauffeur, ses repas, tout ça tarifé à 12 300 roupies, soit environ 157 euros. Karma a été génial, il a résolut tous nos problèmes, et nous a aidé à maintes reprises à organiser des tours non prévus. Le pooooooovre, il a été confronté à la martiniquaise qui voulait aller partout!!! Et le pire, c'est qu'il avait affaire, à quelqu'un qui était conseillé par Djullé 84, et qui savait exactement tous les coins qu'elle voulait visiter. Donc en jour 3, visite de Likir monastery, puis passage par yangthang, puis Hemis shukpachen, khaltse, Lamayuru nuit à Lamayuru pour tout le monde, jour 4: descente et visite de Photoksar puis retour vers Lamayuru, notre chauffeur nous laisse à Lamayuru et repart. Fin de sa mission.
Karma n'a pas arrêté de me dire que ce tour était très cher, que c'était des destinations de trekkeurs et que les touristes n'allaient pas la-bas en taxi. D'ailleurs, ça a été un vrai casse tête pour lui, pour déterminer le prix, car ce n'était pas un tour conventionnel. Il a fallu qu'il contacte l'agence avec laquelle il travaille pour qu'ils mettent en place un tarif pour ce tour que j'étais la seule à vouloir faire. Il n'a pas arrêté de dire que personne n'allait la-bas, et qu'il ne comprenait pas pourquoi je voulais aller la-bas. Mais que c'était très beau, et que j'avais raison de vouloir y aller...... Bref, j'ai bien compris que je lui donnais des cheveux blancs!! 
Quand, en plus, je lui ai fait comprendre qu'après Lamayuru, j'allais au Zanskar, ça a été la cata, il a disjoncté, et m'a dit que là, c'était vraiment trop cher, et qu'il ne pourrait pas m'aider à trouver des taxis. Il faudrait que je vois avec les autres hébergements. Il a insisté en disant qu'il fallait que je négocie, et qu'il ne serait pas là pour m'aider, qu'il faudrait que je me débrouille..... une vraie mère poule, vous dis-je, une vraie mère poule. 
Karma ne connaissait pas la Martinique avant notre arrivée, mais depuis, je suis certaine qu'il n'oubliera pas la "martiniquaise qui voulait tout voir au Ladakh"!!! 
Donc j'en reviens à mon jour 3 qui commence par une arrivée de notre chauffeur en retard à 9h45 alors que nous avions convenu d'un départ à 9h30. Dire que cette fois-ci, nous avions fait l'effort d'être à l'heure!!!
Karma avait cru comprendre que nous n'aimions pas être bousculés et que nous prenions notre temps, du coup, il avait dit au chauffeur jimmy, de ne pas se dépêcher. Pfff, Le poooooooovre!! Les martiniquais, c'est difficile à suivre. Hier, il voulait qu'on soit près à 9h, et nous étions prêts à 10h, alors aujourd'hui il a pensé......T'inquiète pas Karma, no problem!! Comme nous sommes très cools, nous nous sommes installés dans le divan et nous avons surfer sur internet. Le seul endroit où il fonctionne, c'est près du routeur posé sur le comptoir de Karma. Enfin, quand je dis qu'internet fonctionne.... c'est quand il veut!!!!!!!
Nous partons donc vers 10h, repassons devant l'entrée de Spituk, réempruntons en petite partie la route prise hier. Mais à la bifurcation pour Alchi, nous tournons à droite et faisons notre premier arrêt au Likir monastery. D'abord les stupas aux 3 couleurs.
Puis très vite on aperçoit le monastère niché au creux de la montagne avec son bouddha géant sur la gauche.
La porte d'entrée ne laisse pas de doute. C'est bien le likir monastery.
Pour ceux qui aiment l'histoire!!
Puis le bouddha géant, vu de profil au loin. L'avantage des photos, est qu'elles permettent de prendre des pauses dans la longue ascension jusqu'au bouddha.
Vu de face de près!! Dans mon empressement à voir le Bouddha de face, j'ai complètement omis de le contourner dans le sens des aiguilles d'une montre. Du coup, j'ai croisé une vieille dame qui faisait tourner un moulin à prière qui m'a regardé bizarrement. Mais je ne l'ai pas captée!!!
Puis on continue de grimper pour arriver au temple!!! J'ai quand même enlevé mes chaussures pour visiter l'intérieur du temple. Nous n'avons rien eu à payer. Donc, j'ai fait une offrande.
A l'entrée, des divinités protectrices à la mine patibulaire pour effrayer les méchants. Ce sera partout le cas.
A l'intérieur, des divinités et des offrandes....
Un vitrine avec des miniatures. Je n'en ai pas vu ailleurs.
Les environs du monastère entre le vert et le désert!!!
Puis nous quittons le monastère. Au loin, le vert de la végétation autour du monastère tranche encore plus avec le désert environnant.
Nous nous enfonçons dans l'univers lunaire de yangthang, derrière le monastère.
C'est magnifique et les photos que j'avais vues sur internet ne m'avaient pas induites en erreur!!!
La route est sinueuse et très étroite. Heureusement, il y a peu de circulation.
Les couleurs ocres, marron, vert.... se marient pour donner un paysage étrange, un ailleurs
C'est super.
Des formes rocheuses sont percées de trous comme du gruyère, vraiment étranges.
Un village est inséré au milieu de cet espace lunaire. J'ai oublié son nom que Jimmy nous avait donné.
C'est impressionnant quand on est au milieu de tout ça. Un vrai tableau de maître.
Notre scorpio vue de face, au moment d'un de nos nombreux arrêts. Je crois que Jimmy était content de pouvoir faire ses photos, car la dernière fois qu'il était venu ici remontait à 2 ans, mais il était avec des trekkeurs.
La suite du jour 3 au prochain post. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:48 · Modifié le 28 juin 2019 à 3:18 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 6 de 414 · Page 1 de 21 · 11 350 affichages · Partager Suite du jour 3 Nous sommes toujours au yangthan, sur une route peu passante mais il arrive quand même qu'on croise un véhicule, et surtout quand c'est un camion ça donne ça.
A 50cm du scorpio, se trouve le précipice!!
De temps en temps pour se protéger quelques mantra inscrits sur des roches à même la falaise!
Et lorsque nous arrivons au col à plus de 4000m, ce sont des lungtas qui matérialisent la protection.
Vue depuis le col.
Puis nous descendons vers le village de Hemis Shukpachan, à ne pas confondre avec l'autre Hémis, le gonpa de l'autre côté de Leh!!! Apparement, ils proposent une carte des environs.
Et vous ne devinerez jamais ce qu'on y a visité!!....... Bah, un Bouddha!!! Ça faisait si longtemps qu'on n'en avait pas vu m'a fait remarquer mon mari!!!! 
On le voit de loin évidemment. Il est quand même différent de l'autre à Likir, ou encore de l'autre à Basgo. Celui là a l'air d'être habillé, vous ne trouvez pas?
Voici la vue du village et des environs qu'on a depuis le socle sur lequel est posé le Bouddha, et on voit bien en contre bas, notre scorpio grise avec sa galerie, et la volée d'escaliers qu'il faut grimper après avoir gravi la pente qui mène aux escaliers.
Hé, on ne fait pas de trek mais on fait quand même du sport. Je peux vous dire que 2 visites de bouddha dans la journée, c'est crevant!!
Les touristes présents dans le coin, avaient tous enlevé leur chaussures depuis l'escalier. J'ai donc fait de même. Et ils tournaient tous autour du Bouddha dans le sens des aiguilles d'une montre. Bah, comme d'hab, je les ai croisés puisque je suis allée directement en face de lui.
Il est sexi, non? Avec son petit téton qui pointe, je le trouve trop chou!! D'en haut, on voit bien le toit des maisons, qui sert systématiquement de réserve pour le foin des animaux.
Puis en partant, nous croisons des ladakhies pure souche à qui je demande gentiment si je peux les photographier alors qu'elles étaient entrain de prier. (Evidement, notre chauffeur, Jimmy sert de traducteur et d'intermédiaire)
Max, tu ne trouves pas qu'on dirait des boliviennes?
Là on en voit une autre entrain de discuter avec Jimmy.
Puis nous quittons vraiment la région à travers un dédale de canyons, sur de la très mauvaise piste en gravier. Au passage, nous voyons une jeune ladakhie qui fait du stop, des enfants sont à côté d'elle. Ce sont ses élèves nous dira-t-elle quand nous aurons accepté qu'elle voyage avec nous. Il est 13h passé, et elle attend un stop depuis le matin pour rentrer chez elle. Sa voiture est en panne, et il n'y a pas de bus!!! Nous sommes le premier véhicule qui passe depuis 8h ce matin.
Nous la déposons une fois rejoint la route goudronnée, alors que nous prenons la direction de Khaltsé. Tiens un embouteillage, et des gens sont alignés en tenue de fête.
Jimmy nous dira par la suite que le convoi devant nous, transportait le Dalaï Lama, et que les gens étaient là pour l'accueillir! Fichtre, je me suis trouvée dans le cortège du Dalaï Lama!!! Les gars, excusez moi du peu!!!!  Et les gens étaient toujours en en rang pour nous voir passer!!! Pfff des célébrités comme nous, faut surtout pas rater ça!!!!  Nous leur avons fait de grands coucous!! Façon reine d' Angleterre, vous voyez!!!
Mais c'est pas tout ça, à 14h, il se fait vraiment faim. Il parait que le samya restaurant est très bon, dixit Djullé 84, qui m'avait recommandé d'y déjeuner si j'avais du temps. Je demande donc à Jimmy de nous y conduire.
La grand-mère, qui vit là est de toute beauté, et je demande la permission de la prendre en photo. Elle a un sourire extra.
Bon, c'est pas tout ça, mais notre repas veg et non veg nous attend. Tout ce que je peux vous dire c'est que le truc blanc dans le panier, c'est du chapati.
Le tout était bon. Djullé 84 avait raison. Au départ, jimmy comptait rester dans son véhicule et nous attendre, mais vu que le contact passait bien, maintenant que ça faisait 2 jours qu'on passait ensemble, j'ai insisté pour qu'il vienne manger avec nous à notre charge évidement. Ce fut un repas convivial, d'autant plus qu'il nous servait d'interprète. Ça change le repas, quand il y a quelqu'un pour vous expliquer.
Une fois le repas terminé, nous payons puis nous nous dirigeons vers le check post. Ah oui, je ne vous ai pas encore parlé des nombreux check posts de notre voyage. Alors, quand vous êtes étrangers, vous êtes contrôlés!! Régulièrement!! Très régulièrement. Par contre, quand on est conduit par un chauffeur de taxi, c'est lui qui est chargé de récolter vos passeports et de les porter au policier ou militaire en charge du contrôle. Ça dure quelques minutes à peine, mais dans une région aussi sensible que le Ladakh, il vaut mieux savoir où se trouvent les hôtes!!!! Donc, nous sommes fliqués!!!
Puis nous poursuivons vers Lamayuru à travers une succession de canyons dans lesquels serpente une route goudronnée encaissée avec de nombreuses parties en travaux. Des indiens des régions les plus pauvres de l' Inde, le Bihar , travaillent comme des esclaves sur ces portions, vivant tout près des chantiers sur lesquels ils travaillent et mangent à même le sol, près des routes qu'ils contribuent à entretenir et à améliorer. J'ai vu pas mal de campement.
Et nous en avons croisé des quantités, à qui nous faisions des coucous quand nous passions, et toujours ils nous ont répondu avec le sourire. Nous en avons vus aussi complètement crevés qui dormaient par terre, à même le sol, à côté de la chaussée et des pots d'échappements des véhicules et camions qui passaient. Nous avons côtoyé une misère criante. J'en ai photographié à d'autres endroits. J'y reviendrai après.
Nous longeons le fleuve.
Puis nous arrivons en vue du Moonland, paysage lunaire aux environs du gonpa de Lamayuru.
C'est splendide.
Le gonpa est évidement en hauteur. Nous irons le visiter plus tard.
Nous dépassons aussi, nos premières femmes batées!!! Non, non ne vous y trompez pas: vous n'êtes pas au Maroc! C'est bien au Ladakh que j'ai pris cette photo!!
