Hello!!
Effectivement, les
corn Island sont pas mal, quoiqu'assez touristique...
Le touriste à la recherche de belles plages, d'un "minimum" de confort pour les touristes, de quelques clichés ma foi sympathiques, prendra l'avion depuis
Managua. Les paysages valent le coup !
Le voyageur à la recherche d'un peu plus d'authenticité prendra bien évidemment la route, et s'arrêtera à
Bluefields, que beaucoup décrivent comme un peu sordide parce qu'ils n'en connaissent que dalle. C'est un ancien comptoir pirate, très pauvre, carrefour il est vrai de la coke dans le pays...on y vit de vente de bananes, de commerces improbables encore... la mer n'y est pas "brune merde" étant donné tout simplement qu'il n'y a pas la mer à
Bluefields.
De
Managua, prendre le chicken bus vers Rama. Prendre le plus lent possible, afin de voyager avec un sac de riz ou un porcelet sur les genoux. S'arrêter à Juigalpa, et se marrer en compagnie des rancheros du "far center" Nica. puis remonter en direction de Rama, bled de brousse un peu triste sans intérêt pour ceux qui n'aiment pas les bleds de brousse un peu tristes. Moi, je me suis bien marré à boire des bières avec les gars de la jetée.
De là, prendre une panga pour
Bluefields, 1h15 de grande sensation jusqu'à arriver sur la Lagune de la pirate. Trois palmiers géants en marquent l'entrée. Bienvenue à
Bluefields. Rien à visiter, rien à foutre, rien de "beau", paradisiaque ou quoi que ce soit. Juste une atmosphère ahurissante. Il faut aller passer la soirée au Four Brothers derrière les abbatoirs, pour comprendre pourquoi le dancehall tropical existe! C'est pas le paradis, c'est mieux.
Autour de
Bluefields, plein de communautés excellentes accessibles en bateau. Kakabila,
Pearl Lagoon, Rama Key (un peu cher)... on peut voir la mer à El Bluff. On peut s'y baigner au milieu des camions de gravats et des épaves de cargos.
Pour se rendre aux
Corn Islands, on prend le Santa Nikolas au puerto, il est surchargé et ressemble beaucoup à ces bateaux qu'on voit couler avec plein de morts à la TV.
Prendre le bateau de préférence avant la fête de la soupe aux crabes, et installer son hamac à côté de la fanfare qui vous invite à danser des heures durant. Après beaucoup de rhum et des fous rires mémorables (vous avez notamment été pris en étau par deux énormes "mamas" d'un âge vénérable, et tenter sans succès de developper un talent de danseur), les côtes des
corn island arrivent. Et là, tout est permis.
Je suis un grand amoureux de la RAAS. Et je suis terriblement jaloux de tous ceux qui s'y rendent!!
Bonne route à tous, racontez moi votre route!
Colza