Bonjour,
De retour d’un voyage de 16 jours en
Iran :
Téhéran,
Shiraz,
Kerman,
Yazd,
Ispahan,
KashanAyant eu de très nombreuses fois recours à la rubrique «
IRAN » pour préparer notre voyage je me sens obligé de faire part de nos observations qui pourront peut-être décider certains hésitants à entreprendre ce beau voyage.
Voyage « à la carte » (7 personnes) organisé par « Clé 2 Perse, Pars Tourist Agency », responsable du département français : Mme Afrooz Hassan Abadi. Organisation irréprochable, contact efficace au moindre problème (guide, véhicule, chauffeur, demi- pension, hôtel)
Inutile de décrire les merveilles de
Persépolis,
Ispahan. Découverte de
Yazd, Kachan, etc... Nous confirmons les écrits des nombreux intervenants de cette rubrique. Inutile aussi de revenir sur l’hospitalité des Iraniens, nous aurions beaucoup à apprendre d’eux dans ce domaine.
Une seule déception : à
Ispahan le fleuve est complètement à sec depuis 10 ans (suite à la construction d’un barrage pour conserver les nappes phréatiques). Donc le magnifique pont Khâdju ou le pont aux 33 arches enjambent le sable et les pédalos ont l’air bien tristes.
Le voile ? C’est bien sûr une contrainte mais c’est l’accepter ou... rester chez soi. L’immense majorité des Iraniens semblent supporter plus que difficilement l’emprise religieuse et on peut vite constater que (mis à part à
Qom) lors des offices, les mosquées sont loin de faire le plein, que l’appel du muezzin glisse sans aucun effet sur la population... comme le voile des élégantes sur l’extrémité de leur chignon ! Le changement, c’est peut-être pour bientôt !
La sécurité ? Surement meilleure que dans beaucoup de nos villes. Aucun sentiment d’insécurité, y compris la nuit dans les ruelles des bazars. Pas de forces de police visibles, même à l’est de
Kerman (Rayan, Mahan). Mais de nombreux contrôles de vitesse.
Les préventions du Ministère semblent surtout faites pour justifier une ligne politique il faut noter que d’autres pays européens n’ont pas la même attitude et les touristes Italiens, Allemands, Belges, Autrichiens viennent en nombre. Peut-être qu’une attitude plus réaliste favoriserait notre commerce extérieur, le marché iranien (mises à part les 405 Peugeot) étant capté par les seules firmes italiennes.
Un refus d’aller en
Iran pourrait se justifier par la limitation des droits de l’homme. Si on constate quelques évolutions positives, il y reste beaucoup à faire et l’éternel débat « faut-il y aller ou en y allant cautionne-t-on ? » ne semble pas faire de question pour les Iraniens, tant ils semblent apprécier notre venue (que de « Welcome in
Iran »entendus chaque jour !).
Je me tiens à la disposition de qui voudra profiter de notre modeste expérience.