Nous arrivons au moonland hotel où j'avais fait une réservation depuis des mois, par mail, directement avec l'hôtel. le propriétaire ne retrouve pas de trace de ma réservation, puis me demande si j'ai appelé avant de venir. Bah, non!! Ah, mais c'est pour ça, me dit-il!! Il fallait appeler il y a 3 jours pour confirmer!!    Heureusement de l'autre côté, il me montre un bâtiment en construction dont seul le premier étage est terminé. Bah, vous pourrez dormir la-bas me dit-il. C'est toujours jimmy qui traduit. Euh, la-bas? Dans le bâtiment en construction, à l'endroit où il y a des ouvriers entrain de travailler? Euh,  en Martinique, personne n'aurait le droit d'y entrer sans le port d'un casque!!! Et il serait interdit d'y héberger des gens!! Mais ouais, au Ladakh c'est possible!!! Il m'invite à aller voir si ça me convient.
Sceptique, je descends de voiture, entreprend la grimpette jusqu'à la bâtisse à vive allure derrière mon guide, fait une pause car je suis à bout de souffle, ce qui fait sourire mon guide. Nous sommes au Ladakh depuis 2 jours dis-je. Il compatit!!! Je traverse un chantier, me faufile dans des couloirs ou des cables traînent par terre, monte un escalier pour me retrouver dans un espace potable, apparement terminé, on suit un long couloir avec un tapis rouge placé pour dissimulé le fait qu'il n'y a pas de carreaux au milieu du couloir, ils sont seulement sur les bords!!
Puis j'entre dans une grande chambre avec balcon, dans laquelle figure un grand lit, king size, avec des serviettes en forme de cygne. C'est chou. Le matelas est un peu dur, la salle de bain est potable, toujours avec le seau, la douchette à côté du WC, mais c'est correct.
Dîner dans le même bâtiment, le prix comprend la chambre, le dîner et le petit déj pour 3000 roupies. Ils attendent avec inquiétude si j'accepte le prix. Ok. On prend. Au mantra cottage, c'est 3200 roupies la chambre sans le dîner!! Pas la peine de me déplacer, mes bagages me seront amenés, et Jimmy conduit mon mari en voiture jusqu'au parking à côté du restaurant de l'hôtel. En fait, c'est une grande guest house. Nous y ferons 2 nuits.
Demain, ce sera un aller retour direction photoksar!! jour 4 au post suivant. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:48 · Modifié le 27 août 2018 à 10:50 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 7 de 414 · Page 1 de 21 · 11 349 affichages · Partager jour 4 visite de Photoksar.
Il faut compter quand même 3 bonnes heures pour arriver à Photoksar depuis Lamayuru. Et sans les arrêts photos ou autre. Nous partons donc à 9h30 du moonland hotel avec Jimmy qui est venu nous rencontrer. Nous dépassons la croisée entrevue la veille sur la route de Leh, et tournons sur notre gauche. Une dame est assise sur le bas côté espérant un stop. Jimmy nous demande la permission que nous lui donnons évidement pour l'embarquer. C'est trop marrant de les entendre parler en ladakhi. Elle se rend à Wanla, premier village sur notre route.
Puis après Wanla, nous découvrons une scène qui sera fréquente par la suite, des animaux sur la route. Là, ce sont des chevaux, bien chargés, avec leurs maîtres. Ça donne: - coup de klaxon: pipippppppp - les chevaux, toujours tranquilles continuent leur route. - moi à Jimmy: non, non, je veux faire des photos, alors on les suit. Et je me hisse hors du véhicule par la fenêtre, pour faire la photo ci dessous.
Puis nous dépassons Fangila: l'écriture des panneaux que j'ai reproduite, diverge de celle de google map (phonjila)!!! Les habitations typiques se succèdent.
Jimmy s'arrête pour acheter des chewings gums dans une échoppe. Du coup je descends et j'en achète pour 20 roupies à ce monsieur sympathique. Il m'en reste encore tellement ça en faisait!!!
Puis nous quittons Fanjila. Les paysages deviennent vraiment intéressants.
Les couleurs sont plus tranchées, d'ailleurs la roche est tranchée pour la construction de la route. Tu vois Max, il y a quand même des couleurs!!
Désolée pour le flou des photos, pas facile quand le chauffeur conduit en tressautant sur la piste!!! Sans compter que ça tourne vachement, et évidement, les coups de klaxon se multiplient: pi piiippppppppppppppppp, attention j'arrive, disent-ils. Car cette piste est étroite et pour se croiser il faut absolument que l'un des conducteurs utilise des anfractuosités prévues à cet effet, ce qui demande une certaine anticipation.
piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip: c'est je suis là, faites attention! dans les lignes droite, Jimmy klaxonne moins, mais dans les virages de toute façon, c'est obligatoire et marqué à même la falaise : blow horn!!
Et après Hanupatta, encore un autre village typique avec les mêmes constructions en pierres avec du foin sur le toit, c'est l'apothéose de couleurs. Le relief est très accidenté.
C'est-y pas beau et coloré ça?
Nous ne cessons de grimper sur une route en lacets et nous dépassons maintenant les 4600m.
Maintenant nous frôlons les 4900m.C'est de plus en plus beau.
Nous arrivons au col à plus de 4900m. Il fait frais, j'ai enfilé mon pull. Les lungtas flottent au vent et récitent tout plein de prières. Notre voyage se déroule sous de bons auspices!!!
Nous entamons la descente de l'autre versant vers Photoksar.Nous sommes face à un glacier qui se cache dans les nuages.
D'en haut nous surplombons le hameau qui est niché dans le creux de la vallée tout au fond, entouré de vert comme tous les villages ladakhis.
Voici un gros plan du village.
Nous découvrons nos premières toilettes ladakhies, les premières d'une longue série!!!! Nous sommes à côté du monastère de fotoksar (c'est comme ça que le nom est marqué sur la barrière de l'école du village).
Le glacier en face daigne montrer son nez.
Du riz est entrain de cuire dans un four solaire devant une homestay.
Jimmy se renseigne et nous informe que la propriétaire de la homestay Watsey peut nous faire à manger: on a le choix entre du rice and dale (riz + lentilles) ou repas ladakhi. Nous choisissons le repas ladakhi, que notre maîtresse de maison et sa belle sœur vont préparer devant nous, à même le sol.
En attendant, nous sommes assis sur les siège placés sur le sol en position de tailleur, et Jimmy nous fait découvrir la farine de thankpa, enfin je crois. Après correction de Marien c'est :
petit rectificatif la farine d'orge sert à faire la tsampa.
Il en avale de pleines cuillerées, sans jamais mettre la cuillère dans sa bouche. Il envoie directement la farine dans sa bouche sans en mettre à côté. On sent le gars entraîné.
Il nous explique que les trekkeurs viennent et demandent à avoir des cuisiniers et de la nourriture européenne alors qu'avec cette farine qui tient au corps, on peut faire tout un trek sans presque rien emporté.
La suite au prochain post. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:48 · Modifié le 1 sep. 2018 à 5:36 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 8 de 414 · Page 1 de 21 · 11 348 affichages · Partager Fin du jour 4 Photoksar et Lamayuru
Nous sommes toujours à la homestay Watsey à Photoksar.
Sur ma gauche, trône le meuble portant une partie des faitouts utilisés pour cuisiner.
Dans la salle à manger qui est aussi la cuisine notre maîtresse de maison est veuve et son fils fait ses études à Leh. Ils ne se voient qu'aux vacances!!
Derrière elle, le vaisselier ladakhi typique et devant elle le fourneau sur lequel elle fait chauffer l'eau. Derrière elle sur le meuble à droite, un seau rouge, et un plus petit seau bleu, qui lui servent à s'approvisionner en eau potable. Il n'y a pas d'eau courante.
Elle est entrain de couper des tomates qui vont lui servir à préparer le skiu. C'est ce plat végétarien que nous avons déjeûné, fait à base de végétaux et de pâte découpée en coquillettes, le tout cuit ensemble. On peut dire que ça tient au corps.
Je dois préciser que mon mari et moi, avons prié pour que l'eau portée à ébullition tue toutes les bactéries pendant la cuisson. J'ai réussi à finir mon assiette ce dont je suis très fière. 
Elle nous a montré le fromage fait à partir du lait de dri, la femelle du Yak. Jimmy en profite pour rigoler en nous disant que les touristes appellent ça fromage de Yak, alors que le yak est un mâle qui ne peut évidemment pas donner de lait. 
Nous avons prudemment gouté un tout petit bout, et avons gentiment refusé d'être resservis!! 
Elle nous a aussi proposé un verre de gurgurcha, le thé salé ladakhi. Heureusement, j'en avais déjà entendu parlé, je savais qu'il était salé avec du beurre de drimo (femelle du yak). Il n'y a pas de réfrigérateur donc le beurre est conservé à température ambiante, donc quand il fait chaud..... Prudemment, j'ai donc dit que je voulais bien goûté mais vraiment un peu. Elle m'a quand même servi 1/4 de verre. Jf a refusé en prétextant gouter dans mon verre. Et bien, à 2, nous n'avons pas réussi à terminer le quart du verre!! 
Nous avons quand même passé du temps aux toilettes de notre chambre en rentrant!!!
Au moment de notre départ, le temps se gate.
Jimmy semble inquiet car s'il pleut et que le niveau de l'eau monte, il y a des passages que son scorpio ne pourra pas emprunter, ce qui risquerait de nous bloquer. L'eau qui ruisselle est chargée en minéraux et elle a une couleur grise.
Nous reprenons la même route en sens inverse, et découvrons des perspectives nouvelles. Mais cette fois ci les arrêts sont moins nombreux et Jimmy roule plus vite. Nous prenons quand même le temps de nous arrêter pour parler un peu avec le berger de troupeau qui s'ennuie. Il nous dit qu'il sera relayé dans 2 jours par les autres copropriétaires de Hanupatta.
De jolies fleurs roses sont visibles le long du chemin.
Nous repassons par le village de Hanupatta.
4 dames sont entrain de prier, et je demande à Jimmy de leur demander pour que nous puissions les photographier. Elles ont leurs moulins à prière qu'elles tournent dans le sens des aiguilles d'une montre.
J'aime vraiment ces nouveaux angles de vues alors que nous quittons Hanupatta vers Fanjila.
puis celui de Wanla
Nous croisons encore une femme chargée comme un mulet
Puis nous empruntons la route pour Lamayuru. Tout s'est bien passé. Retour au moonland hotel. Vous voyez bien que le 2ème étage est loin d'être terminé. Nous sommes au premier avec les balcons individuels qui donnent tous sur une vue sur le moonland, et sur le gonpa.
Vue depuis notre balcon... on a connu pire!!
Notre chambre à notre arrivée la veille avec la serviette en forme de cygne!! Mignon! Evidement, il n'y a pas de room service. Jimmy nous a fait ses adieux, mais auparavant, il s'est arrangé pour que le propriétaire du moonland nous trouve un autre chauffeur de taxi qui pourra nous conduire à Kargil demain. Lui doit impérativement retourner à Leh: d'autres clients l'attendent.
Quand j'avais fait ma préparation, Jean-Louis m'avait parlé de la guesthouse Tharpalling. mais il n'y avait aucun moyen de les contacter par mail. Du coup, je m'étais orientée vers le moonland hotel qui avait un site internet, une adresse mail et qui m'avait répondu en confirmant ma réservation.
Bah, comme par hasard, c'est le propriétaire de cette guesthouse qui sera notre chauffeur de Lamayuru à Kargil. Dans la soirée, notre chauffeur de tharpalling vient nous voir pour convenir de l'heure de départ et du prix: 4500 roupies pour d'abord nous emmener visiter le gonpa de Lamayuru, puis ensuite direction Kargil avec des arrêts photos. Départ vers 10h. OK!!!
Jour 5 de Lamayuru à Kargil
Petit tour au monastère de Lamayuru pour commencer.
Rapide coup d'œil au temple et impression de déjà vue
Puis dernières photos du moonland
Bye bye Lamayuru et direction Kargil. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:49 · Modifié le 28 août 2018 à 2:28 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 9 de 414 · Page 1 de 21 · 11 347 affichages · Partager Suite du jour 5 jusqu'à Mulbek .
