Bonsoir à tous. Pas de roman de 50 pages mais quelques lignes pour vous donner quelques infos fraiches, concrètes sur certains aspects techniques et humains après un voyage sur place en voiture depuis la
France.
Tout d'abord, merci à Triptrafic et Dniorthe avec qui j'avais échangé avant de partir.
L'accueil turc est exceptionnel. Je n'ai pas l'habitude d'utiliser de tels adjectifs mais là, respect...
En toutes situations, les gens sont serviables, attentionnés sans être inquisiteurs, prêts à tout donner sans ingérence dans votre vie privée... C'est l'idée que nous en retiendrons et nous y retournerons.
Ce n'est pas la porte à côté pour qui dispose de vacances restreintes et il ne faut pas chômer en route. 7815 kilomètres en 18 jours, en ayant pris le bateau aller-retour Ancône-
Igoumenitsa qui demeure un vrai atout de temps puisqu'il navigue la nuit et vous fait gagner 800 kilomètres.
L'entrée en
Turquie (ainsi que la sortie) a duré 10 minutes. Enregistrement du véhicule sur le passeport et depuis peu directement sur l'ordinateur de la police (c'est ce que j'ai compris).
En ce moment 1 euro égale 5 lires turques, ce qui est avantageux. Un litre de gazole coûte 5,65 LT, soit 1,13 euro et le super 95 coûte 6,12 LT, soit 1,22 euro.
Les routes sont de grande qualité, certes avec des zones de travaux mais beaucoup sont terminées. Nous avions la carte IGN et la Michelin. Bien souvent, les routes rouges sont en 2x2 voies et aussi certaines routes oranges. Les routes jaunes sur la carte sont de jolies deux voies larges et peu empruntées. Il est même parfois difficile de trouver des pistes le soir pour bivouaquer tellement les travaux de goudron avancent vite...
Pour la vignette autoroute (entre autres pour traverser
Izmir, c'est utile) se trouve dans les bureaux de Poste. Minimum de chargement : 57 TL, soit 12 euros. Je n'ai pas bien compris comment recharger ensuite... Peut-être sur des stations de l'autoroute elle-même.
Parcours classique pour nous en 12 jours et 3800 kms en
Turquie mais riche en contacts et paysages, et faune. Un régal.
Entrés par Ipsala au sud-ouest, nous avons visité les Dardanelles avec les cimetières de la guerre de 1915. Je ne suis pas un sentimental exacerbé mais le cimetière français est franchement émouvant.
Puis visite d'
Assos et
Pergame (site bien préservé avec très peu de touristes).
Ephèse ensuite (on peut dormir sur la plage une nuit en demandant aux gendarmes). Dès 9 heures, il y avait 50 bus sur le parking et donc environ 3000 personnes sur le site mais il est grand et on a de l'espace pour tout le monde. Plus au sud,
Milet offre le spectacle rare d'un somptueux théâtre où nous n'étions que deux...
Pamukkale reste incontournable mais un monde fou et les gens se baignent les uns sur les autres dans 3 petits bassins. En s'éloignant vers le nord-ouest du site, il n'y a plus personne et de superbes vues de calcaire.
On file vers l'est par les pistes en croisant des tortues, des couleuvres de belle taille et des lézards verts chaque jour. Des pistes magnifiques pour atteindre
Egirdir et Beysehir avec une mosquée méconnue mais superbe.
Bivouac au Meke Golu, cratère entouré d'un lac salé. Ca vaut le coup.
On atteint notre maximum à l'est à Kozan avant de remonter vers Yayhali par une piste en passe d'être goudronnée mais typique. L'arrivée en
Cappadoce par le sud est élégante.
On peut trouver des endroits de bivouac entre
Uchisar,
Goreme et
Urgup, pas loin du "Panoramic view Point". De là, des balades sont faciles à pied.
Remontée par le lac salé Tuz Golu, sacré souvenir encore (digue par toujours ouverte aux véhicules, à vérifier) :
Retour par
Bursa puis la
Grèce, tout aussi agréable...
Du bonheur je vous dis...
Pour manger ? Tout est bon, on n'est pas malade, c'est bon marché et on trouve une bière en cherchant...
Pour les amateurs, j'ai quelques traces de pistes.
On y retournera...
Bonne soirée à tous.