MERCREDI 16 JUILLET
Avant d’aller prendre mon petit-déjeuner, je fais le point météo avec la réceptionniste de l’hôtel. Cool : les conditions ne sont pas mauvaises pour le Zugspitze, mais en montagne le temps change si vite.
Je pars donc vers 8 h pour Garmish Partenkirchen (GPK pour faire plus court) qui se trouve à une quarantaine de kilomètre de mon lieu de séjour.
Je traverse GPK pour me diriger vers le lac Eibsee, une dizaine de kilomètre plus loin, d’où part le téléphérique pour le Zugspitze. C’est bien indiqué et j’arrive vers 9 h. Il fait beau. Yesss !! et le parking est loin d’être plein.
Une fois garé, je chausse mes chaussures de montagne et je fais mon sac à dos (polaire, crème solaire, lunettes, casquette, bouteille d’eau et appareils photos). Après quoi je file à la gare du télécabine.
L’aller retour me coûte 52 euros. C’est cher mais en y pensant, c’est quasiment le même tarif que pour monter à l’Aiguille du Midi au départ de Chamonix.
Le câble du téléphérique...
Pas trop de monde. La montée est impressionnante car elle est très raide. J’aurai pu prendre l’option train à crémaillère + téléphérique, mais c’était beaucoup plus long et j’ai encore prévu une journée bien chargée...
Arrivé au sommet, c’est juste génial. Je respire à pleins poumons l’air pur (enfin presque, parce que un bonhomme que je maudis a la géniale idée d’allumer une cigarette à côté de moi. J’aspire malgré moi une bouffée de fumée qui me fait déglutir mon petit déjeuner.).
En face de la plate-forme d’observation, il y a un promontoire avec une grande croix dorée. C’est là le vrai sommet du Zugspitze. On y accède par une petite voie ferrata. Je vois des gens qui passent le portail pour s’engager et ça me titille de faire pareil. Je me renseigne. Ce n’est pas dangereux et j’ai les chaussures adéquates. Faut juste ne pas sortir de la trace et se tenir au câble qui fait office de main courante. Alors je passe le portail à mon tour.
La via ferrata pour moi, c’est une première.
Je fais très attention où je mets les pieds car c’est encore tôt le matin et il y a quelques plaques de glace. Je me cramponne au câble qui suit le sentier, C’est un peu casse-figure. Puis j’attaque les barreaux plantés dans les rochers et enfin l’échelle. Les barreaux sont très espacés les uns des autres. Je suis collée à la paroi. Je suis très concentrée dans mes gestes. J’ai l’impression d’être Spiderman.
Purée que c’est dur. Je tire la langue... Mais une fois là-haut, c’est la récompense. Qu’est-ce que c’est beau !!!
Je ne regrette pas mes efforts. Je contemple le panorama pendant quelques minutes, le temps d’être enveloppée par les nuages, je fais ma petite photo souvenir et je redescends pour céder la place à d’autres car ce n’est vraiment pas large.
Je prends l’échelle en marche arrière. Je vous dis pas comme je flippe. Je ne regarde pas en bas. Je prends ma respiration et je me concentre sur chaque pas. Si je glisse, c'est direct jusqu’au lac sur les fesses.
Quand j’arrive au portail, je suis super contente d'avoir dominé ma peur. J'ai pourtant fait pas mal de trucs dingues dans ma vie : parapente, delta plane, tyroliennes... Mais pour la voie ferrata, il faut dominer la peur du vide.
Je profite ensuite largement des installations de l’observatoire tandis que les nuages vont et viennent...
Vue plongeante sur le lac Eibsee...
On peut boire un verre à la Biergarten la plus haute d’
Allemagne dont les tarifs sont aussi élevés que l'altitude...
Vers midi, il commence à y avoir beaucoup, beaucoup de monde qui piaille et crie dans toutes les langues. Les gens arrivent d’
Allemagne, mais aussi du Tyrol autrichien (Ehrwal), ce qui fait qu’il y 2 plateformes de télécabines..
Tout le monde veut monter sur le promontoire et ça fait comme une grosse chenille. J’en vois qui montent en baskets ou en chaussures de ville. C’est complètement fou.
Je préfère redescendre dans la vallée. Au passage je réalise quelques clichés des techniciens qui entretiennent les antennes du site. Ils n’ont vraiment pas le vertige...
Et enfin, en observant bien le lac, je peux y voir comme une tête de lion. Petit clin d'oeil à Louis II...
La descente retour est spectaculaire. Je me trouve à l’avant de la cabine et on a l’impression de faire un grand plongeon dans le vide. Quelles sensations !! Une fois n’est pas coutume, je mâche un bonbon pour lutter contre le mal d’oreilles.
De retour au parking, je vais changer de chaussures puis je vais tremper mes petits pieds dans le lac Eibsee. Cà fait du bien. Il fait vraiment très chaud aujourd'hui.
Après ces quelques instants de repos, je reprends la voiture pour filer aux Partnachklamm (les gorges de Partcnach si vous préférez). C’est de l’autre côté de GPK. Et bien sure, Tomtom connaît pas.
A suivre...