Le jour 5, nous quittons donc Lamayuru (3500m d'altitude) pour nous rendre à Kargil. En route nous ferons plusieurs arrêts dont une pause à Mulbek pour voir le fameux bouddha. La route est fabuleuse et de nombreux points de vue sont aménagés qui surplombent des paysages somptueux. Les premiers permettent de regarder en arrière et de contempler de loin le gonpa et le moonland.
Avec un gros plan on découvre des constructions bizarres incrustées dans la roche. Je ne sais pas ce que c'est.
Puis en se tournant on découvre des tableaux de maître.
Puis on s'éloigne et on atteint un autre point de vue, tout en s'élevant en altitude. Les couleurs se multiplient. On est loin du monochrome, pas vrai Max!! 
La route serpente de plus en plus. Nouveau point de vue: vers Lamayuru qui disparaît tout doucement.
Vers Kargil vers le col.
On reste bouche bée, et notre chauffeur est content de l'effet produit sur nous car il voit nos visages rayonnants.
On finit par arriver au col de fatula à 4100m et évidement, c'est le rendez vous des touristes indiens, avec leurs perches à selfies. C'est aussi la place des lungtas, qui vont bien dans le paysage. On finit par s'y habituer.
Un club de motards s'est donné le col comme point de ralliement. Les gars ont l'attirail complet, le blouson du club, y compris les jambières !!!
Puis nous entamons notre descente vers le district de Kargil. C'est l'autre versant de la Montagne.
Une oasis toute verte est visible et c'est du plus bel effet.
Puis nous franchissons la porte qui nous fait entrer dans la région de Kargil.
Un panneau au bord de la route annonce "henasku" puis je découvre des constructions au dessus de la montagne. Je ne sais pas ce que c'est non plus.
Puis nous continuons la découverte du tableau de maître.
Avec des touches de vert.
Les pauvres misérables qui travaillent et vivent le long des routes qu'ils contribuent à construire avec des pelles et des pioches!!.
Nous finissons par arriver à Mulbek. Nous pouvons faire des photos mais sans flash. Le bouddha du futur!
Mais le plus surprenant c'est quand notre chauffeur s'arrête devant ce rocher et nous dit que le Bouddha est sculpté à l'intérieur.
C'est fou non? | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:49 · Modifié le 28 août 2018 à 13:41 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 10 de 414 · Page 1 de 21 · 11 346 affichages · Partager fin jour 5 et début jour 6
L'une des raisons qui font que je n'avais jamais voulu aller en Inde avant, tenait au côté ultra épicé de sa nourriture. Du coup, je m'étais renseignée auprès de Djullé 84 sur la nourriture au Ladakh. Et il m'avait assuré qu'elle n'était pas épicée. Mais ça c'était avant le film "les 3 idiots". Depuis, le touriste indien est devenu roi, et les épices quasi systématiques. Or Jf et moi faisons partis des rares martiniquais qui ne mangent pas du tout épicé: pas de piment fort, pas de poivre!! Je n'utilise que le piment végétarien qui parfume sans bruler!
Il va sans dire que chaque fois que nous arrivions au moment du repas, une de nos inquiétudes légitime en commandant était "is it spicy?".
Au Mantra cottage, nous n'avons eu aucun problème, peut-être parce qu'ils servent de la vraie nourriture ladakhie? Les mok mok que j'ai mangés la-bas étaient parfaits. Le seul truc c'est qu'ils ne servaient que du non veg. (pas de viandes, par contre j'avais droit à une omelette le matin faite avec 1 œuf!!!!  )
Mais au lamayuru hotel, ce sont des ladakhis qui font de la nourriture indienne: donc végétarienne pour ne pas changer, mais surtout ultra épicée. Quand j'avais lu le carnet de Marien, et qu'il parlait de "nourriture délicieusement épicée" à Padum, je m'étais dit qu'il fallait que je note le nom du resto pour ne surtout pas y aller!!! 
Le premier soir au restaurant du moonland hotel a été très douloureux: j'ai fait le malheur de faire confiance à un serveur qui m'assurait que le plat commandé était très peu épicé. Mal m'en a pris, et le pauvre a été très ennuyé de me voir chercher désespérément à recracher la nourriture que je venais d'ingurgiter, puis de boire une tonne d'eau pour éteindre le feu intérieur. Du coup, Jf a dû leur expliquer qu'on voulait du non spicy total.... et ça a été impossible à obtenir. Quand ils nous assuraient que cela ne l'était pas, pour nous c'était épicé de façon supportable. Bref, le non épicé, c'est pas leur tasse de thé!!!
Donc évidemment, problèmes intestinaux le soir, nombreux passages aux toilette et du coup le matin le petit déj est passé à la trappe. On leur a bien fait comprendre que c'était à cause de leur nourriture. J'avais emmené un stock important de médicament anti-diarrhée (1 boite de smecta et 2 boites de tiorfanor). Sur l'ensemble du voyage, nous avons pratiquement vidé le stock. Les pauvres étaient désolés et du coup le lendemain soir, ils ont vraiment essayé de faire du non spicy. Mais bon.... Du coup, quand je leur ai demandé de me réserver un hôtel à Kargil pour le lendemain, ils m'ont demandé lequel je voulais et je leur ai transmis les coordonnées du seul que je connaissais et que j'avais réservé avec expédia: le highland mountain and spa. Je pense qu'ils ont aussi insisté sur notre intolérance à la nourriture spicy, car la-bas, on ne nous a jamais proposé la nourriture du buffet prévue pour tous les autres clients!!!!
Fin du jour 5 de Mulbek à Kargil
Je précise que la région de Kargil est à majorité musulmane.
Avant Mulbek, les hébergements des travailleurs sur les chantiers.
Les environs de Mulbek
Pour ceux qui veulent des renseignements en anglais sur le Bouddha Maitraya, ces panneaux sont placés à côté du rocher qui contient la statue.
Un camion tata qui passait à côté somptueusement décoré.
Il me semble que c'est un stade de cricket? On se rapproche de Kargil.
On surplombe les débuts de Kargil..
Un peu de rouge pour continuer les couleurs
Le highland mountain hotel and Spa où nous avons dormi à chacun de nos passages à Kargil. le patron parle couramment anglais et a été notre 2ème intermédiaire génial pour nous aider dans notre organisation de voyage. C'est lui qui nous trouve un chauffeur qui parle anglais et qui conduit une Xylo.
En fait, le propriétaire de la guesthouse Tharpalling nous avait trouvé un chauffeur ami à lui pour nous conduire en 2 jours à Padum. Seulement, lorsqu'il est arrivé, il ne parlait pas anglais et ne me comprenait pas!! Du coup, j'ai refusé de faire le voyage avec lui même s'il m'assurait de me proposer un bon prix: 14000 roupies pour le trajet Kargil / Padum en 2 jours avec nuit à Rangdum.
J'ai donc demandé au gérant de l'hôtel qui m'a trouvé un chauffeur qui se débrouillait en anglais. Les premiers contacts avec ce chauffeur ont été plutôt mauvais. Il est venu avec ses copains qui ne parlaient pas un mot d'anglais, ils m'ont fait voir le véhicule, une xylo, ce que j'avais exigé, puis m'ont donné le prix 16000 roupies. Et là, j'ai mis les points sur les i car je comprenais au travers de leur air complice que celui qui parlait anglais était venu pour placer un de ses copains. J'acceptais le prix de 16000 roupies à condition que j'ai comme chauffeur celui qui parlait anglais et seulement celui-là, car on m'avait déjà fait une excellente proposition à 14000 que j'avais refusée car le chauffeur ne parlait pas anglais. Et je me suis tournée vers celui que le gérant de l'hôtel m'avait appelé, en lui disant que j'en parlerais au gérant de l'hôtel si je n'avais pas ce que je voulais. Ils ont arrêté de rigoler. Et c'est celui qui parlait anglais que nous avons eu le lendemain pour 2 jours de voyage!!!
Jour 6 de Kargil à Rangdum
Nous entamons notre route vers le Zanskar, qui débute par une traversée de la Suru valley. Fini, les régions désertiques, c'est le grenier du Ladakh. Tout est verdoyant.
Ce sont surtout les femmes qui travaillent dans les champs. Notre chauffeur nous servira d'interprète pour la demande de photos.
L'eau courante n'est pas pour le village de Sankoo. Le lavage des tapis et vêtements se fait dans la rivière, au niveau du gué. Hélas, c'est aussi là que passent les voitures, et j'aurai beau rouspéter, notre chauffeur me répondra qu'il ne peut pas passer ailleurs que sur les tapis placés par terre.
Puis nous empruntons une succession de ponts tous dans un état plus que douteux. Je suis sortie de la voiture pour être certaine que je comprenais bien ce qui était marqué sur le panneau: "le pont n'est pas garanti pour le traffic de véhicules, même pour les véhicules légers". J'ai halluciné!!! On va passer sur ça, ai-je dit au chauffeur? Oui, il n'y a pas d'autres routes pour le zanskar a-t-il répondu!! j'ai soupiré!! Inch Allah!! ai-je pensé!! Notre chauffeur est musulman. SI JAMAIS IL ARRIVE UN PROBLÈME, ON AURA ÉTÉ AVERTI!! 
Puis nous arrivons au village de Parkachik. Quel changement par rapport à ces derniers jours!! Du vert à perte de vue et aussi beaucoup d'humidité dans l'air. Hum.... j'aime ça!!!
Notre chauffeur nous arrête en face de ce qui était avant un point de vue sur le glacier nun kun. Mais aujourd'hui il ne reste de visible que les 2 gargottes qui servent le minimum comme nourriture:
rice and dale and chapati.
Je n'ai pas pris de riz car je n'aime pas ça, et j'ai mangé mes chapati dans mon bol de lentilles. Mais je ne l'ai pas fini. J'ai vu en partant, le gérant du bouiboui remettre le reste des lentilles dans le récipient dans lequel il nous avait servi. J'ai eu un léger haut le cœur quand j'ai imaginé que ce que nous avions mangé avait peut-être aussi été déjà servi à quelqu'un d'autre!!!
Puis on découvre ce qu'il reste du glacier.
Et on effectue des traversées de gués folkloriques.
On dépasse des troupeaux paisiblement gardés par leurs bergers tranquillement allongés.
Tu vois Marien, les beaux paysages enneigés que tu montres sur tes photos moi, je ne les ai pas vus!!!
Par contre les marmottes ont fait notre bonheur.
| | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:49 · Modifié le 26 oct. 2018 à 1:09 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 11 de 414 · Page 1 de 21 · 11 345 affichages · Partager jour 6 suite et fin (arrivée à Rangdum)
Un peu avant Parkachik, la route goudronnée est devenue de la piste, voire très mauvaise piste et nous sommes secoués comme des milkshakes!! Et figurez-vous que moi qui en général n'aime pas mettre les ceintures de sécurité, pour une fois j'aurais bien aimé en mettre afin de ne pas avoir à m'accrocher à la poignée au dessus de ma tête.  Mais hélas, j'ai beau chercher, les ceintures ornent joliment les côtés du véhicules, mais les boucles qui permettraient de s'attacher, sont inexistantes.
Notre chauffeur avec qui les contacts avaient mal commencé, s'est finalement révélé être un bon compagnon, qui n'hésite pas à s'arrêter chaque fois que dans son rétroviseur il voit que nous essayons de faire une photo.
Ainsi, nous pouvons tranquillement immortaliser ces chevaux sauvages qui galopent,
même celui là qui est à la traîne... On les voit dans un sens à un moment
puis un autre groupe dans l'autre sens un peu plus loin.
Nous entendons aussi pleins de petits cris aigus qui se répondent en écho: les marmottes sont tout autour de nous et c'est un vrai bonheur de les écouter.
L'une d'elle se rapproche du véhicule arrêté: elle est à côté de moi et prend la pose.
Une autre au loin, est du côté de Jf. Toujours arrêté, notre chauffeur attend que Jf ait finit ses photos pour redémarrer. J'ai au moins une dizaine de poses de marmottes différentes.
Les gués se multiplient et notre chauffeur les passe le plus sereinement du monde, lentement mais surement.
C'est quand même flippant, quand on voit le débit de l'eau et qu'on se rend compte qu'à quelques centimètres près on était dans le fossé!!!
Les heures s'égrènent et nous nous rapprochons de notre destination pour la nuit.
Les montagnes se reflètent dans les marécages que nous longeons maintenant.
Nous prenons le temps de nous arrêter pour photographier ce qu'il reste des glaciers. J'ai bien dû rester une dizaine de minutes entrain de contempler les environs, et surtout d'apprécier notre solitude, aucun klaxon autour de nous... c'est tellement reposant. 
Nous découvrons notre premier yak... ou première drimo? Va savoir, je ne suis pas allée vérifier!!!
Notre chauffeur sera vraiment charmant et il fera des détours pour que nous puissions faire des photos en étant assez près de ces animaux.
Puis nous arrivons au village qui est juste avant le gonpa de Rangdum.
Djullé m'avait parlé d'une guest house toute neuve qui s'y trouvait. J'avais trouvé sur internet qu'elle s'appelait la himalay 4010 mtr, restaurant and guesthouse, on est à 4010 m d'altitude apparement. Il me suggérait d'y aller plutôt que le nun kun deluxe camp que j'avais trouvé, qui est situé à côté du gonpa de Rangdum. Je n'avais rien réservé et je ne sais pas si on peut réserver par mail. Ils ont un numéro de téléphone.
Notre chauffeur prend nos passeports pour le check post, nous l'attendons dans la voiture, puis il nous les ramène. Nous descendons tester les chambres.
Nous nous arrêtons là, mais j'ai quand même précisé à notre chauffeur que je veux d'abord voir les chambres avant de décider si nous restons ou pas. Nous traversons une salle avec des bancs et des tables qui semble être le restaurant, des chaises en plastique complètent l'attirail. Des enfants sont entrain de jouer, et des indiens s'affairent sans s'occuper de notre présence. A peine un hochement de tête. Quelle différence avec l'accueil chaleureux que nous avons eu au mantra cottage, ou high mountain hotel and spa, ou des gens étaient venus à notre rencontre avec le sourire, même s'ils ne parlaient pas l'anglais. Nous avions droit à un hello, ou un djullé... Là.... quedal!!
Notre chauffeur interpelle l'un d'eux, ils échangent dans une langue dont je ne sais si c'est du ladakhi ou de l'hindi. En tout cas, il est manifeste de plus en plus que l'anglais est une langue étrangère au Ladakh. J'imagine la catastrophe que ça aurait été si j'avais accepté ce chauffeur qui ne parlait pas anglais!!!
Nous empruntons des escaliers qui débouchent sur un couloir dans la pénombre. L'indien nous emmène au bout du couloir et ouvre une porte nous disant que c'est la meilleure chambre.
Comme dans tous les hébergements que nous avons eu, il y a un drap sur le lit, mais pas de drap pour se recouvrir. Les seuls trucs que vous pouvez utiliser sont les épaisses laines rouges qui se trouvent sur le lit. Et j'imagine que ces laines ne sont pas lavées à chaque changement de client!!!!  Je mesure l'épaisseur du soi disant matelas, pas plus de 7 cm, et je m'assois sur le lit: aourch!!! Qu'est ce que c'est dur!!!!! C'est comme si c'était une planche!!! Je demande s'ils ont des matelas moins durs ou plus épais? Non! Des couettes pour placer dessus et diminuer la dureté? Non!! Nous faisons un tour dans la salle de bain, qui se résume à un lavabo et un wc occidental. 2 seaux avec robinets séparés complètent l'équipement. Le tout pour 2500 roupies, dîner et petit déjeûner compris pour nous 2.
Du coup, Jf et moi décidons d'aller quand même tenter le coup au deluxe camp. Le mot "deluxe"..... parfois, on a des illusions!!! Le gonpa est un peu plus d'une dizaine de kilomètres. Le chauffeur nous dit que par rapport à l'essence, il vaudrait mieux ne pas avoir à revenir, étant donné qu'il n'y a pas de station dans le coin. Je lui dit ok..... "deluxe camp"..., ça sonne vraiment bien..... j'y crois vraiment!!! Pour arriver au gonpa, notre chauffeur semble vouloir aller plus vite et coupe à travers le lit de la rivière. Ça vous est déjà arrivé de vouloir prendre un raccourci, et puis il se révèle prendre plus de temps que le chemin initial?
Et bien, c'est le cas!!! Le débit de la rivière ou du fleuve est très important, l'eau n'occupe pas tout le lit mais des parties parfois très conséquentes. Ce qui fait que notre chauffeur est obligé de jongler et chercher à chaque fois le passage le moins fort, le moins impétueux, et le meilleur angle d'attaque. En tout cas, mon taux d'adrénaline atteint parfois des pics importants et l'une des fois, j'insiste vraiment pour qu'il fasse demi tour tant le cours d'eau à traverser est haut. Il m'assure qu'il peut le faire. Jf me dit de le laisser faire: il a l'habitude. Alors je cède.
Nous avons passer avec succès tous les bras du fleuve. Et juste au pied du gonpa, sont installées les tentes du deluxe nun kun camp. Avant d'entrer, nouveau check post: encore les passeports!!!!  Punaise, entre le village et le gonpa, 2 checkposts!!! pffffffffff!! Le chauffeur rigole!! Cette fois ci, il nous demande notre profession. pfffffff! Nous répondons en travaillant notre zénitude. Puis nous continuons pour nous arrêter quelques mètres plus loin, près de la réception du camp.
L'accueil est glacial. J'ai vraiment l'impression que nous dérangeons les indiens qui sont à l'entrée. Encore une fois, notre chauffeur sert d'interprète car les autres ne parlent pas anglais. Ils nous demandent de les suivre et nous montrent les tentes. La chambre qu'ils nous proposent ressemble à ça.
Ça ne se voit peut-être pas, mais le sol n'est pas plat et les lits sont penchés tête la première. Ensuite l'odeur qui émane de la tente est........ comment dire...... bref!!! Quant à la dureté des matelas, la seule différence tient au fait que les laines sont sur le matelas ce qui le rembourre un peu, mais c'est tout. En plus, comme le sol n'est pas plat, les lits bougent...en fonction de votre position.... 
Nous découvrons aussi que les toilettes communes très sales, sont très éloignées de la tente, que les autres tentes sont très rapprochées, qu'il y aura des clients indiens qui vont arriver plus tard et qui ont déjà réservé......
Le prix est de 3000 roupies dîner et petit déj compris. Bref, malgré le fait que j'avais déjà donné mon accord de principe, et malgré le fait que les indiens de service avaient déjà transporté nos valises dans la tente mettant en évidence sa petitesse, je me retourne vers JF, prend mon sac, et décide que je ne vais pas rester dormir là. C'est impossible. Je retourne voir le chauffeur qui est entrain de prendre la blague et lui annonce ma décision. Il réussit à faire comme si tout allait bien et me demande où je veux aller. - On retourne à la guest house, lui dis-je. - On retourne à la guest house... me répond il. Il parle aux employés et leur demande d'aller chercher nos valises. Un moment après, nos porteurs arrivent avec les valises suivi de JF qui en a déduit que c'était réglé!! Je donnerai un dédommagement aux porteurs et au manageur.
Nous retournons à la guest house himalaya. L'un des employés fait monter nos valises. Le pauvre!!! Dans cet escalier étroit, c'est vraiment une galère!!! Le soir le dîner sera aussi triste que notre accueil: rice and dale + chapati. Pas de choix possible.??? Je n'aime pas le riz, je peux avoir une omelette? On me servira un œuf sur le plat, j'ai bien dit : un œuf!!!!
La vaisselle dans laquelle notre repas sera servi est d'une propreté très douteuse, d'ailleurs JF trouve un grain de riz déjà collé sur sa fourchette. Notre chauffeur a disparu. Par contre une famille indienne de Bombay est attablée à côté de nous et ils dialoguent ensemble de bonne humeur, eux sont sympathiques. L'une des dames nous demandent d'où nous venons, de Martinique, French West Indies, je réponds. Ah, cricket.... Vous connaissez....
Ça n'a jamais raté: tous les indiens sympathiques avec qui nous avons discuté et parlé des west indies connaissaient à cause du ou grâce au cricket!!
Puis elle me demande si la raison de mon voyage en Inde est la recherche de mes racines indiennes???  JF n'arrête pas de me taquiner depuis ça!!!!! Le pire est qu'en Martinique il y a énormément d'indiens, descendants de ceux du sud de l' Inde qui ont été transportés chez nous par les békés quand les esclaves noirs n'ont plus voulu travailler dans les plantations. Notre tenue traditionnelle est faite de tissu madras!!
Notre nuit sera très longue. Jf aura des problèmes de sensation d'étouffement chaque fois qu'il entrera en sommeil. Finalement, il passera sa nuit assis sur une chaise à attendre le matin. Moi, je prendrai un somnifère en espérant que demain, à l'hôtel Rigyal à Padum, ce serait mieux. Je dormirai à peine 4 heures. Au retour, c'est certain, nous ferons le trajet en 1 seul jour!!!! | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:49 · Modifié le 29 août 2018 à 23:28 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 12 de 414 · Page 1 de 21 · 11 344 affichages · Partager jour 7 départ de Rangdum, en chemin vers Padum
En quittant le village avant le gonpa, évidement nous passons au checkpost du village, et bien entendu au checkpost du gonpa... Je précise que lorsque nous avons décidé de ne pas rester au nun kun deluxe camp, au moins les militaires, nous voyant repartir si peu de temps après notre arrivée, ont accepté l'explication de notre chauffeur et n'ont pas de nouveau exigé nos passeports!
En route nous passons près de yaks que nous ne perturbons pas.
De nombreuses fleurs égayent notre passage.
La piste secoue toujours autant, et c'est en tressautant que nous admirons les paysages.
Nous passons aux abords d'habitations isolées. Des nomades?
Puis nous nous rapprochons d'un glacier
Les décors sont splendides. Dire que cette route que nous empruntons est complètement impraticable l'hiver à cause des chutes de neige abondantes. C'est fou!!
Un panneau et des lungtas nous annoncent que nous pénétrons la vallée du Zanskar.
Nous nous arrêtons évidement pour immortaliser notre passage au col du penzila. Concernant l'orthographe, il y a de multiples versions. Djullé pourrait vous expliquer.
De jeunes yaks tout mi mi imperturbables à notre présence.
Quelques nuages entourent les plus hauts sommets.
Neige éternelle ou glacier? mystère!
là par contre, c'est le drang drung glacier
Un groupe de français voyagent avec un moine, ils se rendent à Sani pour voir le Dalaï Lama qui comme pendant tout notre voyage nous a précédé. C'était un peu notre éclaireur!!  ...... Je blague, hein!!!!
Voici les planches que j'ai photographiées en passant sur un des nombreux ponts..... je trouve que je suis née sous une bonne étoile.. Dire qu'il y a un pont qui s'est écroulé en Italie!!!
Ce qui est marqué comme panneau avant le pont: Notice: weak bridge! Non c'est vrai????? Il est fragile ce pont, on ne s'en douterait pas!!! One vehicule at a time. Bah tient donc!!! Load more than 7 ton restricted!! Ah oui, ça tient avec un véhicule jusqu'à 7 tonnes!!! eh ben!! PWD Division Zanskar: comme ça, si jamais le pont s'écroule, y a personne de responsable.... C'est pratique!!!!
Vous pouvez apprécier, comme moi, après notre passage l'état génial du pont!! Le nouveau est à côté en construction.... P'tet que l'année prochaine il sera fini!!!! 
Encore une habitation isolée au milieu de nulle part
Nous traversons des villages désertés par leurs habitants: ils sont tous partis voir le Dalaï Lama!! pffff!!!
Une vallée verdoyante entourée de montagnes nous conduit vers Padum par un jour de forte affluence tous les gens du coin sont là pour le haut dignitaire du bouddhisme.. Nous passerons même à un check post où notre chauffeur ne trouvera personne. Le policier aussi est parti voir notre éclaireur!! 
Ainsi l'arrivée des martiniquais se fera-t-elle dans la plus grande discrétion!!!  | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:50 · Modifié le 1 sep. 2018 à 5:54 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 13 de 414 · Page 1 de 21 · 11 343 affichages · Partager Fin du jour 7, jour 8.
Sur la piste qui mène à Padum, nous croisons des véhicules surchargés de villageois qui rentrent après leur journée avec le Dalaï Lama. Il n'y a pas que les bus pour lesquels les gens voyagent sur le toit!!
Notre arrivée à Padum se fait dans une rue ultra embouteillée, encore plus poussiéreuse qu'à Leh, et notre chauffeur klaxonne pratiquement tout le temps pour que les gens ou les autres véhicules se poussent. De nombreuses personnes portant des masques pour se protéger de la poussière y compris les moines!!
Il finit par trouver l'hôtel rigyal. C'est le seul hébergement qui était proposé sur booking à Padum. J'aurais du me douter que pour 1600 roupies par jour, on avait forcément un hébergement basique!!!
Le chauffeur débarque nos valises après avoir klaxonné pour avertir le gérant et propriétaire de l'hôtel qui est en fait une guesthouse assez basique, nous le découvrirons après. Je verse les 16 000 roupies au chauffeur plus un pourboire qu'il apprécie et nous lui disons adieu. Le propriétaire est stupéfait de voir Jf, dont le gabarit n'est vraiment pas commun au Ladakh. Il se charge de nos valises et nous pénétrons avec nos sacs de voyages dans le bâtiment principal qui est en hauteur par rapport à Padum, ce qui permet d'avoir une vue sympa.
Nous découvrons la chambre toute simple. Je n'ai pas pensé à en faire des photos à notre arrivée. Voilà à quoi ressemble les toilettes et la douche à côté.
La cuisine se trouve sur le côté. Voici une photo prise de ma chambre avec la cuisine sur la droite. La porte ouverte c'est la cuisine et la porte fermée permet d'accéder à l'endroit où nous allons manger, une sorte de mini cantine!! 
Le lit est aussi dur que celui de la guesthouse himalaya 4010. Nous sommes censés passer plusieurs nuits à Padum. La déception est terrible. Je demande au propriétaire s'il a des matelas plus épais et moins durs. Il me répond que non. Puis il redescend. Jf et moi sommes catastrophés!!! Que faire? Repartir dès le lendemain sans avoir rien visité et se taper tout ce long trajet vers Kargil? C'est ce que Jf voudrait, mais je ne peux m'y résoudre. Il y a des choses que je voudrais visiter. Mais je sens qu'une partie de mon programme est entrain de tomber à l'eau. Le gonpa de Phuktal ne fera plus partie des sites visités. Dire que Djullé 84 avait tellement insisté pour que j'y aille. Mais je ne peux me résoudre à ne pas aller à karsha et à Stongde monastery. Je laisse la chambre, et vais m'asseoir sur les marches du perron. J'ai le moral à zéro, les larmes coulent.
Le propriétaire de la guesthouse me voit ainsi et vient s'asseoir près de moi en me demandant si ça va. Je lui dit que non, que les matelas sont vraiment trop durs. Quand je lui explique que nous ne pouvons pas dormir sur ça, il me dit qu'il a des sur-matelas qu'il a achetés à Srinagar et qu'il peut me les mettre. J'accepte sa proposition.
Quelle différence avec la veille!!!! Au moins, nous sommes accueillis, même s'il n'a pas beaucoup de moyens, cet homme est la bonté incarnée, et il fera tout pour essayer de nous aider. Rien à voir avec les personnages austères que nous avons rencontrés à Rangdum.
Un moment plus tard, alors que nous sommes descendus prendre des photos des environs, sans vraiment savoir ce que nous allons faire par la suite, une ladakhie arrive et entame une discussion très vite limitée avec nous car elle ne parle pas anglais. Mais voyant nos appareils photos, elle se met à côté de moi et dit à Jf photos. La voici: son sourire et sa gentillesse me seront d'un grand réconfort.
Des petites choses, comme un sourire, un mot aimable, une attention font du bien quand on n'a pas le moral. C'est l'un des rares moments où nous avons perdu notre sens de l'humour!! 
Le proprétaire revient puis va vers notre chambre, enlève les draps, place les surmatelas, remet les draps. C'est un peu moins dur. Va falloir faire avec. Jf et moi décidons d'attendre le lendemain pour prendre une décision quant à notre séjour à Padum. Pour le moment, tous les 2, nous sommes crevés, nous acceptons la proposition du propriétaire de dîner sur place. Un repas ladakhi: c'est ce que je lui avais demandé.
Nous avons une soupe en entrée avec une espèce de galette un peu épicée.
Des moks moks, du concombre de la laitue, de la tomate, et des pommes de terre au curry viennent compléter ce repas végétarien.
Le lendemain, jour 8, sera un jour où nous ne ferons rien de bien important pour cause de séjours ultra prolongés dans la nuit aux toilettes à tours de rôle. Les médicament anti diarhéiques sont utilisés à plein!!! Nous refuserons le petit déj et nous contenterons des biscuits que nous avons achetés dans les échoppes pendant le trajet. Ces biscuits nous sauverons la mise plusieurs fois. Nous profitons aussi des abricots séchés que nous avons achetés. De toute façon, depuis le début du séjour, notre appétit a considérablement diminué. Nous ne mangeons plus par plaisir mais juste parce qu'il le faut. Le repas la veille était correct. Sans plus.
En fin de matinée, le propriétaire me dit que le Dalaï Lama est là et que nous pouvons aller le voir si nous voulons. Aucun de nous n'a envie de sortir dans les rue chargées et poussiéreuses. Malgré la présence du Dalaï Lama il y en a qui continue de travailler à la construction d'une maison. Cet homme porte les briques sur son dos.
Puis nous voyons arriver sa fille en tenue traditionnelle somptueuse ainsi qu'une dame plus agée.
Du coup, nous décidons d'aller faire un tour dans la rue principale pour voir les tenues des gens puisqu'ils se sont mis sur leur 31. En descendant, de nombreuses personnes nous regardent avec un air ahuri.
Une ladakhie viendra même faire un calin à JF en lui tapotant le ventre, en faisant le signe qu'il était imposant!! 
Nous nous installons à la croisée et je photographie les gens qui passent.
Pendant que nous faisons des photos d'eux, les locaux découvrent avec stupeur les 2 étrangers plantés au milieu de la rue!! C'est un échange de bons procédés!!
Les tenues sont vraiment très belles.
Les chapeaux aussi sont originaux.
poussière, poussière..... masque!!
Puis au bout d'un moment, ayant fait le plein de photos, nous rentrons et nous passerons le reste de la journée dans la chambre. Quelques photos des environs faites depuis notre chambre.
Au soleil couchant
Un gonpa au loin, je crois que c'est pipiting.
Le soit nous dînerons à la guesthouse rigyal d'un plat local toujours avec concombres du jardin. Les médicament anti diarrhéiques seront toujours très utilisés.
| | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:50 · Modifié le 1 sep. 2018 à 5:04 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 14 de 414 · Page 1 de 21 · 11 342 affichages · Partager Jour 9: visite de Zangla palace et de Stongde monastery.
Cette fois-ci j'ai inséré des liens vers le site de Jean Louis pour que vous ayez des infos plus fiables!!!! 
Finalement, Jf a trouvé une position pour pouvoir dormir un minimum. Et moi avec un somnifère, j'arrive à dormir quelques heures. Nous avons donc décidé de rester 3 nuits, un jour pour essayer de récupérer, et le jour suivant pour aller visiter quelques gonpas.
Le jour 9, notre hôte nous a trouvé un taxi, une scorpio rouge qui nous fera faire un tour pour aller voir zangla palace et stongde monastery. Nous partons de Padum vers 10h heures. Nous dépassons encore des ponts qui ont l'âge de la retraite, et découvrons un village ultra poussiéreux. De nombreux habitants portent des masques.
Les travaux sont omni présents, et des engins sont visible au loin. La piste est en travaux, ils sont entrain de la goudronner.
Puis on s'éloigne et les paysages deviennent grandioses.
Nous roulons en direction de zangla palace.
De nombreux ouvriers, les forçats de la route (il me semble qu'il y a eu une émission dans laquelle on les avait appelés comme ça), sont en pleine effervescence aux abords de la piste. Nous leur faisons coucou en passant et ils nous répondent avec le sourire....
Notre scorpio rouge devant une guest house près de laquelle notre chauffeur a voulu nous emmener déjeûner. Mais la propriétaire était partie pour voir le Dalaï Lama.
Manifestement la fille de la proprio était la copine de notre chauffeur, et nous avons dû patienté le temps que les 2 tourtereaux roucoulent!! Je n'aime vraiment pas dépendre d'un chauffeur de taxi!! 
Puis nous nous dirigeons vers le palais de Zangla, qui est perché en hauteur. Il se fond dans le paysage.
Lorsque le chauffeur essaie de se rapprocher, un homme lui fait comprendre que ce n'est pas possible, le parking est bloqué. De nombreux véhicules sont alignés et cela nous fait une longue côte à grimper. Notre chauffeur gare la voiture et nous informe qu'il nous attend, il en profite pour aller rencontrer les autres chauffeurs un peu plus haut.
Nous restons près du véhicule, faisons des photos du palais de loin, des gros plans,
des environs, qui sont splendides
Puis nous appelons notre chauffeur pour lui dire que nous repartons. Aussi bien JF que moi, sentons les prémisses d'un besoin d'aller aux toilettes. De plus, il fait vraiment très chaud, et après la nuit mouvementée que nous avons eue, aucune envie de grimper sous le soleil qui brûle. De nombreuses passagères des bus qui les ont emmenées sont assises par terre en attendant leurs autres co-voyageurs, avec des tissus sur la tête et semblent vraiment souffrir de la chaleur. L'une d'elle ravitaille le groupe en eau.
Nous reprenons la piste en direction de stongde monastery. C'est l'heure du déjeuner pour les ouvriers, ils vont tous en groupe vers le lieu de ravitaillement.
Au loin, on voit les tentes dans lesquelles ils vivent pendant tout le temps où ils travaillent sur les chantiers. Les paysages sont beaux mais complètement hostiles pour l'homme et les conditions de vie pour ces travailleurs sont extrêmement pénibles!
Nous nous rapprochons de notre destination.
Le voilà évidement sur une élévation qui permet d'avoir une jolie vue des environs. Evidement, il faut grimper toute une série de marches, longer tout le monastère pour finalement trouver porte close.
Je redescend, vois des ouvriers qui travaillent à la construction de parties du monastère, ils m'adressent la parole mais évidement je ne comprends rien. Puis je croise un moine qui arrive. Il me parle, je lui demande s'il parle anglais et il me répond par un borborygme auquel je ne comprends rien. Puis Jf qui était en arrière croise le même moine, et m'appelle pour me dire que le moine va nous ouvrir les portes du monastère. Tiens? Jf parle le borborygme maintenant?  L'intérieur ressemble beaucoup à ceux des autres monastères déjà visités, avec les percussions et les statues, le coin où les moines prient.
Des statuettes avec de nombreux bras placées à côté des offrandes des croyants
Des masques aux visages effrayants sont accrochés un peu partout.
Bien à l'écart du monastère, se trouvent les toilettes ladakhies que j'irai visiter avant notre visite car l'urgence ne permettait plus d'attendre notre retour à l'hôtel. J'ai fait une photo du trou avant mon passage et aussi après. Vu que j'avais mon appareil avec moi, hé, c'est pas tous les jours que j'ai l'occasion de redécorer des toilettes ladakhies en vert!!!! 
Mais, par égard pour vous, je vous mets seulement la vue du décor qui les entoure et je vous laisse imaginer le reste. 
Quand nous revenons à notre voiture, le chauffeur a ouvert le capot. Depuis le début du trajet, il a perdu un rétroviseur qui est tombé pendant qu'il roulait, un accoudoir qui s'est effondré sour les tressaillement de la piste. C'est vous dire l'état du véhicule!!! Nous lui demandons si nous pouvons repartir, et il nous dit que le moteur a trop chauffé pendant la montée au parking du monastère. Nous nous voyons déjà condamnés à attendre que quelqu'un vienne nous chercher, puis contre toute attente, il rebaisse le capot et démarre. Nous prenons la route pour rentrer! Ouf!!! Il va sans dire que vu la peur que nous avons eue, nous ne voulons plus qu'une chose c'est rentrer à la guest house. Pas question de continuer les visites.
Sur le chemin du retour, des bergers accompagnent leur troupeau en portant les plus jeunes sur leurs épaules. Ils nous demandent à manger (enfin à notre chauffeur qui nous traduit). Nous leur donnerons 2 paquets de biscuits. Faut toujours avoir des biscuits avec soi, c'est toujours utile!! Nous leur donnerons aussi une bouteille d'eau.
En revenant au village, nous ferons notre chauffeur s'arrêter à une échoppe et nous renouvellerons les stocks.
Juste avant de rentrer à Padum, de l'autre côté du fleuve, de trouve le monastère de Karsha que nous ne visiterons pas non plus vu l'état de décomposition avancée de la scorpio rouge. Au moins, nous l'aurons vu de loin. Snif!!! 
Juste avant de rentrer nous voyons le chauffeur qui nous a emmené à Padum, contrairement à ce qu'il m'avait dit, il n'est pas reparti tout de suite, nous lui demandons s'il peut nous ramener le lendemain, mais hélas il part en fin d'après midi et fait le trajet en 2 jours. Heureusement, à ses côtés se trouve un de ses copains qui nous propose 12000 roupies pour faire le trajet en 1 jour. Il propose un départ à 5h du matin. Nous répondons pas avant 7h du matin. Nous lui demandons de venir avec son véhicule que nous soyons certains qu'il s'agisse d'une xylo. Il accepte.
Nous rentrerons à la guesthouse en fin d'après midi lessivés. Peu de temps après, le copain arrive avec son xylo, et nous nous entendons pour un départ à 7h30!!
Nous dînerons sur place pour la dernière fois. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:50 · Modifié le 26 oct. 2018 à 1:23 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 15 de 414 · Page 1 de 21 · 11 341 affichages · Partager jour 10 retour vers Kargil;
Je retiendrai du Rigyal hôtel, que même si c'est une guesthouse modeste, le propriétaire est un homme en or, qui le soir du dîner, est allé nous chercher du coca cola à la boutique car nous lui en avions demandé et il n'en avait pas. Je garderai en mémoire, cet homme qui s'est assis à côté de moi avec sollicitude et compassion. Bref, sa gentillesse a largement compensé le manque de moyen. Ça m'a fait penser à un hébergement rustique que nous avions eu à Antofalla, dans la puna argentine!! Dans les 2 cas, nous avons été confrontés aux mêmes manques de moyens, mais à la même volonté d'aider et d'améliorer la situation. Et ça, j'avoue que ça me touche beaucoup.
Nous quittons donc Padum avec notre nouveau chauffeur, qui doit faire en un jour le trajet que nous avons initialement fait en 2 jours. Inutile de dire qu'il roulera 2 fois plus vite, qu'il y aura très peu d'arrêts et que pendant tout le trajet je me chanterai "shake, shake, shake my body, shake shake shake!!!!" 
Nous revoyons nos montagnes
Nous sommes ralentis par des troupeaux de moutons qui avancent tranquillement malgré les coups de klaxon du chauffeur
Nous nous arrêtons de nouveau à l'un des boui bouis près du disparu nun kun glacier, puis nous repassons par Parkachik et ses plantations récoltées qui ressemblent à des pistes d'atterrissage d'OVNI
Nous dépassons comme à l'allée nos femmes batées.
Nous sommes maintenant en région musulmane, à l'heure de sortie des classes.
Nous dépassons un curieux chargement d'un pick up chargé à ras bord d'herbes, avec des petites filles assises sur les herbes. Je ne suis pas certaines qu'elles étaient attachées!!!
Nous nous rapprochons de Kargil (photo prise le surlendemain)
Nous arrivons au high mountain hotel and Spa sans aucune réservation et sans avoir prévenu. Le patron qui prend toujours l'apéro avec ses amis à cette heure nous voit débarquer du taxi. - Bonjour mes amis, comment allez vous? - Bonjour, ça va, mais nous n'avons pas de réservations!! dis je piteusement. - Mais vous êtes ici chez vous. Il appelle ses employés pour prendre nos bagages, donne un ordre pour la chambre et nous invite à prendre le thé avec lui.
Voilà ce que j'appelle "être accueillie"!!!! Nous discuterons pendant un moment, puis nous nous rendrons à notre chambre. Cette fois ci, j'ai pensé à faire une photo de la technologie ultra moderne du WC. Il y a toujours le robinet de la douchette à côté mais l'embout du robinet se trouve directement dans le Wc et vient arroser directement votre anus!!!
En gros plan pour que vous puissiez apprécier!!!
C'est quand même beau la technologie!!! Evidement il y a toujours les seaux..dans la douche!!
jour 11 séjour farnient à Kargil au high moutain hotel and SPA pas de photos,
jour 12 retour vers Leh. vers 10h après le petit déj, nous faisons nos adieux au personnel du high mountain and spa.
Nous avons un nouveau chauffeur qui demande 7000 roupies pour le trajet Kargil Leh en xylo. OK
Nous dépassons encore des scolaires
Surplombons une dernière fois kargil
Nous reprenons la route 1 que nous connaissons déjà.
dépassons Mulbeck et sa statue de bouddha déjà vue, retrouvons nos tableaux en teintes de marron
traversons Lamayuru
Nous traversons de nouveau des décors sublimes.
Nous retrouvons nos panneaux rigolos qui incitent à la prudence
Nous arrivons en milieu d'après midi au Mantra cottage. Nous sommes accueillis à bras ouverts par Les employés puis par Karma, et nous sommes heureux de retrouver notre autre chez nous. J'explique à karma que j'ai modifié mon séjour et que j'ai avancé la date de mon départ. Du coup je tiens absolument à aller à Tsomoriri le lendemain. Il me demande si j'ai fait la demande de permis, -Bah, non lui dis-je. - Mais il faut un permis pour aller la-bas. - oui je sais. Je compte sur toi pour tout organiser!!! -Il me regarde complètement stupéfait de mon aplomb. Il me dit qu'il faut qu'il voit avec son agence - ok vois avec ton agence et tiens moi au courant. Nous voulons dormir au moins une nuit sur place. Peut-être 2, mais pas sûr!! - Mais ça va être cher, me dit il - oui, je sais dis je en souriant. - il me montre la feuille de tarif et me suggère 2 routes différentes entre l'aller et le retour. - C'est parfait, dis-je! - le soir nous descendrons au centre ville pour dîner. Evidement, avec son agence karma a tout organisé, et le lendemain nous sommes partis pour Tsomoriri lake avec un nouveau chauffeur. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:50 · Modifié le 12 sep. 2018 à 23:14 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 16 de 414 · Page 1 de 21 · 11 340 affichages · Partager Jour 13 direction tsomoriri lake par Chumathang.
Nous avons un nouveau chauffeur débonnaire super sympa. J'ai convaincu Karma de me laisser partir avec une laine pour le cas où le lit serait très dur à korzok, que je puisse l'utiliser. Nous embarquons nos bagages, pour 2 jours peut-être 3. Départ à 10h.
Nous empruntons pour cette fois ci la route qui part vers le sud de LehNous atteignons Karu une bourgade placée à côté d'un camp militaire. Evidement nous passerons pas mal de check posts. J'en ai un peu marre de sortir les passeports puis de les rentrer à chaque fois, du coup, je demande à notre chauffeur de garder les passeports et de nous les rendre le soir!!
Les environs sont très beaux et très désertiques.
Cette route continue vers Manali avant que nous ne bifurquions en direction de Chumathang. Nous pénétrons bientôt un canyon coloré en suivant une route goudronnée qui alterne avec de la piste, et son tracé comme souvent est parallèle à celui de l'Indus.
Nous découvrons un poteau avec des fils en plein milieu d'un lac. Bizarre!!
Quelques îlots de verdure annoncent un village pas loin.
Une peinture de Bouddha directement sur la roche: notre chauffeur en profite pour faire du tourisme également.
Un camion à la benne relevé attire mon attention: il n'y a pas de travaux dans le coin???
Nous pénétrons une zone de roches violettes, les couleurs sont maintenant bien plus riches. Un village est niché au pied des montagnes le long de l'indus.
L'indus serpente entre ces montagnes colorées.
L'ensemble est du plus joli effet.
Evidement nous croisons des troupeaux, et de nombreux convois militaires. Nous nous rapprochons d'une zone sensible, à la frontière avec la Chine.
Nous arrivons en début d'près midi à Chumathang où notre chauffeur décide de faire sa pause déjeuner et la nôtre aussi dans le restaurant qu'il a choisi. C'est le problème avec les chauffeurs, vous mangez à l'endroit qu'ils ont choisi car ils y ont leurs habitudes et leurs contacts! Le "resto" est placé à côté des sources chaudes. Notre chauffeur nous propose d'y aller, mais elles sont bétonnées, et franchement pas engageantes du tout.
Du coup, nous déclinons l'offre et allons manger. Quand j'arrive, un bol avec un mélange jaune qui ressemble à une sauce de viande, tenu par un client indien attire mon regard, et je demande au serveur de la viande. Il me regarde dégouté, fronce les sourcil et dit "meat" d'un ton qui efface toutes mes illusions?? Et là je réalise: un indien mangeant de la viande..... Voyons!!!!! "Heu, je voudrais ça" et je montre le bol. "vegetables" me dit le serveur. Dépitée, je dis ok Notre repas sera donc rice and dale + vegetables (évidement très épicés!!!) Pas le choix!!!
Peu de temps après le resto, nouveau check post.
Puis nous atteignons les 4700m. Nous sommes maintenant près d'un lac et les environs sont toujours sympas.
Quelques sommets enneigés au loin produisent le plus bel effet.
Nous arrivons au village de Karzog situé près du lac tsomoriri.
Le lac et les montages en face.
De l'autre côté se trouve un village interdit aux étrangers!! Les indiens doivent avoir un permis spécial pour y aller!!
Au coucher du soleil, le spectacle est magique!!!
| | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:51 · Modifié le 13 sep. 2018 à 15:23 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 17 de 414 · Page 1 de 21 · 11 339 affichages · Partager Aujourd'hui 12/09, nous sommes en vigilance rouge, la tempête ISAAC se dirige droit sur les petites Antilles avec en tête de ligne la Dominique, la Martinique et la Guadeloupe. Du coup, demain, les écoles et tous les lieux publics seront fermés car de très fortes pluies et des vents violents sont attendus. Et si ça se trouve, vendredi les écoles seront toujours fermées pour évaluation des dégâts. J'en profite donc pour prendre de l'avance sur la suite du carnet.
Jour 14 Tsomoriri lake et passage par le lac tso kar
Quand nous sommes arrivés aux abords du lac tsomoriri après le dernier checkpost, s'est posée la question de l'hébergement. Comme j'avais chamboulé les dates de notre voyage, pour le réduire à 21 jours au lieu de 28 prévus, la partie lac tsomoriri s'est effectuée sans réservation. Karma m'avait dit que notre chauffeur nous en trouverait un.
Un peu sceptique, j'ai quand même acquiescé. Le premier choix que j'avais fait lors de la préparation du voyage était rupshow residency. Hélas, quand nous arrivons, l'hôtel est complet, nous dit notre chauffeur. Ok, allons voir ailleurs. Il nous emmène à l'intérieur du village, gare la voiture et m'incite à le suivre dans un dédale de petites ruelles, JF attend dans la voiture, avec nos bagages. Nous pénétrons dans un immeuble assez rustique, très sombre, le propriétaire me montre une première chambre qui ne me dit rien qui vaille sans aucune vue sur le lac, puis une deuxième avec une vue, mais il faut vraiment se pencher pour entr'apercevoir le lac. Il me montre les toilettes que je photographie.
 Et il m'annonce fièrement que c'est 1600 roupies petit déj et dîner inclus. C'est clair que question prix, c'est vraiment bon marché. Mais à ce stade du voyage, je veux du confort, pas du bon marché. Après avoir touché le lit qui est hyper dur, je leur dit qu'il faut que j'en parle à mon mari, donc nous retournons à la voiture dans le dédale des ruelles en mauvais état, et j'annonce à JF que ça ne convient pas, la chambre et sa salle de bain me rappellent l'himalaya 4010 à Rangdum.
J'informe notre chauffeur, que ça ne va pas. Il dodeline de la tête comme il le fait si bien, avec son air compréhensif. Il traduit pour le propriétaire de la guesthouse, et nous emmène ailleurs. Je lui explique ce que je cherche, du confort pas du bon marché. Et il nous conduit au tsomoriri hotel lake view . On demande à visiter, mais je sais déjà que ça devrait aller car c'est l'un des hôtels que j'avais choisis avec le rupshow residency. Un des employés nous conduit à l'étage, dans une partie de l'hôtel pas encore peinte, mais bon.... Nous pénétrons dans une chambre claire, avec une vue superbe sur le lac.
Je vois même le camp de tentes placés à côté, j'en ferai une photo le lendemain matin. Il ne me fait vraiment pas envie... aucune isolation sonore...
Le jeune homme nous annonce que la chambre est à 4500 roupies mais que comme nous arrivons au dernier moment, il nous fait un prix à 4200 roupies, petit déj et dîner compris. Nous testons les matelas, qui sont très minces, mais pas durs. Nous demandons s'il est possible d'avoir un 2ème matelas, chacun. Le jeune homme acquiesce, alors nous informons notre chauffeur qui nous sert de traducteur que nous prenons la chambre.
S'en suis un ballet de jeunes gens transportant des matelas pour nous en rajouter à chacun de nous. Nous dormirons donc sur un lit confortable muni de 2 matelas!! Que du bonheur.  Il y a une douche dans la salle de bain, mais jusqu'à présent je n'ai pas trouvé l'eau chaude!!!!
Le dîner est à 20h car ce n'est qu'à partir de 19h30 qu'il y aura de l'électricité, grâce au moteur extérieur. Ce sera un buffet de plats indiens. Qui dit indien, dit donc épicé!!! pfffffff! Mais bon, ce sera quand même moins pire que le seul rice and dale. De nombreux clients étrangers sont attablés et notamment des asiatiques qui ont pris la sage précaution de venir avec leur nourriture!!!! Au fond de moi, comme je les comprends!!! 
De notre chambre, après être allés au point de vue avec notre chauffeur, nous en profitons pour immortaliser des scènes de vie. Nous sommes réveillés assez tôt le lendemain. Une dame d'un certain âge conduit son bœuf vers les pâturages.
De l'autre côté, une plus jeune porte un bébé sur le dos et entraîne un jeune veau attaché par une corde.
Jour 15 départ de tsomoriri lake et route vers le lac tsokar
Et oui, la nuit fut imparfaite non pas à cause des lits qui étaient très bien, mais à cause des clients indiens voisins, qui étaient des monstres d'irrespect, capables de nuisances sonores que je n'imaginais pas. Ces rustres se sont mis à gueuler le soir très tard comme s'ils étaient les seuls dans l'hôtel, et comme ça ne suffisait pas, ils ont remis ça vers 5h du matin. Bref, un vrai bonheur!!! Du coup, l'idée de faire une 2ème nuit ne nous tente. Nous empaquetons nos affaires. Pourtant, à 4500m d'altitude, ce fût l'une des seules nuits vraiment fraîches que nous ayons eues. Qu'est-ce que c'était bien!!!
Vu que nous avions du temps avant de partir, de la chambre j'en profiterai pour photographier le chemin emprunté la veille pour aller au point de vue admirer le coucher du soleil.
Le matin, les employés insistent pour que nous prenions le petit déj, comme ils sont sympas, nous acceptons. Puis nous payons distribuons des pourboires pour le travail supplémentaire donné avec les matelas, et prenons la route du retour qui sera différente de celle de l'aller.A Sumdo, un peu avant Chumathang, nous bifurquons vers la gauche au lieu d'aller tout droit.
Nous longeons une dernière fois, les bords du lac tsomoriri qui est quand même fréquenté par quelques oiseau marins.
Nous profitons une dernière fois de sa magnifique couleur bleutée scintillant au soleil.
J'ai une pensée émue pour la petit heure de marche que je me suis offerte la veille aux alentours du point de vue: j'ai enfin utilisé les bâtons de marche que j'avais emmenés!!
Et je me souviens aussi de ces bergers nomades et de leurs troupeaux que nous avons vus descendre de la montagne quand nous revenions vers notre hôtel: des pacheminas?
En tous cas, la xylo avance vite et déjà, Karzok n'est plus qu'un hameau qui s'éloigne.
Curieusement, nous découvrons un champs de fleurs violettes. C'est bizarre, je le l'avais pas vu la veille à notre arrivée.
Une fois prise la bifurcation, nous découvrons un paysage très minéral, de sources chaudes, sur google map, c'est marqué puga hotsprings. Je ne me rappelle pas que notre chauffeur nous ait donné leur nom.
Par endroit ce coin m'a rappelé l' Amérique du sud, une partie du sud lipez, Les geyser sol de mañana.
Les sources chaudes vues de loin
Puis nous continuons notre lente ascenscion et dépassons la nomadic residential school.
Nous nous dirigeons vers le lac tso kar. En route, nous nous arrêtons près d'un camp de nomades. Des enfants sont entrain de jouer et les adultes vaquent à leurs occupations.
En nous voyant, une mère appelle ses enfants pour qu'ils viennent nous voir. Ils auront droit à 2 paquets de biscuits, après conseils de Sonam notre chauffeur, qui comme toujours sert de traducteur.Nous sommes à près de 5000m d'altitude. Mais nous sommes finalement acclimatés et nos déplacements se font sans problèmes.
L'ensemble est vraiment grandiose.
Nous nous arrêtons aux abords du lac et suivons Sonam tout près du lac pour pouvoir profiter des oiseaux marins, mais ceux ci sont craintifs et s'envolent rapidement. Le sol est marécageux, spongieux. Il s'agit de repérer les endroits plus durs pour éviter de plonger ses pieds dans la boue, ou une partie plus meuble de sel minéral.
J'aime cet endroit. J'y serais bien restée plus longtemps, mais il se fait faim. Nous continuons notre avancée. Un village au loin nous promet le plat habituel: rice and dale!!!
Ce sera pour la suite..... | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:51 · Modifié le 13 sep. 2018 à 16:07 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 18 de 414 · Page 1 de 21 · 11 338 affichages · Partager Jour 15 suite en route vers Leh, depuis le lac tso kar
Voici une photo d'un des groupes de nomades que nous avons rencontrés en venant au lac tso kar.
La route qui nous rapprochait du lac tso kar nous faisait tressauter joyeusement!
Au loin, mes gros plans donnent des tableaux amusants.
Les abords du lac tso kar que j'ai vraiment aimés.. avec Sonam comme échelle!!
Il est entouré de montagnes multicolores qui valorisent notre xylo, notre fidèle destrier.
Des parties de minéraux durcies en blanc contrastent avec le reste du paysage et le vert foncé des herbes des marécages. C'est juste splendide.
Vous ai-je déjà dit que j'aimais ce coin?
Nous continuons de longer le lac pour nous rapprocher du village éponyme.
Nous trouvons un restaurant ouvert, c'est celui du "Druk resort". Je trouve vraiment que ces gens donnent des noms pompeux à des boui bouis pour routards désespérés!! Voici le bar de la gargotte dans laquelle nous avons déjeuné, vous ne devinerez jamais le menu, hein.... ? Il nous en aura couté 180 roupies pour nos 2 plats (moins de 3 euros). C'est vraiment 3 fois rien. Ça console!!! Heureusement pour moi, la tenante et sa fille vendent aussi des biscuits et du coca. Chouette!! Nous renouvelons nos stocks donnés aux nomades sur la route. Au moins ça, ce n'est pas épicé!! Et les biscuits eux, sont même bons!!!
Sonam mange dehors il ne reste jamais avec nous. Et j'ai même eu l'occasion de voir qu'il ne mangeait pas la même chose que nous. Je n'ai pas compris pourquoi!!!
Nous découvrons le reste du "resort", si vous voulez dormir aux abords du lac tso kar, c'est possible, mais vaut mieux ne pas être exigeant!!!
La route continue de monter en nombreux lacets et nous conduit vers la route Manali Leh au niveau de Debring. Si vous cherchez une ville, c'est raté c'est juste une succession de tentes qui proposent des "restaurants", mais nous n'avons pas testé pour savoir s'il y avait plus de choix!!
Des enfants me voient entrain de photographier et commencent à poser pour moi. Leur plaisir est de voir ce que donnent les photos sur mon écran après. Ils sont trop mignons!
Nous continuons de grimper en direction du tanglang la et dépassons pour la première fois, les 5000m. C'est grisant!
Bientôt le gps affiche 5163m, puis 5200.. et la route grimpe toujours avec ses nombreux virages. Nous atteignons enfin le col du taglang la à 5358m d'altitude selon le panneau. Notre GPS affiche 5347 m... Mais qui es-tu GPS pour vouloir nous priver de 11m d'altitude supplémentaires?
C'est quand même chouette d'arriver si haut sans trop se forcer!!  En voiture!!! 
Le paysage est splendide et il fait frais. Ah c'est pas trop tôt!! C'est par ici qu'il aurait fallu que je passe mon temps!!
La BRO a placé un panneau sur lequel les touristes ont placé plein d'étiquettes, ce qui avec le temps et l'accumulation d'autocollants, rend complètement illisible le message initial!!
Les couleurs sont encore plus belles.
J'ai retrouvé ma joie et ma bonne humeur et je cours d'un point à un autre pour faire plein de photos. L'altitude c'est grisant et euphorisant!!
Nous entamons maintenant notre descente du col taglang la, notre premier col au dessus de 5000m. La route dépasse maintenant le village de Sasoma, a seulement  13570 feet (4136m), puis le village de Gya. Un peu plus loin, un gonpa est perché en hauteur, comme d'habitude, cette fois-ci dans un décor polychrome.
Puis nous entrons dans des gorges somptueuses
A suivre.. | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:51 · Modifié le 13 sep. 2018 à 20:38 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 19 de 414 · Page 1 de 21 · 11 337 affichages · Partager Jour 15 suite et fin: des gorges somptueuses après Gya vers Leh.
Des hoodoos rouges tranchent avec le reste de la montagne
On est toujours au Ladakh, Max, pas à Tupiza!!
On dépasse le village de Lato.
Des parois le plus souvent tranchées avec des arrêtes vives me font tourner la tête.
Nous longeons toujours la rivière et notre chauffeur klaxonne joyeusement car les panneaux le recommandent vigoureusement.
Parfois, "blow horn" est carrément inscrit sur la paroi de la montagne.
Nous arrivons maintenant au village de Miru.
Et nous nous rapprochons tout doucement de Leh.
Nous dépassons Upshi, grosse bourgade où nous passons un énième check post.
Nous passons près d'un joli gonpa perché sur une butte. C'est Stakna gonpa.
C'est marrant, cette obsession de la hauteur pour l'emplacement des gonpas.
Puis nous rencontrons un bouddha gravé dans la roche.
Et nous dépassons une vendeuse de ballons : le Dalaï Lama est à Leh, et évidement, des ballons décorés et gonflés à l'hélium sont recherchés pour honorer le saint homme!!
Nous poursuivons notre route et finissons par arriver au mantra cottage notre home in Ladakh. Karma sera surpris de notre retour puisque je lui avais laissé entendre que nous resterions peut-être 2 nuits à tsomoriri. Il me dira par la suite que décidément, j'ai l'art de revenir plus tôt que prévu.
Du coup forcément, nous n'avons pas de réservation mais il nous trouve une chambre sans problème. Comme nous traitons directement avec lui, la chambre ne nous coûte que 3200 roupies et non plus 3800 comme c'était le cas en passant par booking.
Nous dînons sur place et j'organise les journées suivantes. Pour demain, je lui demande de nous trouver un chauffeur pour nous emmener à Hémis monastery. Et ensuite il faudra qu'il m'organise le trajet dans la nubra valley, ainsi que la demande de permis.
Karma me dit que comme d'habitude, je veux tout voir. Quand je lui annonce que je veux aller à Charasa, il me demande de répéter. Je monte chercher mon roadbook, pour être certain qu'il comprenne bien où je veux aller. Le propriétaire du mantra cottage est à ses côtés et lui aussi est dubitatif. Après lecture du nom sur mon road book, ils me disent que personne ne va à Charasa et ils me demandent comment ça se fait que je veuille aller la-bas. Je leur parle alors de Jean-Louis Taillefer, et de ses conseils. Et je leur explique même que Jean-Louis sera avec nous, dans notre taxi, dans la nubra valley qu'il nous servira de guide. Et je précise à Karma que je veux qu'on y aille avec Sonam qui est d'accord pour nous emmener. J'ai prévu notre départ pour dans 2 jours. Du coup, ça lui laisse le temps de voir tout ça. (Hé, hé, la dernière fois, je lui avais fait la demande pour le lendemain!!!)
Du coup, évidement, pour le tarif, bah, ils ne savent pas, car j'en rajoute une couche. Je veux aussi aller à yarma gonbo et à Warshi, un village qui a été ouvert au tourisme étranger à la fin de l'été 2017. Le périple que je veux faire est un vrai casse-tête. Seuls les locaux vont d'ordinaire dans ce genre de coin, pas les touristes!!! Du coup, Karma et le propriétaire me disent qu'ils vont étudier la question avec les gens de l'agence pour pouvoir me donner un prix pour les 4 jours de circuit que j'ai prévu.
Ensuite, comme aujourd'hui est notre anniversaire de mariage, le propriétaire nous offre une écharpe blanche, avec des dessins sacrés qu'il nous met autour du coup. Je suis hyper émue par ce cadeau. D'autant plus que nous sommes restées un bon moment à l'écouter sur les nombreux problèmes que rencontrent les tibétains en étant des réfugiés sur le sol indien. Il vient de nous raconter le parcours du combattant qu'il a du mener pour avoir le droit de quitter l' Inde, pour pouvoir aller en visite en Grande Bretagne, alors que c'est un chef d'entreprise qui gagne bien sa vie grâce à ses guest houses. 
Punaise, qu'est-ce que je suis contente de mon passeport français!!! 
Puis, après l'avoir chaudement remercié pour cet échange très instructif pour nous sur la situation des tibétains au Ladakh, et tranquillisée par le nouveau casse-tête que j'ai soumis à Karma, et très contente de moi, je m'en vais tranquillement me coucher avec JF. 
Jour 16 Hémis monastery, Thiksey, palais de Shey.
Nous découvrons d'abord le stupa à l'entrée de la route qui mène au monastère Hémis.
Puis notre chauffeur gare sur la parking qui est au pied d'une longue volée de marches qui passent à côté du batiment de la guest house du gonpa. Va falloir grimper sérieusement. Bah ouais, nous ne faisons pas de treks, mais qu'est-ce que nous grimpons des marches!!
Nous arrivons sur une coursive joliment décorée par des symboles bouddhiques, et je me dirige vers le gars dans un kiosque qui tient la billetterie.
- indian ticket me demande t-il? - Euh, bah, non!!! Foreign ticket, je réponds - ok 100 roupies per folk. Je paie les 200 roupies pour nous 2. Mais intriguée par sa question, je lui demande - est-ce que je ressemble à une indienne? - oui me répond-il !!
Interloquée déjà par l'indienne de Bombay, à la guesthouse de rangdum, qui m'avait demandé si je venais à la recherche de mes racines indiennes, ne voilà t-il pas que cet homme en remet une couche. Il va falloir que je fasse des recherches sur mes ancêtres!!! Jf évidemment, se paie ma tête. "Je comprends mieux ton désir de vouloir venir au Ladakh.... c'est l'appel du sang....." 
Nous montons encore toute une série de marches d'escaliers pour atterrir dans la cour du gonpa. Ce qui change, c'est que celui là possède aussi un musée. Il est vraiment très développé et très touristique.
Nous devons comme d'habitude nous déchausser pour visiter les différents temples et dans l'un d'eux au moins les photos sont permises. Il est vraiment splendide.
Et les peintures sont magnifiques.
La salle de prière est très éclairée et tout ça vaut vraiment le détour. c'est vraiment beau et inspirant.... Peut-être que mes ancêtres finalement me parlent à travers tout ça!!! 
Suite du jour 16 après! | | | À: Diamina · 25 août 2018 à 4:51 · Modifié le 10 oct. 2018 à 2:47 Re: Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? Message 20 de 414 · Page 1 de 21 · 11 336 affichages · Partager jour 16 suite et fin
En quittant le monastère d'Hémis, nous repassons devant ce très beau Stupa placé à l'entrée: lorsque nous sommes arrivés, j'ai même cru que c'était le monastère, tant ce stupa est important.
Puis retour vers Leh avec passage près du gonpa de stackna de nouveau
Petit arrêt au gonpa de Thiksey, mais nous ne nous y attarderons pas. C'est fou cette porte gigantesque à l'entrée de la route. Elle est vraiment magnifique.
Le gonpa vu d'en bas. Djullé m'a dit que c'est le plus beau et que j'avais eu tord de ne pas l'avoir visité. Il a certainement raison.... Dans une autre vie... qui sait?
Derrière moi, le chamba restaurant où nous avons déjeuné.
Vue depuis le parking près du gonpa
Puis nous rentrons à Leh.
Le soir nous avons rendez-vous avec Ticapi et son mari pour dîner. C'est un réel plaisir de retrouver en vrai des gens qu'on lit avec plaisir sur VF. Nous nous installons sur la terrasse du restaurant et commençons à papoter sur nos périples respectifs. Puis, peu de temps après, Djullé, le maître es Ladakh, comme je l'ai surnommé, nous rejoint. C'est génial. Nous passerons un très agréable dîner, à échanger sur nos parcours.
Jour 17: repos et visite à pied de la ville de Leh (pas de photos)
J'ai mangé au lamayuru restaurant un scrumble à la pomme qui était délicieux. De plus la serveuse a accepté de me mettre dessus une boule de glace à la vanille, je me suis régalée!! A la sortie du restaurant, nous rencontrons de nouveau Ticapi et son mari et discutons un moment. Le soir, nous retrouvons de nouveau Jean-Louis avec qui nous dînons. Il nous apprend qu'il se peut fort qu'il ne puisse pas venir avec nous le lendemain vers la nubra valley car il n'a pas encore réussi à avoir son permis. Il me dit que normalement l'agence fera le maximum le lendemain, mais que s'il n'y arrive pas, il suffira que nous partions sans lui et qu'il nous rejoindra à Panamic, selon le planning qu'il m'avait préparé. Je suis catastrophée par cette nouvelle, car je me faisais vraiment une joie de ce voyage ensemble. Mais bon, il y a une chance encore, gardons l'espoir.
Une fois le dîner fini, nous nous séparons, en lui disant que nous resterons au mantra cottage pour attendre son coup de fil en espérant que tout aille pour le mieux. Nous remontons à pied vers l'hôtel et passons une nuit convenable.
Jour 18 départ pour la Nubra valley et passage par le khardong la
Le chauffeur qui nous fera faire le tour de la nubra est celui qui nous a emmené au tsomoriri. Nous sommes ravis car il est vraiment sympathique. Quand il nous voit, il nous dit que sa femme veut vraiment venir avec nous dans la nubra valley. "Euh.... oui, mais où va-t-elle se mettre?" dis-je, un peu sceptique, car même si nous laissons nos grosses valises au mantra cottage, nous avons quand même notre petite valise, et nos sacs. Et Jean Louis est censé passé devant. "Dans le coffre, " me dit il, et il me montre le siège rabattable qui y est installé. -C'est un peu étroit, non? lui fais-je remarquer. -Elle a l'habitude, dit-il - Bon, OK
Après le petit déj, pas de nouvelles de Djullé, inquiète, je demande à notre chauffeur de nous emmener à l'agence trek and adventure ou Jean-Louis est censé avoir son permis. En chemin, nous embarquons sa femme qui s'installe à l'avant pour le moment, à côté de son mari.
Arrivés la-bas, l'épouse du chauffeur vient avec moi à l'agence pendant que notre chauffeur reste dans la voiture avec JF. C'est elle qui traduit. Jean -Louis est déjà parti, pour aller vers le mantra cottage. Ils nous disent que ça n'a pas été possible: il ne pourra pas partir avec nous. Nous reprenons la route et remontons vers le cottage, nous rencontrons Jean-Louis sac à dos, entrain d'avancer bon train. Nous l'embarquons et retournons au mantra cottage pour voir si Karma le manageur du mantra cottage peut faire quelque chose. Hélas ce n'est pas possible. Je suis vraiment dépitée. Mais Jean-Louis me rassure et me dit que demain au plus tard, il aura ce fameux permis, qu'il prendra le bus, et qu'il nous retrouvera aux sources chaudes de Panamik, en fin d'après-midi.
J'ai le cœur lourd, mais il faut se faire une raison. Nous le déposons à sa guesthouse et continuons. Notre chauffeur va pouvoir avoir sa femme à côté de lui pendant le début du voyage. Mais arrivés à une croisée, nous sommes bloqués par l'armée et la police. Notre chauffeur et son épouse sont au comble du ravissement: le Dalaï Lama va passer dans la rue. Du coup, la voiture est garée et tout le monde descend pour voir le vénérable sage.
Passage du Dalaï Lama devant une foule prête à se prosterner pour le vénérer: d'abord la voiture blanche...
Puis la voiture noire avec le sage. En rouge dans la voiture noire, le Dalaï lama fait des signes de la main aux passants qui ont attendu son passage. C'est fou de voir tous ces gens qui joignent les mains et s'inclinent pour saluer.
Bah voilà, c'est fait: nous l'avons vu le Dalaï Lama!!
Puis nous poursuivons notre route vers le Khardongla en traversant south pullu et north pullu, des checks posts.
Nous prenons de la hauteur et la température se rafraichit. Les paysages sont beaux, toujours aussi contrastés entre le vert des arbres aux abords des points d'eau et complètement secs quand on s'en éloigne.
La route serpente, tourne, hésite, change de sens, continue, tournicote....
Nous croisons d'étranges créatures.
Nous poursuivons notre ascencion et les nuages se trouvent en face de nous....à l'hotizontale!!! C'est étrange comme sensation. 
Nous atteignons la plus haute route carrossable au monde le khardong la, à 5359m d'altitude. Evidemment, il y a plein d'indiens entrain de se faire des selfies. Mais nous finissons par trouver une fenêtre vide pour immortaliser notre présence en ce lieu.
Ceci dit, ce n'est vraiment pas l'endroit que j'ai préféré, il y a une cantine, c'est très touristique, et très sale. C'est vraiment dommage. Nous nous empressons de continuer.
Nous rencontrons nos convois habituels de camions militaires. Dans la nubra valley c'est encore pire. Sur ces routes sinueuses et escarpées, chaque croisée de convoi est une galère. Il faut très souvent, se placer sur les bas côtés pour les laisser passer. Et quand, il arrive qu'ils soient devant nous, c'est une vraie épopée pour les dépasser.
De temps en temps nous croisons d'autres damnés de la route qui travaillent sans relâche, pendant les mois d'été, à améliorer l'état de la chaussée. Un campement est placé plus bas, au milieu des montagnes.
A côté du campement, des ânes vivent leur vie activement, et s'occupent consciencieusement de leur reproduction.
Les ouvriers se débrouillent comme ils peuvent pour vivre dans ces campements de fortune.
Nous avons de la chance, le temps est splendide et nous pouvons apprécier les paysages.
Nouveau check post. Nous avons laissé nos passeport à notre chauffeur, ça évite d'avoir à les lui donner à chaque fois.
Par rapport à mon planning finalement je décide que ce soir, nous irons à Diskit, et dormirons à Hunder. Comme ça au moins, étant donné que Djullé connait ce coin, il ne ratera pas grand chose. Le plus important est qu'il soit avec nous pour aller à Warshi, le dernier village ouvert au tourisme en aout 2017, et à Yarma gonbo, des endroits où les touristes ne vont pas!!!
En attendant profitons du paysage.
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